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- Danse, et danse encore/ Juan -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Giacinta Faggio10 sec en bouche et 10 ans sur les fesses
Giacinta Faggio
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Sujet: Danse, et danse encore/ Juan ( le Mer 20 Nov 2019 - 0:12 )
Giacinta avait adoré Florence pour ses rues tranquilles, la dolce vità des habitants, et leur propension à prendre des cafés en terrasse qu’il neige, qu’il vente ou qu’il pleuve. A Naples les choses étaient différentes. La ville était survoltée, dynamique. Les gens marchaient vite, parlaient fort et s’apostrophaient avec les mains. Souvent, si elle ne travaillait pas, elle se promenait dans les rues, assistant ainsi à un vrai spectacle de rue. Ici, la mamma en train de disputer son mari, ici un jeune garçon qui fuyait en riant après avoir volé une pomme à l’étal, là une jeune fille et son soupirant. Ces scènes relevant pourtant du quotidien ne paraissait pas à Florence. Les habitants étaient plus réservés, plus discrets également. Hors de question de se livrer ainsi devant le reste de la population. Visiblement, ici ils n’étaient pas aussi pudique et cela ravissait la brune.

Comme d’habitude, elle s’était installée avec un ristretto bien fort sur un banc, histoire de se livrer à l’un de ses passes-temps favoris. Elle riait aux éclats, un couple venait de la prendre à parti dans leur dispute. Une histoire de sous-vêtement féminin étranger au foyer qui avait poussé sous le lit mystérieusement. Que faire à part rire ? La scène était hilarante entre l emari, pris en faute qui tentait de se sortir de ce mauvais pas avec des moulinets des mains et des exclamations et la femme, qui, elle, criait de sorte à ce que le voisinage prenne parti et apostrophait Gia en lui demandant si elle avait raison de crier ainsi. Préférant rester neutre, la secouriste filait bientôt vers le centre-ville, histoire de changer de spot.

Là, un fond musical l’intriguait. Autre de ses passes-temps, les musiciens de rues qui souvent avaient le don de la transporter ailleurs. Et là, l’air de guitare qu’elle entendait la rendait curieuse. Marchant précautionneusement afin de suivre la musique, la jeune femme finissait enfin par en trouver le responsable. Un homme qui jouait de la guitare. Un bel homme cela dit. Et sa musique était entraînante. Gia n’était pas du genre à avoir honte, à être pudique. Probablement que tout ceci était lié à l’éducation particulièrement libérale qu’elle avait reçu. Dans sa famille à Florence, c’était un joyeux mélange de cirque et d’art où chacun faisait exactement ce qui lui plaisait sans crainte de jugement aucun. Au contraire, tout intérêt pour un art ou un mode d’expression était encouragé. Elle aimait danser et ne s’en privait pas, de la même façon qu’elle profitait de la vie sans se priver. Elle avait pris quelque cours de danse plus jeune, et même dansé avec quelques partenaires mais elle avait laissé tomber cela aussi pour se concentrer sur la peinture et le dessin à l’époque. Elle se mettait ainsi à danser, virevoltant sous le regard du musicien et celui de la foule. Se fichant allègrement de ces regards qu’elle posait sur elle, profitant juste de la sensation de la musique, et de son corps qui ondulait en rythme avec celle ci.

Malheureusement, le morceau s’achevait bientôt, et elle ralentissait le rythme pour finir par s’arrêter, en face du musicien qui l’avait enchantée. Un sourire aux lèvres, elle finissait par lui adresser quelques mots, décoiffée et rougissante.

“Bonjour…”
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Juan VelascoToujours frais après un litre de café
Juan Velasco
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Sujet: Re: Danse, et danse encore/ Juan ( le Dim 24 Nov 2019 - 11:13 )

Symphonie de danse
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Le ciel est menaçant mais j'ai envie de sortir. D'aller marcher et de respirer l'air frais. Je prends bien entendu ma guitare, sortir sans elle serait comme me retrouver sans un de mes bras. Elle compense aussi le manque que cause l'absence du matador et surtout du port de mon habit de lumière. Elle m'aide aussi à apaiser cette douleur lancinante au fond de mon cœur. Et qui au contact de Ezio s'amplifie avec audace sans que je n'en saisisse le sens et l'impact. Je sais que c'est impossible entre nous, il aime trop les femmes. Je sais que c'est idiot de penser qu'un jour. « Putain Juan contente toi de tes rêves avec lui et oublie qu'ils puissent un jour se réaliser. » Je réfléchis tout haut me sachant seul. Je récupère mes affaires et je sors, simplement vêtu de mon blouson en jean. Grossière erreur, mais je ne suis pas frileux et ce ne sont pas quelques gouttes de pluie qui vont m'arrêter. C'est bon pour mes cheveux en plus. Je me dirige vers le cœur de Naples, là où la vie grouille. J'y ai un banc ou j'aime me pose pour gratter mes cordes et laisser la musique s'envoler. Quelques passants s'arrêtent, je revois même des têtes. Et dans cet instant je me sens bien et surtout ailleurs. Je ne suis pas spécialement malheureux, peut être un peu mélancolique. Nostalgique d'un temps où tout était plus simple. Je devrais arrêter de réfléchir et me concentrer sur mes pas.

L’étui  de guitare contre mon épaule j'avance en sifflant. Le ciel noircit mais je ne compte pas rebrousser chemin. Les gouttes se font plus grosses, narguant surement mon impertinence à vouloir tenir tête à l'orage qui s'annonce. Et qui sans crier gare me tombe sur la tête. « Merde fait chier. » Vu comme il pleut je vais être trempé de la tête aux pieds en deux secondes. Je me mets à l'abri dans une porte cochère. Me disant que cela va passer. C'est juste le ciel qui est en colère, pour je ne sais quelle raison, et qui fout le bordel dans ma belle matinée. Bon le ciel était déjà gris quand je suis sorti et alors. Un ciel gris ne m'arrête pas. Je reprends ma marche, enfonçant ma tête dans mes épaules. Remontant le col de mon blouson. Elle est froide en plus la garce. Je pense à Nori et son rhume. Pas question de tomber malade. Quoi que je pourrais rendre visite à Sullivan, le beau docteur. Les gens courent même s'ils sont armés de parapluie. Quelle connerie. Je stoppe à une nouvelle porte cochère. Déjà pas mal trempé. Un mec arrive parapluie à la main. Il veut rentrer. Je me pousse donc pour le laisser passer vu qu'il semble être arriver. C'est là qu'il me tend son parapluie. « Tenez mon brave vous en avez plus besoin que moi. Vous me le rapporterez une prochaine fois. Je vis ici. » Je le regarde interloqué car les gens qui font ce genre de geste deviennent rare de nos jours. « Euh merci. C'est très gentil de votre part. » Je récupère le parapluie, je lui demande son nom et puis il entre. Me voilà avec un parapluie en main. Je pourrais rentrer chez Ezio, mais je continue mon chemin, espérant que la pluie partira aussi vite qu'elle est arrivée.

Et en effet quand je suis pratiquement à la hauteur du banc, elle stoppe. Je referme le parapluie, me disant que je le laisserais au retour. Ne revenant pas encore du geste de cet homme. Faudra que j'aille bruler un cierge pour lui. Je m'installe, enfin d'abord j'essuie le banc, pratique le paquet de mouchoir en papier dans la poche. Puis je sors ma guitare et je commence à jouer. Au départ je ne prête pas attention aux gens qui s'arrêtent. Ils sont peu nombreux, le mauvais temps leurs a fait peur. Mais je ne joue pas spécialement pour être écouter, et encore moins pour être applaudi. Je ne dis que je joue plus pour les anges qui doivent s'ennuyer dans le ciel qui à présent s'éclaircit. Les morceaux s'enchainent avec aisance. Mon œil est attiré au bout d'un moment par une jeune femme qui danse. Elle semble porter par la musique. Cela me fait sourire. Comme moi elle semble ailleurs, guider par ce besoin de s'exprimer sans demander quoi que se soit. Puis je fais une pause, faut que je boive. C'est là que j'entends un bonjour. Je lève les yeux et mon regard croise celui de la danseuse. Ses joues sont rosies et ses cheveux défaits, ce qui montrent qu'elle était impliquée dans ses gestes. « Bonjour. Vous dansez bien. » Et je sais de quoi je parle, pratiquant la danse. Et puis avec Ezio en professeur j'ai assisté à des cours et à des concours. « Vous voulez un peu d'eau. » Je lui tends ma bouteille. « Ou bien vous asseoir. » Le temps qu'elle reprenne son souffle. Je la détaille, la trouve plutôt jolie. Elle semble un brin sauvage, rebelle, à part que ce ne soit sa coiffure qui lui donne cette allure.

vmicorum.


L'amitié
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Sujet: Re: Danse, et danse encore/ Juan ( le Dim 1 Déc 2019 - 17:38 )
La solitude,  ce n’était définitivement pas fait pour Giacinta. Après avoir grandi dans une famille d’artistes, et dans une maison toujours remplie d’amis, de personnes de la famille ou parfois d’inconnus en fonction des lubies de ses parents, son appartement de célibataire lui semblait bien vide. Pas assez de bruit. Pas assez de vie aussi. Alors, elle trouvait son salut dans ces journées de repos où elle partait se promener et retrouvait cette délicieuse agitation. Aujourd’hui, c’était une scène de ménage. Particulièrement tordante avec cette culotte égarée, désormais au centre de toutes les préoccupations. Mais qui sentait rapidement le roussi, expliquant la fuite de Giacinta vers un autre bac, avec d’autres scènes de vie à observer. Enfin ça, c’était sans compter sur la pluie. Une des choses qui l’avait le plus surprise en arrivant ici, c’était ces averses, qu’elle pensait totalement inexistantes en descendant plus au Sud du pays. Manque de chance, ces pluies arrivaient sans prévenir et vous trempaient en quelques secondes jusqu’aux os. La brune marchait vers le centre-ville, d’un pas tranquille histoire de se laisser le temps d’observer ces rues qu’elle ne connaissait pas encore très bien lorsqu’elle avait senti les premières gouttes. Elle poussait juste un juron, puisqu’elle n’avait de toute évidence absolument pas prévu ce cas de figure, avec sa petite veste légère et avançait, tout de même sous le rideau de pluie. De toute façon, elle se trouvait bien loin de son appartement, n’avait absolument pas de parapluie dans son petit sac et n’était pas plus apprêtée que ça, ce qui éviterait et heureusement le look panda.

La secouriste avait coûte que coûte vers son objectif, désormais trempée. Son tee-shirt collait à sa peau, son jean également. Pas très confortable mais elle ferait avec. Alors qu’elle touche presque au but, elle entendait un fond musical. Elle adorait les musiciens de rues. Elle trouvait qu’il s’agissait là d’un acte de grande générosité, de jouer pour les autres. Pour ces gens pressés qui traversaient les rues en courant après le temps, pour ces personnes âgées qui ne voyaient pas grand monde et trouvaient le réconfort d’une compagnie éphémère dans ces quelques notes. Et puis les gens comme elle, qui erraient également là à la recherche d’un peu d’animation. Gia poursuivait les notes, allant à la rencontre du musicien. Qu’elle trouvait en l’apparence d’un bel homme. Elle aimait sa mélodie. La pluie s'était arrêtée et les notes qu’il jouait ne pouvaient que la chasser. Une belle mélodie, joyeuse et entêtante.

Gia aimait la musique. Vraiment. Elle avait fait quelques années de danse et elle aimait laisser les notes l’envahir. Généralement, elle se retrouvait ensuite à danser sur le rythme de la mélodie et cette fois ne faisait pas exception à la règle. En pleine rue, se fichant totalement de ce que l’on pouvait et/ou dire d’elle, elle se mettait à danser. Reste toi même. Sois naturelle. Fais ce dont tu as envie sans te préoccuper des autres. Tels étaient les mantras avec lesquels elle avait été élevée. Ce qui expliquait qu’elle puisse se mette à danser ainsi, en riant, sans se préoccuper de son environnement. Ni de ses pas de danse. Elle se fichait du ridicule. Elle prenait juste un immense plaisir à ce moment précis. Alors que la mélodie s’arrêtait, elle soufflait et s’arrêtait de danser, se dirigeant vers le musicien pour le saluer et le remercier. La brune était à présent un peu décoiffée, les joues rougies. Son apparence témoignait de la danse à laquelle elle venait de s’adonner. Elle venait de saluer le musicien, et rougissait encore un peu plus à son compliment. Un sourire aux lèvres, elle n’hésitait pas à lui répondre du tac au tac.

“Et vous jouez bien. J’aime beaucoup cette mélodie.”

Giacinta reprends son souffle et accepte avec plaisir l’eau qu’on lui tends, buvant quelques gorgées de celle ci, sans rament quitter l’inconnu des yeux. Il a un petit quelque chose qui l’intrigue. Sans attirance physique ou quoi que ce soit, elle est juste intriguée. Lorsqu’il lui propose de s’asseoir, elle accepte et s’installe après un hochement de tête.

“Vous jouez souvent ? Je ne crois pas vous avoir déjà vu.”

Et pourtant. La brune se promène souvent dans les rues de la ville lorsqu’elle a un moment. Toujours pour retrouver un peu d’animation. Et puis, se souvenant qu’elle ne s’est pas présenté, elle tends la main au beau musicien.

“Enchantée de vous rencontrer au fait. Je m’appelle Gia Faggio. Et vous ?”
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Juan VelascoToujours frais après un litre de café
Juan Velasco
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Sujet: Re: Danse, et danse encore/ Juan ( le Lun 16 Déc 2019 - 21:58 )

Symphonie de danse
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J'aurais pu rebrousser chemin quand la pluie c'est mise à tomber. Mais j'ai continué, avec une envie furieuse d'être dehors. De ne sentir aucune entrave autour de moi. Je n'étouffe pas dans l'appartement de Ezio, c'est juste que ... Enfin j'en sais trop rien et puis le temps était au beau fixe quand je suis sorti. M’aérer la tête me fera le plus grand bien. Parce que je me sens assailli par toutes sortes de questions. Trop de questions. Notamment par rapport à une décision primordiale. Est ce que je dois reprendre mon métier ? Des nuits que cela tourne et retourne dans mon esprit. Réveillant parfois la douleur de ma blessure. Me faisant transpirer. Mais je suis bien à Naples et être aux côtés de Ezio me comble de bonheur. Même si je me laisse surprendre par des envies qui n'ont pas leurs places. Elles passent, je les oublie, dans d'autres bras. Enfin c'est ce que je me dis. Alors oui aller dans le centre de Naples pour gratter ma guitare est une bonne idée. Même avec cette pluie qui semble redoubler de ferveur. Je ne cherche pas à être écouté, juste à être en paix avec moi même. En plus le destin semble avec moi puisqu'un homme rentrant chez lui me donne son parapluie. Je ne me suis pas encore remis de son geste, quand je m'installe sur le banc que j'ai choisi. De nos jours les gens se tirent plus dans les pattes qu'autre chose. Alors un geste pareil me touche. Et vu que le temps semble être à présent avoir enterré la hache de guerre, tout est parfait.

Du coup je m'installe, la pluie a fait fuir les gens. Je vais pouvoir profiter de ce moment de calme et de paix. Juste moi entre le ciel et la terre, face à mes doutes, mes questions et mes peurs. Je me laisse emporter par ma musique, elle m'apaise. Je me mets dans ma bulle, je m'isole, m'appréciant qu'une seule chose les notes qui raisonnent sous le touché de mes doigts. Les cordes vibrent. La musique réchauffe l'atmosphère et y donne même des airs de fête enflammée. C'est là que je la remarque. Cette belle danseuse qui se laisse porter par la mélodie que je joue. Elle aussi a été la victime de l'orage. Ses vêtements sont collés à son corps, ce qui rend ses courbes encore plus marquées. Notamment au niveau de son tee-shirt. Mais rien de vulgaire, elle est sublime. Et tout en jouant je la détaille, autant pour sa danse que pour son corps qui éveille des envies. Quel homme pourrait rester de glace face à une silhouette pareille ? Pas moi. Même si je ne suis pas homme à sauter sur tout ce qui bouge. A peine je termine elle m'adresse la parole. Alors j'en profite pour la complimenter. Parce que oui elle danse bien. « Merci. C'est un morceau de flamenco que j'ai un peu arrangé à ma sauce. Pour lui donner plus de modernité. » Cela m'arrive parfois de laisser parler mon envie et mon imagination. Faisant d'un morceau déjà écrit un morceau plus fou et plus fun.

Je lui propose de boire et même de s'asseoir. Elle semble rougir. A part que ce ne soit les dernières effluves de sa danse endiablée qui teintent ses joues. « Oui pas toujours dehors, où à cet endroit. Mais je joue souvent. C'est une de mes passions. » Je lui souris. « Moi non plus je ne vous ai jamais vu. » Et j’enchaîne d'une voix charmeuse. « Car je n'aurais pas oublier votre visage. » Je prends la main qu'elle me tend alors qu'elle se présente. Je la frôle de mes lèvres. « Enchanté également Gia. Moi c'est Juan Velasco. » Mon accent espagnol ressort un peu plus en prononçant mon identité. « Je vois que comme moi vous avez été surpris par la pluie. » Vu l'état de ses vêtements c'est une évidence. « Je ne m'attendais pas à un tel déluge quand je suis sorti. J'ai failli rebrousser chemin. Mais un homme m'a donné son parapluie. Comment quoi il existe encore des gens avec un cœur. » Je la regarde un peu plus. « Et il aurait été bien dommage que je loupe votre danse. Vous aimez danser ? » Je pourrais la tutoyer mais j'attends un peu, j'aime ce décalage que donne le vouvoiement dans une conversation de ce style. Et puis je suis plus du genre à prendre mon temps. Et puis tout le monde ne danse pas avec autant de passion devant moi. A part lors des leçons de flamenco quand j'accompagne les élèves de Ezio. Mais là la situation est bien différente.

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Sujet: Re: Danse, et danse encore/ Juan ( le Lun 6 Jan 2020 - 12:38 )
.De façon générale, Giacinta fait partie de ces femmes un peu étranges, qui font ce qu'elles ont envie de faire au moment où elles ont envie de le faire. Ce qui pouvait incluer danser dans la rue. Elle se fichait des regards que l'on pouvait poser sur elle, et des jugements des gens par ailleurs. Qu'ils disent bien ce qu'ils veulent, cela ne changerait pas sa vie et encore moins son comportement. Son père lui disait souvent de ne pas prêter attention aux gens aigris, parce qu'elle risquerait de finir comme eux. Il l'encourageait à garder son âme d'enfant et l'innocence qui allait avec. Pour l'innocence, au vu de ce qu'elle avait vécu ces dernières années... C'était compliqué. L'âme d'enfant était toujours là.

Une fois la musique terminée, elle n'h"ésitait pas à se rapprocher du musicien. Giacinta était comme ça. Elle aimait les gens,et elle aimait discuter. La timidité ne faisait pas vraiment partie de son vocabulaire. Et en effet, il avait un petit quelque chose qui attirait son regard. Elle n'hésitait pas à le complimenter et elle remarquait le regard qu'il posait sur elle. Cela la faisait rougir. Il était vrai que, mouillés, ses vêtements ne cachaient plus rien de ses formes et de la façon dont elle était faite. Elle était menue mais longiligne, elle faisait beaucoup de sport chez les pompiers entre les interventions et cela avait contribué à sculpter son corps. Gia se reprenait, histoire de reprendre la conversation. Et son ton charmeur ne la laissait pas indifférente. Une nouvelle rougeur se dessinait sur ses joues.

"Oh et bien... Heu... Merci. C'est gentil. "

La secouriste lui tends la main, histoire de se présenter en bonne et due forme et se trouve de nouveau troublée à son geste. Pour le moins inhabituel. Mais loin d'être désagréable.

"Enchantée Juan..."

Elle aussi commençait à poser un regard différent sur lui. Il était très agréable à regarder. Il dégageait un petit quelque chose qui l'attirait. Peut être son accent ? Ou son côté charmeur.

"Vous êtes étranger non ? Je dirais Espagnol peut être..."

La brune le regardait avec curiosité,attendant d'en apprendre plus sur ses origines. Elle était malheureusement toujours très gênée lorsqu'elle sétait attirée par quelqu'un et encore plus si cela était réciproque. Malgré son côté libre, elle ne se trouvait pas spécialement douée pour le flirt. Alors elel poursuivait la conversation, les joues toujours rosies. Elle aime ce genre d'histoire, les gens sésintéressés. Malgré tout, elle est persuadée qu'il reste encore quelques personnes serviables dans cette ville et que les gens peuvent s'aider les uns et les autres. En tout cas c'est sa vision des choses et c'est comme ça qu'elle vit, en partageant son temps entre la caserne et ses diverses activités de bénévoles au sein d'associations.

"Oui j'ai en effet été surprise comme vous... Mais ça ne me dérange la pluie. Par contre, j'aime beaucoup votre histoire. Elle prouve qu'il existe encore des gens biens et qui ont une vraie volonté d'aider les autres sans rien recevoir de particulier en retour."

Ses joues rosissent encore un peu plus, elle sent son son regard sur elle. Et, avons le franchement, elle apprécie cela. Et son compliment évidemment.

"Vous me faites rougir... Oui j'aime danser. Je n'ai pas souvent l'occasion de le faire mais j'aime cela. Et vous ?"

Giacinta se tournait totalement vers lui, accrochant un peu son regard au passage. Oui, le musicien la troublait. Cela ne lui arrivait pas souvent. Mais c'était le cas et elle n'hésitait pas à le lui avouer.

"Vous me troublez Juan..."
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Sujet: Re: Danse, et danse encore/ Juan ( le Aujourd'hui à 16:40 )

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Mes dernières notes viennent de s'envoler et je suis encore enivré par la danse qu'a exécuté la belle. Elle s'est laissée porter avec grâce et féminité. Même si ses mouvements étaient également plein de force. Comme si elle voulait emplir un désert aride de vie. Le fait que ses vêtements soient mouillés, collant sa peau, épousant ses formes, ont donné une autre dimension à chacun de ses gestes. Ce n'était pas calculé, juste impulsif et plein de poésie. Elle me complimente sur ma musique, c'est toujours plaisant d'entendre ce genre de mots. Surtout que je ne fais nullement cela pour l'argent, c'est juste par pur plaisir. Je la complimente en retour, parce qu'elle le mérite. Je la sens un peu gênée, elle rougit légèrement. Et cette douce couleur sur ses joues la rend encore plus craquante. Parfois face aux filles je me sens comme un adolescent en pleine puberté. Peut être parce que je ne suis pas le genre de mec à faire du rendre dedans. Je prends mon temps, adorant m'attarder, jouant le romantique. Mes parents me disent que si je traine trop je trouverais la femme de ma vie quand j'aurais un pied dans la tombe. Je ne suis pas du genre à enlever mon pantalon dés la première rencontre. Enfin cela m'est arrivé, mais c'est rare. Et là si j'ai envie d'enlever mon futal c'est plus parce qu'il colle. Pire que de la confiture quand on l'étalement mal sur un toast. Les présentations se font dans l'usage des bonnes manières. Ce qui peut sembler amusant vu qu'un œil extérieur. Je pourrais même passer pour un clown, mais cela à l'air de faire son petit effet sur la jolie Giacinta.

Je ne cherche pas non plus à cacher mon accent. Il fait parti de moi. « Bingo si vous aviez parié vous auriez mis pile dans le mille. Je suis de Séville pour ne rien vous cacher. » Je lui parle de l'homme au parapluie. Je souris à sa remarque. «  Oui cela donne de l'espoir encore en l'humanité. C'est vrai que de nos jours on perd parfois espoir. Il n'y a qu'à voir comment certaines choses braquent les gens. » Comme quand la conversation parle de sexualité et du fait de ne pas entrer dans le moule. Je suis bi et je ne l'ai jamais caché, parce que c'est dans ma nature. Mais je comprends parfaitement que l'on puisse qu'être hétéro, ou gay, ou lesbienne. Parfois j'arrondis mes angles quand je vois que mes paroles mettent mal à l'aise. C'est un peu comme passer d'une surface plane à une surface concave. Tout en douceur. « Cela se sent que vous aimez. Cet amour passe dans vos gestes. Moi aussi j'aime beaucoup danser. Je pratique surtout le flamenco. C'est assez sensuel comme danse. Voir érotique parfois quand les corps s'accordent. » Ma voix se fait plus chaude. La belle me trouble mais je vois que c'est réciproque. « Je pourrais vous montrer. » Giacinta se tourne complètement vers moi. Je me mords la lèvre. Ma main se pose sur sa cuisse. « Tu me troubles aussi. » Je sens son souffle sur mon visage. « Et si on allait poursuivre cette discussion ailleurs. Dans un endroit plus discret. On pourrait partager une danse. » Charnelle. Ôter nos vêtements mouillés. Et voir ce que l'inspiration du moment pourrait donner. « Tu en dis quoi ? »

Je commence à ranger ma guitare, de toute façon rester tremper sera juste bon pour prendre froid. C'est là que je sens une affreuse odeur de naphte. Je ne sais pas si cela vient d'une voiture qui passe au loin, d'un dissolvant jeté à la rue, ou bien des remontés d'égout à cause de la pluie. Mais ce n'est pas agréable, cela renforce mon idée de partir en bonne compagnie si la belle désire. Je m'approche un peu plus d'elle et frôle de mes doigts sa joue avant de plonger mon regard dans le sien. Attendant qu'elle me donne sa réponse.

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Sujet: Re: Danse, et danse encore/ Juan ( le )
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