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- S.O.S. (Raoul/Wayland) -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Wayland CollinsLa jeunesse dorée et éclatante
Wayland Collins
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Sujet: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Dim 24 Nov 2019 - 19:36 )
T’aurais dû le voir venir. Et refuser d’entrer dans cet hôtel avec lui. Sauf que désormais, c’était bien trop tard et tout en t’appuyant de toutes tes forces contre la porte, qui vibrait à chaque coup d’épaule qu’il donnait dedans, tu priais de toute ton âme pour que Raoul arrive assez vite.
Et qu’il fasse quelque chose…. N’importe quoi, mais que cette peur affreuse qui dansait au creux de tes tripes disparaisse enfin.

Tout avait mal commencé, et c’était allé de mal en pis. Il te connaissait, savait ce que tu faisais, voulait une soirée en extra, loin du Ruby. Tu y avais vu l’occasion de te faire un peu d’argent, sans t’interroger sur sa volonté de discrétion. Quand il avait sorti sa paire de menottes, tu avais haussé les épaules : certains avaient des goûts bizarres. Mais tu ne pensais que les siens le seraient autant, ni qu’ils s’avéreraient être aussi…. Douloureux. C’était pas ton trip, pas du tout, et tu avais fini par dire non. Un non qu’il avait refusé, qui l’avait irrité alors même que tu tentais de lui échapper. La violence était montée d’un seul coup, sans doute parce qu’il se croyait encore dans son jeu de dominateur à qui on devait se soumettre…. Et qu’il y avait probablement perdu les pédales.
Par tu ne savais quel miracle, tu avais réussi à atteindre la salle de bain : ton poignet rougi et encore menotté témoignait de la violence qui t’avait permis cet exploit. Le bracelet métallique pendait dans le vide, oscillant à chaque coup de butor qu’il donnait dans cette fichue porte.
Un type plus petit, ou plus âgé, ne t’aurait sans doute pas posé autant de problème, mais lui, il devait avoir été sélectionné pour l’équipe de rugby de son université. Tu ne faisais pas le poids. Tu ne l’aurais jamais fait.

Un nouveau coup tonne contre la porte et ton propre corps rebondit dessus : tu serres les dents et fermes les yeux, parce que la seule chose que tu peux désormais faire, c’est prier et attendre. S’il hurle des insanités, tu n’as pas envie de les entendre. Bon sang…. Personne ne réagit donc dans ce fichu hôtel ? Es-tu le seul être vivant encore présent avec ce fou furieux ?

Quelque chose vibre dans ta main et tu baisses le regard sur l’écran de ton portable : Raoul. Il va venir. Tu dois tenir. Ses quelques mots réchauffent ton cœur et tu sens un peu de la pression qui compressait ton cœur diminuer et s’alléger. Appeler le Ruby t’était interdit : après tout, tu voyais un client dans leur dos, Alvaro ne te l’aurait jamais pardonné. Et à part Raoul…. Tu n’avais personne qui oserait venir t’aider. Même Sirius était parti et tu n’avais plus aucune nouvelle. Vitaliano…. Te snobait depuis des mois. Eros ? Il te rira au nez. T’es seul dans cette merde.


La chaise qui tenait la poignée ripe soudain au sol, tombe dans un fracas abominable d’espoirs déchus, et cette fichue porte s’ouvre violemment après un énième coup d’épaule. Ce type est un malade… T’écarquilles les yeux mais tu réagis vivement, te redressant pour tenter d’attraper quelque chose afin de te défendre. Il ne t’aura pas aussi facilement ! La seule chose que tu réussis à prendre avant que ses grosses mains n’attrapent ton avant-bras, c’est le verre de la brosse à dent. Tu l’écrases violemment sur sa tête quand tu te retournes, mais le coup semble à peine le stopper. Il s’ébroue, cligne des yeux, avise le sang qui coule d’une petite entaille au front, causée par le verre cassé, et son sourire devient psychopathe.
- Putain toi, tu vas morfler !
Une violente gifle te jette sur le sol carrelé mais tu n’es pas le genre de créature à te soumettre sans te battre : tu essayes de le frapper dans les jambes pour le faire tituber et te donner une brèche dans ses défenses…. Le coup lui arrache un beuglement sinistre, signe que tu l’as touché… et qu’il est encore plus furax, si cela était possible.

Si Raoul ne fait pas très vite, tu ne sais pas dans quel état il va te trouver…


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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Jeu 28 Nov 2019 - 11:21 )

rage at the edge of the heart.
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Tu rentres plus tôt chez toi, un de tes rendez vous vient de s'annuler. Au départ cela t'a emmerdé mais tu te dis que tu en profiteras pour aller faire un tour à la salle de boxe. Tu pourrais même proposer à Wayland s'il est libre de venir te rejoindre. Vu les gens qu'il fréquente connaître quelques techniques de défense ne sera pas de trop. Le métis est plutôt du genre poids plume, il a a l'avantage de la vitesse. Mais s'il tombe sur un gros vicieux quelques bons mouvements peuvent lui sauver la mise. Tu n'as pas répondu à son derniers SMS, tu vas le faire en entrant et tu lui parleras en même temps de l'idée d'un mini entraînement. Une mise en jambe. Et il pourrait passer après chez toi, manger un morceau et papoter. Tu as apprécié la soirée que vous avez passé, même si la discussion a parfois été difficile, compliquée.

Mais quand tu entres chez toi c'est autre chose qui vient te tracasser. La température qu'il fait dans ton appartement. Pas que tu sois frileux, mais tu aimes bien qu'il fasse au moins vingt degrés et là c'est loin d'être le cas. Bon tu ne te retrouves pas au Pôle Nord. Mais la fraîcheur se fait bien sentir dans ta carcasse un peu abimé. Tu vérifies en priorité ta centrale, et tous les voyants sont éteints. Tu essaies de la relancer en suivant la notice. Mais rien y fait, il semble que la belle est rendue l'âme pendant ton absence, vu qu'elle marchait quand tu es parti bosser ce matin. Ce n'est pas trop le moment, du coup tu t'occupes de téléphoner au réparateur pour avoir un rendez vous rapidement. Tu en oublies de répondre au SMS de Wayland. Tu le feras en suivant. Quand tu réussis à avoir la secrétaire, elle te dit que les techniciens sont pas mal bloqués. Avec l'approche de l'hiver tout le monde fait vérifier ses chauffages. Tu as beau lui expliquer que toi c'est pour une réparation, voir un changement selon le problème, que tu as besoin d'eux. Ton chauffage vient de lâcher et que tu ne veux pas finir gelé. Mais rien y fait le rendez vous le plus rapide est dans une dizaine de jour. Plus d'une semaine, tu as envie d'exploser. Mais bon tu bloques la date et tu verras si tu arrives à trouver un dépanneur plus rapide. Cet événement te contrarie un peu. Heureusement que ce sont juste les chauffages, tu as au moins l'avantage d'avoir de l'eau chaude.

Tu soupires ? De toute façon tu n'as pas trop le choix. Tu reprends ton téléphone pour lire le dernier message de Wayland. Et là tu tombes sur un appel au secours qu'il vient juste de t'envoyer. Il est à l'hôtel San Remo enfermé dans la salle de bain et son client est en train de péter un câble. Tu sens la colère et la rage monter en toi, c'est violent et rapide. Cela te coupe le souffle et te surprend. Ton cœur se serre et la douleur s'engouffre comme un torrent dans une cascade. Okay tu apprécies le métis, mais de là à en avoir le cœur et les tripes retournés, cela te laisse sans voix. Tu réponds vite et sans réfléchir plus tu vas dans ta chambre pour récupérer ton revolver. Tu charges le barillet et tu le mets à sa place. Tu retournes à ta voiture pour prendre la direction du cœur de Naples. Tu maintiens le contact avec le gamin, faisant de ton mieux pour le rassurer. Faisant de ton mieux pour rester concentrer sur la route. Tu vois rouge, tu pries pour que la porte de la salle de bain tienne. Tu pries pour qu'une personne vienne à son aide. Tu essaies d'avoir la réception mais aucune réponse. « Putain ils foutent quoi dans ce fiche hôtel. » En plus certains conducteurs se la jouent tranquille, de quoi te faire vriller. « Dégage ta bagnole de là. Et achète toi un vélo connard. Tu iras plus vite et tu n'emmerderas pas les automobilistes.  » Tu deviens presque fou, mais il faut que tu restes lucide. Les secondes deviennent des minutes et le gamin qui semble paumé. Tu es obligé de lui redemander le numéro de la chambre et l'étage. Tu trouves une place à deux pas du lieu où est Wayland. Avant de sortir tu t'assures qu'on ne voit pas ton arme. Et c'est à grande enjambée que tu rejoints le hall de l'hôtel.

Personne à la réception. « C'est quoi ce bordel. » Tu repères l'ascenseur, les escaliers. Deuxième étage chambre vingt quatre. L'ascenseur à l'air de jouer à l'escargot, alors tu passes par les escaliers, tu montes les marches deux par deux. C'est là que tu te rends compte des bénéfices de la pratique du sport. Une fois à l'étage tu jettes un rapide coup d’œil. Personne. Tu sors ton flingue et tu avances. Arrivé à la porte vingt quatre tu stoppes. Tu écoutes et tu entends des bruits, signes qu'il y a lutte. Tu vérifies la poignée. C'est fermé à clé. Alors tu l'enfonces d'un coup d'épaule. Et tu entres. « Lâche le connard. » Tu ignores dans quel état est Wayland. Mais vu le gabarit et l'état de la porte de la salle de bain. Tu oses même pas imaginé comment peut être le gosse. Le métis est au sol et cherche à protéger son visage. Tu sais qu'il a du répondant, tu l'as vu lorsqu'il t'a prêté main forte. Mais là il ne fera pas le poids. Et le colosse ne te calcule même pas. Obnubilé par sa cible qui n'a pas du lui donner ce qu'il désirait. Encore un tordu qui pense que Wayland est juste un jouet que l'on peut s'approprier de toutes les façons possibles, des plus abjects aux plus immondes. En deux pas tu es à côté du mec. Au moment ou il abat sa main sur le métis, le canon froid de ton revolver se pose sur sa tempe. « Si tu le touches je repends ta cervelle sur le carrelage. » Ta voix est sèche, violente, c'est un ordre sans condition. Et tu serais prêt à tirer s'il le fallait. Ton cœur te dicte de sauver le môme. Ton regard croise celui de Wayland et tu sembles voir les pupilles de Kewan quand il avait peur après un cauchemar. Cela te déstabilise. Et le mec en profite pour se relever et te pousser. Il essaie de t'en coller une mais tu esquives, par contre tu lâches ton arme. « Tu vas te faire mal. Tu ferais mieux de te tirer. » « J'ai payé pour me taper ce merdeux. Alors c'est pas un vieux comme toi qui va m'en empêcher. » « Tu as du oublier les bonnes manières pour qu'il se planque et qu'il m'appelle. » Tu reprends le dessus et tu lui assènes un bon coup au niveau des côtes. Récupérant ton arme au passage. « Il vaut mieux que tu partes. » Et tu finis ta phrase en fracassant la crosse de ton flingue contre sa mâchoire. « Gamin ça va ? » Ta voix est inquiète tout comme l’expression de ton visage. Wayland semble ko, ou sous le choc de ce qu'il se passe. Quand au mec il ne te donne pas l'impression d'avoir envie de lâcher l'affaire. Il revient de plus belle. Et la crosse de ton arme repart dans sa mâchoire. S'il veut y laisser ses dents pas de problème pour toi. Il bascule et tu en profites pour le bloquer violemment contre le mur de la pièce. La rage dans le regard. Le visage fermé et serré. Tu poses le canon de ton arme entre ses yeux. Tu es prêt à tirer. « Un mouvement de plus et je te jure que je t'abats comme le chien que tu es. » Tu ne réfléchis plus tu sais juste que s'il bouge un cil, la balle part. Le cran de sécurité est enlevé, il suffit juste que tu relâches ton doigt. Le mec semble d'un coup se figer.

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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Sam 7 Déc 2019 - 14:19 )
T’as beau avoir vu ses messages te disant qu’il arrivait, quand la gifle s’abat, tu n’arrives plus à penser à autre chose qu’au déluge de coups qui va suivre. Oublié Raoul, oubliée la cavalerie, oublié tout espoir d’échappatoire. Tes bras viennent instinctivement protéger ton visage et tu te recroquevilles sur toi pour éviter le plus possible de coups : ce type est lancé, il ne s’arrêtera pas aussi facilement. Ce sera même pire si tu ripostes, et pourtant, c’est instinctif, t’arrives pas à te laisser faire sans broncher. La peur est là, elle dévore tes entrailles et distraie tes neurones. C’est un poison insidieux et pourtant si familier que tu en arrives presque à l’accepter comme évident. T’as été dressé par la violence depuis ton plus jeune âge : Alvaro, ses hommes de main, certaines rencontres qui n’auraient pas dû avoir lieu si on t’avait surveillé un peu plus quand tu étais jeune, et les clients après cela. Une évidence, et même si tous ces coups n’avaient jamais réussi à réellement te faire baisser la tête et marcher droit, ils avaient tout de même effacé en toi, par à-coups, toute idée de douceur. L’acte sexuel était brutal, les partenaires égoïstes et tu n’avais jamais droit à l’erreur.
Il fut un temps, tu l’avais eu, elle, la femme d’Alvaro pour te soutenir et t’ouvrir ses bras quand les pleurs menaçaient de déborder. Elle avait sans doute été la seule personne à t’aimer pour ce que tu étais, sans vraiment attendre quoi que ce soit en échange. Ces instants avaient été si brefs – et parfois si amers quand la jalousie d’Alvaro finissait par te retomber dessus – que tu les oubliais peu à peu, comme on oublie le soleil en pleine tempête.

Alors quand une autre voix se fait entendre dans la pièce, quand soudain quelqu’un intervient et que l’attention de ton client se détourne de toi, tu as du mal à y croire. Il te faut plusieurs secondes déstabilisantes pour te rappeler que tu avais contacté Raoul, et qu’il avait promis de venir.
Pourtant, c’est bel et bien Raoul qui se tient là, qui pointe son arme sur le balourd et lui promet l’enfer s’il n’arrête pas. Cela ne freine pas ton client – à qui visiblement il manque des neurones pour oser continuer à crier face au canon d’une arme chargée – mais l’espoir renaît en toi.
C’est dingue parce que…. L’espace de quelques instants fugaces, assez étranges, tu as l’impression de revoir un de ces personnages de films, ces grands héros policiers qui viennent toujours aider ceux qui sont dans la détresse. Tu adorais ces films quand tu étais gosse et tu n’avais d’yeux que pour le personnage policier : il incarnait un idéal, un rêve de tout ce que tu avais toujours espéré… Ces héros-là t’avaient toujours communiqué un espoir qui s’était étiolé petit à petit, au fur et à mesure que tu avais compris que jamais le policier ne viendrait t’aider, toi.
Et pourtant…. Il est là. N’est-ce pas ? C’est lui, dont tu croises le regard et qui doit lire toute la détresse dans le tien.
Tu te redresses en position assise au sol et tu acquiesces bêtement quand il te demande comment tu vas – alors qu’il ne peut pas te voir. C’est bête mais tu te dis qu’il porterait à merveille l’uniforme, ou le blouson de cuir des lieutenants de police qui semblent toujours pouvoir venir à bout de tout. Sa main ne tremble pas sur l’arme, ses coups sont précis et… il te défend. Toi, le prostitué qu’il connaît à peine et qui n’a jamais rien fait pour lui sinon lui prêter main-forte face à une bande d’abrutis dont il aurait très bien pu venir à bout seul.

Soudain le canon de l’arme est entre les deux yeux de la brute et le temps se fige : l’autre semble enfin comprendre le danger et cesses de s’agiter. Son regard perd de sa morgue et de son arrogance pour se parer des couleurs de la peur.
Toi, tu retiens ton souffle. Avant de finir par trancher, ta voix calme s’élevant au milieu de la salle de bain :
- J’ai pas touché au fric sur la table de chevet. Prenez-le et foutez le camp.
Il semble soudain se rappeler de ta présence et sans te regarder, il hoche la tête en maugréant.
- C’est bon, j’vais m’en aller.
Il ne semble pas heureux mais à vrai dire, personne ne l’est dans cette pièce. Et comme Raoul semble figé, tu te relèves en t’appuyant contre le mur et tu t’approches de lui en prenant garde, conscient qu’il suffirait d’un tressaillement pour que le coup parte :
- Raoul, dis… Laisse-le partir, il a eu son compte.
Toi aussi parce qu’un vertige te traverse rapidement et tu clignes des yeux pour te reprendre : c’est sans doute dû aux gifles, rien de sérieux, mais ton client semble s’en rendre compte et renifle d’un air dédaigneux.
- De toute façon, tu ne seras bon à rien ce soir. J’abandonne.
- Ni un autre soir. Oubliez-moi.
Son regard plein de haine te renseigne mieux que les mots qu’il ne prononce pas : il ne t’approchera plus. Et quelque part, tu t’en fiches.


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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Lun 9 Déc 2019 - 19:38 )

rage at the edge of the heart.
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Ton sang ne fait qu'un tour quand tu lis le SMS de Wayland. C'est comme un électrochoc violent qui secoue ton être au delà de la raison. Tu as la sensation qu'on t'arrache une part de toi. Tu ne comprends pas pourquoi il y a cette boule au fond de tes tripes qui grossit et t’étouffe. Le gamin t'a marqué lors de votre soirée, mais l'ampleur de la peur qui se glisse dans tes veines est disproportionnée. C'est comme si une partie de toi était en danger. Comme si le perdre allait te détruire une seconde fois. Alors tu ne réfléchis pas. A vrai dire ton instinct de survie ne te laisse pas le choix. C'est ton cœur qui prend possession de toi, et qui fait appel au père qui sommeille en son creux. Tu files à son secours comptant les minutes qui vous séparent. Fou d’inquiétude dans ta voiture, avec ce silence au bout du téléphone quand tu essaies d'appeler la réception. Tu sens la colère et la rage monter en flèche dans tes entrailles et contrôler tes mouvements. Il y a aussi la peur qui tapisse bien trop ta carcasse. Tu essaies de te raisonner mais tu n'arrives plus à penser. Tout s'emmêle. Pas question que tu perdes ce gamin. Ce gamin qui ne t'est rien. Et qui pourtant à cet instant est plus important que tout. Même que ta vengeance. Même que ta vie.

L'hôtel est là et rapidement tu trouves la chambre, Wayland ayant enfin répondu à ta demande. Arme au poing tu entres dans la pièce. Prêt à tirer. Prêt à buter celui qui est en train de le mal mener. Quand tu arrives à la hauteur du connard, ta seule et unique préoccupation est de sauver la gamin. Ton gamin. Parce que c'est ce qui revient en boucle dans ta tête. Sauve ton gamin. Comme si on te donnait une seconde chance. Comme si le destin te montrer qu'il y avait un espoir de rédemption. Une lueur au fond de ton tunnel sombre. Sauve ton gamin. Dans une autre situation tu aurais pu en rire, mais là face au regard perdu du métis c'est Kewan que tu vois. Et pas question de décevoir ton fils. Lui qui voyait en toi son héros. Tu attaques direct le mec. Rien à foutre qu'il soit plus costaud que toi. Vu la rage qui t'anime tu es une vraie pile électrique. Les coups, les mots. Et ton arme pointé sur lui. Tu perds un moment le contrôle. Mais tu le reprends vite. On ne touche pas à ton fils. Le temps n'est plus au présent. Le passé revient en rafale quand ton pistolet est planté entre les deux yeux du sordide pervers. C'est comme ça tu tu abattras Monsieur. Ce salopard. Tu l'abattras comme un chien. Et c'est ce que tu comptes faire sous le regard de ton gamin. Non ce n'est pas ton gamin Raoul. C'est Wayland. Il semble si perdu, mal en point. Comment a t-il pu porter la main sur lui ? Comment a t-il pu le laisser cramer dans cette voiture ? Quel homme peut faire cette infamie. Tuer un gosse alors que c'est son père qu'on veut abattre. Tu ne sais pas comment tu ne lâches pas la prise sur la détente. Peut être parce qu'au fond tu n'es pas un assassin. Tu es juste un père en colère, malheureux et détruit comme ce gamin qui est là au sol et qui te regarde.

La question du fric se pose. Wayland ne l'a pas touché. Et le connard compte s'en aller. Mais tu ne lâches pas prise. Le canon marque même le front de celui que tu tiens en joue. « Pas question qu'il reprenne son fric. Tu le mérites. Et il va falloir te soigner. Alors il ne touche pas le pognon. » Ta voix est sèche, tu ne laisses pas le choix au client. Ou il part les poches vides et vivant ou il ramasse ses billets et c'est dans un sac plastique qu'il sort de cette chambre. Dans ton champs de vision tu vois le métis se relever, il se semble pas aller bien. Il porte de belles marques de coups. Mais tu restes bloqué l'arme au poing contre ce front que tu as juste envie de percer d'une balle. « Ce serait net et sans bavure. Un trou nickel et ta cervelle contre le mur. » Et il y a cette réflexion obscène qui te fait serrer les dents. « Ferme ta gueule pervers. » Et tu frappes direct dans ses dents avec le canon de ton revolver. Le coup est violent, il crache même une dent ou deux. Il se met à saigner. « Ton visage est imprimer dans ma mémoire. Si tu touches mon gamin une autre fois. Je te jure que tu le regretteras. Je te découperais vivant. » Tu ne fais même pas attention à tes mots. Au fait que tu dises que Wayland est ton gamin. C'est plus fort que toi, comme venu d'outre tombe. « Et ce ne sont pas des paroles en l'air. Tu oublies mon gamin. Tu le rayes de ta mémoire. » Vu le regard que tu poses sur lui, il sait que tu ne plaisantes pas. « Tire toi avant que je ne change d'avis connard. » Tu surveilles qu'il ne touche pas le fric et qu'il file direct. Tu le suis du regard. Les doigts encore crispés sur la crosse de ton pistolet.

Puis tu reportes ton attention sur Wayland livide. Tu as juste le temps de le soutenir. « Hey gamin. C'est fini. » Et tu le prends dans tes bras et le serre contre toi. L'adrénaline tombe et tu réalises l'ampleur des dégâts sur le visage du gosse. « Putain mais comment un homme peut en arriver là. » Cela te serre le cœur. Tu passes ton bras autour de sa taille et tu l'entraines doucement sur le lit. Tu l'installes, posant ton révolver, un vestige de ton ancienne vie, sur la table basse. « Bouge pas. » Tu as vu un distributeur de glace dans le couloir. D'un coup d’œil tu fais le tour de la chambre. Tu vois le mini frigo, tu y prends une mignonnette de whisky. « Tiens bois un coup. Sinon tu vas tomber dans les pommes. » Tu es certain qu'il doit se poser des questions notamment sur ton arme, mais cela sera pour plus tard. D'abord faut le remettre un peu sur pied. Tu vas dans la salle de bain récupère deux serviettes, donc une que tu mouilles. Tu reviens vers le lit pour essuyer le sang. « Je vais chercher de la glace. Je reviens. » Sortir te permet aussi de t'assurer que le connard n'a pas appeler les flics et que vous avez un peu de temps. Brusquer Wayland ne serait pas une bonne idée. Tu reviens vite avec la glace dans la serviette. « Tiens mets ça sur le coup. » Tu passes ta main dans tes cheveux, tu remarques que tu trembles. Et tu revois la scène et tu te dis que vous avez quand même eu de la  chance. Car il aurait pu choper ton arme et cela aurait pu se finir en drame. « C'est ton boss qui te file des crétins pareils en client. » Ta voix est rageuse sur le coup. C'est tout à fait le genre de Monsieur de filer des salopards entre les pâtes d'un de ses employés. Comme si les faire souffrir était plus important que de ramasser du fric d'une passe. Sortir ce gamin de cet enfer devient encore plus une évidence.  

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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Sam 14 Déc 2019 - 20:14 )
Raoul insiste pour que tu gardes le fric et tu te contentes de hausser les épaules : à vrai dire, tout ce que tu désires en cet instant, c’est que ce type fiche de camp. Que ce soit avec ses billets ou non, cela t’importe peu. Certes, c’est le nerf de la guerre, tu en sais quelque chose : tu vivais des pourboires des clients et de quelques passes loin du Ruby comme seul argent de poche. Alvaro semblait toujours avoir considéré que te loger et te nourrir suffisait amplement à ton bien-être, et contrairement aux autres prostitués du Ruby qui étaient libres de toucher une part sur leurs recettes, toi tu faisais partie de ceux qui bossaient là pour rembourser leur dette et ne profitaient jamais du gâteau.
Ta dette à toi est énorme, tu le sais. Même si tu ne sais pas ce que tu dois, ni pourquoi, tu dois le payer, tu sais que tu n’auras jamais assez de ta vie pour t’en acquitter. Tu as dû commettre l’irréparable en venant au monde, privant Alvaro d’un bien inestimable : depuis il te le faisait payer, à sa manière. Que ce soit de manière abstraite ou physique, comme ces billets dont tu ne voyais que la couleur.
Si Raoul fonctionne comme Alvaro par rapport à l’argent, estimant que tout client doit payer, peu importe l’acte, tu es quand même rassuré sur le fait qu’il pense avant tout à toi au lieu d’entrevoir tout bénéfice possible. Sa seule ressemblance avec Alvaro s’arrête là et tu en soupires de soulagement…
Avant que ton souffle ne se bloque soudainement : tu tiques, percutes et relèves un regard surpris vers cet homme qui vient de dire à ton client que tu étais son gamin. Le sien.
Tu le connais à peine, n’est-ce pas ? L’affaire d’une soirée, un peu d’entraide, un plat de lasagnes partagé et quelques sourires discrets, ainsi qu’une solitude soulagée l’espace de quelques heures…. C’était tout ce qu’il y avait eu, non ?
Alors pourquoi ses mots sonnent si vrais ? Si poignants ? Si dérangeants aussi, quelque part, parce qu’ils ne sont qu’illusion, que jamais tu ne seras réellement son gamin et qu’il ne doit même pas se rendre compte de ce qu’il dit ? Tu déglutis, aucun des deux hommes ne remarquant tes yeux de gamin fous d’espoir – et conscients, tellement conscients, que tout n’est qu’illusion. Avoir un père comme Raoul n’est pas un rêve anodin : combien de fois as-tu supplié, quand tu étais enfant, d’avoir une autre vie, une autre référence masculine et des bras protecteurs pour te sauver de ce monde en perdition ? Alvaro avait soigneusement piétiné ce rêve, jour après jour, année après année, jusqu’à ce qu’il disparaisse totalement. Les mots de Raoul ne font que réveiller quelques braises qui très vite s’éteignent, ne laissant qu’une impression de quiproquo et d’erreur assez désagréable.
Et tu te rappelles. Il a perdu un môme, autrefois. Il était père et ne peut plus l’être. Tu ne fais que compenser ce besoin en lui. N’importe qui se révolterait sans doute, mais toi, t’es ce puits sans fond qui meurt de soif depuis tes cinq ans, alors tu acceptes tout, même de passer pour un autre l’espace de quelques minutes. Du moment qu’il te protège, qu’il te libère de ce type et…. Qu’il reste. Qu’il ne t’abandonne pas dans cette chambre miteuse qui déjà te fait horreur.

Le gaillard finit par comprendre où est son intérêt et les bras de Raoul sont sur toi, son regard inquiet te scrute et il prend la décision de t’amener vers le lit : c’est bien le seul avec qui t’y rendre ne t’effraye absolument pas et tu t’y laisses tomber en soupirant. T’as besoin de quelques minutes pour encaisser le choc : ce type t’a vraiment fichu la trouille et t’en sortir avec si peu de dégâts relève du miracle. D’autres que toi fondraient sans doute en larme ou se mettraient à trembler, mais toi, tu restes stoïque, imperturbable alors que Raoul s’active pour t’aider. L’alcool te réchauffe déjà la gorge et ton cœur calme sa frénésie : lentement, tu t’exhortes au calme. Vieille habitude prise depuis des années : montrer sa faiblesse était parfois encore pire que d’en avoir une. Il n’y a gère que ta gorge qui se soulève à chaque déglutition, qui semble montrer à quel point tu es en équilibre précaire.
Par contre, sa main à lui tremble quand il te donne la glace et tu ne peux t’empêcher de relever un regard scrutateur sur lui, alors que de ta main tu viens poser la poche sur ta joue brûlante. C’est seulement là que le cliquetis des menottes qui sont restées accrochées à ton poignet te rappelle ce qui vient de se passer. Tu changes de main, reposant les menottes contre les draps….
Tu voudrais lui dire que cette fois-ci, c’est toi qui as merdé comme un grand, mais tu n’es pas encore prêt à affronter ses remontrances – ou quoi que ce soit d’autre. Pour une fois, tu choisis la carte du mensonge, parce que tu restes un sale gamin et qu’on t’a trop souvent inculqué que les erreurs se payaient : tu te dégonfles et acquiesces.

- Merci d’être venu.
Sa main tremble toujours. Alors tu tends la tienne – instinctivement, tant pis pour ces fichues menottes – et tu l’attrapes : contraste de ta peau hâlée contre la sienne plus pâle, de ta jeunesse contre ses phalanges abîmées, de ton calme étrange contre sa colère. Et tes yeux se détournent, parce que l’aveu est sincère.
- Vraiment…. Sans toi, ça aurait mal fini.

Tu te mordilles la lèvre inférieure et tes yeux tombent alors sur son arme, restée sur la table de chevet. Quelque chose grince dans ton esprit, une vieille porte refermée depuis des années : tu fronces légèrement les sourcils et tu lâches soudain sa main pour aller poser tes doigts sur la crosse.
Tu connais ce flingue. La certitude est vive et tellement lucide que tu ne trouves même plus tes mots l’espace d’un instant. C’est la première fois que cela t’arrive et des images défilent : un tiroir où l’arme était rangée, toujours au-dessus, inatteignable, une main qui rechargeait l’arme devant toi, un sourire, des mises en garde, une femme qui grommelait non loin sur les hommes et leurs goûts bizarres pour les armes… Tu ne reconnais rien mais la précision des images est telle qu’elle te déstabilise. Et puis il y a cet homme en photo, dont tu ne vois pas le visage, mais qui pose en uniforme avec cette arme.
- J’ai déjà vu cette arme sur une photo…
Tu fronces les sourcils et revient poser ta main contre ta tempe :
- Je ne pensais pas qu’il m’avait frappé aussi fort, ce con…
Parce que ce n’est sans doute qu’un vertige, des bêtises dû aux coups, rien de sérieux. Tu mélanges tout.


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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Jeu 19 Déc 2019 - 18:30 )

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Tu es pris dans l'engrenage. Défendre Wayland, c'est comme défendre Kewan. Tu as échoué dans cette tache et tu as perdu la chair de ta chair. Tu ne cherches pas à te racheter en voulant aider ou sauver le métis. Tu sais que c'est impossible. C'est juste une sensation étrange et bouleversante. Même si tu n'arrives pas à la cerner ou à y mettre un nom. Cette situation t'ébranle comme rien ne l'a fait depuis des années. Tu ne saisis pas, tu ne comprends pas. Tu sais que tu te dois de le tirer des pattes de ce connard violent et dangereux. Tu le sais, c'est profond. Tatoué dans ta chair. Inséré dans ton âme. Accroché à ton cœur. Tu perds la notion des choses et les mots sortent sans que tu t'en rendes compte. Ce sont tes entrailles qui parlent. C'est ton sang qui le clame. Ce gamin pourrait être ton fils, s'il avait eu la chance de grandir. Si un salopard n'avait pas coupé le fil de sa vie en usant d'une vengeance horrible et lâche. Oui c'est toi qui aurait du payer mais c'est ta femme et ton fils qui ont écopé de la faucheuse. A cet instant penser à eux te donne le courage d'affronter ce lourdaud. Tu ne cherches pas la gloire, ni de briller aux yeux de Wayland. Tu ne fais pas ça en te disant que tu obtiendras de sa part une collaboration plus sincère. Non tu fais ce geste par instinct. Guidé par une voix étrange, dicté par une intuition vorace. Celle d'être un père. Et là, ta seule priorité c'est le gamin. Le connard doit payer pour sa main trop lourde sur son visage. Le connard doit payer d'avoir osé le toucher. Physiquement et financièrement. Pas la peine qu'il ramène sa science. Il encaisse les coups, crache au bassinet et se tire la queue entre les jambes. C'est tout ce qu'il a droit et c'est tout ce que tu lui offriras. Sinon c'est une balle entre les deux yeux qui le guette. Et à cet instant arme au poing tu es juste un père qui n'a pas pu sauver son enfant. Et qui là est prêt à tout pour sauver ce gamin qui active ta pompe à vie d'une étrange frénésie. Tu sais que c'est une utopie, mais tu t'en moques. Ce gosse paumé, mal mené, devient ton gamin. Parce que tu te dis qu'il mérite un père, sur ce coup là. Un père bien mieux que le connard qu'est Monsieur. Même si tu n'es pas non plus un exemple à suivre, surtout depuis que tu cours après ton Graal.

Le mec baisse les bras. Jette l'éponge. Il a bien compris que tu ne le laisserais pas partir vivant s'il bronchait un sourcil. Tu vois que Wayland flanche. Logique vu les coups qu'il a ramassé. Alors tu l'attrapes. Tu le soutiens. Tu comptes prendre le temps de vérifier que tout va bien pour lui avant de vous barrer de ce lieu sordide. Alcool, glace, serviette, tu t'actives pour apaiser la brulure et la douleur des coups. Il va avoir la gueule salement défoncée. Même si tu fais les choses le plus rapidement possible. Son visage va gonfler et se bleuter. Tu agis dans l'urgence. Sans réfléchir. Plus par instinct de survie. Et puis tu ne veux pas gamberger. Alors occuper ton esprit est la meilleure chose à faire. Tu te moques que Wayland est cherché la merde en premier ou que se soit le mec qui est vrillé. Cela ne changera pas la donne pour toi. C'est là que tu vois les menottes accrochées à son poignet, tu n'y avais pas fait gaffe avant. « Je t'ai dis qu'en cas de coup dur tu pouvais compter sur moi. Je suis un mec de parole. » Tu l'étais en tout cas. « Tu n'as pas à me remercier Wayland. C'est sur que vu le mec on t'aurait ramassé à la petite cuillère. » Tu n'oses même pas imaginer comment le métis aurait pu finir. Certainement violé, tabassé et laissé pour mort sur le carrelage de cette salle de bain. « Je vais te lever cette merde. » Wayland a avalé l'alcool d'une seule traite, il a la glace sur ses bleus et tu as levé une bonne partie du sang sur son visage. Tu fouilles au départ dans tes poches. Tu sais que tu as ce qu'il faut dans ta voiture, mais tu aimerais bien lui ôter les menottes avant de sortir de cette foutue chambre. Et le laisser seul pour aller chercher ce qu'il faut dans ton vide poche, ne te frôle pas l'esprit une seule seconde.

Tu le regardes surpris quand il fait une réflexion sur ton arme que tu as posé sur la table de chevet. Il a déjà vu ton arme sur une photo. Tu ne sais que répondre, tu sais que c'est impossible. Parce que les seules photos où tu as ce pistolet se sont des fautes en tant que flics. Certaines avec ta famille. Mais tu laisses  quelques secondes le silence s'installer. Peut être même quelques minutes. Troublé par les mots de Wayland, puis tu te ressaisis. « Tu sais une arme c'est une arme. » Le ton de ta voix se veut calme, tu fais de ton mieux pour ne pas faire passer le chamboulement que ses mots ont mis en toi. Ton arme est personnalisée au niveau de la crosse, mais avec la patine des années, certaines sculptures se sont doucement effacées. « Oui tu as pris un sacré coup vu la bosse que tu as. Heureusement que tu es la tête dure. » Tu trouves enfin de quoi défaire les menottes. « Donne ton bras. » Tu attrapes avec douceur son poignet. Tu frissonnes quand ta peau effleure sa peau. Tout semble si fragile et ce touché te parait presque familier. C'est Wayland qui a pris les coups mais tu es autant atteint que lui. Tu vieillis Nolan. Ton cœur ne supporte plus les sensations trop fortes. Dans un geste rapide et sûr tu crochètes la serrure. Sans te dire que cette agilité pourrait encore faire tilter le gamin. « Dés que tu te sentiras mieux on sortira de là. Je ne voudrais pas que le mec fasse courir un bruit. Même si je ne pense pas qu'il en soit capable. » Trop peur des représailles. « Je t'embarque chez moi. Pas question que tu rentres au Ruby dans cet état. » Monsieur serait bien capable, même en voyant le fric, de lui flanquer une autre branlée. Et puis tu as envie de profiter de la compagnie de Wayland, comme si sa présence devenait vitale au fil de vos rencontres. Tu veux surtout le garder en vie. Alors tu agis pour son mieux. Peut être le tien aussi. Même si cette situation risque de devenir compliqué à force.   

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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Jeu 26 Déc 2019 - 20:01 )
Tu sens à peine le contact de sa main chaude contre ton poignet lorsqu’il t’enlève tes menottes : triste souvenir d’une soirée gâchée que tu veux oublier au plus vite. Tout est allé de travers, et voilà maintenant que la voix de cette femme t’obsède, celle qui en arrière-fond de tes illusions semblait se moquer gentiment de vos lubies d’hommes. Tu l’entends si clairement, si distinctement que le pincement au cœur devient de plus en plus violent : quelque chose t’échappe alors même que pour la première fois depuis une éternité, tu as l’impression de ressortir une ruine de l’océan de perdition qu’est ton esprit. T’es le seul môme à ne te souvenir de rien, sinon de la peur née avec Alvaro et ses mauvaises fréquentations. Le seul qui ne sait rien de ses parents et qui continue à errer dans le brouillard sans que rien ne s’éclaircisse jamais.

Jusqu’à ce soir, et cette voix de femme. Cette voix et ce rire, lointains certes, mais qui te semblent si familiers… Ton regard reste accroché à l’arme un moment, parce qu’elle a été le déclencheur de ces quelques instants de bonheur fugaces qui déjà commencent à se diluer, qui veulent t’échapper et se défilent derrière les mêmes interrogations de toujours….

Couplées à la voix de Raoul qui tente de te ramener à l’instant présent. Tu clignes des yeux, reprenant difficilement pied avec le présent : il a raison, ce type pourrait revenir, il pourrait même vous causer de sérieux problèmes. Qui sait si Raoul a un permis pour cette arme ou si le gérant de l’hôtel ne viendra pas vous demander des comptes pour tout ce raffut…. Vous ne devriez pas rester là, tout ton instinct te hurle de fuir et de ne plus jamais remettre les pieds ici, mais il y a encore quelques échos de cette voix féminines qui restent à résonner dans ta caboche, et tu sais qu’ils s’en iront bientôt. Tu veux en profiter jusqu’au bout, ne rien perdre pour les chérir plus tard, dans l’intimité de ton lit ou au sein du Ruby, loin des regards indiscrets.

C’est Raoul qui te ramène définitivement dans l’instant présent et tu hoches la tête quand il te déclare que tu vas venir chez lui. C’est sans doute mieux : de toute façon, avec ta tête, tu devras répondre à bien trop de questions au Ruby. Certains se doutent de ce que tu fais en-dehors de leurs murs et tu sais qu’ils ne cracheraient pas contre le supplément que tu pourrais apporter : tu préfères rester discret et ne pas leur donner de raison valable de venir t’emmerder.
- D’accord, je te suis.
C’est étrange mais tu sens que tu peux faire entièrement confiance à Raoul : il ne serait pourtant pas le premier à t’entraîner dans de nouvelles embrouilles, tu as déjà eu quelques rencontres maladroites qui se sont mal finies. Tu y as parfois cru un peu trop… Parfois pas assez. Mais avec lui, cela semble différent, comme plus réel, plus…. Mature aussi. Il ne ressemble pas à un gosse en mal de sensations ni à un pervers en mal de victimes.
Tu te relèves, attrapes les billets maladroitement pour les fourrer dans ta poche, faisant attention à ce qu’ils ne ressortent pas et ne soient plus visibles, et tu hoches de nouveau la tête.
- J’m’habille et je suis prêt.
D’un coup d’oeil, tu aperçois ton t-shirt au sol, de l’autre côté du lit, et tu te détournes de Raoul pour aller le prendre et l’enfiler. Quelques grimaces s’effilochent sur tes lèvres alors que cela réveille quelques zones abîmées sur ton torse, mais tu récupères également ta veste et tu l’enfiles sans plus de cérémonie.
Une idée étrange te traverse l’esprit et t’arraches un bref sourire sans joie, petit rictus qui oscille entre dépit et lassitude.
- Heureusement que t’es pas flic, n’empêche….
Il t’a rendu un fier service ce soir : tu te rapproches de la porte, prêt à filer de là pour ne plus y remettre les pieds. Et tu relèves un regard un peu amoché, un peu sincère, un peu innocent vers lui : mélange détonnant pour un gamin de ton âge.
- On y va ?


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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Mar 31 Déc 2019 - 12:07 )

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Tu ne sais pas ce qui se passe dans la tête de Wayland. Lui même semble douter de tout. Par contre dans la tienne c'est le bordel. L'explosion des souvenirs. Tu as eu peur pour le gamin. Ce gosse brisé que tu voudrais pouvoir protéger, parce que tu n'as pas pu protéger le tien. Cet amalgame que tu fais involontairement à cause de la couleur de sa peau. A cause de son regard qui te plonge dans ton passé. Kewan avait le même regard quand il était malheureux. Inconsciemment ton cœur t'envoie des informations mais tu n'arrives pas à les décrypter. Comment le pourrais-tu ? Vu que c'est irréel ce que ton cœur te dicte. Trop beau pour être vrai. Incroyable pour être validé. Tu n'as pas fais le deuil, de ton gosse mort que tu chéris encore comme la prunelle de tes yeux. Même si tu sais que sa vie c'est terminée il y a bien des années. Là dans cette chambre sordide, devant cette violence inavouable, inavouée. Tu te sens faible, fébrile. Parce que Wayland il te fait vriller. Il met des images sur quelque chose qui ne peut exister. Pourtant ton cœur se serre à le voir souffrir de la sorte. Tu voudrais bien qu'il entre un peu plus dans ta vie. Dans ton cœur déchiré. Il pourrait te redonner goût à l'amour paternel. Et en retour tu lui donnerais un espoir de survie. Tu pourrais devenir faible pour le métis, tirer un trait sur ta vengeance, juste pour te croire père. Mais Wayland n'est pas ton fils, même si tu te dis que leurs yeux se ressemblent, que leurs sourires sont semblables. Même si là alors que tu vois son âme au delà des coups qui marquent son visage. Son âme abîmée par ce trou noir que Monsieur a glissé dans les pans de sa vie décousue. La souffrance se fait traîtresse, tu la haies de te bousculer de la sorte alors que tu fais sauter les menottes. Comme si tu n'avais pas assez vécu de calvaire. Mais tu voudrais y croire à cet assaut de tendresse. Mais tu voudrais t'y raccrocher à cette vision illusoire. Wayland n'est pas Kewan. C'est juste un môme paumé à qui tu tends la main. Un môme que tu voudrais sauver. Mais avant faudrait que tu te sauves toi.

Enfin ce n'est pas le moment de laisser ton esprit vagabonder. La réalité est tout autre et elle pourrait prendre un tournant plus catastrophique si le connard décidait de revenir avec du renfort. Si les flics débarquaient. Alors il est temps pour Wayland et toi de quitter cette maudite chambre et de trouver un endroit sur. Pas la peine d'ajouter de la merde là où il y en a déjà assez. Et le métis a besoin de soin et surtout besoin de récupérer car il est sonné. Ton flingue semble aussi le perturber. Tu détournes la conversation, un flingue c'est un flingue même si le tien est particulier. Son esprit est embrouillé. Tu ne cherches pas plus à comprendre. De toute façon Wayland ne pourait te donner plus d'explication. Il a perdu les clés de son passé. Monsieur c'est fait un plaisir de lui laver la mémoire et de ne laisser dans sa tête que le pire. Retirant le meilleur et ton existence par la même occasion. De toute façon, toi même sur le coup tu ne pourrais y croire. Tu en rirais surement. Enfin au début. "Aller secoues toi Raoul". Le temps passe trop vite et chaque seconde perdue est une porte de plus vers les problèmes. Faut prendre la poudre d'escampette. Sortir Wayland de ce merdier. Et reprendre le court de vos vies. Il est okay pour te suivre. Okay pour que tu le ramènes chez toi. Le temps pour qu'il se remette. Pas question de la laisser entrer au Ruby dans cet état. Monsieur pourrait lui faire pire. Mais ça tu ne préfères pas y penser. Même si depuis votre rencontre tu te demandes si Monsieur ose l'impensable. Ose le salir autrement qu'avec des mots, des brimades et des coups. A part qu'il ne laisse ses chiens de garde s'occuper de lui intimement. Cela te révulse. Comment peut-on faire vivre un tel enfer à un être humain ?

Tu l'aides à se relever. Tu lui laisses le temps de prendre ses appuies. Aller trop vite risque de lui faire tourner la tête. Parce que se ne sont pas  quelques glaçons posés contre les coups qui ont tout arrangé. Wayland ramasse les billets et puis s'habille. Tu en profites pour nettoyer, pas la peine de laisser de traces qui pourraient éveiller des soupçons. Ton remets ton arme à sa place. Tu restes en alerte, prêt à dégainer. Tu écoutes les bruits venant du couloir. Regardant le métis, prêt à intervenir si tu le vois vaciller. Les traces sur son corps montrent combien les coups ont été violent et vicieux. Cette vision te fait serrer les dents et les poings. « Parfait on va se montrer discret. Mets la capuche de ta veste. » Et c'est là que Wayland à cette drôle de remarque suivi d'un drôle de sourire. Tu le regardes interloqué. Restant silencieux. Tu as été flic et ce genre d'intervention tu en as fais des milliers. La seule différence c'est que le méchant partait menottes au poignet. Là tu l'as laissé filer. Tu n'as même pas appelé les flics, parce que tout se serait retourné contre toi. Et que tu n'as pas besoin que les flics viennent mettre leurs nez dans ta vie. Au fond tu restes un flic, prêt à tout pour sauver la veuve et l'orphelin. Même à t'écarter de ta ligne de conduite. Ce mec tu aurais pu le buter tellement tu es bouffé par la rage. Par la haine. Tu sais que ce qui t'a empêché de le faire c'est le regard que Wayland a posé sur toi. Tu as vu ce regard chez Kewan. Pourquoi tu ramènes tout à ton fils ? Tu as été flic dans une autre vie. « Si j'avais été flic, le mec serait en taule. » Ou mort. Ta voix est mal assurée. Ce gamin aura ta peau. Et va falloir que tu sois prudent car il gamberge pas mal. Et bien plus que tu ne peux t'en douter. Comme il ne peut se douter qu'il embrouille ta tête. Et il y a encore son regard, perturbateur. Électrochoc que tu maitrises difficilement. « On y va. » Tu passes devant. Tu le stoppes. « Attends. » Prudence avant tout. Tu ouvres la porte et tu jettes un coup d’œil dans le couloir. Putain d’instinct de flic aussi. « C'est bon. » Tu sors et laisses sortir Wayland avant de refermer la porte.

Tu avances dans le couloir, te tenant aux côtés de Wayland. Sa démarche est mal assurée. « N'hésite pas à t'appuyer sur moi si besoin. » Il n'y a personne c'est parfait, vous passez par l'ascenseur car tu te doutes que les escaliers ne seront pas une bonne idée vu l'état du métis. Une fois au rez de chaussé tu jettes un coup d’œil quand les portes s'ouvrent. Personne, vous avez de la chance. « La chambre vous l'avez payé d'avance ? » Une fois que tu as ta réponse vous continuez vers la sortie. Comme à ton arrivée l’accueil est vide et cela t'arrange. « Ma voiture est garée à deux pas. » Tu attrapes Wayland par la taille car tu le sens vaciller. Tu le maintiens et tu l'installes sur le siège arrière, il pourra s'allonger et sera bien plus à l'aise. « Tu es en sécurité. » Tu le rassures parce que tu sens qu'il est prêt à craquer. Même s'il se montre dur tu te doutes que la réalité de ce qui aurait pu se passer dans cette chambre l'assaille. « J'ai une couverture dans le coffre. » Tu vas la récupérer et tu la poses sur Wayland, tes gestes sont emprunt de douceur. Tu fais attention de ne pas déclencher de douleur. Puis tu contournes ta voiture pour t'installer au volant. Tu démarres, surveillant dans le rétroviseur le métis. « Tout va  bien gamin. Je vais veiller sur toi. » Il semble blêmir comme si d'un coup il lâchait prise. Comme si l'horreur s'affichait telle qu'elle aurait pu être sans ton intervention. Le pire aurait pu l'attendre dans cette salle de bain. La mort aussi.  

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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Ven 3 Jan 2020 - 16:39 )
C’est bien une parole de flic ça, de dire que le type serait en taule. C’est pas la version que tu as des flics personnellement, mais…. Tu en as toujours eu une déformée par la réalité d’Alvaro, une où ils incarnaient les grands méchants sadiques et pervers, et où vous étiez les gentils victimisés. Avec le temps, cette vision-là n’a pas forcément changé : tu risquais toujours gros si un de ces salopard t’attrapait dehors alors que tu tapinais, tu le savais pertinemment. Ils restaient les pions noirs de ton échiquier personnel.
Alors non, le type ne serait pas en taule, il serait ... fichu. Irrémédiablement. La prison sonnait souvent comme la fin du jeu, et la fin de tout. Tu tiques pourtant à peine à ses mots, parce que Raoul ne fait pas partie de votre monde en fin de compte, et que même s’il court après sa vengeance, il reste un citoyen lambda, un brave type qui ignore tout des obscurités et des ombres de votre univers. C’est bien normal. Et c’est peut-être pour cela que tu l’apprécies autant : il joue différemment et t’offres de nouvelles opportunités. Des lasagnes faites maison, des verres de vin sans contrepartie, des sauvetages improvisés… Oui, Raoul vient d’ailleurs, d’un monde où tu aimerais parfois te réfugier si tu le pouvais.
Tu clignes des yeux une fois dans le couloir : t’as peut-être surestimé tes capacités parce que quelques points noirs dansent soudain devant tes yeux. C’est le bras solide de Raoul qui te retient, c’est lui qui te pousse à avancer et trace le chemin que tu dois emprunter. Tu n’as aucun remord – non, plutôt, aucun doute – quant à te reposer entièrement sur lui et tu le suis, reconnaissant. Eperdument et désespérément reconnaissant envers cet homme qui n’imagine même pas ce qu’il vient de faire. De te faire. Qu’il t’ait aidé est une chose. Mais qu’il ait aidé un type comme toi, un déchet de cette société pourrie jusqu’à la moelle, qui semble parfois si peu exister aux yeux des autres – ou en avoir tout simplement le droit – c’est assez énorme. Un homme de main d’Alvaro aurait sonné le type et t’aurait passé une gueulante de première, te considérant comme seul responsable. Eros…. Aurait probablement souri en te voyant te faire démonter par cette ordure. Oui, sans doute. Red… l’aurait encouragé.

Tu déglutis. La réalité te revient en pleine face, et ta main agrippe un peu plus fort son bras sans que tu t’en rendes compte. Depuis quand personne n’a eu ce genre de geste totalement gratuit et bienveillant envers toi ? Et depuis quand t’en rends-tu compte ?
- Oui il l’a payé, normalement on ne risque rien.
C’est sa question sur la chambre qui te sort de ta torpeur et de cette prise de conscience sordide : tu le suis dehors et soupires de soulagement quand tu aperçois sa voiture. La même que la dernière fois. Tu t’en rappelles bien : il a même tout un attirail pour se soigner à l’intérieur. La première fois, tu n’avais pas tilté. Maintenant, tu sais pourquoi il se trimballe avec ça : parce qu’il n’a pas peur d’être blessé. Parce qu’il s’y attend. Peut-être que dans le fond, sa vie n’est pas aussi belle et lumineuse que tu le croyais tout à l’heure.

Un léger vertige s’empare de toi et sans trop savoir comment tu y atterris – même si tu te doutes que Raoul y est pour quelque chose – te voilà sur le siège arrière de sa voiture. Tu clignes de nouveau des yeux, les agrandis, essayes de te reprendre sans grand succès : l’adrénaline est en train de retomber et tu perds pied peu à peu. Sa grande silhouette s’esquive, disparaît l’espace de quelques secondes et ton cœur fait un bond si douloureux que tu en soupires de soulagement quand il revient avec une couverture.
- Ca va aller, je t’assure.
Non, évidemment que non. Mais t’as besoin de quelques minutes pour vraiment te reprendre et oublier ce type. Ne plus sentir ses coups imprimés à même ta peau ni le creux que ta trouille a creusé au fond de ton estomac. Un creux sans fin.
Ton poing se serre à t’en faire mal mais tu occultes tout ce qui t’entoure pour mieux arriver à canaliser cette frayeur qui, soudain, s’empare de ton être, qui terrorise tes cellules et anéantit ton esprit.

Tu ne vois rien du chemin ni des rues qu’il emprunte. De toute façon, tu sais où il habite. Tu y es déjà allé. Tu pourrais même dessiner l’appartement de mémoire. Mais tu te figes durant le trajet, petit zombie qui a vu le pire lui passer juste à côté et l’éviter, comme par magie.
- C’est pas le Ruby qui m’a envoyé vers lui. J’ai juste besoin d’argent. J’ai pas droit aux pourcentages sur mes passes comme les autres.

Le flot se libère, étrangement agréable. Ton esprit se scinde, une partie voudrait se taire à jamais et lui cacher ton monde, l’autre a besoin de hurler, de tempêter, de crier cette rage immonde qui souille tes veines depuis des années. Pourquoi cela doit-il tomber sur lui ? Pourquoi pas, après tout. La peur a libéré le barrage et tu ne te sens plus capable de retenir les mots qui cascadent, qui viennent dépeindre cette vie qui est la tienne, mais qui, parfois, donne l’impression d’être tirée d’un mauvais roman de gare. Un de ceux où l’héroïne a subi toutes les misères de la vie mais a réussi à s’en sortir. Un de ceux qui semblent irréalistes à force de noirceur….
- Mais j’veux boire un verre quand je sors, j’veux pouvoir me payer un ciné, des fringues de temps en temps, vivre comme les autres. Ou faire semblant. Sans fric, c’est impossible alors je fais quelques passes à côté. Je le leur cache évidemment, et lui, c’était… un client que j’avais déjà eu. Il n’était pas si violent la première fois.

Ton regard se détourne, tu vois sans la voir la rue qui défile. Et le silence du conducteur te rassure : il t’isole dans ta bulle de souvenirs et te permets de crever l’abcès en douceur.
- Je sais bien que ce n’est pas normal qu’ils ne me donnent rien. Que ça ne rime à rien leur excuse comme quoi j’appartiens au patron. Tu parles…. Ce salaud n’est même pas mon géniteur. Sinon il ne me ferait pas subir ça, on ne fait pas…. Vivre ça à son propre fils, n’est-ce pas ?
La question n’attend pas de réponse, parce que tu l’as déjà, depuis des années. Navarro ne pouvait pas être ton père.
- On n’infligerait pas ça à un chien. Il ne peut pas être mon père. Parce que… sinon…
Et les mots meurent subitement, disparaissent dans l’image qu’il s’impose à ton esprit, monstrueuse et terrible. Si Alvaro était bel et bien ton père, alors… tu ne comptais vraiment aux yeux de personne.


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Raoul de St AngeLe vin est un puissant lubrifiant social
Raoul de St Ange
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Sujet: Re: S.O.S. (Raoul/Wayland) ( le Dim 5 Jan 2020 - 15:31 )

rage at the edge of the heart.
wayland & raoul
Ta priorité à cet instant : Wayland. Tout le reste n'est que broutille. Tu as senti une rage vorace au creux de tes organes en le voyant mis à mal par cette brute vicieuse. Tes réactions ont été dictées par un instinct presque sauvage, venu du fond de tes pensées, de tes tripes. Rester lucide a été compliqué car tu en vu en ce gamin durant un échange de regard ton fils. Et dans ta tête c'est tout un orchestre qui c'est mis à jouer, propulsant ta rage. Tu sais que ce n'était qu'illusion mais les instruments tapaient forts comme pour te dire que tout était bien réel. Tu ne sais pas comment tu ne t'es pas perdu dans une colère destructive. Comme si tu étais envoyé vers une autre planète. Ou ta réalité serait celle que tu souhaites depuis des années. Avec Nolan en point de mire, avec des reflex de flic, avec cette remarque sur ton arme. Avec le regard de Wayland brulant du feu des yeux de Kewan. Mais tu reprends le dessus. Parce que rester là pourrait vous menez à votre perte. Perdre pied pourrait vous couter votre liberté. Pas la peine de tenter le diable et voir cette histoire partir en sucette. Ce ne serait ni bon pour le métis, ni bon pour toi. Alors après soigner, avec ce que tu avais sous la main, ses blessures. Après avoir mis de l'ordre et vérifier qu'aucune trace mènerait à toi. Il est temps de sortir de ce taudis. Tu te dis que tu as vu des endroits bien plus accueillant que celui-ci. Comme cette grange où tu t'es réfugié un temps alors que tu étais en France. Tu ne sais même pas pourquoi tu penses à ce fait. Surement parce que ton esprit a bien trop flipper à l'idée de le trouver inanimé en arrivant dans la chambre. Mais tout est rentré dans l'ordre à présent, il ne vous reste plus qu'à sortir sans faire de vague. Tu restes aux aguets, l’ouïe attentive au moindre bruit. Tu es en mission sauvetage. Et le flic que tu as été vient doucement te taquiner de ses reflex de prudence.

Le couloir. L'ascenseur et enfin le hall. Wayland t'assure que la chambre a été payée d'avance. Parfait vous n'avez plus qu'à sortir. Ce qui t'arrange. Tu préfères que ton passage en ces lieux reste confidentiel. A présent vous vous dirigez vers ta voiture. Tu sens que les forces manquent au gamin et ton siège arrière devient son point de chute, il sera plus à son aise. Tu mets une couverture sur lui. Il est blême les yeux creusés par la douleur et la peur. Mais Wayland t'assure que tout va bien. Bien sur que tu ne le crois pas, qui irait bien après une telle épreuve. Personne, mais tu ne relèves pas. Tu as compris depuis votre première rencontre qu'il était un garçon fier. Même si là il ressemble plus à un enfant qui a besoin de réconfort. Tu te doutes de ce qu'il est en train de vivre. Pas que tu peux te mettre à sa place, mais parce que tu sais. Tu sais comment on se sent qu'à on a été tabassé au point que tout devient noir. Au point que le goût du sang dans la bouche fasse sentir la mort glisser comme un baiser. Tu conduis, tes mains sont moites, le stress qui s'échappe. Tu serres un peu plus le volant, te rappelant que tu as une boite de talc dans la boite à gants. D'une oreille attentive tu écoutes Wayland, il se livre sur ce qui vient de se passer. Sur le risque qu'il prend pour quelques billets, de quoi pouvoir s'offrir un semblant de liberté. Il brise une partie de la chaîne qui le retient au Ruby. Pour toi c'est une preuve de confiance. Mais ses paroles te donnent la nausée. Comme tu voudrais lui apporter plus. Lui éviter ce qu'il subit chaque jour. Et ce qu'il doit faire pour s'accorder quelques instants de répit, loin de l'enfer de cette maison qui se trouve être la sienne. Tu ne dis rien. Tu retiens tes larmes ayant peur qu'elles ne troublent ta vision de la route. Ton cœur et tes entrailles se contractent. Qu'a pu bien faire ce gamin pour qu'on lui fasse vivre une telle abomination ? Pour qu'on le traite moins bien qu'un animal ? Tu voudrais bien avoir toutes les réponses à tes questions muettes. Ses mots font écho dans ta tête, c'est tellement douloureux que l'envie de hurler naît dans ton crâne. Faut que tu trouves une solution. Tu veux sauver ce gamin. Et sur le coup cela devient même plus important que ta propre vengeance. Comme si sauver Wayland te sauverait toi même.

Tu te gares. Et tu sors. Tu remarques l'affiche publicitaire. Une femme en bikini, cela te choque vu la saison, mais c'est pour une agence de voyage. Tu fais le tour et ouvre la porte arrière. « Aller viens. Tu vas pouvoir te reposer et récupérer. Tu es en sécurité chez moi. Et tu peux rester le temps qu'il te convient. » Tu l'aides à sortir. Tu fermes la voiture et vous vous avancez vers l'entré de ton appartement. Tu le soutiens, sentant qu'il ne faudrait pas grand chose pour qu'il s'écroule. Et une fois à l'intérieur tu le poses délicatement sur le canapé. « Je vais bien m'occuper de toi. » Tu lui as déjà dis, mais tu lui redis, pour qu'il se sente en sécurité. Tu sors ton arme de ta ceinture et la pose sur la table passe, tu la rangeras plus tard. Tu vides juste le chargeur et tu mets le cran d'arrêt. Des gestes sûrs et précis, des gestes fait des millier de fois. Tu ne penses même pas au fait qu'encore une fois ils pourraient éveiller des souvenirs chez Wayland. Pour toi c'est juste par sécurité et instinctif. « Et pour tout ce que tu m'as dis dans la voiture. On va trouver des solutions ensemble. J'ai du fric .. du fric qui sers à rien. » Tu l'avais mis de côté pour Kewan et il en aura jamais besoin. Puis il a servi pour ta vengeance, mais tu gagnes bien ta vie, alors tu n'auras pas besoin de tout. « Je vais t'aider. Quand à ton boss, il n'est pas ton père non .. j'ignore qui est ton père .. mais un père ne ferait pas subir ce genre de monstruosité à son gamin .. non .. et ton boss est juste un porc, un salopard sans cœur. » Qui mérite de crever la bouche ouverte en s'étouffant par son propre sang. Tu es amer quand tu prononces tes mots. « Est ce que tu veux commencer par prendre une douche ? La chambre d'ami est prête. A part que tu ne préfères prendre un bain. Dans ce cas je te laisserais ma salle de bain. Ou tu veux manger un bout ? » Tu lui laisses le temps de répondre. Tu en profites pour lui sortir des cachets anti douleurs parce que ça il va en avoir besoin d'une bonne dose. Et tu lui sers un verre de jus de fruit frais. Tu ne le lâches pas du regard. Tu le couves même, comme un père le ferait.  

vmicorums.




Le prix du sang. Les larmes amères.
La vengeance aux creux des tripes.
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