Revenir en haut
Aller en bas


 

- Demetrio I Un anniversaire sur les flots. -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Les Îles :: Procida
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
https://www.ciao-vecchio.com/t6552-magda-il-fait-nuit-entre-toi- https://www.ciao-vecchio.com/t6555-magda-requin-chagrin#218984
Faceclaim : Shanina Shaik + Ealitya
Messages : 39 - Points : 51
Âge : 29 y.o
Métier : PDG de l'atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle
Demetrio I Un anniversaire sur les flots. Empty
Sujet: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Lun 13 Jan - 2:19 )
Il y a un peu de vide. Un peu de folie aussi dans le ventre de toutes ces pièces vides. Vides de sons. Vides de chaleur humaine. Vides tout court. Tant et trop de vides qui l’entourent en ce jour qui célèbre sa naissance qu'elle en perd la tête, Magda. Jour de fête pour le commun des mortels : un gâteau, des bougies, des amis, de la famille et une réunion où s’éclatent les rires et les discussions. C’est normalement ce qui se passe lors des jours d’anniversaire, n’est-ce-pas ? Tous les 13 Janvier n’ont jamais eu cette saveur là. Ont toujours eu le goût âpre de l’inachèvement. Ne pas faire de fête, elle s’amuserait trop, l’enfant, et son cœur le supporterait pas. Puis en grandissant, cette habitude s’était beaucoup trop ancrée dans la chair de cette famille pour qu’une autre habitude puisse voir le jour. Alors le 13 Janvier était devenu un jour comme un autre, elle l’avait bien intégré, la gamine, l’adolescente puis désormais l’adulte bancale. Parfois même, elle en oubliait la date, reléguée au fin fond de sa mémoire. Ce jour de naissance n’était pas à célébrer, pas plus pour sa mère qui n’hésitait jamais à lui rappeler l’immonde cicatrice qu’elle portait sur son bas ventre. Acte chirurgical pour l’extirper de force de ses entrailles. Magda n’avait pas eu envie de sortir, bébé. Sûrement avait-elle pressenti qu’une vie morne et froide l’y attendait et qu’elle ne voulait pas y aller. Pas maintenant. Jamais. A tous les 13 Janvier, la seule personne personne qui leur insufflait cette petite aura de festivité, c’était sa grande sœur. Sahar et ses grands sourires. Sahar et son éclat de rire. Sahar et son m’enfoutisme légendaire. Sahar et son insolence si rafraîchissant. Elle lui apportait toujours un cupcake avec une bougie le jour même ou les jours d’après, jamais un jour avant, superstition idiote. 13 Janvier 2020, aujourd’hui, il n’y aura ni cupcake, ni bougie. Il n’y aura pas de Sahar et son sourire contagieux. Il n’y aura que Magda et cette solitude en latence qui lui mord le palpitant. Son téléphone, il vibre, délivre des sms : connaissance, travail, amis pour lui souhaiter un bel anniversaire mais combien d’entre eux sont sincères ? Le pensent vraiment ? Ne tapent pas un éternel message mécanique. C’est toujours le cœur lourd qu’elle repose son téléphone, Magda. Parce que l’expéditeur n’est jamais celui qu’elle souhaite. Celui qu’elle attend avec le désespoir ourlé autour de son cœur. Parce qu’elle l’attend, a l’espoir de la désespérée. Et s’il ne lui écrit pas, et s’il l’a oublié ? Son cœur se serre, part en dérive et sûrement qu’il n’en reviendra pas de ce sale périple. La nuit est tombée que son portable crache la notification d’un sms et l’espoir ayant déserté les rangs, Magda détourne à peine le regard et garde les yeux gravés sur le magazine qu’elle lit. Elle relit l’article une première fois, une seconde fois mais n’intègre rien, hantée par cet sms non lu. Alors elle se redresse de sa tour et sa main se tend vers l’appareil laissant les pixels dégueuler leur lumière blafarde. Son cœur rate un battement. C’est lui. C’est lui. Instinctivement, un sourire étire ses lippes alors que la brune se laisse tomber sur son canapé, bienheureuse. Demetrio, oui, il avait pensé à elle. Demetrio, oui, il ne l’avait pas oublié. Les sms s’enchaînent et son cœur s’embourbe, part en envol de papillons. Ce sourire sur ses lèvres, il s’étire à l’idée de passer un moment avec Demetrio. 30 minutes. 1 heure. Peu importe. Tout lui irait, tout, elle le prendrait. Tant qu’elle est avec lui. Tant qu’il est là. C’est tout ce qu’il lui faut. Prise d’une ferveur nouvelle, la métisse bondit hors de son canapé et fonce pour s’apprêter, retirer un peu cet aura de tristesse, ce pyjama du désespoir qu’elle a gardé tout le long de la journée. Pyjama troqué contre un jean et un pull en laine. Ses cheveux relevés dans un chignon fatigué retrouvent leur liberté. Elle sait qu’il préfère quand elle les lâche ses cheveux et elle veut lui plaire, qu’il la regarde, qu’il aime ce qu’il regarde. Emportant son sac à main sur son épaule, Magda sort de chez elle et part attendre Camillo. Camillo qu’elle a très hâte de retrouver, qui, lui aussi, lui manque. La brune, elle sait pas bien combien de temps encore elle attend. Cinq minutes, plus ? moins ? Le temps s’étire en longueur, passe moins vite tant la métisse a hâte de retrouver cet amour perdu. De pouvoir passer un moment avec lui, électrisant les souvenirs en communs. Des trésors qu’elle chérit mais qui lui font l’effet d’une flèche en plein cœur aussi. Car eux. Lui. Tout ça, elle l’avait perdu sur l’autel de son orgueil, de sa fierté et surtout de son refus de faire confiance. De croire en lui. En eux. Quand la voiture s'arrête à sa hauteur, c'est un sourire sur ce visage tiré qui l'illumine. « Bonsoir Camillo » « Bonsoir Mademoiselle Saddler » Il lui sourit aussi, le chauffeur, de ce sourire chaleureux. Lui aussi est contente de la voir, elle le ressent. « Monsieur Clarizio nous attend » Magda hoche la tête en prenant place dans la voiture. Elle aussi, oui, elle l'attend Demetrio. Avec impatience. Avec ferveur. Et elle n'attendrait que lui jusqu'à la fin.
Revenir en haut Aller en bas
Demetrio ClarizioLe vin est un puissant lubrifiant social
Demetrio Clarizio
https://www.ciao-vecchio.com/t393-demetrio-o-la-terre-tour https://www.ciao-vecchio.com/t455-demetrio-o-take-a-sad-song-and-make-it-better
Faceclaim : Sean O'Pry ©art acide + Laura (image / gif profil Magdem)
Messages : 1116 - Points : 3855
Demetrio I Un anniversaire sur les flots. Tumblr_ngr5g8BQiO1u2hh13o9_250
Âge : trente-trois ans.
Métier : multimilliardaire, PDG de plusieurs entreprises. En Italie, il est principalement connu pour sa multinationale de construction navale. Ses bateaux servent le plus souvent aux expéditions, croisières. Il détient également le bar Dolce Vita à Posillipo.
Demetrio I Un anniversaire sur les flots. Empty
Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Mer 15 Jan - 19:16 )
Les yeux ancrés sur le téléphone, l’italien lâche un soupir en secouant la tête. Comment en est-il venu à lui faire une telle proposition ? Si toute la journée, il a longuement hésité à lui envoyer un message et à la manière de tourner les choses pour lui souhaiter un joyeux anniversaire, il s’est toujours dit que ça devait s’arrêter à un simple texto. Il ne s’agissait pas d’une bouteille jetée à la mer, mais bien d’un court échange pour qu’elle sache que malgré leur séparation, cette date importante n’a pas disparu de sa mémoire. Seulement, encore une fois, quand il est question de Magda, il peine à se contrôler. Alors qu’il aurait très bien pu terminer par quelques mots gentils, en lui souhaitant de passer une bonne soirée, il n’a pu s’empêcher de saisir l’occasion qui se présentait à lui. Ce n’est pas pour se chercher des excuses justifiées pour se revoir, mais pour rendre ce jour qui semble si banal, un peu moins ordinaire. Elle aurait été accompagnée par des amis qu’il n’aurait rien dit, mais parce que c’est elle, il ne peut pas l’imaginer seule le jour de ses trente ans.
« Tu es avec nous ? » l’interpelle son père qui penche la tête sur le côté, afin d’attirer son attention. Demetrio relève la tête, croise son regard et acquiesce d’un signe de tête, avant de se lever en s’excusant auprès de son géniteur, son ami et la fille de ce dernier. Un repas, pour faire passer le temps, aussi pour les vœux, un moment qui manque d’intérêt à ses yeux, mais comme à chaque fois, il fait acte de présence. Le PDG s’absente quelques minutes, s’engouffre dans la cuisine et contacte Camillo qui répond quasi aussitôt. « Oui Monsieur ? » Son chauffeur, mais pas que. Camillo s’est montré très disponible ces derniers temps, encore plus que d’habitude, comme s’il sentait que Demetrio en ressentait le besoin. Même s’il a gardé la tête haute en lui assurant qu’il n’était pas utile de s’inquiéter à son sujet, il a apprécié l’avoir à ses côtés. « Puis-je vous solliciter un instant ? » demande-t-il, en roulant des yeux, l’air un peu embêté. Son ami est discret et ne se permettra sans doute pas un commentaire, mais il sait, sent déjà apparaître un sourire malicieux sur son visage. « Pouvez-vous récupérer Magda à son appartement s’il vous plaît. » Son ton ne laisse pas place à la discussion. Il n’a pas envie de se justifier de quoi que ce soit. Ce n’est qu’une sortie, rien de plus. « Déposez-la au port, près du bateau. Merci Camillo. » Après avoir reçu sa confirmation, Demetrio raccroche et rejoint le petit comité. « Excusez-moi, je vais devoir vous laisser. » C’est la surprise sur le visage de son père qui, sans que son fils ne le remarque, observe les deux convives. « Maintenant ? » « Oui, je suis sincèrement désolé, mais nous aurons l’occasion de nous revoir, je suppose. » Il saisit son manteau noir qu’il enfile et serre la main à la jeune femme, puis se tourne vers les deux hommes qu’il salue d’un signe de tête. Son père le suit jusque dans le couloir, l’interpelle et alors qu’il pense recevoir une réflexion désagréable, le gardien de la famille se montre, au contraire, souriant, ce qui le surprend. Demetrio fronce les sourcils. « Tout va bien ? » « Tout va très bien, fils. J’ai un dernier service à te demander. » D’un signe de tête, il l’encourage à continuer. « Je t’écoute. » « Pourrais-tu raccompagner Mademoiselle ? » La première chose qu’il fait, c’est de jeter un œil à sa montre, ce qui pousse son père à reprendre : « Elle vit en face du port. C’est sur ton chemin. » « Oui. » dit-il, soulagé de ne pas être obligé de faire un détour.

Accompagné de l’italienne, Demetrio prend la direction du port. Le trajet se fait calmement, dans un silence qui ne le dérange guère. Parfois, il sent le regard de la brune sur lui, avant qu’elle ne repose son attention sur la fenêtre. « C’était une bonne soirée. » « En effet. J’ai cru comprendre que votre père et le vôtre se connaissait depuis quelques années déjà. » Son entourage est un vrai jardin secret pour Demetrio qui pensait bien le connaître, mais c’est dans des moments comme celui où il se rend compte qu’il y a bien des choses qu’il ignore. Son père a toujours été plus à l’aise en société que lui. Les gens le trouvent bien plus accessible qu’il ne le sera jamais. « Oui. Nous aurons l’opportunité de nous revoir. » Pour simple réponse, il hoche la tête et ralentit non loin du port. A quelques mètres de là, il aperçoit la voiture de son chauffeur qui est d’ailleurs sorti à l’extérieur, cachant celle qu’il escorte. « C’est cet immeuble. » L’italien s’en rapproche au plus près, stationne à la porte. Elle le salue chaleureusement et après avoir attendu qu’elle rentre à l’intérieur de son bâtiment, se gare enfin sur les quais. « Bonsoir à vous. » dit-il, en quittant son véhicule. S’il essaie de ne pas trop s’attarder sur la silhouette de Magda, s’efforce très violemment de ne pas laisser ses prunelles se balader de bas en haut, il lui est impossible de ne pas remarquer ses cheveux lâchés qui encadrent son visage et le sentiment de manque qui grossissait en lui, qu’il tente tous les jours de taire, mais qui s’amenuise un petit peu à présent qu’elle se trouve en face de lui. Et c’est mal, il en a conscience, mais il sait pertinemment qu’il n’a aucun pouvoir là-dessus. « Merci Camillo. Je vais prendre le relais. » Le conducteur affiche un sourire discret, puis s’engouffre dans sa voiture. « Tu es prête à me suivre ? » Il aimerait lui dire tellement de choses qu’il ne s’autorise plus. Qu’il la trouve belle, que ses cheveux lâchés lui vont à la perfection, ou encore poser une main sur sa taille, déposer un baiser sur sa tempe, ses lèvres, mais il n’a pas oublié sa décision.


Demetrio & Magda
Je le sens, je le sais, quand t'as mal à l'autre bout de la terre. Quand tu pleures, pendant des heures, sur mon cœur. Je pourrais hurler, le jurer même si je ne vois rien. D'où je suis, je sens ton chagrin. Quand je me vois sans tes mains, sans tes bras, je ne peux plus respirer. Et j'entends si souvent le chant du vent qui vient pour me ramener vers tes Landes. Quitter ma vie sans préavis, je le ferais. Si tu m'aimes.
Revenir en haut Aller en bas
Magda SaddlerLe vin est un puissant lubrifiant social
Magda Saddler
https://www.ciao-vecchio.com/t6552-magda-il-fait-nuit-entre-toi- https://www.ciao-vecchio.com/t6555-magda-requin-chagrin#218984
Faceclaim : Shanina Shaik + Ealitya
Messages : 39 - Points : 51
Âge : 29 y.o
Métier : PDG de l'atelier Saddler, une compagnie textile spécialisée dans la dentelle
Demetrio I Un anniversaire sur les flots. Empty
Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le Dim 19 Jan - 7:29 )
Les paysages défilent à travers la vitre et Magda les observe sans vraiment les voir. Son esprit est ailleurs, déjà accroché à la silhouette du brun qui hante ses pensées disparates. Il est le phare de ses nuits noires et son absence lui fait mal. Si mal. Parfois, c’est le souffle qui lui en manque. Souvent, c’est le cœur qui se serre  sous cette douleur suffocante. Y’a cette crainte qui lui ronge les entrailles, celle de l’avoir perdu pour à peu près toujours. Celle d’avoir fait exploser toutes ces chances avec lui. Magda n’est qu’affres d’amertumes et de regrets. Si elle avait su que ça ferait aussi mal, elle aurait mieux fait les choses. Aurait fait plus confiance. Aurait été moins impulsive. Moins tumultueuse dans ses gestes, dans ses mots. Si cela est toutefois possible avec la bombe à retardement qu’elle est. « Comment allez-vous, Mademoiselle Saddler ? » Et la voix de Camillo la sort de ses pensées brouillons, un sourire se pose sur ses lèvres. « Bien, Camillo, merci » La brune jette un coup d’œil dans le rétroviseur et croise le regard du chauffeur qui lui retourne son sourire. « C’est mon anniversaire, aujourd’hui » Dit-elle d’une voix lointaine, n’éprouvant pas la festivité de cet événement quand d’autres en seraient très excités et d’une humeur rayonnante. Elle, rien n’irradie d’elle.  « Oh ? … Joyeux anniversaire, Mademoiselle Saddler » En guise de remerciement, la métisse lui offre un second sourire mais plus chaleureux, plus ouvert. Sur ses lèvres, des questions s’échouent. Est-ce que Demetrio a quelqu’un en ce moment ? Est-ce qu’il y a des filles qui montent dans cette voiture ? Est-il passé à autre chose ? L’a-t-il oublié ? Les interrogations restent enterrées dans sa gorge, quand dans sa tête, les pensées fusent de toute part. Elle essaie de se rassurer, tente de rationaliser tout cela sans vraiment y parvenir. Sa tête est un énorme labyrinthe dans lequel elle se perd, désespérée. Cette fin de soirée avec lui, peut-être que ça ne veut rien dire. Peut-être que cela veut tout dire. Magda ne sait plus, est complètement perdue. Sans qu’elle s’en aperçoit, la voiture s’arrête au port et Camillo vient lui ouvrir la portière. La reine de la journée s’extirpe de la voiture, le vent marin s’engouffrant dans sa chevelure et lui mordant la nuque. Une écharpe autour du cou n’aurait pas été de trop mais la brune, qui, en temps normal pense à tout, oublie la moitié des choses. Son esprit, trop embrumé par la perspective de voir Demetrio. Trop tiraillé aussi entre une palette d’émotions qui se contredisent, s’emmêlent aussi entre eux. Une cacophonie bruyante qui trouve un calme violent quand une voix s’élève dans son dos. Cette voix, elle la reconnaîtrait parmi mille autres voix. Cette façon de chanter les syllabes, elle l’a gravé dans sa mémoire, dans sa peau. Elle ferme les yeux un instant, juste un envolé de seconde pour laisser ses tympans se délecter de cette voix qui lui a susurré tant de belles choses. L’envoûtant. L’ensorcelant à jamais. Ce n’est que maintenant que Magda se rend compte que la magie de Demetrio, elle ne pourra jamais l’inverser et ça prend des allures de malédiction ce soir. Camillo prend congé et retourne derrière son volant, la main de Magda s’agite dans l’air pour le saluer, sourire penaud sur le visage. « Oui, je suis prête » Répond-t-elle en déviant son visage sur celui qui l’apostrophe sans plus de cérémonie. Et alors que la métisse lui emboîte le pas, qu’elle le suit sans un mot de plus, un hiver glacial s’empare de sa peau. Sur sa taille où, habituellement, il aurait posé sa main. Sur son front, sur ses lèvres où il y aurait déposé les siennes. Le froid du vide lui mord l’épiderme, la laisse défaillante d’une tortueuse tristesse. Son absence fait aussi mal que sa présence, cette présence qui lui rappelle que tout est finit aussi. « Tu connais bien, l’île de Procida ? » Demande-t-elle après s’être raclée la gorge, croisant les bras sur sa poitrine pour contrer le froid de ces vides sur sa peau. Magda meuble le silence, les détruit à coup de verbe sans fin. Ca lui fait peur les silences, ça laisse entendre tellement de choses. Des choses qu’elle n’est pas prête à accepter. Alors elle le martèle le silence. « Je n’y suis jamais allée mais j’ai entendu dire que c’était beau » Et si elle pouvait, la métisse réciterait ce qu’elle sait sur cette île mais finalement se ravise. « Pourquoi là-bas ? » Question simple, innocente. Pourquoi ce choix quand ils auraient pu se trouver un petit quelque chose d’ouvert, ici, à Naples ? Et peut-être quelque part, elle espérait que tout cela aie une signification. Que tout ça voudrait dire quelque chose d’encore fort. Elle l’espérait.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Demetrio I Un anniversaire sur les flots. Empty
Sujet: Re: Demetrio I Un anniversaire sur les flots. ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Demetrio I Un anniversaire sur les flots. -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Les Îles :: Procida
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut