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- Nayana | Thérapie #1 -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Cabinet médical
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Varun QureshiToujours frais après un litre de café
Varun Qureshi
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ID : Sandrine
Pronom : Elle
Faceclaim : Rohit Khandelwal
Style RP : Pronoms RP : j'écris en Il. Flashback : non. RPs hot : avant/après. Pas le pendant. Longueur : sans pression. Autre : je ne lis pas le "Tu" qui m'est trop intrusif et je n'aime pas qu'on c/c mes dialogues dans les RP.
Thème·s abordé·s : trafic d'enfants, violences sexuelles
Messages : 476 - Points : 108
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Âge : trente-quatre étoiles.
Métier : psychologue.
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# Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Lun 3 Aoû 2020 - 1:51 )
Afin qu’elle puisse s’exprimer sans aucune retenue, sans craindre un regard, certains n’auraient pas hésité à se taire, respectant ainsi sa demande. La tâche lui aurait donc été moins difficile. Néanmoins, s’il a conscience qu’elle se serait sentie plus à l’aise face au silence, Varun n’est pas de ceux qui adoptent un comportement banal face à une requête, une supplication. « Ah ! » s’exclame-t-il presque, en fourrant le bout de son crayon dans sa bouche qu’il mordille aussitôt. Il croise les bras, observe le moindre de ses faits et gestes, entend ses émotions. Une part de lui est convaincue qu’elle le sent, quand l’autre s’interroge sur ce sixième sens propre aux aveugles. Et quand bien même, ça ne l’empêche pas d’agir comme bon lui semble. Il est thérapeute. Ce n’est pas lui qui fuira ses patients parce que ces derniers l’ordonnent. Comprendre lui est nécessaire. Alors qu’il s’apprête à creuser, Nayana reprend la parole, si bien qu’il ne prend pas le risque de la couper dans sa lancée. De sa cécité, pour lui expliquer la façon dont elle perçoit ce nouveau monde, elle passe à ce qu’elle peut ressentir, s’autorise quelques confessions sur l’agression vécue. Des témoignages, il en a lus, il en a écoutés, mais ça n’a absolument rien à voir avec ce qui se déroule sous ses yeux. Ca n’a rien de comparable. Tout ce qu’il entendait jusque-là, c’était avec des oreilles d’étudiant, d’apprenti, pour mieux comprendre les violences sexuelles et ses traumatismes. Il avait décidé de prendre cette place d’allié en s’estimant fier d’avoir le recul nécessaire pour être quelqu’un de suffisamment réfléchi et déconstruit pour ne pas penser comme un homme toxique. Le voilà dans la peau du professionnel qui tente d’évaluer la situation, avec toutes les notions qu’il a en tête. Un débutant suivrait une ligne directrice, ne s’éloignerait pas des cours, afin de ne faire aucune erreur, mais ça… C’est en théorie. En pratique, ça donne autre chose. Les lèvres scellées, il repose son stylo sur le bois du bureau, puis en se levant, saisit la boîte cartonnée hébergeant des mouchoirs qu’il lui tend. De sorte à ce qu’elle le sente, il appuie l’angle sur sa main. « Un mouchoir ? » propose-t-il, en s’appuyant sur le bord de son bureau, gardant automatiquement une distance entre leurs deux silhouettes. Posture volontaire afin de ne jamais brusquer ses patients, ne jamais trop s’en approcher pour établir un périmètre de sécurité. Déjà qu’il les brutalise assez avec sa thérapie. « N’est-ce pas ce que vous venez de faire ? Poser des mots sur ce que vous ressentez. » En a-t-elle conscience ? Lui, oui. Il lui semble donc important de le mentionner. « Sans doute, qu’à vos yeux, ce n’est pas suffisamment explicite pour exprimer toute la violence ressentie. Pourtant, c’est un début. » Et tout ça, Varun le prend. Il sait très bien qu’avant qu’elle ne se vide réellement, ça pourrait prendre des mois, surtout si elle s’isole, ne s’entoure pas de gens qui peuvent lui venir en aide, lui tendre une main, ne serait-ce que pour l’épauler. C’est son but. « La souffrance que vous me décrivez, je l’entends. Je la perçois. Et enfin… » L’indien laisse quelques secondes de pause, puis articule chaque syllabe : « Je vous crois Naya. » dit-il, en appuyant son index sur le bois, tandis qu’il se dirige vers son fauteuil, dans lequel il reprend place. « Cet homme vous a imposé des actes sans votre consentement. Et rien. Rien ne justifiera le viol que vous avez subi. Pas même votre cécité. Rien. Le coupable, c’est lui. Et uniquement lui. Vous n’êtes en rien responsable de ce qui s’est passé. » Et pourtant, la plupart du temps, les victimes se sentent toujours coupable, comme si elles avaient fait quelque chose de mal, comme si elles avaient fait une erreur de parcours. Lui, il sait bien que ce n’est pas le cas, ce pourquoi il est fort possible qu’il le répète à plusieurs reprises. « Pourquoi ne vouliez-vous pas que je vous regarde ? » questionne Varun, avant d’ajouter, avec un sourire en coin : « Avec toute l’insolence dont je fais preuve, il est évident que je ne vous ai pas écoutée. Enfin, ça, vous ne pouvez pas le savoir. Mais je suis sympa, je vous le dis. » Certes, il se veut taquin, mais à travers son ton, aucune méchanceté ne transparaît. « Appréhendez-vous le regard d’autrui ? Ca provoque un malaise ? » reprend-il, plus sérieusement.


Here, here in this heart it's cold, cold as stone. Must welcome these memories, as shallow as my eyes have slowly become. Hearts, frail heart left broken. Cold and known for its bitter agony. Times changed forever that night, leaving only empty memories. Empty memories won't heal the pain.
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Nayana VijayTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Nayana Vijay
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Flashback : Oui
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Longueur : sans pression.

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Thème·s abordé·s : Cécité, viol, agression
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# Sujet: Re: Nayana | Thérapie #1 ( le Lun 3 Aoû 2020 - 22:00 )
A peine avait-elle sentit qu’on la touchait, que Naya eut un mouvement de recul qui la fit presque tomber. De justesse, elle s’accrocha au fauteuil qui évita qu’elle perde l’équilibre alors que son cœur avait démarré en trombe dans sa poitrine. L’espace d’un instant, l’Indienne avait quitté le cabinet rassurant du psychothérapeute tandis que son esprit l’avait ramené aussi bien mentalement que physique dans cette ruelle sombre. Ironie du sort, elle ne savait même pas si la ruelle dans laquelle elle avait été agressée était sombre. Mais dans son esprit, c’était le cas. La noirceur s’ajoutait au manque de lumière dans lequel elle étouffait parfois, renforçant ce sentiment d’emprisonnement avec lequel elle vivait depuis toute petite. Au bout de quelques secondes qui lui parurent comme de longues minutes, elle tendit ses doigts pour attraper un mouchoir dans lequel elle se cacha presque le visage. Ses réactions n’avaient rien de normal et la jeune femme se doutait bien que le spécialiste l’avait remarqué, mais elle préféra ne même pas s’épancher dessus. « Merci. » Souffla Naya qui séchait les larmes qui avaient coulées malgré elle. Elle n’avait pas dit grand-chose, pourtant elle avait l’impression qu’elle en avait déjà trop dit. Elle n’aimait ni la thérapie, ni la logique du docteur Qureshi qui insinuait qu’elle posait des mots sur ce qui la rongeait. Elle avait envie de lui dire que ce serait de toute façon la première et dernière fois qu’elle ferait l’effort de formuler tout ce qu’elle ressentait, mais elle n’en avait même pas la force. Au lieu d’affronter son regard qu’elle sentait posé sur elle alors qu’elle lui avait demandé de ne pas la regarder, elle baissa la tête pour jouer avec le mouchoir qu’elle avait entre les mains comme si elle arrivait à le voir. Dans sa tête se dessinait les contours de ce qu’elle tenait. C’était peut-être bête pour une personne lambda de devoir s’imaginer à quoi ressemble un mouchoir, tant l’objet est banal. Mais pas pour Naya. Elle avait besoin de faire ça pour ne pas oublier à quoi pouvait ressembler les choses qu’elle arrivait à identifier au toucher. Que ce soit la texture, même la couleur qu’elle connaissait de mémoire. Pour elle, c’était important. Sans s’en rendre compte, elle s’était même mise à dessiner au bout des doigts les côtés du mouchoir qu’elle avait soigneusement plié. Au moins ça l’occupait.  Pendue aux lèvres du jeune homme alors qu’elle essayait de se donner un air détaché, elle suspendit son geste lorsque des mots qui la percutèrent presque avec violence lui firent lever la tête. Il la croyait. Aussitôt ses yeux s’emplirent de larmes, et bien que tentée de lever la tête vers la voix qui lui parvenait, elle la laissa baisser alors que les perles salées roulèrent le long de ses joues. « Je… » Commença la jeune femme qui ferma aussitôt la bouche en sentant les mots se bloquer au fond de sa gorge sous le coup de l’émotion. Elle ne connaissait pas cet homme, pourtant ses mots lui faisaient du bien. Et quelque part, ça la rendait triste. C’était des mots qu’elle aurait voulu entendre de la part de ses parents. Ils l’avaient dit, mais pas assez vite au goût de Naya qui avait dû passer par toutes les émotions avant qu’ils ne reconnaissent enfin qu’elle n’était pas responsable dans le viol qu’elle avait subit. Mais même lorsqu’ils le lui disaient, elle ne les croyait pas parce qu’elle savait qu’un « mais » n’était jamais très loin. Les mots qu’il prononçait lui faisaient du bien. Et elle détestait ça. « Sauf de ne pas voir. » Un rire sans joie s’échappa de ses lèvres alors que sa tête était toujours baissée. Elle entendait ce qu’il lui disait, mais elle ce qu’elle ressentait ne changerait pas parce qu’un inconnu payé pour l’écouter lui disait qu’elle n’était coupable de rien.

Pour essayer que cette phrase ne passe à la trappe, elle s’aida  de ses mains pour se guider jusqu’à sa place initiale où elle se rassit. Un sourcil arqué, elle daigna enfin lever la tête vers la voix. Sa question était inattendue. Elle entendait le sourire dans sa voix mais ne comprenait pas ce qu’il y avait de drôle. « Si. Je le sais. » Répondit l’Indienne en reniflant doucement. « Je ne vois pas mais j’arrive à sentir des choses. Comme les regards sur moi. Et votre insolence est tellement palpable que je n’ai même pas besoin de voir pour savoir que vous ne m’avez pas écouté. » Sa voix était presque amusée mais elle ne voulait pas qu’il le voit, ça. « Non. » Un soupir. « C’est parce que ce n’est pas juste. » Elle haussa les épaules en s’enfonçant dans le fauteuil. « Vous pouvez me voir, moi non seulement je ne sais pas à quoi je ressemble, mais je sais encore moins quelle tête vous avez. C’est juste, selon vous ? » Sa question n’attendait pas de réponse. « J’ose quand même croire qu’au vu de votre désobéissance, que j’ai un visage plaisant à regarder. »  Un mince sourire étira ses lèvres. « Dans ma tête vous êtes juste une tâche noire. Avec des mains vu que vous avez pu me tendre un mouchoir et que je vous entends écrire. » Elle exagérait à peine.


Channa mereya
Dil ke sandookon mein mere achchhe kaam rakhna, chiTThi taaron mein bhi mera tu salaam rakhna. Andhera tera maine le liya, mera ujla sitaara  tere naam kiya. ▬
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