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- [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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[terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young 7dEMexY
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# Sujet: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Lun 21 Sep 2020 - 17:49 )
i'm always in peace when i'm with you
Na Young & Luca

Lorsque le tremblement de terre était arrivé, personne ne s’y était vraiment préparé et ce, même s’il y avait déjà eu des secousses plus faibles auparavant. Parce qu’on ne souhaitait pas penser au pire, parce qu’on se disait inconsciemment que cela ne touchait que les autres et qu’on préférait ne pas s’alarmer inutilement ; on profitait du moment présent, songeant qu’on aviserait plus tard puis une fois la catastrophe arrivée, on se disait « si on avait su ». Nombreux étaient ceux à réfléchir ainsi, toujours plein de regrets de ne pas s’être comporté correctement et en un sens, c’était compréhensible puisque la vie était pleine de doutes, pleine de surprises également. Hors du point de vue Luca, ça ne servait à rien de se prendre la tête pour quelque chose qui était désormais arrivé et dont on ne pourrait jamais modifier, peu importait les regrets. Il fallait s’activer, essayer d’agir rapidement puis faire en sorte d’empêcher qu’une telle chose se reproduise. Bien que, oui, il était difficile, pratiquement impossible, de se battre contre les forces de la nature. Dire qu’il n’avait pas paniqué quand les premières secousses avaient retenti seraient mentir, cela avait été particulièrement impressionnant, tout le commissariat avait tremblé, des tas d’objets s’étaient écrasés, des meubles avaient cassé et son unique réflexe avait été de se cacher sous son bureau, les mains protégeant sa tête. Sur l’instant, il n’avait pas immédiatement réalisé puis tout était allé si vite ensuite. Les coups de fils ne s’arrêtaient plus, les alertes sonnaient sur chaque téléphone et tous s’étaient aussitôt mis au travail pour aider au mieux. Evidemment que l’inquiétude régnait en maître, qu’il avait envie de contacter sa famille, sa femme, ses amis, pour s’assurer de leur sécurité cependant il ne le pouvait malheureusement pas parce que son métier voulait ça. Que c’était son devoir de faire régner l’ordre d’abord, de favoriser son pays avant lui-même alors il avait pris sur lui, comme chacun de ses collègues puis tous ensemble, il réfléchissait à comment s’ordonner.

Chacun leur tour, ils s’étaient arrangés pour prendre une pause et contacter leurs proches. Du côté du coréen, il n’y avait pas d’inquiétude à avoir, tout le monde allait bien et même si ça semblait être compliqué à la maison, il avait été rassuré d’apprendre que rien n’était arrivé à son épouse puis que cette dernière n’était pas seule. Il le savait, il n’y avait pas besoin qu’on lui dise pour deviner qu’il ne rentrerait probablement ce soir puis passerait la nuit dehors. Est-ce que ça l’embêtait ? La vérité était que non. Evidemment qu’il aurait aimé être avec Na Young et pouvoir la réconforter néanmoins Luca était ce genre d’individus, il ne supportait pas la souffrance d’autrui et s’il le pouvait, il se donnerait tout entier pour apporter son soutien aux gens dans le besoin. Il se serait senti mal d’être tranquillement chez lui alors que des tas de personnes avaient perdu leur maison, et peut-être même leur famille. Volontaire, il l’était énormément et sûrement que si on lui avait proposé de rentrer, il aurait été le premier à refuser. Il en était désolé pour sa femme mais il était ainsi.

Après quelques messages échangés avec cette dernière, le jeune homme avait rangé son portable dans sa poche pour partir en compagnie de ses coéquipiers sur les lieux. Et cela lui avait paru dramatique, terriblement tragique. Tout ce qu’on voyait dans les films ou à la télévision, il l’avait eu devant ses yeux à ce moment là. Il avait vu tous ces blessés qu’on transportait sur des civières, ces morts aussi, et tous ces débris éparpillés à cause de la catastrophe. Il avait pu lire les expressions affolées et brisées d’inquiétudes sur le visage des vivants, il avait entendu leurs cris de désespoirs et il avait vu leurs larmes de peine, de détresse qui s’abattaient sur leur joue. Tout avait défilé au ralenti dans son esprit, durant l’espace de quelques secondes, Luca n’avait pas effectué le moindre mouvement, il n’avait pu qu’observer ce qu’il se passait autour de lui. Et son cœur s’était compressé un peu plus à chaque constatation faite. Même si cette douleur n’était pas la sienne, il pouvait tellement la ressentir et oui, ça lui fendait l’âme. Littéralement.

Ni une ni deux, ses esprits repris, il était retourné dans ses tâches, rejoignant des pompiers qui cherchaient des survivants parmi les débris, les aidant aussitôt dés qu’ils en trouvaient un. Le temps, il ne l’avait pas vu passer… La nuit qui s’était écoulée sans qu’il ne daigne s’arrêter pour manger, non plus. Les seules pauses qu’il s’était permis de prendre était pour contacter rapidement ses proches et avoir quelques nouvelles. La fatigue, il n’avait pas eu le temps de la ressentir que le petit matin s’était déjà levé sur la ville de Naples. La seconde journée avait également été bien remplie et il n’avait malheureusement pas pu envoyer trop de messages à ses proches, à cause de la saturation du réseau qui rendait les choses compliquées mais aussi de sa batterie qui lui manquait. Il avait tout juste eu le temps de prévenir sa femme, qu’elle ne s’en fasse pas s’il ne lui répondait plus et qu’il ignorait toujours quand est-ce qu’il pourrait rentrer.

La deuxième nuit avait été plus compliqué, la fatigue les gagnant tous de plus en plus, hors aucun d’eux ne s’était laissé abattre et pour une fois, tous les différends avaient semblé être mis de côté, parce qu’il y avait plus important. Supporter tout ça était difficile, voir tous ces blessés et tous ces morts, il fallait réellement être fort mentalement pour ne pas vaciller… Luca savait qu’il n’oublierait jamais cette image de sitôt et c’était toujours dans l’espoir de retrouver de nouveaux survivants, qu’il continuait désespérément de chercher et de débarrasser les débris. Et ce n’était finalement qu’au bout du troisième jour, en fin de matinée, qu’une nouvelle équipe fut envoyée pour les remplacer puis que tous pouvaient rentrer chez eux afin de se reposer ne serait-ce qu’un peu. Dans ces moments là, Luca souhaiterait être invincible pour être capable de surmonter son état de fatigue puis continuer d’apporter un coup de main hors il était humain lui aussi, puis il était rassuré que d’autres étaient arrivés pour les relayer. Cela signifiait que le nombre de volontaires ne diminuerait pas. Au moins, il pouvait partir l’esprit plus tranquille et il avait tout de même hâte de retrouver son petit cocon, espérant que sa femme avait pu s’arranger puis réussi à canaliser les chevaux.

Et autant dire que lorsqu’il avait mis les pieds dans le domaine puis qu’il avait cherché son épouse à l’intérieur de la villa, il n’avait pu empêcher son cœur d’affoler à cause de l’inquiétude. Na Young n’était pas là. Nulle part. Il l’avait cherché dans chaque pièce, se fichant pas mal de la faim ou de la fatigue qui le gagnait en cet instant. Cela avait été plus fort que lui d’imaginer le pire puis de penser que quelque chose était peut-être arrivé en son absence, et qu’il n’avait pas reçu l’information à cause de son téléphone déchargé. Les escaliers, c’était à la va vite qu’il les avait devancés, marchant d’un pas précipité vers les écuries avant de souffler un bon coup en la retrouvant là, allongé et endormi sur ce tas de paille. Luca avait machinalement posé ses mains sur ses genoux, reprenant doucement sa respiration puis finalement son expression inquiète s’était transformée en une lueur plus douce, un sourire tendre se dessinant sur ses lèvres. Cela avait également dû être intense pour la jeune femme mais il était rassuré de la voir aussi paisible à présent. Ce n’était pourtant pas la première fois qu’il l’observait dormir – ils partageaient la même chambre – cependant il admettait la trouver mignonne devant l’image qu’elle lui offrait en cet instant.

Avec délicatesse, essayant de faire le moins de bruits possibles, il s’était rapproché afin de s’asseoir auprès d’elle, ses jambes croisées à l’indienne tandis qu’il la contemplait de plus bel. Ses lèvres s’étiraient naturellement dans une fine esquisse, ses doigts se perdant quelques instants dans ses cheveux pour remettre quelques mèches qui se battaient devant sa figure, les ramenant contre lui ensuite. Il ne disait rien, ne faisait rien de plus, puis se contentait d’attendre en silence que son épouse accepte enfin de se réveiller. Un réveil qui ne tarda finalement pas à arriver, les paupières de la cavalière se mouvant légèrement avant de s’ouvrir complètement à la lumière. Luca patienta quelques instants, lui laissant le temps d’émerger un minimum avant de lui sourire doucereusement. « Hey, la belle au bois dormant, bien dormi ? » L’avait-il interrogé d’une voix basse, presque un chuchotement pour ne pas l’affoler. Il ne devait pas être dans un état très présentable au vue des jours passés à fouiller dans la poussière et les débris, mais il s’en fichait actuellement… Tout cela n’était que des détails qu’il pourrait régler plus tard.

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Na Young WangTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Na Young Wang
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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Sam 26 Sep 2020 - 22:28 )

La peur au ventre.
luca & na young
La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison elle paralyse le cœur et l'esprit.

Je ne sais pas comment je tiens debout. Tout semble si irréel autour de moi. Mais les heures s'enchaînent laissant peu de répit. Mes pensées semblent comme s'emmêler. Peut être la fatigue. Peut être la peur. Peut être l'absence de Luca. Quand il est parti travaillé aujourd'hui, non hier, non il y a déjà deux jours. Comment deux jours peuvent s'être écoulés ? Si vite et à la fois avec une lenteur déroutante et déstabilisante. J'ai la sensation que c'était il y a quelques heures que Paula faisait un malaise. Que tous les objets étaient au sol et que je me démenais avec mon personnel a évité la grosse casse. A tout protéger et faire que la villa ne ressemble pas à un champs de bataille. Chose qui sur le coup est rapidement devenu une utopie. Le sol semblait prendre vie sous mes pieds et c'était une sensation horrible de se dire qu'il pouvait s'ouvrir à tout moment et nous engloutir. Mais j'ai vite eu un tas d'autres choses à penser. Comme appeler les pompiers qui étaient débordés. Logique vu la panique. Ils ne savaient pas du tout quand ils pourraient intervenir chez nous. Alors j'ai du m'assurer du confort et de la tranquillité de Paula, tranquillité bien faible vu que la terre continuait de se rebeller. J'ai gardé mon calme, et j'ai fais de mon mieux pour rassurer mon personnel. Céder à la panique serait juste faire pire. Avec toujours à l'esprit que Luca était loin de moi, qu'il pouvait lui arriver quelque chose. Non je me devais d'être positive. Alors j'ai gavé mon téléphone de SMS espérant que malgré ce bordel le réseau ne nous lâche pas et qu'il pourrait donner des nouvelles.

Mais la maison était juste une petite goutte d'eau dans le bordel de cette première journée. Au haras c'était pire, Charlie avait besoin d'aide, les chevaux devenaient fous. La peur les rendaient irraisonnables et il nous fallait intervenir vite pour leur sécurité. Mon cœur n'en pouvait plus de battre la chamade guider par la peur de ne pas réussir et l'angoisse de l'accident. De voir tout s'effondrait. Seule je devais faire face et guidait ceux qui bossaient pour moi. Lourde tache, heureusement que Charlie est là et qu'il m'aide aussi à mener la barque. Heureusement que je reçois un message de Luca qui me rassure, enfin un peu. Il risque de devoir sortir du commissariat et de tomber en rade de batterie. Et les heures passent. Alors que les chevaux s'agitent, ne se calment pas. Pas moyen d'avoir le vétérinaire. Ni sur son portable, ni sur le fixe. On fait ce que l'on peut. Faudrait qu'on est dix paires de bras en plus. Courir à droite, à gauche. Mais sans que ce soit dans la panique. Parce que notre stress va déteindre sur les chevaux. Protéger les poulains, sans les séparer de leurs mères, les tranquilliser. Faire attention aux étalons qui s'ils se retrouvaient ensemble pourraient tout simplement vouloir dominer. Et la se serait une pagaille monstre. Les box semblent devenir des prisons et les chevaux veulent en sortir. Le manège couvert seraient la solution, mais certains ne penseraient qu'en s'échapper. Et je file vers la villa récupérer des draps, des serviettes éponges pour faire des bandages. Une patte blessée peut être la perte du cheval. Je n'arrive plus à réfléchir. La nuit, le jour, je ne sais plus. On nous porte de quoi manger mais je grignote. Je n'ai pas faim. Je bois, dors à peine. Rien ne semble vouloir se calmer. Et Chul qui me fait faire du souci, étalon trop calme qui semble ne pas être impacté par le tremblement de terre. Des secousses nous bousculent parfois. Je tombe une fois, deux fois. Je me cogne, me blesse légèrement. Mais je me relève. Je n'ai pas le droit de baisser les bras.

Et dans cet enfer je m'accroche à une seule chose, à l'image de Luca.  A ses traits et son air rassurant. Il me manque beaucoup. Trop. Je le voudrais là, mais il fait son métier et il se doit de porter secours aux blessés. Il doit veiller à ce qu'il n'y ait pas de débordement. Lui aussi doit être submergé de boulot. A t-il pu dormir ? A t-il pu manger ? Ne lui est-il rien arriver ? Et je tiens sur les nerfs alors que les heures s'additionnent comme si une seule journée c'était passée. Je sens mes yeux se fermer, des larmes parfois me viennent. Épuisée. Dépassée. Incapable de réfléchir. Je ne me suis pas lavée, pas changer. Et les hérissements finissent par se calmer. Le chaos semble doucement s'effacer, même si tout autour de moi tout est sans dessus dessous. Le haras si bien rangé ressemble à un lieu de panique. Mon père serait fou. Mais nous n'avons pu faire autrement. Le silence qui s'empare du lieu devient presque étourdissant. Comme si d'un coup la vie n'était plus présente. Tout le monde est fatigué, même parler devient une épreuve. Les gestes se font lourds et pesants. Mes jambes me tiennent que parce que je me dis que je n'ai pas le droit de m'effondrer pas encore. Pourtant je finis pas me poser sur un talus de paille à côté de Chul qui m'avait suivi dans presque tous mes agissements durant ce dur combat. Au point qu'il est devenu mon ombre.
« Mon tout beau. Je crois que je peux m'accorder une pause. »
Je le caresse, et je sens mes yeux se fermer. Je ne sais même pas où se trouve Charlie et le reste du personnel. J'en peux plus, et je me laisse emporter par le sommeil. L'odeur de la paille et des souvenirs d'enfance dans la tête. Avec en filigrane Luca qui n'a pas quitté mes pensées durant ces heures de folies. Trois jours écoulaient. Trois jours qui m'avaient semblé une éternité. Et mes yeux pèsent. Pèsent. Et le temps suspens son vol.

Je ne sais combien d'heures j'ai succombé au bras de Morphée, dans cette bulle je me sentais en sécurité. Plus rien ne pouvait m'arriver. Et la terre avait semble t-il trouvé, elle aussi, le repos. Puis je sens comme une présence. Ou un parfum. Oui un parfum. Un parfum familier. Et je  reviens doucement de ce monde, dans lequel j'avais trouvé refuge. La lumière vient titiller mes pupilles. Et une silhouette se dessine entre l'ouverture de mes paupières. Une voix douce accompagne cette présence rassurante. Je sais que je n'ai rien à craindre. Un sourire s'étire sur mes lèvres. Je me dis que je rêve peut être. Alors je tends ma main pour venir toucher le visage de Luca penché au dessus de moi.
« Luca tu es là. »
Ma voix tremble, la joie, la fatigue, l'angoisse vécue tout se mélangent. Et je viens me blottir naturellement contre mon mari. Cachant ma tête dans son cou ou je pose un doux baiser.
« Tu m'as tellement manqué. »
J'entoure son cou de mes bras sans me poser de question.
« J'ai eu si peur pour toi. »
Je reste un instant contre lui écoutant son cœur. Preuve ultime que je ne rêve pas. Puis je le regarde en détail pour m'assurer qu'il n'est pas blessé.
« Tu vas bien ? Tu n'as rien ? »
L'image que je dois renvoyer doit être pitoyable, je dois avoir de la paille dans les cheveux et je dois sentir le cheval. Mais je me moque de tout ça. Là il y a juste Luca qui compte, Luca qui est également dans un sale état. Mais peu importe il est là et c'est l'essentiel.

vmicorum.


Naissance
d'une flamme intense. Elle vient d'une étincelle et grandit doucement au creux des coeurs qui se mettent à l'unisson.
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Luca WangBon pour te remonter le moral
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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Dim 27 Sep 2020 - 21:12 )
i'm always in peace when i'm with you
Na Young & Luca

Evidemment qu’il avait eu peur pour sa femme quand il était rentré à la villa et qu’il ne l’avait pas retrouvé. Cela avait été plus fort que lui de s’imaginer, surtout après toutes ces images qu’il avait vu ces derniers jours et qui l’avaient beaucoup plus marqué que ce dont Luca avouait à haute voix. C’était un véritable désastre, tellement triste d’assister à la mort de tous ces gens, de voir tous ces blessés et ces personnes pleines d’angoisse et de désespoir. Il n’aimait pas ça, il détestait ça et il se détestait encore plus lui-même de ne pas pouvoir faire plus que ce qu’il avait déjà fait. Parce que oui, ce jeune homme était comme ça, il ne pouvait s’empêcher de se sentir coupable pour une faute qu’il n’avait pas commise… Il désirait simplement le bonheur de chacun mais tout ce qu’il avait vu depuis le tremblement de terre n’était que de la peur, que du sang, des cris et des larmes. On parlait soit disant d’un dieu mais où était-il quand la terre avait brutalement bougé et que tout s’était si sauvagement effondré ? La vie était vraiment injuste parfois et si de son côté il avait été plutôt chanceux, ça n’avait pas été le cas de nombreuses victimes qui avaient tout perdu en quelques heures à peine. Et c’était pour cette raison qu’il avait naturellement paniqué, incapable de faire autrement que de penser au pire alors que la villa était sans dessus-dessous, qu’il n’y avait personne à signaler à l’horizon puis qu’il n’avait pas la moindre nouvelle de sa femme. Luca s’en était aussitôt inquiété, refusant catégoriquement l’idée que Na Young puisse faire partie des victimes qu’il avait ramassé aujourd’hui, et cette simple pensée le tiraillait. Depuis leur mariage, ils avaient appris à se connaître et même s’ils continuaient encore de s’apprivoiser l’un l’autre, ça n’enlevait pas le fait qu’il l’appréciait. Elle était son épouse, celle avec qui il avait choisi de s’unir pour le meilleur et pour le pire et même si ce mariage n’était que de convenance, elle restait cette femme qu’il s’était promis de chérir sincèrement puis de prendre soin. Il ne lui voulait aucun mal, bien au contraire… Ils s’étaient même surpris dernièrement à se plaire de sa présence, appréciant ces discussions profondes qu’ils partageaient, l’ambiance qui se dégageait dans l’atmosphère à chaque fois qu’ils étaient tous les deux. Ils se respectaient mutuellement et contre toute attente, ils se comprenaient, se complétaient. Luca éprouvait réellement l’envie de faire découvrir le monde à son épouse, de lui montrer que derrière les strass et les paillettes, il y avait tout un univers puis qu’avec rien, on pouvait s’amuser de tellement de choses. Il voulait la sortir de cette prison dorée dans laquelle elle avait été enfermée pendant toutes ces années et l’aidait à profiter tout simplement. Voilà tout ce qu’il se promettait à chaque fois qu’il la voyait, à chaque fois qu’il discutait en sa compagnie ou lorsqu’il apprenait de nouvelles informations la concernant. Hors aujourd’hui, elle n’était pas là et son esprit avait vu blanc.

Son corps avait réagi avant même qu’il ne puisse songer rationnellement à quoi que ce soit puis il avait fouillé ici et là jusqu’à rejoindre les écuries où il la trouva finalement. Essoufflé, Luca avait eu du mal à reprendre sa respiration néanmoins il s’en fichait, rassuré de voir que rien de grave n’était arrivé à sa femme et que celle-ci s’était tout simplement endormie. Une esquisse s’était naturellement dessinée sur ses lèvres en l’observant puis il n’avait pas résisté à s’installer à ses côtés, attendant sagement que Na Young veuille bien ouvrir les yeux. Et elle ne se laissa pas prier, abandonnant Morphée pour revenir dans leur monde qui avait été terriblement perturbé dernièrement. Il lui avait offert un doux sourire à la sensation de sa paume contre sa joue et comme pour lui confirmer sa présence, il avait doucement entremêlé sa main à la sienne. « Oui, je suis là. » Il avait voulu l’observer plus en détail maintenant qu’elle s’était redressée mais la jeune femme ne lui en avait pas laissé le temps, venant immédiatement se blottir contre lui. Un geste qui l’avait surpris plus que ce dont l’officier avait exprimé cependant il ne s’était pas décalé et ses bras avaient automatiquement renforcé l’étreinte, souhaitant la rassurer au mieux. « Désolé. » C’était tout ce qu’il avait trouvé à lui dire alors que ses phalanges s’étaient réfugiées dans ses cheveux afin de les lui caresser avec tendresse. Il n’avait pas voulu la tracasser ni la déstabiliser, il la désirait heureuse sincèrement hors tout ce qu’il avait créé avait été de la tourmenter. Et il en était bien plus que désolé. « Je vais bien, juste quelques égratignures mais rien de grave, ne t’en fais pas. » Pour compléter ses dires, il lui avait arboré une nouvelle esquisse réconfortante avant que ses doigts n’aillent replacer de plus bel quelques mèches derrière ses oreilles. « Et toi, tu n’es pas blessée ? Comment tu te sens ? » Il se fichait pas mal qu’elle soit sale ou qu’elle ait de la paille dans les cheveux, ça n’avait aucune importance… Tout ce qui comptait était qu’elle aille bien, autant physiquement que psychologiquement.

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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Ven 2 Oct 2020 - 19:34 )

La peur au ventre.
luca & na young
La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison elle paralyse le cœur et l'esprit.

La peur. L'épuisement. Le doute. L'angoisse. La fatigue. Je suis passée par pas mal d'émotions durant ces dernières heures. Mon objectif était de calmer les chevaux et surtout de tout faire pour qu'ils ne se blessent pas. Tout en faisant attention qu'il n'arrive rien à tous ceux qui prêtaient mains fortes à Charlie et à moi. Ce fut des heures difficiles, compliquées ou tout semblait fragile. Ou on s'est senti fébrile et parfois au bord de la crise de nerf. Mais j'ai tenu bon, même si j'ai failli m'effondrer plusieurs fois, surtout quand mon téléphone restait silencieux et que je n'avais aucune nouvelle de Luca. J'ai découvert une autre sensation, celle de me faire du souci pour une autre personne que moi même. J'ai découvert une angoisse pesante et perturbante s'inviter dans mon cœur et ne plus en partir. J'ai du la contrôler pour ne pas la laisser me submerger. Pour qu'elle ne m'envahisse pas plus et que je puisse garder la tête froide pour agir en conséquence en ne pensant qu'au bien être des chevaux. Je n'avais jamais été confronté à un tel dilemme, à de telles questions. Rien n'a été simple, mais j'ai réussi. Épaule par tout le personnel. On a pris soin les uns les autres, on a trouvé nos priorités et on a su répartir les tâches. Ce fut fatiguant, déstabilisant, bouleversant. Mais on a tenu bon. Une grande victoire pour moi, une victoire partagée. On a pas regardé à la tâche, ni aux heures enchaînées. On a juste fait ce qu'il fallait faire et on y est arrivé. Alors quand le calme se fait et que je me retrouve un peu seule avec mon cheval, je me laisse aller. Mon corps est lourd et ma tête ne réfléchit plus. La paille me tend les bras et la chaleur de mon étalon rend l'instant plus doux. Une présence dans tout ce chaos m'avait énormément manqué. Luca. Son regard posé sur moi qui m'aurait rassuré. Tout comme sa voix qui aurait trouvé les mots juste et levé l'angoisse si fortement ressenti. Je sais qu'il aurait été à la hauteur et qu'il m'aurait rassuré. Je sais aussi que s'il était absent ce n'était pas par choix, mais parce qu'il se devait d'aider la population de Naples. Alors quand je ferme les yeux toutes mes pensées partent vers lui. J'ignore quand il va pouvoir rentrer. Sera t-il là à mon réveil ? Je l'espère. Je me rends compte que j'ai besoin de lui prêt de moi. Qu'il laisse un vide quand il est loin de moi. Nos moments m'ont manqué, même si avec tout ce bordel, on en aurait pas beaucoup eu. Mais quelques échanges de mots, de gestes, de regards, auraient suffi à ce que je me sente mieux. Entière. Là je peux juste kidnapper les traits de son visage en me laissant emporter par le sommeil. Et je tombe profondément oubliant un peu tout ce qui avait perturbé ces dernières journées.

Je ne sais pas combien de temps j'ai dormi. Une éternité il me semble. Trop même. Mais le calme semble encore caresser cet instant. Et je m'éveille doucement, tiré de mon sommeil par Luca. Il est là à mes côtés mais je ne suis sure de rien, alors ma main vient chercher sa peau pour m'assurer que je ne rêve pas. Que c'est bien la réalité. Qu'il est enfin rentré chez nous. Mes doigts frôlent sa peau et le contact fait battre mon cœur plus vite. Si vite que c'est presque étourdissant. Trop d'émotion cumulée. Sa voix douce est si agréable. Elle me fait oublier le chaos et toutes mes peurs. Il lie ses doigts aux miens, mais j'ai besoin de plus. J'ai besoin de le sentir contre moi. De m'assurer plus intimement qu'il est bien présent. Alors je le prends dans mes bras venant enfouir ma tête au creux de son épaule. Voulant retrouver sa chaleur et son odeur. Je me sens soulager. Je reste blottie contre lui, tremblante, laissant mes larmes coulées. Je me suis montrée forte ces dernières heures, mais là tout s'écroule et je n'ai pas peur de montrer ma faiblesse à Luca. Lui seul peut me voir ainsi car je sais qu'il n'y aura aucun jugement de sa part.
« Tu n'as pas à être désolé. Je sais que tu avais du boulot. »
Puis je le regarde voulant vérifier qu'il est bien portant. Il a quelques égratignures mais c'est le lot de tout le monde vu la situation. Je réponds à son sourire, frissonne sous son geste.
« Non quelques égratignures aussi. Par contre je suis épuisée. Mais je suppose que toi aussi. Tu n'as pas du beaucoup dormir, tu n'as pas du beaucoup manger non plus. »
Puis je regarde autour de moi.
« Ils sont tous partis ? Ils ont pu rentrer ? On s'est tout entraider c'était beau tu sais. Effrayant mais beau. »
Je regarde mon étalon qui s'est levé.
« Faut que je vérifie que tout va bien. Je ne sais pas combien d'heures j'ai dormi. Tu es là depuis longtemps ? Tu as vu s'il y avait du monde à la maison ? »

D'un coup mon cerveau se remet en marche. Quand je me suis endormie tout le monde était encore là. J'ai la sensation que là tout est même trop calme après tout ce bruit et ces brouhahas.
« Bon sang j'ai mal partout. »
Et puis je me regarde plus en détail. Et je me mets à rire.
« Mais quelle allure j'ai. Je te jure. On dirait Cendrillon. »
Et cela me fait rire. Les nerfs qui lâchent et je passe des larmes aux rires. Et puis je reprends Luca dans mes bras.
« Tu m'as vraiment beaucoup manqué. Je ne me suis jamais sentie si désemparée. Je ne sais pas comment j'aurais réagi s'il t'était arrivé quelque chose. »
Horriblement triste et perdue c'est plus que sur. Et je me lève, même si je sens toute ramollie.
« On fait le tour des écuries pour voir si tout va bien. Et puis on monte à la villa, pour se doucher, manger et se reposer. On en a tous les deux besoin. »
Et je lui tends la main pour l'aider à se lever. Comptant bien laisser nos doigts liés.

vmicorum.


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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Lun 5 Oct 2020 - 11:12 )
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Na Young & Luca

Présent, là, sa femme blottit contre lui, Luca faisait de son mieux pour la rassurer et ses doigts se perdaient naturellement dans sa longue chevelure brune qu’ils caressaient. Lui-même était soulagé de voir qu’elle n’avait rien, qu’elle semblait aller bien même s’il ignorait ce qu’elle pensait et quelles sortes de séquelles psychologiques la touchaient actuellement. Il espérait que Na Young ne souffrait pas trop mentalement, qu’elle s’en remettrait aussi et il se battrait toujours plus pour la soutenir, rester présent à ses côtés puis lui montrer que le pire était passé. Certes, on ne pouvait pas prévoir l’avenir et encore moins les surprises de la nature néanmoins il était là désormais, avec elle et elle n’avait plus rien à craindre. Tout était terminé, il le promettait et tant qu’il serait là, il ne cesserait jamais de la protéger. Il en faisait le serment, après tout, ne s’étaient-ils pas mariés pour le meilleur et pour le pire ? Ses phalanges lui choyaient les cheveux avec tendresse, l’aidant au mieux à calmer ses larmes qui étaient apparues sur ses joues pâles jusqu’à ce qu’ils se décalent tous les deux, s’observant l’un l’autre. Après avoir remis quelques unes de ses mèches, son geste suivant avait été naturel et de son pouce, il s’était attelé à lui sécher suavement ses pleurs. « Ca va, ne t’en fais pas. » Avec son métier, il était habitué à ce genre de choses lorsqu’ils étaient contraints de passer des nuits blanches sous surveillance, grignotant brièvement dans la voiture alors qu’ils espionnaient la maison d’un suspect. Sous l’adrénaline et la pression, ils n’avaient pas le temps de penser à ce genre de détail même si, oui, c’était vrai que la fatigue commençait à se faire ressentir. Parce que tous ce surplus d’émotions redescendait peu à peu et le corps respirait de nouveau, retrouvant ses habitudes également. « Tant mieux si tu n’es pas blessée. » C’était le plus important. Avoir quelques égratignures n’avait rien d’étonnant, à déplacer divers objets, à ranger, nettoyer, on se cognait facilement hors ce n’était rien de grave, donc c’était rassurant.

Machinalement, Luca avait suivi le regard de son épouse, observant autour de lui avant de reporter son attention sur cette dernière. « Je ne sais pas s’ils sont partis. » Il n’y avait pas porté un grand intérêt non plus puisque l’inquiétude était ce qui l’avait gagné en premier, le reste n’avait soudainement plus eu d’importance. Il en était désolé pour le personnel de cette maison toutefois c’était la vérité qu’il n’avait pas été en mesure de ne songer à rien d’autre qu’à la sécurité de sa femme. « Mais je me doute que ça devait être beau. » Avait-il ajouté aussitôt, chaleureusement et calmement. Lui-même avait pu le constater avec son travail, cela lui avait fait plaisir de voir tous les différends mis de côté et que tout le monde avait été solidaire, prêt à s’entraider. C’était triste, certes, de se dire que ce genre de moments n’arrivaient que lors de tragédies alors que cela devrait être ainsi constamment. « Un certain temps. » Lui avait-il ensuite répondu, amusé. « Et non, je n’ai vu personne. » Tous avaient dû rentrer ou peut-être avaient-ils fini également par s’endormir d’épuisement. La situation avait dû être intense ici aussi.

A sa réaction, l’officier n’avait pu que rire à son tour, rassuré de la voir rigoler après ses larmes. « Ne t’en fais pas, tu es très bien comme ça. » Elle en était même plus mignonne, parce qu’elle semblait plus naturelle et c’était tout ce qu’il appréciait. Ses bras avaient à nouveau encerclé ses épaules, ses phalanges réitérant les gestes qu’elles effectuaient plus tôt, jouant doucereusement avec les cheveux de la jeune femme. « Je suis là maintenant. C’est fini tout ça. » Sa voix n’était que murmure, suave, juste pour l’apaiser au maximum et pour qu’elle cesse de tergiverser sur quelque chose qui n’était pas arrivée. Et si elle avait encore besoin d’être rassurée, Luca le ferait autant de fois qu’elle le souhaiterait. « Ca me plait bien comme programme. » Sans un mot de plus, il avait glissé ses doigts dans les siens avant de se relever ensuite, non pas sans la remercier. « Ce sera plus que mérité. Allons-y. » Et main dans la main, ils avaient commencé à faire le tour, s’assurant que tout était correcte pour les chevaux. Le tremblement de terre avait laissé une large marque dans l’esprit et le cœur de chacun, c’était triste constater chaque dégât causé par cette catastrophe. C’était plus fort que lui, Luca ne pouvait qu’en être peiné au fond, touché aussi. Tous ne voulaient que vivre normalement, frôler le bonheur du bout des doigts mais il y avait toujours quelque chose pour détruire cet espoir. Il espérait sincèrement que tout le monde s’en remettrait puis se relèverait plus fort d’une telle tragédie.


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Na Young WangTu te bonifies avec l'âge… ou pas
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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Mer 7 Oct 2020 - 18:55 )

La peur au ventre.
luca & na young
La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison elle paralyse le cœur et l'esprit.

Je me blottis contre Luca pour m'assurer qu'il est bien là. Que ce n'est pas un effet de mon imagination, mon esprit n'étant pas encore bien réveillé. Ma tête étant encore prise par toute cette agitation subie durant ces trois jours passés. Je tremble, alors qu'il passe ses doigts dans ma chevelure, alors que sa chaleur réchauffe mon corps fatigué. Toute l'angoisse tombe d'un coup, levant sur le cœur le poids qui s'était posé depuis qu'il avait quitté la maison. Angoisse qui n'avait cessé d'augmenter au fil des heures égrainées. Angoisse renforcée par tout ce que j'avais du affronter, et même si j'avais été vaillamment épaulée, j'ai encore du mal à réaliser que tout semble terminé. C'est comme si je sortais d'un mauvais rêve, d'un cauchemar. Bien trop long et bien épuisant. Mais Luca est là et entier, le reste à cet instant n'a pas spécialement d'importance. Je me doute que ce que nous avons traversé, qui a mis notre être à rude épreuve, ne va pas s'effacer en un claquement de doigt. Il va falloir du temps pour apaiser les peurs et les blessures, surtout celles qui ne sont pas visibles. Parce que ce tremblement a ébranlé les âmes, la chair et les cœurs. Enfin là je réagis plus en égoïste gardant Luca contre moi, prenant de ses nouvelles, profitant de cet instant de complicité qui montre combien on se rapproche. Combien on s'accroche, même si pour le moment on a pas réellement conscience de la profondeur des émotions ou des sentiments naissants. L'étreinte sincère et vraie nous apaise et nous réconforte. Et elle me fait un bien fou, j'en avais besoin. Terriblement besoin. J'avais besoin de sentir les bras de mon mari autour de ma taille. De sentir ses doigts glisser dans mes cheveux, geste qui devient familier au fil des jours partagés. J'avais besoin de le sentir prés de moi, contre moi, avec moi.

Puis je réalise le silence, alors que les écuries avaient été avant que je ne sombre si pleine de bruits. Si pleine d'agitation.
« Oui ceux qui ont pu rentrer chez eux ont du le faire. »
Après tout je les avais assez mobilisé durant ces heures de folie.
« C'est drôle ce silence, cela fait presque peur. »
On entend encore les chevaux s'agitaient, mais rien à voir avec ce qui c'est passé plus tôt. Je ne peux m'empêcher de mentionner que les moments passés à s'entraider, en agissant pour la sécurité de chacun et des chevaux avaient été beaux et touchants.
« Je me suis même étonnée. J'ai oublié que j'étais une fille de riche. Enfin je n'ai pas mis en avant ce fait. J'ai juste apprécié la main tendue de chacun et j'ai oublié le fait qu'ils étaient mes employés. Tout le monde était au même niveau. »
Je ne sais pas trop pourquoi je lui précise ce fait, peut être pour qu'il voit que je change. Qu'il me change. Parce que pour moi c'est la présence de Luca qui ouvre mes yeux vers un horizon nouveau. Vers le fait que je me dois d'être plus humaine. Et dans un moment pareil c'était le plus important d'être humain et solidaire. Puis je suis curieuse de savoir depuis quand il est là.
« Un bout de temps ? Je vois. J'espère tu as apprécié de regarder la belle au bois dormant ? »
Et je lui souris.
« Bon écoute si on se retrouve que tous les deux après tout ce chamboulement ce n'est pas moi qui vais m'en plaindre. Un peu de calme me fera du bien et t'avoir que pour moi aussi. »
Pas que je veux jouer la possessive juste que j'ai envie après ce bouleversement d'être tranquille avec mon mari. Est ce trop demander ? Surtout que je me doute qu'il risque d'être rappeler à cause de son métier. Je ne l'ai peut être que pour quelques heures, le temps qu'il récupère, se douche, mange un peu. On se met à rire poussés par mes remarques et aussi par les nerfs qui doucement tombent.
« Du coup tu ne vas pas fuir. »
De toute façon si Luca essayait je le retiendrais.

Avant de me relever, je me blottis encore une fois dans ses bras, étirant l'instant, profitant des attentions que Luca distille et qui me touche profondément. J'en frissonne même, mais je suis fatiguée c'est certainement pour cette raison que ma peau réagit de cette façon.
« La terre risque encore de trembler ? Enfin des petites secousses ? Je sais que ça arrive souvent après un imposant tremblement. »
Mais je ne suis pas seule. Je lui propose de rejoindre la maison. Il doit avoir tout comme moi envie de se changer, de se laver, de manger et de s'allonger tranquillement dans notre lit. J'espère que la villa ne sera pas trop en bordel. Je n'y suis que remontée toujours vite fait durant ces trois jours, sans réellement m'attarder. Trop occupé par les chevaux qui ne voulaient pas se calmer.
« Oui je pense aussi. Je ne sais juste pas comment tout va être à l'intérieur. Mais on se posera où on vera. Pourvu qu'il y ait de l'eau et de l'électricité, ce sera déjà bien. »
Nos doigts sous mon impulsion se retrouvent liés, là aussi un geste qui me rassure et m'assure que je ne suis plus seule. Un tour dans les écuries pour tout vérifier. Quelques caresses distillées aux chevaux qui tremblent encore. Mais ils ont mangé, c'est une bonne chose. Je regarde qu'ils aient également tous à boire. Et que rien ne puissent les blesser.
« Bon tout semble ok. Je reviens vous voir très vite. »
J'ai quand même le cœur serré de voir le bâtiment abîmé, mais les chevaux vont bien c'est l'essentiel. Le reste peut se réparer. Et on remonte doucement vers la villa.
« J'ai les jambes qui pèsent des tonnes. Et un mal de dos pas possible. »
Mauvaises positions, mauvais gestes et j'en ressens les symptômes maintenant.
« J'ai la sensation qu'un camion m'a roulé dessus.  Mon corps est tout douloureux. »

La villa est également vide. Et il règne à l'intérieur une étrange atmosphère. Certains placards se sont ouverts sous les secousses. Plus ceux que j'ai moi même ouverts pour récupérer les serviettes et les draps. La maison si bien rangée n'a plus rien de bien ordonnée.
« Mon dieu quelle panique. »
Je soupire mais je n'ai pas la force de faire quoi que se soit.
« On se douche d'abord ? »
La salle de bain est équipée de deux douches, ce qui va nous permettre de gagner du temps.
« J'ai juste envie de me glisser sous l'eau chaude. »
Je tiens toujours la main de Luca et je l'entraîne dans la pièce. Je ne le lâche que pour me déshabiller, mes vêtements sales tombent et laissent apparaître des bleus et de larges griffures.
« Je ne sais même pas comment je me suis fais ça. »
Je me tourne vers Luca encore habillé, du coup je viens lui ôter sa chemise avec douceur.
« Toi aussi tu es marqué de partout. »
Je frôle sa peau blessée du bout de mes doigts, premier contact réellement intime depuis notre mariage, même si je ne frôle que son torse et son dos.
« Quitte ton pantalon. »
Pas d'ordre juste une préoccupation par rapport à ses blessures, et j'ouvre l'armoire à pharmacie pour en sortir du désinfectant.
« On va s'en passer sur le corps avant de nous savonner. »
Je me dirige de mon côté portant encore mes sous vêtements .
« Viens avec moi cela sera plus pratique au moins on pourra se nettoyer le dos correctement. »
Je quitte mon soutien gorge, pas du tout gêner sur le coup que mon mari voit ma poitrine, à cet instant je ne pense qu'à l'eau sur ma peau. Et au fait de s'entraider pour éviter qu'une plaie mal nettoyée s'infecte. Pas au fait d'être mal à l'aise en me mettant à moitié nue devant mon mari.

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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Mer 7 Oct 2020 - 23:09 )
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Rassuré que sa femme n’était visiblement pas blessée, le silence dans les écuries avait semblé perturbé cette dernière et ils en vinrent à la conclusion que le personnel était probablement rentré aussi. Maintenant que le pire était passé, tous avaient dû s’en aller pour retrouver leurs proches puis s’assurer que tout le monde dans leur entourage se portait bien. Personne ne leur reprocherait d’être parti, pas Luca en tout cas, parce que c’était une réaction des plus normales puis les secousses semblaient s’être calmées, ils n’avaient aucune raison de rester. Et autant dire, que ça l’arrangeait de ne pas avoir à affronter trop de monde aujourd’hui. Il était épuisé de ces jours passés et après toutes ces horreurs auxquelles il avait été contraint d’assister, il avait juste besoin d’un endroit où pouvoir se relaxer sans avoir à trop penser. Surtout que son temps de repos était compté et que le jour suivant, il serait obligé de retourner sur le terrain. Non pas qu’il n’en avait pas envie, si ça ne tenait qu’à lui, il serait resté sur place pour aider chaque personne dans le besoin hors il avait lui aussi besoin de repos et ce serait mentir de dire qu’il n’avait pas envie de passer un peu de temps ici également. Il avait délaissé son épouse pendant plusieurs jours, il voulait être présent pour elle autant qu’il avait pu l’être pour ces pauvres innocents touchés par la catastrophe. C’était vrai que le silence faisait presque peur mais le concernant, il ne s’en plaindrait pas, ça le rassurait parce que à l’extérieur, c’était loin d’être calme, et c’en était bien plus terrifiant. Toutefois Luca n’en avait rien dit, se contentant de la rassurer d’un doux sourire puis d’acquiescer gentiment ses paroles. Il n’aurait pas pu rétorquer grand-chose de plus de toute façon.

« C’est que tu étais concentrée et inquiète, tu n’avais pas le temps de penser à quoi que ce soit. Cela montre encore une fois que tu n’es pas aussi mauvaise que tu le prétends. » Lui la voyait de cette façon… Tous ceux qui la critiquaient, il ne pouvait pas entièrement les comprendre parce qu’à ses yeux, elle n’était pas méchante. Et même si elle lui avait déjà fait caprice une fois, il ne lui en avait pas tenu rigueur non plus parce qu’il allait toujours voir au-delà de l’apparence, parce qu’il ne s’arrêtait pas qu’un visage et qu’il essayait constamment de comprendre ce qui se cachait derrière telle expression, tel geste et tel mot. Na Young était quelqu’un de bien, il en était persuadé ; elle n’avait simplement jamais rencontré quelqu’un qui la laissait être qui elle voulait, quand elle le voulait et où elle le voulait. « Bien sûr, tu avais l’air si paisible. » Et il lui rendit naturellement son sourire. « Je t’avoue que moi aussi je ne serais pas contre qu’on soit que tous les deux. » Il n’en était pas au point de ne la vouloir que pour lui et il s’excusait de penser ainsi seulement c’était la vérité. Il l’appréciait, il aimait chaque instant que tous deux partageaient et comment ils apprenaient constamment à se découvrir l’un l’autre toutefois il n’en était pas encore à ce stade. Certainement à cause de ses chaînes qu’il avait placé autour de son cœur et qui l’empêchait de s’attacher autant qu’il le pourrait. Toutefois, rien que pour le calme et la tranquillité, ça l’arrangerait que les employés soient rentrés chez eux et qu’il n’y ait personne d’autre dans la demeure. « Je ne vais pas te fuir à cause de ça. » Il rigola doucement, sincère dans ses propos. Il était le dernier individu qui la jugerait pour ce qu’elle était, jamais il ne se le permettrait.

Après un dernier câlin qui se voulait réconfortant, la jeune femme s’était redressée, suivie peu de temps après par son mari. « Je ne sais pas mais c’est une possibilité. » C’était ce que l’on disait après un fort séisme toutefois les secousses se voulaient souvent moins fortes et moins impressionnantes. Enfin, à choisir, c’était mieux s’il n’y en avait plus du tout cependant Luca préférait ne pas pousser l’espoir trop loin non plus. « Oui, on verra bien. Au pire, on se débrouillera. » Il n’avait pas peur de ça même si cela risquait d’être plus difficile pour Na Young qui était habitué de vivre dans un certain confort depuis son plus jeune âge. Avec leurs doigts entremêlés, ils avaient fait rapidement le tour pour s’assurer que tout allait bien et malgré pas mal de choses abîmées, tout semblait quand même être en ordre. C’était triste et désolant de constater chaque dégât néanmoins après quelques réparations, cela ne se verrait plus… Le plus important était qu’il n’y avait eu aucun mort et aucun blessé. Le matériel, ça se changeait et se réparait. « Tu veux que je te porte ? » Lui avait-il proposé ensuite Luca, un brin amusé, cependant il se connaissait assez pour savoir que si elle répondait positivement, il n’hésiterait pas à s’exécuter. Parce que c’était amusant et que ça lui faisait plaisir. C’était dans ce genre de moment qu’on remarquait la complicité qui naissait peu à peu entre eux d’ailleurs.

De retour à la villa, il avait passé sa main sur le dos de son épouse de manière à la rassurer devant le bazar causé par le tremblement de terre et le désespoir qui semblait toucher la jeune femme. « Hum. » En acceptant la douche, pour sûr que Luca ne s’était pas attendu à la suite parce qu’il avait naïvement imaginé qu’il se doucherait l’un après l’autre ou le ferait dans des salles de bain différentes. Sauf que c’était sans compter sur sa femme qui était bien plus entreprenante et surtout beaucoup moins pudique que lui. Bêtement, il s’était laissé traîner dans la salle de bain et sans avoir eu le temps de dire quoi que ce soit, Na Young avait déjà ôté ses vêtements. L’officier lui n’avait pas bougé, penaud, alors que ses yeux l’avaient machinalement détaillé du regard sans qu’il ne fasse pour autant une réflexion. Il ne comprenait juste pas comment sa femme pouvait être aussi à l’aise et ne pas se soucier du fait qu’ils n’avaient jamais rien partagé d’intime jusqu’à présent, hormis une petite baignade dans un jacuzzi. Ils ne venaient décidément pas du même monde. Et encore bien trop perdu dans ses rêveries, il n’avait pas réalisé de suite que son épouse s’approchait, prête à lui ôter sa chemise. Il avait sursauté à la sensation de ses doigts qui la lui enlevaient et là encore, il n’avait pas encore trop bien compris ce qu’il se passait. Il était revenu à la réalité que lorsque les phalanges de la jeune femme avait frôlé sa peau, le faisant aussitôt écarquillé les yeux. Son geste avait été machinal, un peu brusque peut-être mais pas violent non plus, il avait attrapé sa main afin de l’empêcher de le toucher plus. « Ce n’est pas grave, ça va. » Ses yeux cherchaient du regard sa chemise, écoutant à moitié sa femme alors que ses bras étaient naturellement venus entourés son torse. C’était instinctif pour lui de se cacher, parce que même s’il était musclé, même si on l’avait déjà complimenté sur son physique ces dernières années, lui n’était pas capable de se voir comme ça. On l’avait tant rabaissé et piétiné, ceux qu’il aimait le plus ne s’en était pas gêné non plus, brisant le peu d’estime qui lui restait pour lui-même. Il avait beau essayé de changer, ça n’enlevait pas le fait qu’il n’était pas prêt de se dévoiler aussi intimement devant son épouse.

« Hein ? » Oui, voilà son unique réaction. Il avait l’impression d’être ailleurs, loin, mais pas dans sa salle de bain tant il était perturbé par toute cette situation et qu’il n’y comprenait juste rien. Pourquoi est-ce que Na Young voulait qu’ils se douchent ensemble ? Ils ne s’étaient jamais rien passés entre eux, ils avaient beau être marié, ils n’étaient pas proche à ce point non plus. Luca avait une vision bien particulière du sujet et même s’il savait qu’il ne devrait pas s’en soucier, il ne le pouvait juste pas. Sans même parler de sentiments qu’il n’avait pas et du fait qu’il était de ceux qui partageaient ce genre d’instant avec la personne choisie par son cœur, il était marié désormais et se doutait qu’à un moment ou un autre, il n’aurait pas d’autres choix que de mettre de côté sa conception des choses… Seulement là n’était pas le problème maintenant, il refusait catégoriquement de se mettre à nu devant elle et ce, dans tous les sens du terme. Un détail qui n’avait apparemment pas gêné sa femme puisque ni une ni deux, elle avait retiré le sous-vêtement qui lui couvrait le haut. Choqué par tant d’impudence et de spontanéité, il n’avait pu qu’ouvrir la bouche dans un petit « o » avant de se tourner subitement puis d’attraper prestement sa chemise étalée sur le sol. Chemise qu’il avait aussitôt replacé sur ses épaules puis qu’il commençait déjà à reboutonner. « Douche-toi d’abord, je viendrais prendre la mienne après. » Comment pouvaient-ils la prendre ensemble ? Il n’en était pas question, il ne s’en imaginait pas capable. Pas maintenant. Peut-être même jamais, il n’en savait pas grand-chose et là n’était pas le sujet de toute façon. Cette idée lui était juste impensable.


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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Jeu 8 Oct 2020 - 17:55 )

La peur au ventre.
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La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison elle paralyse le cœur et l'esprit.

Il est vrai que tout ce calme est d'un coup bien étrange. Il y a quelques heures encore je courais dans tous les sens. Mon personnel consolidait les box, apaisait les chevaux et les protégeait. Et là plus rien. A part les traces, laissées par le tremblement de terre, qui prouvent que ce n'était pas un rêve. Mais bien un cauchemar qui a fallu gérer. A cet instant j'oublie tous ces tracas, même s'ils restent bien présents dans ma mémoire. Luca est là prés de moi et tout le reste importe peu. On prend le temps de se retrouver et de se rassurer. Ces quelques secondes tous les deux entouré du silence, sont précieuses et nous font du bien. Elles consolident le lien qui doucement se dessine et prend racine, sans même que l'on en soit conscient. Les sourires et les paroles de mon mari montrent combien il est attentionné. Et cela me touche. Je réalise aussi que durant ces trois journées j'ai mis de côté celle que j'étais, la petite princesse et que j'ai juste laissé parler la femme émue et bousculée par tout ce qui se passait. J'ai fais de mon mieux pour prendre soin de mes chevaux et des gens qui m'entouraient, on s'est entraidé et pour moi c'est aussi une victoire.
« Je vais finir par le croire. »
Et je souris.
« Mais je pense que tu y es aussi pour quelque chose. »
Oui je me dois d'être honnête sur ce point là. Pas sur que sans ma rencontre avec Luca, sans ces moments passés ou je me suis livrée. Je ne sais pas si j'aurais agi de la même manière. En tout cas la Na Young qu'il fait ressortir me plaît bien. Plus que bien. Je découvre également que mon mari avait pris son temps en me regardant dormir. C'est mignon je trouve. Quel mari ne regarde pas sa femme encore plonger dans son sommeil et l'inverse est aussi vrai.
« Paisible, pourtant j'ai la sensation que dans ma tête c'est tout agitée. »
Et elle l'est encore un peu. Elle reprendra son calme petit à petit.
« Alors espérons que la maison soit vide. »
Même si je ne pense pas que mon personnel y soit à m'attendre. A part qu'ils soient en train de ranger. Mais tout le monde a besoin d'un moment de répit, après tout ce que l'on vient de traverser c'est des plus logique. Mais je verrais bien une fois sur place. Là j'ai juste envie d'enlever toute cette poussière qui colle même mes cheveux et cette odeur comme si je m'étais roulée dans le crottin.
« Tu me rassures. »
On se met à rire, on partage encore un câlin, étreinte sincère. Il est temps de remonter.

Il reste les doutes, ceux sur de nouvelles secousses. Et ceux sur l'état de la villa. Mais Luca et moi nous sommes en vie, pas spécialement blessé physiquement, il y a que le moral qui est pas mal touché.
« Oui on verra et on va se débrouiller. On est tous les deux c'est le plus important. »
Je sais que je ne vais pas pouvoir faire la princesse vu les circonstances. Que je devrais accepter le bordel, la casse et la poussière. Le luxe de mon bien être peut passer après. Il y a plus essentiel surtout dans ce genre de moment. Mains dans la main et après s'être assuré que tout allait bien dans le haras on remonte vers la villa. La fatigue prend le dessous et les courbatures gagnent mon corps. Luca me me propose carrément de me porter.
« Non tu es aussi fatigué que moi. Mes jambes peuvent me porter les mètres qui restent. Mais c'est gentil de proposer. C'est très chevaleresque je trouve. »
Je viens doucement me coller contre mon mari. Sa présence est vraiment essentielle. Je ne saurais réellement expliqué mon ressenti, mais je prends conscience que Luca doit passer avant. Que je me dois de prendre soin de lui comme il prend soin de moi.

Alors quand j'arrive dans la maison et même si le bazar qui s'y trouve me fout le bourdon, je me dirige directement vers la salle de bain. Entraînant Luca, je ne me pose pas de question. Je vois juste l'essentiel et parer au plus pressé. Sans me douter une seule seconde que mon comportement puisse mettre mal à l'aise mon mari. J'ai juste dans le tête le fait d'ôter mes vêtements qui me collent. Juste envie de sentir l'eau couler sur mes épaules nouées et douloureuses. Me délasser et souffler. Me vider l'esprit. Voir même le masser et me faire masser. Le silence se fait roi, la présence de Luca est là pour le rendre supportable. Alors je me déshabille, remarquant les bleus et les griffures. Rien de grave que des marques du au fait que je n'ai pas pris de précautions dans mes mouvements. Que je me suis cognée au bois pour éviter les sabots des chevaux. Ma peau révèle ces trois jours d'enfer. Et je ne peux qu'en faire le triste constant. Alors quand je me retrouve en sous vêtements c'est plus par instinct que par une recherche d'autre chose. Et je reviens naturellement vers Luca pour lui enlever sa chemise, gestes maîtrisés mais qui là non plus ne sont pas calculés. Et je vois aussi les blessures. Mes doigts se posent sur sa peau blessée. Et là je reste surprise par son geste. Il attrape ma main, stoppant mon mouvement. Je le regarde et je trouve ses yeux changés. Je ne sais que penser. Je n'ai rien fais de mal.  Je ne sais pas quoi dire. Je le regarde faire, ne sachant comment me comporter, surtout qu'il entoure son torse de ses bras comme s'il cherchait à se cacher. C'est peut être du à la fatigue. Le stress de sa journée. Une douche lui fera du bien. Et je continue à le penser, en plus on pourra s'aider à se mettre du désinfectant sur nos blessures. Même si elles sont peu profondes, il ne faudrait pas qu'elles s'infectent. Je ne réfléchis pas, ne voyant pas le moment comme semble le voir Luca. Pour moi vu qu'on a partagé un jacuzzi, on peut partager une douche surtout après ce qu'on vient de traverser.

Ok j'aurais peut être du garder mon soutien gorge, mais je n'ai pas ôté ma culotte. Puis je veux juste évacuer toute cette tension ressenti. Tout ce stress. Encore une fois mes gestes se font naturellement sans arrières pensées. C'est dans l'instant, sous le feu de la situation. Rien n'est calculé ou n'est fait pour blesser. Mais Luca semble ailleurs et je ne capte pas tout de suite. Je reste dans ce moment suspendu ou j'ai juste envie de partager ce moment avec lui. Ou j'ai besoin de lui. Une présence rassurante. Puis je le vois remettre sa chemise sur ses épaules. Et je le regarde étonnée. Moi qui me sentait jusqu'à présent à mon aise ressent un mal être pesant. Et il se fait plus lourd quand il me dit de prendre ma douche seule et qu'il la prendra après.
« Il se passe quoi Luca ? »
J'attrape une serviette que je noue autour de ma poitrine.
« Désolée je ne voulais pas .. »
Je ne voulais pas quoi le blesser, le choquer, le mettre à mal, paraitre déplacée. Je lui attrape le bras pour qu'il s'arrête. J'ai besoin d'une explication. Même si entre nous il n'y a jamais rien eu d'intime je ne vois pas ce qui est choquant dans mon comportement.
« Attends. Là je ne comprends pas .. »
Je me mets face à lui plantant mon regard dans le sien. Je vois bien qu'il est perturbé. Faudrait être aveugle pour passer à côté de ce fait.
« J'ai fais quoi ? Enfin on a été dans le jacuzzi ensemble. Ok je n'aurais pas du enlever mon soutien gorge .. mais là j'avoue que je voulais juste prendre une douche. Pouvoir savonner ton dos, le soigner s'il le fallait. Me faire savonner le mien ... Enfin je ne pensais pas à mal. »
La tristesse passe dans ma voix. Je ne lui en veux pas, j'ai réagi trop vite, sans réfléchir. Trop prise par le moment. Mais sa réaction me serre le cœur d'une certaine façon. Mais je peux le comprendre. Après tout on est juste deux inconnus qui partageons un lit. Sans plus.
« J'aurais du réfléchir. C'était idiot. Mais pas calculé. Douche toi je vais dans la chambre d'ami, tu as moins de temps que moi. Pense à nettoyer tes plaies. Et je suis désolée. »
Ma voix est plus froide. Je sors de la pièce, légèrement blessée, vexée, m'en voulant d'avoir cru qu'une complicité était née entre nous. Ce n'est qu'une façade. Luca est un mari attentionné mais il vient de mettre une barrière qui sur le coup me fait mal. Parce qu'elle est injustifiée, je n'allais pas lui sauter dessus. Ni le violer, je n'avais même pas dans l'idée de le provoquer. Moi qui suis une femme qui aime le sexe, depuis mon mariage je suis sage comme une image, et ce n'est pas ce soir que j'allais tenter quoi que se soit. J'avais juste envie de me doucher. Là j'ai juste envie de me coucher. Seule. Il se pourrait même que je dorme dans la chambre d'ami ce soir. J'attrape de quoi m'habiller, un pyjama en satin. La salle de bain de la chambre d'ami contient tout le nécessaire.  
« Et merde quelle conne j'ai été. »
Je sors sans le regarder, de toute façon ma présence le gêne. Je file dans l'autre chambre, la gorge serrée et le cœur lourd.

vmicorum.


Naissance
d'une flamme intense. Elle vient d'une étincelle et grandit doucement au creux des coeurs qui se mettent à l'unisson.
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Luca WangBon pour te remonter le moral
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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Jeu 8 Oct 2020 - 20:10 )
i'm always in peace when i'm with you
Na Young & Luca

« Tu dois le croire. » Parce qu’il était sincère dans ses paroles et qu’il était persuadé qu’on n’avait pas assez dit à son épouse à quel point elle était une femme bien, qu’on n’avait jamais essayé d’apprendre à la connaître pour ce qu’elle était vraiment. « Peut-être mais c’est aussi simplement parce que tu n’as jamais eu l’occasion d’être toi-même avant. C’est toi qui fais le boulot, pas moi. » Il lui avait souri sur ses propos, toujours honnête dans ce qu’il déclarait. Lorsqu’il s’agissait d’un travail qu’on faisait sur nous-même, cela venait de nous, rien que nous et si notre entourage avait pu avoir une faible ou une forte influence, ça ne changeait pas le fait que les décisions avaient été pris par nous et nous seuls. C’était ce qu’il désirait faire comprendre à sa femme, qu’elle réalise qu’elle était vraiment une bonne personne, qu’elle l’était déjà avant même de le connaître hors elle ne s’en était peut-être juste pas rendu compte plus tôt. Parce que personne n’avait été là pour le lui dire, pour l’encourager et la féliciter. Lui n’était pas de ceux qui jugeaient, il était de ceux qui souriaient et qui tendaient sans arrêt la main en espérant un tant soit peu pouvoir alléger le cœur d’autrui. Il n’aspirait qu’au bonheur des autres, abandonnant le sien loin derrière, rien que pour leur plaisir et pour voir une belle esquisse briller sur leur visage. Oui, Luca était comme ça et Na Young n’aura probablement jamais fini d’être complimentée et écoutée tant qu’elle se tiendrait à ses côtés.

Ils avaient ensuite discuté du sommeil paisible de la jeune femme, de la maison qui devait être vide puis de l’état dans lequel la cavalière se trouvait actuellement, les obligeant à en rire tous les deux avant de s’enlacer de plus bel. Main dans la main, ils avaient fait le tour des écuries, marchant ensemble jusqu’à la villa où Luca n’hésita pas un seul instant à lui proposer de la porter. Cela n’avait été qu’une plaisanterie toutefois il l’aurait fait avec plaisir si son épouse avait accepté. Ca avait un petit côté romantique, un petit côté amusant et ça ne faisait qu’accentuer leur complicité. Les douleurs, la fatigue, ce n’était qu’un détail et ça passait forcément après les besoins de sa femme. Quand on voulait faire plaisir, on ne comptait pas et le reste importait peu. « Ca va. Ca ne m’aurait pas dérangé. » Avait alors rétorqué le garçon dans un nouveau rire, l’accueillant volontiers contre lui pendant qu’ils finissaient les quelques mètres restant. Puis, toujours à deux, ils s’étaient retrouvés dans la salle de bain et non, Luca n’avait pas été en mesure de discerner ce qu’il se passait. Pas de suite. La situation l’avait aussitôt mis mal à l’aise et ce n’était pas parce qu’une catastrophe avait touché la ville, qu’ils étaient déboussolés et perturbés par les évènements, que ça enlèverait sa timidité. Na Young n’avait visiblement pas de problème avec son propre corps et sa nudité hors ce n’était pas parce qu’elle n’était pas gênée, que ce n’était pas le cas des autres. Luca était beaucoup plus pudique, plus réservé qu’elle et avec bien plus de complexes que ce qu’elle aurait pu imaginer. Depuis leur mariage, c’était vrai, elle ne l’avait toujours connu que souriant, avenant, qui donnait l’air d’être sur de lui dans sa façon de se tenir ou s’habiller toutefois ça s’arrêtait là. Aussi triste que cela puisse être, ce n’était pas parce qu’on trouvait un garçon beau que celui-ci était forcément bien dans sa peau. Et en cet instant, l’officier se sentait extrêmement mal, embarrassé oui, mais aussi honteux. Pas d’elle, bien sûr que non, mais de lui-même. Il n’avait rien contre son épouse, il ne lui reprochait aucun de ses agissements, il était même envieux, admiratif, qu’elle puisse être aussi spontanée quand lui n’était pas capable de visualiser la situation de la même façon.

Sa réaction avait été machinale et Luca s’était aussitôt braqué, se pressant de se rhabiller. Encore une fois, pas à cause de Na Young, mais parce qu’il n’aimait pas se montrer aussi intimement devant quelqu’un. Et plus particulièrement sa femme. Il commençait sincèrement à l’estimer, ils s’entendaient d’ailleurs plutôt bien cependant comment devrait-il réagir si tout à coup elle le voyait différemment ? Peut-être qu’elle ne serait plus capable de l’apprécier à sa juste valeur elle aussi, peut-être qu’elle finirait par le trouver ridicule et peut-être même qu’elle s’apercevrait que non, ce n’était pas le gros lot qu’elle avait touché lorsqu’elle avait choisi de l’épouser. Luca n’avait rien de spécial, il n’avait rien d’attirant, il n’était pas extravagant, elle serait vite déçue. Comme tout le monde.

Surpris, il s’était retourné à la sensation de ce bras qui le retenait et en entendant le son de sa voix, la culpabilité avait commencé à le gagner aussitôt. Ses lèvres s’étaient entrouvertes afin de lui répondre, lui dire que ce n’était pas contre elle, que ce n’était aucunement de sa faute mais uniquement de la sienne, que c’était trop tôt et qu’il ne pouvait juste pas faire ça. Et pourtant, sur le moment il n’avait pas été en mesure de prononcer un mot, trop penaud, trop hébété par la tournure des évènements. Il n’avait pas voulu la blesser, pas du tout… Il n’était simplement pas aussi parfait que sa femme semblait l’imaginer, et admettre cela à haute voix était également quelque chose de compliquée. La porte claquée, Luca était resté quelques instants à la fixer, perplexe, alors que ses mains frottaient instinctivement ses bras, encore chamboulé par toutes ses émotions qui l’avaient accaparé précédemment. Na Young n’avait pas idée du ô combien l’officier se détestait intérieurement, elle ignorait qu’il n’avait jamais réussi à s’aimer à sa juste valeur et qu’une part de lui avait été entièrement détruite il y a un peu plus de trois ans de cela.

De façon à se reprendre, refusant de laisser la situation ainsi, il avait inspiré profondément puis avait quitté la salle de bain à son tour. La douche pouvait attendre, il refusait de laisser ce froid s’installer entre eux, c’était beaucoup plus important. Et tant pis comment il se sentait actuellement, tant pis à quel point ça le tiraillait de l’intérieur à cause de ses démons qui le hantaient. A peine était-il sorti de la pièce que le jeune homme était parti à la recherche de sa femme, femme qu’il ne trouva pas dans leur chambre habituelle mais dans une autre. Une mine anxieuse et coupable se dessinait sur sa figure alors qu’il entrait lentement dans la pièce, fermant la porte derrière lui. Il s’en voulait réellement de l’avoir vexée, ce n’était tellement pas son but. « Désolé. » S’était-il aussitôt excusé tandis qu’il s’asseyait au bord du lit, tournant son visage en sa direction. « Tu es parti sans même me laisser m’expliquer. » Il comprenait qu’elle avait été blessée et il ne lui en voulait pas de s’en être allée cependant ils s’étaient promis de se parler si quelque chose les dérangeait, pour s’assurer que tout puisse fonctionner correctement entre eux. Na Young s’était de suite faite les questions et les réponses et lui, encore troublé par tout un surplus d’émotions, il n’avait pas eu le temps d’exprimer quoi que ce soit. « Je sais que tu ne pensais pas à mal et je ne te reproche rien. » Vraiment rien. Sur ses dires, il avait replacé son visage devant lui, égarant ses yeux vers le sol… Il ne savait pas trop comment justifier son attitude sans trop se dévoiler non plus. « Ce n’était pas à cause de toi, juste de moi. » Certainement que sa femme ne comprendrait seulement c’était si compliqué. « Je n’ai rien contre le fait de te savonner le dos, te masser ou tout ce que tu veux d’autres. Simplement moi, je ne peux pas être aussi à l’aise que toi et me mettre à nu ainsi. Je suis comme ça. Je n’aime pas ça. » Il avait besoin de temps et sa voix s’était faite bien plus frêle en réalité, plus brisée aussi. Signe que ce n’était pas rien le concernant, que c’était une fissure au fond de son cœur qu’il n’avait toujours pas pu cicatriser et qu’il ignorait si elle se panserait un jour. « Je ne t’embête pas plus longtemps. Je voulais juste que tu saches que ce n’est pas de ta faute. » Il se leva sur ses propos, lui offrant un triste sourire sans savoir quoi ajouter d’autre. Peut-être que Na Young lui en voudrait encore, et c’était son droit, hors il avait tout de même tenu à lui exprimer son point de vue, qu’elle ne se dévalorise pas ou en vienne à douter de leur relation. Luca était sincère dans tout ce qu’il entreprenait, il se donnait toujours tout entier seulement il était un être-humain comme tout le monde et lui aussi avait ses blessures.

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Na Young WangTu te bonifies avec l'âge… ou pas
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# Sujet: Re: [terminé] i'm always in peace when i'm with you || Ft. Na Young ( le Sam 10 Oct 2020 - 10:05 )

La peur au ventre.
luca & na young
La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison elle paralyse le cœur et l'esprit.

J'ai conscience que j'ai une vision faussée de la vie. Mes parents ont tout fait pour que d'une certaine façon je n'ai pas d'obstacle à franchir. Sauf en équitation ou là j'ai tout fais par moi même et j'ai accepté les défaites comme les victoires. C'était un peu comme si l'univers de l'équitation était en parallèle avec ma vie. Parce que je n'ai pas été toujours la fille la plus gentille, mon titre d'héritière me permettait de regarder les gens de haut, de traîner dans la boue ceux qui étaient en dessous. Tout me semblait facile, je pouvais tout avoir, tout me permettre. Et surtout on m'avait bien fait comprendre que je me devais d'écraser, d'exiger, de commander, de ne pas pleurer, que tomber était inconcevable, qu'hésiter n'exister pas. Ma part d'humanité avait été bouffé par le caractère de capricieuse que les années avaient forgé. Et Luca par sa gentillesse enlève tout doucement cette couche de crasse, cette couche qui me tient loin de la vie, la vraie, pas celle d'un conte de fée, enfin pas si conte de fée vu qu'au final j'ai été privée de l'essentiel. Alors oui peut être je vais finir par y croire que je suis quelqu'un de bien, que je peux être sensible, que j'ai le droit de pleurer, d'avoir mal. Le droit d'être faible et de ne pas être parfaite.
« Merci pour tes mots. Et ta confiance. »
Il est vrai que je me voyais différente au travers du regard de mon mari. Et je compte bien continuer à détruire le cocon que l'on a construit autour de moi et qui m'a aveuglé. J'ignore si j'en sortirais meilleure, mais au moins je verrais la vie avec mes yeux, pas avec ceux qu'on aura choisi pour moi.
« Tu es vraiment quelqu'un de bien et de bon Luca. »
Je ne peux m'empêcher de rire mais aussi d'être touchée quand mon mari me dit qu'il m'a regardé dormir. Ce n'est sûrement pas la première fois mais dans ces circonstances cela a presque un côté romantique. L'époux qui retrouve son épouse après des épreuves et qui suspend le cours des difficultés. Surtout que je suis loin à cet instant de ressembler à la plus belle des princesses endormies. Dernières vérifications, le temps aussi de rassurer les chevaux et on remonte à la villa. Sans trop savoir ce qui nous y attend, mais on a affronter le pire alors voir les dégâts chez nous me fait moins peur. Et puis je ne suis plus seule Luca est à mes côtés et c'est un atout de poids. Et en plus d'être un homme adorable et admirable c'est un preux chevalier prêt à porter sa dulcinée fatiguée.
« Je sais. Et j'aurais accepté avec plaisir mais je veux te préserver. Faut que je prenne soin de toi également. Une prochaine fois .. dans des circonstances ou tu n'auras pas besoin de toutes tes forces pour sauver des gens. »
Son travail est loin d'être fini. Ces quelques heures en ma compagnie vont juste être une parenthèse avant de retourner vers l'enfer de la ville.

Même si je suis torturée, troublée, émue, fatiguée, je me sens sereine au fond de moi. Une sorte de paix avait fait son doux cheminement depuis que mon regard encore embrumé c'était posé sur Luca. Alors oui la villa était en désordre, il y avait de la casse mais on était en vie. Et c'était l'essentiel, les blessures sont plus morale que physique. La peur en a activé pas mal et là le stress retombe. Et sans me poser de questions, sans voir au delà de l'instant j'entraîne Luca dans la salle de bain. Avec juste l'idée d'une douche. D'un moment ou l'on prendrait soin l'un de l'autre. Sans une note sexuelle ou gênante. Ce n'est pas calculé, ni fait pour blessé, c'est juste dans la prolongation de cet instant. Une nouvelle fenêtre sur un nous qui se construit avec tendresse et respect. Alors les gestes se font naturellement, simplement. Non je ne prends pas l'ampleur de ce qui se passe dans la tête de Luca. Je ne vois pas le mal. Et quand je m'en rends compte tout se brise. Tout s'écroule. C'est comme si la terre à nouveau tremblait sous mes pieds et emportait avec elle ce pan de bonheur que l'on venait de créer. Comme si elle déchirait dans ses mouvements toutes ces petites bulles de joies dans mon regard. Je ne sais pas pourquoi mais je me sens sale intérieurement. Comme si j'avais été le diable et que je voulais attiré une âme fragile dans un enfer sauvage et dévastateur. Je ne saisi pas le mouvement de recul. Cette barrière que Luca dresse comme si d'un coup je devenait le pire de ses ennemis. Où est passé la confiance ? Où est passé cette complicité si belle ? Tout devient noir et la poussière envahit mon âme comme elle a envahi ma peau plus tôt. C'est déstabilisant, dérangeant. Et je me retrouve blessée par celui qui quelques minutes avant avait tant d'attention pour moi. Je me sens rejetée. Disloquée. Le froid se glisse dans mon être et la douce chaleur offerte par ses mots, ses gestes, ses étreintes se fissure comme si elle devenait de la glace. Moi qui croyait que nous avions avancé ensemble, voilà que je ressens à nouveau cette sensation du passé. C'était trop beau pour être vrai. Luca va pour quitter la salle de bain mais je le retiens. C'est moi l'indésirable, c'est à moi de partir. Et je délivre mon message, mon ressenti. Je ne pensais pas à mal. Je voulais juste ..

Juste me sentir bien et en sécurité avec lui. Mais il semble ne pas vouloir la même chose. Il a semé des cailloux pour que je me perde pas et là il vient de tous les enlever. Et me voilà paumée. Alors je sors sans attendre. De toute façon face à sa réaction la sentence n'a qu'un son. Et je ne voudrais pas qu'il mente juste pour me dire que je me trompe. J'ai vu son regard, il y avait de l'angoisse mais une sorte de dégoût. L'instant parfait venait de se transformer en cauchemar. Un instant je pense même qu'il n'aurait pas du rentrer. Que j'aurais été mieux seule, au moins je n'aurais pas eu cette douleur dans le cœur, qui n'a pas sa place et que je compte combattre.

Alors une serviette autour de la taille, mon pyjama récupéré je file dans la chambre d'ami. Mes yeux se parent de larmes et j'ai envie de crier. Je ne sais pas pourquoi sa façon d'agir me fait si mal. Où ai-je fais une faute pour qu'il mette cette distance ? Pourquoi n'a t-il pas vu ce que j'ai vu ? Des tas de questions tournent dans ma tête, à mille lieux de la bonne réponse. J'ai bien vu au moment du jacuzzi qu'il y avait un peu de gêne, mais c'était la première fois. Et puis là les circonstances étaient bien particulières. Où était le mal ? Et une fois dans la chambre d'ami j'en oublie la douche tant désirée. J'ai juste froid. Je me pose sur le lit, me mettant en boule comme pour comprimer la douleur qui se glisse dans tout mon être. Je sais qu'elle n'est pas du qu'au comportement de Luca. C'est un tout cumulé durant ces trois jours éprouvants. Je retiens mes larmes, je ne veux pas pleurer et je repasse en boucle dans ma tête la scène, mes mots, mes gestes. Où j'ai foiré ? Où j'ai merdé ? Je ne sais pas combien de minutes s'écoulent. Et puis j'entends la porte, mais je ne bouge pas, je reste rouler en boule. Comme fermée. Une façon d'éviter une nouvelle douleur. De montrer à Luca que ce qu'il a fait je ne l'ai pas compris et que cela m'a fait mal. Bien plus que je ne le voudrais. La fragilité avait pris le dessus et elle semblait vouloir gagner. Au départ je ne me retourne pas, quand il me dit qu'il est désolé. Puis je sens son regard sur moi. Il est vrai que j'étais partie comme une furie sans lui laisser une chance de s'expliquer, mais son comportement ne laissait aucun ambiguïté sur le fait que je m'étais comportée comme une idiote. Sur le fait que notre mariage était faux. Que même si des émotions nous avaient rapproché, elles avaient des limites à ne pas franchir. Même si sur le coup ces limites ne m'avaient pas sauté aux yeux ou m'avaient paru débiles. Alors je me tourne un peu vers lui, mais gardant cette position d'enfant qui se préserve. C'était idiot mais je préférais voir venir. Luca ne me reproche rien, pourtant il fuit mon regard. Que dois je en tirer comme conclusion ? Ne pas juger avant de l'avoir entièrement écouter. Tient cela aussi est rare. Avant j'aurais été plus du genre à le remballer là tout de suite. A lui dire de sortir que je m'en foutais de ses explications. Qu'il ne me doit rien. Et que c'est juste moi qui n'ai pas réfléchi. Mais je ne bouge pas et surtout je ne parle pas.

Son aveu, sa voix. Je sens combien la blessure est grande. Qu'a t-on pu lui faire pour qu'il doute ainsi de lui ? Pour qu'il se voit comme un être imparfait ? Alors qu'il est la douceur incarnée. Et puis c'est un bel homme. Qu'est ce qui dans son passé a été assez rude à supporter pour qu'il se dévalorise de cette façon ? La nudité est une chose naturelle et je n'ai jamais eu de problème avec la mienne. D'où le fait que j'ai fais mes gestes naturellement. Je comprends mieux les petits choses que j'ai remarqué depuis qu'on est marié mais qui me semblait logique vu qu'entre nous il n'y a pas eu de réellement intimité. C'est vrai que là sur le coup des émotions j'ai juste agi et je n'ai pas réfléchi. Je ne pensais pas à mal, je ne pensais surtout pas l'affecter de la sorte en révélant mon corps et en lui ôtant sa chemise. Puis il se lève ne voulant pas m'embêter plus longtemps, il est venu me rassurer. Me dire que je n'y étais pour rien, que je n'avais pas mal agi. Que tout venait de lui. Et cela me touche.

Mon visage s'adoucit à nouveau.
« Luca attend. »
Ma voix est douce, pas animosité. Je vérifie que ma serviette tienne bien. Pas la peine de prendre de risque. Et je me lève à mon tour. Je m'approche et  pose ma main sur son bras où le tissu de la chemise a pris de nouveau place. Je le regarde.
« Désolée. C'est vrai j'ai réagi vite et sans te laisser une chance de m'expliquer. J'ai pensé que tout venait de moi. C'est vrai que je n'ai jamais eu de souci avec mon corps. Je ne suis pas pudique. Je fais attention depuis qu'on est marié parce que .. mais là c'était fait sans arrière pensée. Ma réaction était puérile . Je n'aurais pas du m'emporter. »
Je souris et laisse mon regard se perdre dans le sien.
« Et tu n'as pas à avoir honte de ton corps ou à te sentir mal avec. Je peux te certifier que tu es un bel homme. »
Et en tant que femme il pourrait même me faire fantasmer. Mais j'évite de le rajouter. Ce n'est pas le moment.
« Je comprends et je suis navrée que tu éprouves ce sentiment par rapport à ton corps, ou au fait d'être nu face à une personne. Mais quand mes yeux se posent sur toi je vois un homme désirable. Même aujourd'hui. »
Malgré la poussière et la fatigue. Et mon sourire se fait plus large.
« Peut être qu'un jour tu me diras pourquoi tu éprouves ces sensations et je pourrais t'aider à y passer au dessus. Après tout tu m'aides bien toi. »
La preuve je suis calmée, posée. Je ne crie pas comme une peste qui a envie de tout casser.
« On fait quoi du coup ? Je peux prendre ma douche ici pendant que tu prends la tienne dans la salle de bain de notre chambre et on se retrouve après pour manger un bout ? »
Je lui laisse le choix, je n'impose rien. A cet instant je veux juste que tout s'apaise et qu'on avance.
« Et je ne t'en veux pas. On a tous nos combats à mener. Mais à deux ils sont parfois plus facile à gagner. »
Après tout on a la vie devant nous pour abattre les murailles qu'elle avait dressé. Faut juste qu'on y aille pas à pas. Ce soir j'ai trop précipité les choses. Mais l'essentiel est de voir son erreur et de vouloir s'améliorer pour en éviter une nouvelle. Accepter l'autre tel qu'il est. Chuter pour mieux se relever. C'est aussi une victoire.

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