Ares Staçion

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- Ares Staçion -

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Ares StaçionBon pour te remonter le moral
Ares Staçion
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# Sujet: Ares Staçion ( le Mer 23 Sep 2020 - 23:10 )
If the sky that we look upon, should stumble and fall, or the mountains should crumble to the see, I won't cry
Ares Staçion
rôle inventé
Identité :Ares, comme le Dieu de la guerre et des guerriers dans la mythologie Grecque. Bien des fois on lui a demandé pourquoi ce prénom, pensant qu'il pourrait avoir des racines de ce côté là, mais même pas. Sa mère aimait juste le prénom. Staçion. Là encore il n'est pas certain de la racine de ce nom de famille qui fait souvent sourire. Selon son père, c'est un nom basique que l'un de ses ancêtres aurait modifié pour donner un côté claquant au nom de famille. C'est gagné. Il n'a pas de surnom, son prénom est assez court comme ça pour qu'on le raccourcisse.

Naissance :Né en 1982 à Naples.

Origines :Il ne sait pas grand chose de ses origines, si ce n'est qu'il est né sur le sol Italien et s'est toujours considéré comme tel. Savoir d'où viennent ses racines - possiblement grecques ? - ne l'intéresse pas plus que ça.

Statut :Célibataire, seules les courbes féminines l'intéressent.

Métier :Psychologue, spécialisé dans la criminologie. Il travaille souvent aux côtés de la police pour dresser des profils dans le cadre d'enquêtes, tout en participant à l'analyse des statistiques et à la recherche de l'origine des crimes.

Argent :Il n'a pas à se plaindre. Il n'est pas riche mais pas pauvre non plus.

A Naples depuis :Toujours.

Curieux de nature, Ares n'est pas le genre à se contenter d'une réponse simple surtout lorsqu'il peut faire compliqué. Doté d'un esprit de contradiction, même s'il sait que la personne en face de lui a raison, il dira toujours son contraire pour ne pas aller dans le sens de la personne. Il ne reconnait pas souvent ses torts et sait d'ailleurs manier les mots pour avouer qu'il ne maitrise pas un sujet ou qu'il est dans le faux, vraiment le dire.  Sérieux quand il le faut, il a aussi ce côté drôle que peu de personnes connaissent car il use beaucoup du sarcasme pour s'exprimer, flirtant même avec le cynisme. Loyal, une fois qu'on arrive à se lier avec Ares, on gagne une personne de confiance pour toute une vie. Et lorsqu'on trahit sa confiance ou qu'on fait du mal aux gens qu'il aime, il n'y a pas de retour possible. Il ne croit pas aux secondes chances. Derrière un personnage un peu bougon se cache une vraie couche de guimauve. Il faut juste bien creuser et avoir beaucoup de patience.

poids :
80 kg
alcool :
1 verre
cigarettes :
0 par jour


la chanson la plus écoutée en boucle :
Stand by me Ben E. King


Conclusion de ta vie A l'approche de ses quarante ans, Ares ne sait pas vraiment comment faire un bilan de sa vie. Des regrets, il en a plein. Mais celui qui lui pèse le plus, reste le départ inexpliqué de sa mère à qui il n'était pas prêt de dire au revoir. Aujourd'hui encore il se demande si elle est partie à cause de lui ? A cause de sa soeur ? De son père ? Est-ce que leur lien n'aurait pas dû la sauver ? Lui qui pensait avoir cette connexion si forte avec sa mère, se demande encore s'il n'a pas inventé cette relation qui dans sa tête semblait si parfaite. L'objectif ultime de sa vie est de la retrouver par tous les moyens.

(un) Ares est l'aîné d'une famille de deux enfants. Son arrivée a fait le bonheur de ses parents qui ont rêvé de sa naissance depuis le jour même où ils se sont rencontrés. (deux) Fils à sa maman, dès le moment où cette dernière a su qu'elle était enceinte d'Ares, le lien s'est aussitôt en place. Sa naissance n'a fait que renforcer cette connexion. Lorsqu'on voulait savoir où était la mère, il suffisait de trouver le fils et inversement. (trois) A cause de ce lien fort qui les a uni dès les premières secondes, Ares avait du mal à partager sa mère, même avec son propre père. Dès son plus jeune âge, il prenait la défense de sa mère même lorsqu'il ne comprenait pas ce qu'il se passait. Du haut de ses 3 ans, il se mettait à s'interposer dans des conversations d'adultes lorsque son géniteur élevait un peu trop sa voix contre sa mère. Il criait à son tour, articulait les rares mots qui constituaient son vocabulaire et agitait du poing pour l'éloigner de sa mère.(quatre) Six ans après la naissance d'Ares, ce fut sa petite soeur qui vit le jour, Déva.  Le petit garçon n'était pas content. Autant il aimait se blottir contre l'estomac rond de sa mère, autant lorsqu'ils ramenèrent la petite fille chez eux, il n'a pas apprécié. Jaloux, il fit tout pour attirer l'attention de ses parents mais surtout celui de sa mère qui n'avait quasi plus de temps pour lui. Elle ne lui refusait jamais un câlin mais il était toujours interrompu par les pleurs de sa petite soeur. Le soir, il n'avait plus droit à son dernier bisou avant de s'endormir, ce qui causa plusieurs nuits blanches chez l'enfant qui attendait le passage de sa mère dans sa chambre tous les soirs. (cinq) Les choses n'étaient pus les mêmes depuis l'arrivée de sa petite soeur, et Ares l'avait constaté. Même s'il n'avait aucune envie de le faire, il se portait souvent volontaire pour prendre soin de cette dernière parce qu'il pensait soulager sa mère, qui lui gratifiait d'un sourire ou d'un câlin à chaque fois qu'il se ruait vers le berceau lorsque cette dernière se mettait à pleurer. Avec l'aide de son père - et pour laisser sa mère se reposer - Ares appris à changer les couches, à donner le biberon, bref à être le troisième. (six) Petit à petit un rythme particulier s'est installé. Sa mère passait son temps à dormir ou enfermée dans sa chambre, exigeant à ne pas être dérangée. Lorsque l'enfant pleurait, elle se mettait à pleurer à son tour jusqu'à ce qu'Ares ou son père intervienne pour éloigner l'enfant d'elle. Au bout de la première année le bilan était sans appel, la maman n'avait pris sa fille qu'une seule fois dans ses bras depuis son retour de la maternité, et ça, uniquement parce que ni son mari, ni son fils n'étaient présents.   (sept) Le lien entre Ares et sa mère se retrouva affecté par la situation. Epuisé par ses journées d'école, le petit garçon devait en commencer une seconde une fois qu'il rentrait, en prenant le relai pour aider son père à s'occuper de Déva. Pour cette dernière, il n'avait toujours aucune affection. Il ne la détestait pas à proprement parler, mais tous les jours il regrettait le jour de sa naissance. Dans la tête d'Ares, c'était de sa faute si sa maman ne venait plus le border le soir, si elle ne lui faisait plus de câlins. C'était même de sa faute si elle s'est complètement isolée de tout le monde, même de son mari. Depuis sa naissance, son père avait migré dans sa chambre. Au début il s'endormait sur le fauteuil au coin de la pièce avec le livre qu'il lui lisait pour l'endormir sur l'estomac. Puis il a fini par installer un lit de camp sans aucune explication. Dans la tête d'Ares, cette situation n'était que temporaire. Et ça, même lorsqu'il installa le berceau de Déva dans sa chambre pour être sûr de pouvoir jeter un coup d'oeil sur elle lorsqu'elle se mettait à pleurer au milieu de la nuit. (huit) Le matin de ses dix ans, Ares prit le chemin de l'école comme d'habitude accompagné de Déva et de son père. Une fois arrivé au portail, pas un seul regard dans leur direction. Pour son anniversaire sa mère lui avait promis une surprise et il n'avait qu'une hâte, la retrouver. Pour la première fois depuis des mois, elle était sortie de sa chambre pour ne serait-ce que partager un repas avec les membres de sa famille. Ce qu'ils ignoraient tous, c'était qu'il s'agissait là du dernier.  (neuf) A son retour de l'école, Ares impatient de retrouver sa maman, se dirigea aussitôt vers sa chambre pour la retrouver. A la vue de la pièce vide, il parcourut le reste de la maison pour se rendre compte qu'elle n'était plus là. Ses affaires avaient disparues, elle avec. Pas un mot. Pas une trace d'elle. Juste son absence.  (dix) Depuis qu'elle les a laissé, son père a mis un point d'honneur à ne plus jamais parler d'elle. Rien que la mention de son prénom créait des tensions entre eux. A chaque fois que Déva posait des questions, il répondait sans jamais répondre. Toujours à côté pour qu'elle cesse de façon temporaire, sachant très bien qu'elle reviendrait à la charge. Ares lui ne l'a jamais oubié et a pu sauver la dernière photo de sa génitrice, avant que son père ne s'en débarrasse. Comme s'il n'avait jamais existé, il a remplacé l'existence de la mère de ses enfants par un point d'interrogation. Un vide qu'elle a laissé et qu'il n'a jamais essayé de combler. (onze) Obligé de grandir trop vite, Ares devint le second parent qu'il avait toujours été et veilla sur sa soeur. Suite à l'abandon de sa mère, un lien a commencé à se créer entre les le petit garçon et Déva qui réclamait sans cesse son attention, parce qu'au final, il était très vite devenu son monde. Lorsque leur père travaillait, il la surveillait, lui faisait à manger, s'assurait qu'elle faisait bien ses devoirs, se réveillait en pleine nuit lorsqu'elle faisait des cauchemars. (douze) Si d'un côté, Ares sait que c'est l'absence de sa mère qui les a rapproché, il aurait aimé que les choses se passent autrement. Aujourd'hui leur lien est plus que fusionnel au point où il la surprotège. Concernant sa mère, il vit avec les regrets de ne pas avoir compris les signes de détresse qu'elle a peut-être envoyé et que personne n'a su lire. (treize) Lors de ses études, c'est tout naturellement vers la psychologie que s'est tourné Ares. L'humain l'intrigue, le fait se questionner. Lorsqu'il dû choisir une spécialisation, le jeune homme s'est tourné vers la criminologie. Analyser un individu dans son environnement, sans qu'il ne soit question de pathologie, c'était quelque chose qui l'a tout de suite intéressé. (quatorze) A chaque fois qu'un nouveau cas se présente à lui, Ares ne peut s'empêcher de penser à sa mère. Dès le moment où il repère un trait de caractère plus ou moins similaire à sa mère, il se demande si aujourd'hui il aurait été en mesure de l'aider avec ses nouvelles connaissances. (quinze) S'il y a bien quelque chose qu'Ares ne rate jamais, c'est le déjeuner dominical chez son père. Presqu'une institution, c'est le seul moment de la semaine où ils se retrouvent tous les trois comme une vraie famille. Son père n'a d'aileurs pas déménagé depuis le départ de sa mère. Il continue à vivre dans cette maison vide, sa chambre d'enfant s'est d'ailleurs transformé en chambre à coucher pour son paternel. Ares ne sait même pas à quand remonte la dernière fois où son père a mis les pieds dans sa propre chambre. (seize) Il ne perd pas espoir de retrouver sa mère un jour. Il a d'ailleurs entamé des recherches. A ce jour il n'a pas beaucoup de pistes la concernant, mais il refuse de se dire qu'il n'aura même pas essayé de la retrouver. Il ignore pourquoi elle les a laissé, mais le petit garçon de 10 ans qu'elle a abandonné le jour de ses 10 ans a besoin de savoir. De comprendre.

En vrac : Ares n'a jamais connu de relation sérieuse parce qu'il n'arrive pas à couper de son métier et analyse tout. Si les premières semaines se passent bien, il va souvent trouver des pathologies à ses copines et prendre la place du professionnel plutôt que celui du petit-ami. A chacune de ses ruptures, il leur glisse d'ailleurs sa carte au cas où elles décideraient de se faire suivre. - Le jeune homme n'aime pas tout ce qui attrait à la technologie. La seule raison pour laquelle il a un smartphone c'est parce que c'est bien plus pratique pour lui, même au niveau professionnel. Lorsqu'il prendra sa retraite, Ares prévoit de se couper du monde, avec pour seul moyen de communication un téléphone clapet qu'il pourra faire claquer pour mettre fin aux conversations qu'il n'aura pas envie d'avoir. - Il est allergique au kiwi. - Son sourire est tordu à cause d'un défaut de naissance. Des terminaisons nerveuses mortes au niveau de lèvre supérieure. C'est pour cette raison d'ailleurs qu'il évite de sourire en public. Il a l'air de souvent faire la gueule alors que dedans, il est content. - Il ne fête plus ses anniversaires. Souffler une bougie à cette date pour le jeune homme, reviendrait à célébrer le départ de sa mère.
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pseudo, prénom :dorianacombien de bougies ?25d'où viens-tu ?bonne question Ares Staçion 1191703564comment t'as atterri ici ?kidnapping




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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Mer 23 Sep 2020 - 23:10 )
Partie Ipetite citation minuscule
Allongé dans son lit, les yeux levés vers le plafond, il attendait. Ce soir pour la première fois, Ares s’était mis tout seul au lit. Sa mère n’était pas venue le border, ni même lui dire bonne nuit, mais ce n’était pas grave. Elle allait bientôt venir. Elle le lui avait promis pendant le repas qu’elle viendrait lui faire un bisou. Le petit garçon avait voulu rétorquer qu’elle lui en devait au moins quatre à cause de son absence soudaine de la maison, mais il préféra ne rien dire. Il était content qu’elle lui en fasse un tout court. A cette pensée, ses sourcils se froncèrent d’ailleurs. Il avait encore des questions qui traînaient dans un coin de sa tête. La première : qui était ce bébé qui ne faisait que pleurer toute la journée ? Pourquoi le monde s’arrêtait de tourner dès qu’elle se mettait à faire quelque chose ? Son père lui a présenté cette chose comme étant sa petite sœur, mais c’était impossible que ce soit vrai. De toute façon, il ne croyait pas vraiment ce que ce dernier lui disait. La seule en qui croyais Ares, c’était sa maman qui n’allait pas tarder à venir lui dire bonne nuit. Il lui demanderait demain quand repartirait cet enfant qui n’était absolument pas sa petite sœur. Il ne la connaissait pas et n’avait d’ailleurs aucune envie de la connaître. Elle était toute fripée, rouge et moche. Il n’y avait pas de moches dans sa famille. Sa mère était d’ailleurs la plus belle femme du monde. Et la plus douce. Son père était passable. Il était gentil, mais il n’était pas sa mère.

Les paupières qui commençaient à se faire lourdes, Ares avait de plus en plus de mal à rester éveillé, mais ce n’était pas grave. Sa mère allait bientôt arriver. A son jeune âge il n’avait aucune notion du temps, ni même de l’heure qu’il était. Son seul indicateur était la fatigue qui continuait de s’accroitre. S’il avait su lire l’heure, il aurait vu qu’il était plus de minuit passé et qu’il était toujours debout. Que les pas qu’il entendait dans le couloir et qui retenaient sa respiration à chaque fois qu’ils s’approchaient de sa chambre, étaient ceux de son père qui faisait les cent pas entre les deux chambres avec l’enfant dans ses bras pour le calmer. S’il avait eu l’ouïe plus affinée, il aurait pu entendre les pleurs de sa maman qui s’était roulée en boule à peine avait-elle quitté la table. Qu’elle avait tenté de sortir du lit pour embrasser son fils une dernière fois aujourd’hui, lui souhaiter une bonne nuit, mais qu’elle en avait été incapable parce qu’elle avait l’impression que le poids du monde s’écroulait sur ses épaules. Et s’il avait été plus malin que ça, il n’aurait pas veillé toute la nuit, se battant contre le sommeil, avec cet espoir qui ne voulait pas mourir que sa maman viendrait lui dire bonne nuit.


Partie IIpetite citation minuscule
A peine réveillé que le petit garçon tenait à peine en place. Il n’avait qu’une seule hâte : rentrer de l’école avant même d’y avoir mis les pieds. Son petit-déjeuner il l’avala en deux bouchées, il avait à peine pris le temps de mâcher tant il était pressé d’entamer sa journée qui ne passait déjà pas assez vite à son goût. La veille, pour la première fois ils avaient partagé un repas en famille. Les tensions qui rythmaient le quotidien avaient disparu le temps d’une soirée et Ares avait même retrouvé les bras de sa maman. Elle n’avait pas accordé une seule fois son attention à Déva qui restait sur les genoux de son père, mais il s’en fichait. Aussi bien pendant le repas qu’après, le petit garçon avait passé la soirée à rire et à plaisanter avec sa mère. Enfin, il la retrouvait. La maman douce et attentionnée qu’elle avait été avant l’arrivée de sa petite sœur. Ares le savait que tout rentrerait dans l’ordre tôt ou tard, il suffisait d’être patient. Ici, ils avaient laissé du temps à sa mère de se remettre en forme et ça y est. Elle était guérie.

Sur le chemin de l’école, Ares n’accorda même pas un regard à son père, ni même à sa petite sœur qui l’accompagnait tous les matins. Arrivé au portail, il leva juste la main pour les saluer et fonça dans sa salle de classe où l’attendait tous ses camarades. La journée passait avec une telle lenteur que le petit garçon refusait même de s’asseoir de peur de perdre du temps. Avec la même énergie, il prit le chemin de chez lui en semant presque son père qui avait du mal à suivre cette cadence que lui imposait son fils. Le cartable jeté au pied du canapé, il fonça vers la chambre de sa mère. En découvrant la pièce vide qu’il balaya des yeux, Ares ne se démonta pas et prit la direction de la cuisine. Toujours pas de maman. Elle devait sûrement se trouver dans le jardin. Non, pas là non plus. Les sourcils froncés, il fit le tour de la maison avec le même sourire et cet espoir qui demeurait intact que sa mère apparaîtrait au coin de la porte pour lui donner sa surprise. Après de longues minutes sans l’avoir trouvé, il se tourna enfin vers son père qui lui adressa un regard qu’il n’oubliera jamais. Celui d’un homme qui venait de comprendre que sa femme ne reviendrait pas. « Va faire tes devoirs. » Furent les seules paroles qu’il adressa à son fils avant de se rendre à la cuisine pour préparer le repas.  


Partie IIIpetite citation minuscule
Les premiers jours qui suivirent le départ inattendu de sa mère, furent étranges pour Ares. Jamais il n’avait osé poser la question directement à son père de savoir où elle se trouvait, parce qu’il se doutait qu’il n’en avait aucune idée. En plus de ne pas vouloir en parler. Dans la soirée même qui avait suivi son départ, ils reprirent tous le court de leur vie comme de rien n’était. Son père avait préparé le diner, mis la table et avait même fait souffler sa bougie au petit garçon qui avait voulu attendre le retour de sa mère. Il n’a rien voulu entendre et a allumé la bougie pour la souffler lui-même. Ares n’a pas mangé de gâteau ce soir-là, bien trop préoccupé par la disparition qui lui semblait inquiétante de sa mère.

Les semaines passées ont fait comprendre au garçon qu’il ne reverrait pas sa génitrice de sitôt. Et le silence de son père le conforta dans le fait qu’il n’avait même pas intérêt à la mentionner. A mesure que s’écoulaient les semaines, Ares remarqua des petits détails comme des photos de famille qui disparaissaient, se doutant bien de qui était derrière ça. Petit à petit, il avait vu son père se murer dans le silence en effaçant au rythme lent des jours, la moindre trace de l’existence de sa mère. Le soir après que son père et sa petite sœur se soient endormis, Ares se rendait dans la chambre de ses parents – pièce dans laquelle son père ne mettait même plus les pieds – à la recherche du moindre indice pour essayer de trouver où était sa mère. Sérendipité. Il est tombé sur une photo de lui et elle, de lorsqu’il était bébé. Une des rares photos que son père n’avait pas pu faire disparaître, et seul cliché qu’il lui restait d’elle.

De son absence il dû apprendre à s’en accommoder en silence pour éviter de contrarier ce père, qui préférait tout garder pour lui plutôt que de se montrer faible devant ses enfants. Pour lui faciliter les choses, Ares, cet enfant forcé de grandir trop vite, pris la responsabilité de s’occuper de sa petite sœur. Le lien entre eux s’améliorait petit à petit, mais toujours avec cette notion d’obligation pour le petit garçon qui prenait soin de sa petite sœur. Dans un coin de sa tête subsistait l’idée qu’en faisant ça, qu’en s’occupait de Déva à la place de sa mère, sa mère aurait une dette envers lui. Et qu’elle serait obligée de revenir pour lui dire merci. Pour le prendre une dernière fois dans les bras parce qu’il aurait été le bon petit garçon qu’elle voulait qu’il devienne.


Partie IVpetite citation minuscule
Assis à son bureau, le stylo derrière l’oreille et les sourcils froncés, les neurones de l’Italien étaient en ébullition. Il s’était réveillé très tôt pour travailler un peu avant de se rendre chez son père pour le déjeuner. Il avait bien essayé de décommander pour cause de retard qu’il risquait de prendre dans son travail, mais son géniteur ne voulait rien entendre. Et en toute honnêteté, Ares avait essayé en sachant très bien qu’il n’échapperait pas au rendez-vous dominical hebdomadaire. C’était la tradition depuis qu’il avait quitté le domicile familial pour la fac. Il se devait de rentrer au moins une fois par semaine, et depuis ces vingt dernières années, jamais il n’avait manqué un repas de famille. Toutes les semaines son père leur faisait le même repas – celui qu’il était sûr de ne pas rater – et toutes les semaines ils se réunissaient pour faire le point sur leur vie. Déva serait là. Vraie fille à papa, Ares savait bien que sa jeune sœur ne manquerait jamais l’occasion de rappeler au jeune homme lequel des deux leur père préférait. Même s’il savait que son père l’aimait, il n’ignorait pas que lui avait été le fils à sa maman. Déva la fille à papa. Cette pensée provoqua une vague de tristesse qu’il fit disparaitre d’une rasade de café noir qu’il descendit sans même respirer. Il n’avait pas le droit de penser à elle, pas le dimanche en tout cas. Aujourd’hui c’était le jour de son père. Le seul parent présent qu’il lui restait er celui qui s’était chargé de son éducation suite à l’abandon de sa mère. Pas un seul jour ne s’était écoulé sans qu’il ne pense à elle pourtant. Est-ce qu’elle allait bien ? Est-ce qu’elle était encore vivante ? Est-ce que s’il la croisait dans la rue, il serait ne mesure de la reconnaître ? Et elle ? Est-ce qu’elle pourrait reconnaître son propre enfant ? Le regard posé sur les mots couchés qu’il n’arrivait même pas à lire, il ferma le dossier en l’envoyant sur le bureau rejoindre la pile de papiers en désordre. Le doigt posé sur ses lèvres comme pour prendre une posture de réflexion, il prit quelques secondes d’hésitation avant de tendre le bras pour récupérer la photographie qu’il gardait précieusement dans une petite boite, dans le dernier tiroir de son bureau. Il ne devrait pas penser à elle aujourd’hui, pourtant son regard se posa sur cette femme pleine de vie que renvoyait le moment figé entre ses doigts. Derrière ce sourire devait se cacher tellement de souffrance que l’enfant qu’il était n’a pas été en mesure de voir. Derrière le dernier « je t’aime » qu’elle lui avait soufflé avant qu’il n’aille à l’école le matin de son anniversaire, se dissimulait un « adieu » qu’elle n’avait même pas eu le courage de prononcer. Son cœur dans sa poitrine se serra comme à chaque fois qu’il pensait à elle et comme sauvé par le gong, son téléphone sonna. Surpris, il rangea à toute hâte la photo là où l’avait tiré et récupéra son téléphone. C’était Déva qui venait l’extirper de son monde bien trop sérieux pour le ramener à la réalité et à ses obligations. Un mince sourire au coin des lèvres, il décrocha pour lui dire qu’il était sur le point de partir. Et comme chaque fin d’appel, il lui soufflait un dernier je t’aime avant de raccrocher.


Dernière édition par Ares Staçion le Dim 27 Sep 2020 - 23:53, édité 4 fois
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Mer 23 Sep 2020 - 23:11 )
Re bienvenue Ares Staçion 3407175773


Leonardo Bellini
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Mer 23 Sep 2020 - 23:34 )
Le fameux il est là Ares Staçion 2805480963 rebienvenuuuuuuue Ares Staçion 2110055558 dépêche d'en écrire plus, je veux en savoir plus Ares Staçion 3407175773 courage pour la fichette et amuse-toi bien avec ce perso Ares Staçion 3132305143 Ares Staçion 2167714111 du loooove Ares Staçion 3203843487 Ares Staçion 3203843487 Ares Staçion 3203843487
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Jeu 24 Sep 2020 - 7:39 )
Changement radical. 👅 👅

Re bienvenue parmi nous et bon courage pour ta fiche. Ares Staçion 2567113648 Ares Staçion 3738687891 Ares Staçion 1539114375 Ares Staçion 1990746606 Ares Staçion 2497010195

Tu connais la maison mais on est là si besoin. Ares Staçion 4056139226 Ares Staçion 650068558
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Jeu 24 Sep 2020 - 8:20 )
Rebienvenue à toi Ares Staçion 2491463887 tu me rappelles que je dois continuer la série Ares Staçion 3407175773
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Jeu 24 Sep 2020 - 9:20 )
rebienvenue ici, bon courage pour ta fiche Ares Staçion 3203843487
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Jeu 24 Sep 2020 - 12:23 )
Non mais JPP, toujours plus loin dans les jeux de mots toi Ares Staçion 1125647845 Ares Staçion 1125647845 Ares Staçion 1125647845
Re chez toi Ares Staçion 505442386 hâte de voir cet Ares en action Ares Staçion 742696197
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Jeu 24 Sep 2020 - 14:27 )
J'aime beaucoup cet acteur ! Rebienvenue Ares Staçion 3858275945
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le Jeu 24 Sep 2020 - 15:49 )
Rebienvenue sur le forum!

Je te souhaite une rédaction inspirée et une bonne intégration!

Au plaisir d'avoir un lien!
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# Sujet: Re: Ares Staçion ( le )
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