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- Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Posillipo :: Résidences
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Cesare MorettiBon pour te remonter le moral
Cesare Moretti
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Style RP :
Pronoms RP : Il / Cesare
Flashback : Oui.
RPs violent : Oui.
RPs hot : Avant, pendant, après, pas de soucis. Les rps de ce genre ne me dérange pas.
Longueur : J'écris sans pression, comme ça me vient et je sais m'adapter au besoin.

Sujets sensibles : Validisme, Zoophilie ainsi que la violence animale en générale et la psychophobie.
Thème·s abordé·s : Trisomie 21 ; handicape ; dépression.
Messages : 891 - Points : 535
Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa 9384fdc2c8209c6a9f6ecb8a4c89fc76
Âge : 36 ans.
Métier : Coach sportif pour personne à mobilité réduite.
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# Sujet: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Dim 24 Jan 2021 - 16:31 )
Sa rencontre avec l’homme qui l’avait collé dans ce fauteuil avait eu raison de ses dernières forces, du peu d’efforts et de chemin qu’il avait parcouru aujourd’hui. Le voir amaigrit, avec un teint malade, ne l’avait nullement ému. Cesare ressentait encore trop d’amertume envers lui pour le prendre en pitié, pour penser qu’il ne méritait pas ce qui lui arrivait. Terrence avait gâché sa vie. Il avait ruiné sa carrière. Il avait mis un terme à son ascension. Encore aujourd’hui, il lui manquait des souvenirs à cause de l’accident. Il lui avait également arraché une personne qu’il appréciait de son entourage puisque son ancienne petite-amie de l’époque souffrait toujours de traumatisme qui la suivrait jusque dans la tombe. Alors non, Cesare n’arrivait pas à passer l’éponge. Peut-être qu’il ne serait jamais en mesure. Pourtant, son psychologue lui répétait encore et encore qu’il le devrait. Terrence avait payé. Il avait fait son temps en prison. Mais il en était ressorti. Quelques années pour une vie condamnée… Est-ce vraiment juste ? Non. Rien ne l’était. La vie ne l’était pas. Cesare l’avait appris à ses dépens.

Lui qui devait sortir ce soir, décida de rester chez lui. Il envoya un sms à ses amis, surtout à Elisa pour lui dire qu’il ne viendrait pas, mais il espérait qu’elle s’amuse. Cesare posa le téléphone sur la table basse avant de descendre s’entraîner dans sa salle de sport. Il en avait besoin. Même s’il était encore fatigué de sa matinée avec le docteur : souffrir physiquement était devenu une manie pour être en accord avec la douleur que son cœur devait porter bien trop souvent. Après une bonne heure, essoufflé, en sueur, Cesare alla se changer et malgré les températures fraîches à Naples : glissa son corps handicapé dans l’eau. Le froid saisit ses nerfs et il prit sur lui-même pour ne pas ressortir directement et paniquer. Le froid pouvait être bénéfique pour les muscles. Il le savait. Et canaliser sa respiration était un excellent moyen de travailler son endurance.

Les yeux fermés, alors qu’il se concentrait sur le mouvement douloureux de ses jambes : il n’entendit pas la porte d’entrée s’ouvrir, ni la baie vitrée. Quand finalement, il comprit que deux yeux le scrutaient, il rouvrit ses paupières pour rencontrer le regard d’Elisa. Comme plusieurs personnes dans leur cercle intime : elle possédait un double des clés de sa maison. Il souffla longuement :

“Pourquoi tu n’es pas à t’amuser…? Je ne suis pas une bonne compagnie.” Il se tourna et se hissa hors de l’eau : serrant les dents pour tenter en vain de cacher une grimace de douleur. Cesare attrapa une serviette et commença à se sécher avant d’enfiler sa sortie-de-bain. “Je vais bien, Elisa. Ne t’en fais pas.” Non. Mais il avait espoir qu’en le répétant : cela allait devenir une vérité. Après tout, il avait connu pire.







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Elisa WilsonTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Elisa Wilson
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Sujets sensibles : Les relations toxiques
Thème·s abordé·s : handicap; deuil et mort; maladie (mucoviscidose)
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Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa B85f5e42b0ead07bb94e476e39261970f9d28965
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Métier : Historienne-archéologue, avec une spécialité pour l'époque contemporaine et la seconde guerre mondiale
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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Mer 27 Jan 2021 - 9:02 )

Je vais bien, ne t'en fais pas

Cesare& Elisa

Le bar était bondé et animé, tout était propice à une bonne soirée entre amis, mais Elisa n'arrivait pas à profiter comme elle le devrait. S'accrocher aux différentes conversations lui demandait un effort par rapport à d'habitude, tandis qu'elle se perdait dans ses pensées ou dans la contemplation de sa bière, qu'elle tenait entre ses mains. Et parfois son regard accrochait son téléphone portable, dans l'attente d'un SMS de Cesare qui ne venait pas. Ce qui avait un peu tendance à l'inquiéter.
Elle avait reçu un message du Moretti, juste à son retour chez elle après une longue journée occupée entre une matinée au musée et une après-midi de recherches aux archives. Un SMS dans lequel il lui annonçait que finalement il ne viendra pas à leur petite soirée, alors que la veille encore ils en parlaient et le roux semblait l'attendre avec une certaine impatience. Ce revirement de situation était la preuve pour Elisa qu'il s'était passé quelque chose. Mais quoi ? Voilà bien une question à laquelle elle n'avait pas de réponse, au point qu'elle avait tendance à tout s'imaginer, et n'importe quoi. Sans compter que les autres non plus n'avait aucune réponse non plus, mais ça ne semblait pas les inquiéter eux. C'était normal à leurs yeux visiblement, ce qui n'aidait pas le cerveau en ébullition d'Elisa.

Face à la réponse qui ne venait pas, la Wilson hésitait entre appeler, renvoyer un message ou bien directement aller chez Cesare. Et alors qu'elle faisait semblant de s'intéresser à une de ses amies qui parlait de son travail, la brune finit par décider d'aller à Posillipo. Elle préférait s'assurer elle-même que tout allait bien, et puis de toute façon, elle n'arriverait pas à profiter de ce moment entre amis sans être rassurée. Ce qu'elle pouvait maudir son instinct un peu trop maternisant par moment... Mais Cesare faisait parti de ces personnes à qui elle tenait énormément, alors quand il n'allait pas bien, elle non plus. Elle cogitait bien trop. Alors elle décolla de son siège, dans un coin du bar, prétextant un mal de tête pour s'échapper, et après des embrassades, elle quitta le bar.
Les rues de Naples étaient plutôt calme, permettant à la brune de rouler sans problème et de rejoindre le beau quartier de Posillipo plutôt rapidement. Tant mieux, qu'elle n'aurait certainement pas eu la patience d'affronter des bouchons ou une circulation un peu dense. Et une fois sa voiture garée devant la maison de son ami, elle alla toquer. Pour n'avoir aucune réponse. Ce qui la fit grimacer quelques secondes, et renforçait le tout et n'importe quoi qui circulait dans son cerveau. Bon dieu, ce qu'elle pouvait se maudire de se faire trop de soucis pour ceux qu'elle aimait. Heureusement qu'elle avait un jeu de clés de la maison de Cesare qui lui permit de pénétrer dans la maison. Qui semblait au premier abord vide. Dans le salon, elle trouva le portable sur la table basse, et en allumant l'écran de veille, elle vit son SMS en nouveau message. Ainsi, il ne l'avait pas lu ni vu. Elle pouvait attendre la moindre réponse.

Après un rapide tour de la maison, Elisa finit trouver Cesare dehors, dans sa piscine. En le voyant à travers la baie vitrée, elle ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel et de secouer la tête: il n'y avait bien que lui pour se baigner en plein hiver, même si en ville, ils n'atteignaient pas des températures polaires.
Poussant la baie vitrée, elle rejoignit le bord de la piscine en silence, fixant du regard Cesare qui semblait concentrer. Hors de question qu'elle ne le dérange, alors elle attendit en silence qu'il la remarque, observant son visage et les expressions sur celui-ci. Une chose qu'elle aimait faire discrètement. Elle aimait observer les différents traits du visage de Cesare, et les expressions qui en découlaient. Cela faisait toujours, ou presque, naître un léger sourire sur ses lèvres, comme ce soir. Un sourire qui disparut pour être remplacé par un roulement d'yeux en attendant le soupir et la remarque du Moretti qui l'avait enfin remarqué.

- Parce que je n'y arrivais pas.

Répondit-elle du tac au tac, restant campée sur ses deux pieds, les yeux posés sur lui.

- Si tu ne voulais pas que je débarque, il aurait fallu répondre à mon SMS.

Au moins ça l'aurait un peu rassuré... Même si elle ne pouvait promettre qu'elle n'aurait pas débarqué quand même. Quand elle s'inquiétait, elle s'inquiétait. Trop peut-être, mais c'était ça quand on aimait, non ? Sans compter que la phrase de Cesare lui disait tout le contraire de ce qu'il affirmait. Elle le connaissait assez pour savoir quand quelque chose clochait.

- Oui, et moi je vais partir à la montagne pour skier ce week-end.

Un mensonge tout aussi éhonté que celui que venait de lui lâcher Cesare. Elle, à la montagne ? Sur les routes enneigées ? Voilà une chose qui n'arrivera pas de si tôt... Suite à l'accident subit enfant, elle avait une vraie phobie des routes de montagnes enneigées, si bien qu'elle ne s'y rendait jamais en plein hiver. Jamais.

- Allez, dis-moi, qu'est-ce qui s'est passé ? Je te connais très bien, je sais que quelque chose ne va pas.

Finit-elle par demander au bout de quelques secondes, un regard des plus sérieux posé sur le jeune homme.


@Cesare Moretti




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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Mer 27 Jan 2021 - 21:12 )
Cesare aurait dû se reposer. Se couler un bain chaud et mettre les jets en route pour masser ses jambes fatiguées. Il n’en avait rien fait. Au lieu de cela, il s’était mis en tête de continuer à s’entraîner. Après avoir été dans le sous-sol pour utiliser le matériel de musculation, il avait décidé de finir en beauté avec un saut dans la piscine. L’eau avait toujours eu un effet apaisant, salvateur. Il se souvenait qu’Heilwig adorait également “faire trempette” comme elle disait si bien. C’est pour ça qu’il avait gardé la piscine, pour tout dire. Parce qu’à chaque fois qu’il était à l’intérieur : il n’avait qu’à fermer les yeux pour l’imaginer et entendre ses rires.

Forçant ses jambes à bouger, les grimaces et les gémissements plaintifs qui sortaient de sa gorge ne laissaient aucune place au doute : le bas de son corps n’était que douleur. Cesare savait qu’il n’y avait aucun remède. Il savait également que faire trop d’exercice tirait sur ses muscles, mais que pour lui : c’était le seul moyen de remonter en selle. Ou plutôt de marcher à nouveau normalement. Comme il aimerait pouvoir courir une nouvelle fois. Marcher dans la rue sans avoir à demander aux gens de se pousser quand ils n’avançaient pas assez rapidement. Pouvoir se tenir à côté de ses amis, d’Elisa sans que ces derniers n’aient à baisser la tête pour lui parler.

Le sportif ne s’attendait pas à ce qu’Elisa viennent. Ou plutôt, il espérait secrètement qu’elle frappe à sa porte pour voir ce qui s’était passé pour qu’il annule comme ça au dernier moment. Faire la fête et boire un peu plus que d’habitude n’étaient jamais quelque chose qu’il manquait. Surtout pour passer du temps en si bonne compagnie. Ce soir, cependant, il savait qu’il allait plomber l’ambiance, alors il était resté sagement chez lui. Là où il ne dérangerait personne avec sa mélancolie. Quand soudain, il sentit des yeux sur lui, qu’il releva les siens pour regarder l’identité du nouvel arrivant : il fut incapable de sourire. Pas même pour le beau visage d’Elisa.

Alors, il sortit son corps meurtrit hors de l’eau et commença à se sécher avant d’enfiler sa sortie-de-bain. Il étira son bras pour tirer le fauteuil roulant, bloqua les roues et après avoir pris une longue inspiration se hissa dedans. “On sait tous les deux comment je suis quand je suis dans cet état.” Il ne se faisait pas d’illusion. Reprenant son souffle, il avala sa salive. Le ton sarcastique d’Elisa était évidemment un moyen de lui rappeler qu’il ne servait à rien de lui mentir.

Cesare roula vers Elisa. Il n’avait toujours pas répondu à sa question. “Tu as faim ?” Il ne répondrait pas tout de suite. Il rentra à l’intérieur et fit du café. “Terrence.” Un nom qu’il n’avait pas prononcé depuis longtemps. “Je l’ai vu dans un café.” Il avala difficilement sa salive. “Ca m’a rappelé tout ce que j’ai perdu. Ce que je ne retrouverais probablement jamais. C’est con…” Il eut un rire jaune : “Le jour où mon doc me dit que je fais des progrès."







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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Sam 30 Jan 2021 - 17:39 )

Je vais bien, ne t'en fais pas

Cesare& Elisa

Elle avait tourné et retourné la question dans tous les sens silencieusement, dans son cerveau, avant de se décider à quitter la petite soirée entre amis pour aller vérifier que tout allait bien pour Cesare. Si c'était le cas, ça ne lui plairait certainement pas de la voir débarquer au lieu de profiter de sa soirée, et si ce n'était pas le cas... Et bien au moins, elle aurait été là pour lui. C'est ce qu'elle se dit tandis qu'elle roule ou encore passe son double des clés dans la serrure de la porte d'entrée. Ce qu'elle n'aime pas quand elle se fait du soucis pour ceux qu'elle aime... Elle aimerait que son entourage ne connaisse que le bonheur, ils le méritaient tous. Elle aussi à vrai dire. N'avait-elle pas eu assez de malheurs dans sa si courte vie ? Voilà ce qu'elle se demandait alors qu'elle pénétrait dans la maison bien familière de Cesare, partant à sa recherche.

Elle le trouva peu de temps plus tard dehors, à l'arrière, dans sa piscine. Une idée bien à lui ça, de se baigner en plein hiver. Néanmoins, cette vision la fait sourire une courte seconde, tandis qu'elle passe la baie vitrée pour rejoindre la terrasse le plus silencieusement qui soi. Elle ne voulait pas perturber le sportif pour le moment, alors elle l'observa en croisant les bras, un très léger rictus sur les lèvres. Mais tout cela disparaît quand elle entend les mots du roux. Il ne changeait pas décidément. Mais pas de chance pour lui, enfin façon de parler elle savait être retord elle aussi.

- Oui, je me suis doutée que si tu n'es pas venu, c'est que tu n'étais pas en état. C'est juste que le manque de nouvelles qui m'a... poussé à venir.

Elle s'était rattrapée sur la fin, alors qu'elle avait failli dire le mot "inquiété", le reformulant juste à temps pour quelque chose de moins fort à ses yeux. Sans compter qu'elle n'avait pas vraiment envie d'avouer qu'elle s'était inquiétée bêtement pour le jeune homme. Pour rien en plus, puisqu'il avait visiblement fait du sport puis de la piscine, raison pour laquelle il n'avait pas pris son portable avec lui, et ne lui avait pas répondu.
Néanmoins, elle avait visiblement bien fait de s'inquiéter, car quelque chose n'allait pas chez Cesare. Et ce n'est pas à elle qu'il pouvait mentir. Elle savait être perspicace, tout comme ses paroles le prouvaient. Mais la réponse ne vint pas. Enfin pas dans l'immédiat, Cesare préférant visiblement rentrer à l'intérieur de sa maison. Elisa ne le pressa pas pour autant, même si elle souhaitait savoir ce qui mettait le jeune homme dans un tel état.

- Euh... oui, oui.

Répondit-elle désaçornnée par la question inattendue de Cesare sur le coup. Oui, elle avait faim, elle n'avait pas mangé du coup, étant partie un peu trop tôt pour cela. Mais si la question l'avait destabilisée quelques secondes, ne s'y attendant pas le moins du monde, elle le fut un peu plus en entendant le prénom de Terrence franchir les lèvres du Moretti. Et les yeux d'Elisa se fermèrent une courte seconde, alors qu'elle retenait un soupir. Soudain, toutes les pièces du puzzle s'assemblaient, lui permettant de tout comprendre.

- Je suis désolée...

Murmura-t-elle simplement, en s'approchant pour poser une main sur son épaule. Que pouvait-elle dire d'autre ? Ou même faire ? Rien ne pourrait faire oublier à cet homme qu'elle aimait ce qu'il avait vécu aujourd'hui. Pas même des paroles réconfortantes. Mais si elle garda à nouveau le silence quelques secondes, elle n'avait pas raté l'information qu'il lui avait donné à la fin: il avait fait des progrès. Et ça, ça c'était réjouissant malgré tout.

- Et c'est génial pour tes progrès ! Quoi que tu en penses, quoi qu'il se soit passé aujourd'hui. Il faut positiver là-dessus et oublier tout le reste.

Et principalement Terrence. Il ne devait pas le laisser gâcher ses efforts. Un léger sourire se dessina sur ses lèvres d'ailleurs face à cette nouvelle. Oui, Cesare qui faisait des progrès, c'était bon signe, très bon signe pour elle qui avait toujours espéré et même dit qu'il remarcherait un jour. Même quand le roux était défaitiste. Elle lui sourit d'ailleurs, le regardant s'affairait dans la cuisine, se retenant de lui demandant ce qu'il s'était passé exactement dans le café, car elle le connaissait. Il n'avait certainement pas été tendre avec l'homme qui l'avait mis dans ce fauteuil. Oh, ça non...

- Tu aurais dû me le dire tu sais, et je serai venu plus tôt.

Finit-elle par dire au bout de quelques secondes. Une phrase comme sortie de nulle part.

- Désolée, je n'aurai pas dû dire ça. Tu veux un coup de main pour ce que tu fais ?

Se rattrapa-t-elle avant que Cesare ne réponde quoi que ce soit. Après tout, s'il n'avait pas eu envie de la prévenir, c'était son choix à lui. Ce n'est pas parce qu'elle aurait aimé savoir pour être là pour lui, que c'était ce qu'il désirait, ce dont il avait besoin un peu plus tôt. Et elle pouvait le comprendre.


@Cesare Moretti




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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Lun 8 Fév 2021 - 19:34 )
Évidemment qu’Elisa allait venir le voir. Il le savait, l’espérait plutôt et il ne s’était pas trompé. Cela n’était absolument pas une critique, bien au contraire. Elle avait eu raison de s’inquiéter. Cesare tentait de prétendre, mais il n’y arrivait pas. Jamais avec elle. Elle méritait mieux que des mensonges. Demetrio aussi, d’ailleurs, avait toujours le droit à sa franchise naturelle. Il feinta de ne pas vouloir parler, de ne pas vouloir s’ouvrir en répondant assez froidement et sèchement. C’était sans compter sur le même mordant que pouvait avoir la jeune femme qui lui répondait sur le même ton alors qu’il se hissait dans son fauteuil. Cet appareil de malheur qui était un outil de vie, mais aussi une croix qu’il devait porter n’importe où il allait.

“C’est ma façon de vous protéger.” Et c’était sincère. Rien de bon venait de ce genre de moments quand il était dans un tel état. Devant elle, Cesare fait son possible pour garder son visage impassible, mais il ne le pouvait pas. Alors, il se détourna d’elle pour garder un peu de contenance et ne pas parler tout de suite. À défaut de répondre à sa question, il lui en posa une autre.

Dans la cuisine, il fit un café : en oubliant même qu’il avait demandé à la belle si elle voulait manger. Le fil de ses pensées n’étaient pas tendu : il allait dans les sens perdant par la même occasion le sportif. Et puis, un nom sortit d’entre ses lèvres. Il n’avait pas besoin d’en dire plus, Elisa saura. Elisa savait tout. Cesare se pensait plus intelligent pour passer outre tout cela. Comme il se trompait. Comme il était incapable de prendre sur lui et d’être le plus intelligent. En sentant la main de son amie sur son épaule, il fit pencher sa tête pour la poser doucement contre ces doigts. Il prit une longue inspiration :

“Tu es innocente, tu n’as pas à t’excuser.” Comme aurait-elle pu savoir ? Ce n’est pas le genre de choses que l’on devine, que l’on veut apprendre. Il n’avait pas le cœur à lui mentir, jamais il n’avait pu. Alors, il lui fait part également des progrès qu’il avait fait. Son docteur avait été satisfait de sa performance aujourd’hui. La chose n’aurait pas eu un goût aussi amer s’il n’avait pas vu l’homme qui avait précipité la fin de sa carrière, la fin de beaucoup de choses. Il s’éloigna finalement de cette main pour sortir deux tasses et les mettre sous la machine avant de la mettre en route. Son amie affirmait qu’elle serait venue plus tôt si elle avait su. Elle ne lui laissa cependant pas le loisir de répondre : “Pourquoi faire ? Pour me voir me morfondre et m’éreinter en faisant du sport ? Tu n’as rien raté, Elisa.” Non, elle n’avait rien manqué. Il mit le four en route et sortit du congélateur des frites. Pas de la grande gastronomie, mais il s’en foutait bien. “Je suis déjà un poids pour mes proches, je ne veux pas l’être pour toi…” Avec le temps, il s’était dit que c’était pour le mieux qu’ils n’aient pas commencé une relation. Il n’aurait imposé ça à personne. Pourtant et pourtant aucune femme ne pouvait lui arriver à la cheville. Il le savait. “Tu veux bien aller me chercher une autre serviette pour mes cheveux le temps que je mette les frites au four ?” Et puis, soudainement avant qu'elle ne parte : il attrapa doucement sa main. “Vu que tu es là… Tu restes avec moi ce soir ?"







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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Jeu 11 Fév 2021 - 19:07 )

Je vais bien, ne t'en fais pas

Cesare& Elisa

“C’est ma façon de vous protéger.” Cette phrase faillit faire lever les yeux au ciel à Elisa, mais elle se retint. De justesse. Comme si elle avait besoin d'être protéger... Néanmoins elle savait que Cesare faisait pour eux, pour ses amis, et elle ne pouvait pas lui en vouloir plus de quelques secondes à chaque fois. Mais elle aurait aimé savoir, au moins pour être rassurée un minimum. Bien qu'elle serait certainement venue malgré tout. Elle n'aurait pu s'en empêcher, si bien que de toutes les manières, elle aurait passé sa soirée ici au final. Sa soirée entre amis, elle s'en fichait à côté de ça. Le Moretti était bien plus important pour elle, même si elle ne le dirait pas à haute voix.

Lentement, la Wilson rejoignit la cuisine cinq pas derrière Cesare, le regardant s'activer, impassible durant quelques secondes, avant de répondre maladroitement à une question inattendue. Oui, elle avait faim, et elle ne s'en rendait compte que maintenant, alors qu'on lui posait la question. Jusqu'ici, elle avait totalement fait abstraction de ce fait. Elle l'oublia de nouveau quand le prénom de Terrence retentit à ses oreilles. Soudainement, tout prenait forme devant ses yeux, et elle comprenait pourquoi le jeune homme avait agi comme il l'avait fait. Ce qui attrista la brune, qui ne put s'empêcher de s'excuser. Elle avait envie de prendre Cesare dans ses bras à cet instant précis, mais elle se retint, posant simplement sa main sur son épaule. Un geste doux, qu'elle voulait rempli de tendresse et réconfortant, autant que possible. Et quand la tête de Cesare se pencha pour se poser sur des doigts, délicatement son index se mit automatiquement à caresser la joue légèrement barbue de celui-ci. Un geste simple et plein de réconfort.

- Certes, mais il n'empêche...

Murmura-t-elle quelques instant plus tard. Oui ce n'était pas sa faute l'accident, ni même la rencontre du jour, mais elle se sentait désolée pour son ami de longue date, pour celui qui avait une place à part dans son coeur. Désolée car elle savait que ça avait été douloureux pour lui, et certainement violent de tomber sur l'homme qui avait changé sa vie du tout au tout. Un homme qu'il avait croisé le jour même où on lui annonçait qu'il faisait des progrès. Cette nouvelle par contre, fit doucement sourire Elisa, qui voyait en elle de l'espoir, et qu'elle ne voulait pas voir ternit par une rencontre. Le Moretti devait positiver sur ce que le médecin lui avait dit, et continuer de travailler dur. Et il remarcherait un jour. Elle avait toujours été optimiste sur ce point, même quand Cesare ne l'était pas. Elle y croyait pour lui dans ces moments-là.

- Et alors ? Au moins tu aurais du soutien, ou même quelqu'un à insulter au besoin.

Ses épaules se haussèrent un instant quand elle dit ça, alors que son regard était posé sur le jeune homme, parti en direction du congélateur pour en sortir ce qu'elle identifia comme un paquet de frites. Qu'elle oublia en entendant les paroles du roux, qui la firent soupirer.

- Ne dis pas ça. Tu n'es pas un poids. Pour personne, et encore moins pour moi, et tu ne le seras jamais !

Non il n'était pas un poids, encore moins parce qu'il était handicapé. Son père non plus n'était pas un poids pour elle. Être en fauteuil roulant ne faisait pas de vous un poids, enfin pas à ses yeux. Jamais. Encore moins Cesare. Elle serait toujours pour lui, peu importe ce qu'il pouvait penser, ou même dire. Il avait cette place en elle, une place bien particulière, qui faisait que jamais elle ne l'abandonnerait, ou ne verrait en lui un poids, comme il venait de le dire. Elle n'aimait pas l'entendre dire cela, et le regard qu'elle posa sur lui laissait transparaître cela.
Un regard qui s'adoucit néanmoins rapidement quand elle entendit la demande du Moretti, à laquelle elle répondit par un simplement hochement de tête, et un petit sourire sur ses lèvres. Elle pouvait aller lui chercher une serviette, sans soucis. Elisa s'apprêtait même à y aller, quand finalement, elle sentit la main de Cesare attraper doucement la sienne, ramenant son regard sur lui. Son coeur se mit au même instant à palpiter un peu plus rapidement que quelques secondes auparavant, mais elle ne s'en souciait pas, bien trop surprise par la question qu'elle venait d'entendre. Une question à laquelle elle répondit rapidement, non sans avoir réfléchi à ce qui l'attendait le lendemain de matin. Rien de bien palpitant à part son travail, elle aurait donc le temps de passer chez elle se changer avant d'y aller, si bien qu'elle accepta la proposition. Sans la moindre once d'hésitation dans la voix. La brune était même heureuse d'accepter à vrai dire.

- Oui, bien sur. Sans problème.

Répondit-elle en lui souriant, tandis que sa main serrée doucement celle de Cesare. Puis, après un court échange de regard de quelques secondes, la jeune femme déposa un rapide baiser sur le sommet du crâne du jeune homme, avant de le laisser seul dans la cuisine, à préparer les frites, pour aller chercher une serviette de bain. La trouver fut un jeu d'enfant pour la Wilson qui connaissait par coeur la maison de son ami.
Lorsqu'elle eut saisi une serviette propre dans un placard de la salle de bain, elle rejoignit à grandes enjambées la cuisine, où elle donna le morceau de tissu au roux, avant de sortir deux assiettes du placard. Les frites étaient désormais au four, et allaient dorer tranquillement.

- Tu veux accompagner les frites de quelque chose ?

Demanda-t-elle tandis qu'elle sortait d'un tiroir des couverts pour eux deux. Ils pouvaient commander si besoin. Uber Eat était installée sur son téléphone et était même l'application la plus utilisée de son portable. En quelques clics, ils pourraient commander n'importe quoi en accompagnement, si jamais Cesare, qui finissait de s'occuper de ses cheveux, le voulait.




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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Ven 5 Mar 2021 - 20:49 )
Cesare était probablement maladroit, il l’avait toujours été. Il préférait agir dans l’ombre, prendre soin de ses proches à leur insu. Il n’avait que faire des lauriers de la gloire, des remerciements. Tant que les siens étaient heureux, en bonne santé : il ne demandait rien de plus. Alors oui, il avait décliné l’invitation pour passer une bonne soirée au profil de rester seul chez lui à s’entraîner. Il avait également décidé de ne pas avoir son portable sur lui pour être au calme. Il ne s’attendait pas à ce qu’Elisa vienne le voir, ou plutôt, il ne voulait pas l’espérer. Pourtant, elle était là. Devant lui, prête à prendre soin de sa carcasse, apparemment.

Dans la cuisine, il lui proposa de manger, elle accepta ce qu’il lui fit plaisir. Il n’était pas question qu’elle parte maintenant qu’elle était là. Cesare ne pouvait pas la laisser partir, il n’en avait pas le cœur. Il ne mit pas de temps à s’ouvrir à elle. Elisa avait ce don sur lui. Il lui avoua donc qu’il avait rencontré Terrence. L’homme qui l’avait cloué dans un fauteuil. Un sujet difficile. Qui devait être abordé. Il le savait, son kiné également et il le poussait à en parler. Pourtant, il n’y avait que quelques paires d’oreilles qui avaient assez sa confiance. Il apprécia la main de la belle sur son épaule. Il y posa même sa tête, ferma ses yeux en sentant la caresse de son doigt contre sa barbe. Il ferma quelques secondes ces yeux, savourant cet instant qui lui manquait. Elisa lui manquait.

“Jamais je ne t’insulterais.” Cesare ne lui ferait pas de mal. Il ne voulait que son bonheur et c’est pour ça qu’il l’avait tenu loin de lui. Car il n’était pas dans un bon état d’esprit. La jeune femme apportait cependant un peu de paix, un peu de douceurs et le sportif ne pouvait pas cracher dessus. Ce n’est pas pour autant qu’il veut abuser d’elle et profiter de sa gentillesse : alors non il ne serait pas un poids. “Il ne faut jamais dire jamais.”

Cesare n’acceptait pas son handicap. Cela serait trop beau pour être vrai si l'inverse arrivait, un miracle. Et il n’en faisait pas. En revanche, il n’avait jamais hésité à dire les choses. Alors il lui demanda une serviette propre… Mais pas que. Il fallait plus de courage pour poser la seconde question, mais il le fit quand même. Parce qu’il ne voulait pas le regretter plus tard. Il avait toujours saisi ses chances. Serrant la main d’Elisa, son pouce caressa sa paume, il lui offrit un sourire plus heureux tandis que son regard se perdait dans le sien. Le temps s'était arrêté, enfin, c’est ce qu’il pensait. Soudain, sa risette fut bien idiote en sentant le baiser sur le sommet de son crâne. Elle avait le don de le perturber. Toujours.

De retour dans la cuisine, il attrapa la serviette en la remerciant avant de s’ébouriffer les cheveux. Elisa évoluait dans sa maison comme si elle l’était chez elle, c’est parce qu’elle l’était. Les portes lui seront toujours ouvertes. Il réfléchit, puis proposa :

“On peut faire de la gravy et mettre du fromage en dessous pour le faire fondre ? Faire une poutine ?” Ce n’était pas du tout bon pour la ligne et alors ? Il enroula la serviette autour de son cou. Il prit une longue inspiration, posa ses mains sur le plan de travail et après quelques hésitations il arriva à se hisser pour se mettre debout. Tremblant. Mais debout. S’accrochant au comptoir, il avala sa salive avant de relever la tête pour la regarder : “La vraie question c’est de savoir ce qu’on regarde.”







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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Sam 6 Mar 2021 - 23:00 )

Je vais bien, ne t'en fais pas

Cesare& Elisa

La manière d'agir de Cesare, Elisa l'a trouvé touchante, fidèle à lui, contrairement à ce qu'il pouvait penser. Mais la brune ne pouvait pas s'empêcher de s'inquiéter pour lui dans les moments où il voulait tenir tout le monde éloigner de lui. Raison pour laquelle elle avait débarquer chez lui ce soir-là. Et maintenant, elle allait rester manger. Elle préférait être là quand il n'allait pas bien, être auprès de lui pour l'aider, le réconforter, le soutenir, tout simplement parce qu'elle n'aimait pas le savoir mal. Quitte à se faire insulter. Mais non, le Moretti ne l'insulterait jamais. Cette affirmation fit doucement sourire la jeune femme qui l'observait en silence, qui coula un rapide coup d'oeil au jeune homme. Ca, elle s'en doutait que jamais il ne l'insulterait, du moins pas volontairement, mais si un soir de dépression l'envie lui prenait, Elisa ne s'en fâcherait pas. Elle savait parfaitement que ce qu'il traversait était des plus difficiles. Mais jamais cela ne la peinerait, tout comme jamais Cesare ne serait un poids pour elle. Vraiment jamais. Elle avait bien trop d'estime et d'amour pour lui pour ça.

- Peut-être, sauf quand on est sûre. Et je suis sûre de ce que je dis.

Oui, jamais il ne serait un poids pour elle, même s'il n'acceptait pas son handicap, même si celui-ci le mettait en colère ou triste. Elle serait toujours là pour lui, toujours là pour croire en sa guérison, même quand lui n'y croyait pas. Elle avait de la foi pour deux, et même plus. Et puis elle aimait trop Cesare pour le laisser penser que jamais il ne remarcherait quand elle, elle y croyait dur comme fer.
Si la proposition du roux qui suivit la surprit, Elisa l'accepta rapidement, un léger sourire sur les lèvres, les battements de son coeur s'étant légèrement accéléré. Et après quelques secondes d'un moment de douceur, la jeune femme s'éloigna à regret, non sans embrasser sur le sommet du crâne le Moretti.

Rapidement, elle revient dans la cuisine, la serviette demandée entre les mains, qu'elle tendit à son vieil ami avant de l'aider à préparer le repas. Elle évoluait dans la maison comme si c'était chez elle. Les années faisaient qu'elle avait appris à connaître la disposition de chaque chose, lui permettant d'évoluer facilement dans chaque pièce. Et tout en sortant les couverts de leur tiroir, elle proposa d'accompagner les frites de quoi que ce soit, prête à commander sur son application préféré. Mais l'idée de Cesare fut bien plus tente. Une poutine. Comment dire non à cela ?

- Alors là, tu parles à mon coeur !

S'exclama-t-elle sur un ton joyeux, un grand sourire sur les lèvres.

- Tu veux que je t'aide à préparer ?

Demanda-t-elle rapidement sur le même ton, avant de reprendre sa tâche qu'était préparer tout ce qui serait nécessaire à leur dîner à deux. Les couverts sortis, Elisa se tourna naturellement vers le placard qui contenait les verres, afin d'en tirer deux pour le roux et elle. C'est alors que la question sur le film se fit entendre, faisant naître un sourire sur ses lèvres. Elle avait déjà une réponse toute faite, qui n'était pas forcément la décision finale du film, mais plutôt une sorte de gag mais aussi d'habitude entre eux. Une réponse qu'elle fit tout en se retournant.

- Que dirais-tu d'Org...

Ses mots se perdirent en cours de route, alors que ses yeux s'écarquillaient de stupeur, et que sa bouche s'ouvrait dans un "Oh" silencieux de surprise. Non, elle ne rêvait pas, pas le moins du monde: Cesare était debout devant elle. Vraiment debout, sur ces deux jambes. Accrocher au comptoir, mais quand même. Une première depuis son accident. Et ça, ça surprenait la brune pour le coup. Elle ne s'attendait pas à ça en se retournant pour lui répondre, si bien que des larmes lui montèrent aux yeux, sans pour autant couler.

- Je... Tu...

Bafouilla-t-elle dans un premier temps, avant de secouer la tête, et de plonger ses yeux dans ceux de Cesare, et de réussir à prononcer:

- Tu es debout. C'est merveilleux !

Une joie immense l'emplissait, elle était d'ailleurs incapable de décrire celle-ci, de la laissait s'exprimer. A la place, elle observait Cesare, incapable de décrocher son regard de lui pendant quelques secondes encore, avant de doucement contourner le comptoir pour s'approcher du roux toujours debout et accroché à celui-ci. Et sans un mot, elle posa une main sur sur une de celle du jeune homme.

- Comment tu te sens ?

Finit-elle par demander, observant les traits du Moretti qu'elle trouvait incroyable et grand dans cet effort fantastique. Et en même temps, elle ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter un peu pour lui.



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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Dim 18 Avr 2021 - 15:47 )
Il était tellement plus facile de tenir tout le monde loin de lui plutôt que d’expliquer. Cesare avait souvent le besoin d’être seul quand tout allait mal. Pourtant, malgré tous ses efforts : Elisa avait fait le chemin jusqu’à lui. Était-il réellement surpris ? Non. Mais comme à chaque fois, son cœur se remplissait d’espoir. Celui d’être heureux un jour. Il avait eu une chance avec la jeune femme. Il l’avait foutu en l’air par peur de s’engager. Comme il regrettait cette décision. S’il ne croyait pas au principe des âmes sœurs : il savait que la vie d’Elisa et la sienne étaient entremêlées. Pour le meilleur et pour le pire. Ils ne pourraient pas se débarrasser de l’un et de l’autre, ils devaient rester ensemble. De près ou de loin. C’est probablement ce que son meilleur ami et frère de la demoiselle aurait voulu de toute façon.

C’est naturellement que Cesare proposa à la jeune femme de rester avec lui. Elle avait tout ce chemin : autant qu’elle reste avec lui encore un peu. C’était la moindre des choses qu’il pouvait faire. Elisa semblait certaine que jamais il ne serait un poids : il en doutait sérieusement. Cependant, il ne pouvait pas forcer la femme à lui tourner le dos. Ni n’en avait l’envie d’ailleurs. Il l’aimait bien trop. Ces sentiments, il les avait depuis longtemps enterrer. Par peur de souffrir, d’espérer ce qui n’avait pas lieu d’être. Cesare accepta le baiser sur ses cheveux et la laissa s’éloigner. Il attrapa la serviette et commença à essuyer ces derniers.

L’idée de faire une Poutine lui était venue naturellement. Ils aimaient tous les deux ça. Il était toujours facile de lui parler. Elisa avait ce pouvoir sur lui. Sa compagnie était toujours aussi… Naturelle. Il n’y avait pas de chichis entre eux. Ils se connaissaient, ils se comprenaient en un seul regard. Sa réaction le fit sourire et il hocha la tête pour accepter de l’aide.

“Les granules de gravy sont dans le placard en haut à droite. Le fromage dans le frigo.” Mais Elisa devait probablement le savoir. Il était maintenant question de ce qu’ils allaient pouvoir regarder. La réponse était évidente et il attendait que cette dernière sorte des lèvres de la jeune femme.

Poussé par il ne savait quoi, ses mains se posèrent sur le comptoir et prenant sur lui : il se hissa pour se mettre sur ses deux jambes tremblantes. Il n’était pas stable, mais la solidité du plan de travail lui permettait de tenir et de garder les pieds sur terre. Il ne s’était pas mis debout devant ses amis depuis l'accident. Il n’avait jamais voulu le faire. Pour ne pas donner de faux espoirs. Ce soir, cependant, Cesare avait le besoin de montrer que peut-être il y avait un autre chemin pour lui… Pour eux. En une seule journée, il avait fait des progrès sur sa rééducation puis rencontrer Terrence. Si ça ce n’était pas un signe… Ou bien il voulait juste voir ce qu’il souhaitait voir. Trouver une raison.

“Je ne suis pas debout… Je tiens à peine sur mes deux jambes. Grâce au comptoir.” Ce n’étaient pas ses propres forces qui le maintenaient. Il regarda sa main sur la sienne, avala sa salive : “Ressentir la douleur… C’est la seule chose qui me reste. Qui me fait sentir en vie.” Il releva ses yeux, ses lèvres tremblantes témoignaient de sa détresse : “Elisa…” Il renifla : “Et si c’était la seule chose qui me restait ? Et si je ne pouvais pas ressentir autre chose que ces douleurs quotidiennes ?” Cesare prit une longue inspiration : “C’est pour ça… Que je me refuse d’accepter ce que je ressens pour toi. Je suis brisé."







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# Sujet: Re: Je vais bien, ne t'en fais pas. // Elisa ( le Ven 23 Avr 2021 - 22:53 )

Je vais bien, ne t'en fais pas

Cesare& Elisa

Rester, aider et passer un bon moment. Voilà ce qu'allait faire Elisa ce soir, en compagnie de son ami. Après tout, elle s'était déplacée jusqu'à Posillippo, inquiète, car c'était plus fort qu'elle, pour Cesare, et comme il le lui avait demandé, elle allait rester auprès de lui. Sans compter qu'il en avait clairement besoin. Sa rencontre avec Terrence l'avait marqué, la jeune femme le savait bien, même si le Moretti ne le montrait pas forcément, alors un peu de compagnie ne pourrait que lui faire du bien. Encore plus avec une bonne poutine maison en guise de dîner, un repas que la brune, en bonne gourmande, aimait beaucoup. Un petit plaisir toujours bienvenue.
Tout en sortant les couverts nécessaires pour leur repas, la brune sortit également les granules de gravy du placard, comme indiqué par Cesare. La jeune femme virevoltait dans la cuisine qu'elle connaissait si bien, sortant tout ce qui leur était nécessaire, et les posant sur le plan de travail, à portée de main pour la suite du repas.

- Il faut autre chose ?

Demanda-t-elle doucement en regardant Cesare, puis tout ce qu'elle avait sorti, toujours en réfléchissant. Son regard finit par se reposer sur son ami, un léger sourire sur les lèvres, alors que la conversation dérivait sur le film qu'ils allaient regarder ensemble, en mangeant. Bien sur, Elisa allait proposer Orgueil et Préjugés, c'était leur habitude, une sorte de jeu entre eux, sans pour autant imposer le film. Ils pouvaient totalement regarder autre chose, sans le moindre soucis pour elle. Et alors qu'elle allait sortir le titre du film à l'oral, la jeune femme se tourna vers Cesare, sourire aux lèvres, pour le regarder. Mais elle se tut en cours de route, stupéfaite par la vision qu'elle avait sous les yeux: Cesare, debout, sur ses jambes, prenant appui sur le plan de travail pour se stabiliser. Une vision surprenante et inattendue.
Si elle ne s'attendait pas à voir une telle chose, Elisa en fut ravie, elle était même joyeuse, mais contenait celle-ci. Elle savait que ce n'était qu'un équilibre précaire qu'elle avait sous les yeux. Ce que Cesare, dans son pessimisme habituel réfuta, à sa manière. Mais ça ne démoralisa pas pour autant Elisa, qui s'approcha de lui, posant doucement sa main droite sur celle du Moretti, un léger sourire sur les lèvres.

- Ne sois pas si pessimiste.

Lui souffla-t-elle doucement. Il était debout, et ça, c'était un miracle, et il ne tenait pas que par la fore de ses bras, elle le savait. Même si lui disait le contraire. Toujours optimiste l'historienne, si bien qu'elle lui adressa un grand sourire réconfortant avant de lui demander comment il se sentait, observant attentivement chacun de ses traits, cherchant elle ne savait quoi, telle une faille. Ou le moment où il ne tiendrait plus sur cet équilibre si précaire, mais si beau aux yeux de la brune.

- Ne dis pas ça, il te reste encore tellement de choses...

A commencer par moi. Mais cette fin de phrase, la jeune femme la pensa, sans la prononcer à voix haute. Oui, il ne lui restait pas que la douleur à ressentir à Cesare, il avait encore l'amitié, l'amour et même la vie, même si la sienne avait basculé et changé du tout au tout. La main d'Elisa agrippa délicatement quelques doigts de la main de Cesare pour les serrer doucement dans les siens. Un geste qui se voulait tendre et doux. Une main qui se figea, tout comme le regard de la Wilson quand elle entendit les nouvelles paroles du jeune homme. Son coeur rata même un bond. Ou bien il s'arrêta de battre un court instant. Il lui était impossible de le déterminer. Tout comme il lui était impossible de déterminer ce qu'elle ressentait face à cet aveu et ces mots durs et difficiles. Mais qui représentaient parfaitement l'état d'esprit de Cesare. Elisa le savait. Elle connaissait son ami par coeur, tout ce qu'il venait de dire, il le pensait, le vivait. Elle le sentait dans le ton de sa voix, et c'est certainement ce qui lui brisait le coeur en cet instant. Et fit comprendre à la brune qu'elle se fichait qu'il soit handicapé, brisé comme il le disait, abbattu par ce fichu destin qui s'était joué de lui. Elle, elle l'aimait ainsi, tel qu'il était, c'est-à-dire lui, Cesare.
Suprise par cette déclaration, cherchant les mots qu'elle devait prononcer, Elisa ne reprit finalement la parole que lorsque le Moretti eut rejoint son fauteuil roulant, où ses traits se détendirent quelques peu. C'est la fin de leur contact via leurs mains qui ramena la jeune femme à la réalité, son regard se posant sur Cesare. Puis, elle se mit face à lui, se baissant pour attraper les mains du jeune homme et les serrer entre les siennes, et prononça enfin ses premiers mots depuis un petit moment.

- Et bien, on va te réparer alors. Ensemble, je sais qu'on peut le faire, je sais qu'on va y arriver. Je sais que tu ne penses jamais remarcher, mais moi, je suis persuadée du contraire, et jamais je ne perdrai espoir. Même si toi tu le perds.

Elisa sourit doucement, avant de reprendre.

- Je sais aussi que ce que je ressens pour toi, ça ne changera pas, même si...

Même s'ils ne pouvaient pas accepter ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre. Enfin, Cesare... Car Elisa, qui se rendait un peu plus compte de ce qu'elle ressentait pour le jeune homme en cet instant particulier, drôle de moment d'ailleurs pour s'en rendre compte, était prête à accepter ses sentiments, avec tout ce que cela comportait. Peu importe. Elle en avait bien vu d'autre l'historienne.

- Tu as une place particulière dans mon coeur Cesare, c'est pour ça que tu ne seras jamais un poids pour moi ou un obstacle. Et que je serai toujours là pour toi, peut importe les épreuves à traverser.

Tout en parlant, ses doigts, accrochés à ceux du Moretti, se mirent à caresser les paumes du jeune homme, dans des gestes mécaniques et inconscients.



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