Ellen || Freaky friday

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- Ellen || Freaky friday -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia
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Aisha NjoyaBon pour te remonter le moral
Aisha Njoya
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# Sujet: Ellen || Freaky friday ( le Dim 7 Mar 2021 - 2:48 )
Debout dans la rue, Aisha n’arrêtait pas de tirer sur ses vêtements qui étaient trop grands pour elle et qu’elle faisait tenir à l’aide d’une ceinture. Si une voix dans sa tête lui demandait de mettre fin à cette mascarade ridicule, une autre et celle qu’elle écoutait depuis le début lui demandait de se tenir droite. Une grande dame ne se tenait ni penchée, ni ne tirait sur ses vêtements comme ça. Un débat interne faisait rage à l’intérieur de l’Ethiopienne qui rappelait à cette voix effrontée qu’elle n’avait rien d’une grande dame. Qu’elle n’était même pas supposée porter ces vêtements et que ce qu’elle faisait n’était pas bien. Mais dès le moment où l’opportunité s’était présentée elle s’en était fichée. Personne ne se souciait d’elle, de son bien-être ni de comment elle se portait depuis son agression. Comme par automatisme, elle toucha du bout des doigts la cicatrice qu’elle avait au niveau du cou. Là où son sang avait commencé à se verser. Un rappel qu’elle aurait pu y laisser sa peau ce soir-là. A peine sortie de l’hôpital qu’elle avait dû se remettre au travail parce que de Aisha, tout le monde s’en foutait. On détournait le regard lorsqu’on la croisait, on ne la regardait même pas lorsqu’on s’adressait à elle. Les seules fois où on acceptait de lui parler c’était ou bien pour lui donner des ordres, ou bien pour l’humilier pour lui rappeler sa place. Le jour où elle avait enfilé ce manteau qui coûtait bien plus cher que le salaire de misère qu’elle touchait depuis des années, mis bout à bout, sa vie avait changé. Sa personnalité avait gagné en confiance et pendant un moment elle avait osé s’imaginer comme étant la propriétaire de ce vêtement. Propriétaire de la pièce dans laquelle elle se trouvait, de cette maison qu’elle récurait de fond en comble. Profitant de l’absence de sa patronne hospitalisée, elle l’avait porté une fois pour faire les courses parce que son manteau à elle était troué. Après l’avoir remis en place à chaque fois qu’elle le voyait elle ne pouvait s’empêcher de le porter. Ce n’était qu’un emprunt. Elle empruntait la vie de cette dame. Même lorsqu’elle se rendait à sa nouvelle épicerie avec le manteau sur le dos, elle voyait le regard des gens qui changeait lorsqu’elle passait dans les rayons. Et autant elle n’aimait pas l’attention, autant là elle savait qu’on voyait en elle autre chose que la moins que rien qu’elle était en réalité.
Ici, sur le trottoir, avec le manteau sur le dos, elle était sur le point de devenir à nouveau cette grande dame. Cette personne qui revenait d’un long séjour à l’étranger et qui devait s’occuper des funérailles de… de qui déjà ? Elle sortit le morceau de papier de sa poche pour lire et relire le nom. Elle s’était entrainée à prononcer le nom et même à dire quelques phrases dans son italien cassé. Gianni Michele. Comme pour lire les syllabes qui s’affichaient dans sa tête, la jeune femme mima de ses lèvres la prononciation de cette identité. Elle prit ensuite une profonde respiration et traversa la rue pour arriver aux pompes funèbres. Elle ne savait même pas pourquoi c’était à elle d’organiser un tel événement mais elle n’avait pas posé plus de questions. Il était un proche de la famille pour qui elle travaillait et devait faire les démarches parce qu’ils étaient tous trop abattus pour le faire eux-mêmes. Dans un soupir, elle poussa la porte de la boutique ( ?) le dos bien droit, la tête haute, perchée sur des talons qu’elle avait également piqués à sa patronne. Qu’on vienne s’occuper d’elle maintenant.



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Ellen VolpinoTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Ellen Volpino
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# Sujet: Re: Ellen || Freaky friday ( le Ven 19 Mar 2021 - 13:06 )
Ellen avait profité de sa pause déjeuner pour faire les boutiques dans le centre-ville. Elle était bien loin de son entreprise, mais il lui arrivait de déambuler dans les petites rues du centre, le midi, un sandwich dans la main et le nez collé aux vitrines. Parfois, elle ne prenait aucun moyen de paiement avec elle pour ne prendre aucun risque, disons qu'elle avait l'habitude des achats compulsifs depuis un certain temps. Une paire de chaussures qu'elle ne portera qu'une fois, un gadget qui la satisfera quelques jours avant qu'elle ne ressente de la lassitude, voilà à quoi elle était habituée. Ce n'était pas bien grave, bien sûr, mais si elle pouvait l'éviter, elle le faisait. Ce midi, elle était entrée dans une boutique de vêtements pour enfants, car elle avait aperçu, du dehors, un ensemble très mignon qui serait sûrement parfait pour Ana. Elle la voyait déjà dans cette petite salopette et elle ne tarde donc pas à acheter les vêtements et quelques autres babioles qui lui feront plaisir elle en était certaine. Miguel, lui, ferait sûrement un peu la tête, car il lui dira qu'elle la gâte trop, mais tant pis, elle était sa marraine, si elle voulait la couvrir de cadeaux, elle le ferait. La vendeuse emballe toutes ces petites choses dans un grand sac avant de lui tendre et de lui dire que sa fille serait sûrement très contente. Et à ces mots, Ellen sort du magasin, un triste sourire sur les lèvres et son moment shopping, lui, est totalement gâché.

Après sa sortie, la jeune femme retourne aux Pompes Funèbres qu'elle gère avec son frère. C'était assez calme en ce début de semaine, voilà pourquoi elle s'était permis une pause un peu plus longue que la normale. De retour dans son bureau, elle s'occupe de quelques papiers urgents. Une facture attire son attention, celle du marbrier, qui réclamait un peu plus cher depuis quelque temps. Il avait eu l'habitude de travailler avec son père, ils avaient leurs petites magouilles qu'Ellen avait refusé de poursuivre en reprenant les affaires, iels payaient donc maintenant le prix fort. Mais la jeune femme préférait payer le prix plutôt que d'avoir des problèmes. Quelques coups de fil plus tard, elle entend la porte de la boutique s'ouvrir, puis se refermer notamment grâce à un petit tintement qui l'alertait lorsqu'elle n'était pas forcément présente ou attentive. Elle finit de ranger les quelques papiers qui se trouvaient devant elle, laissant un délai raisonnable à la personne qui pouvait être un.e potentiel.le client.e, elle n'était pas du genre à apparaître dans la seconde comme un vautour en recherche de pigeon. Après un moment, donc, elle quitte son bureau attenant à la boutique et cherche la personne dans la salle, parmi les différents rayonnages avant de trouver une jeune et jolie femme, d'une allure fière, mais qui semblait un peu perdue. « Bonjour. Est-ce que je peux vous aider en quoique ce soit ? » Un sourire de circonstance s'installe sur ses lèvres, le visage ouvert et guettant la moindre de ses réactions pour adapter son discours et son attitude en fonction de la jeune femme, chacun réagissait différemment face à un deuil.


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# Sujet: Re: Ellen || Freaky friday ( le Dim 11 Avr 2021 - 19:17 )
Dès le moment où la jeune femme passa la porte de la boutique, elle n’était plus Aisha. Dans sa façon de se tenir bien droite, la tête relevée, elle ne faisait que renvoyer cette image de grande dame. Peu à l’aise dans les talons qu’elle avait récupéré à sa patronne, elle devait doser parfaitement le moindre de ses faits et gestes pour qu’elle ne tombe pas. Ce n’était pas encore arrivé mais avec sa chance, elle n’était jamais sûre de rien. Son regard balaya l’endroit avant de se passer une main nerveuse dans les cheveux lâchés pour l’occasion. Pendant un moment où elle se cru seule, elle laissa glisser sa main à l’emplacement exact de la cicatrice qu’elle avait au niveau du cou. Un rappel de qui elle était malgré la mascarade qu’elle était sur le point de faire. Lorsqu’une voix retentit au loin, elle sursauta. Ses mains allèrent agripper automatiquement le manteau une taille trop grand pour elle, comme si ce simple geste lui permettrait de ne pas tomber si elle se faisait par exemple bousculée. «Bon-…» Sa voix avait presque disparu. Elle se racla la gorge doucement avant de se redresser pour gagner un peu de contenance. «Bonjour.» Avec un sourire timide au coin des lèvres, elle fit quelques pas pour se retrouver au milieu de la pièce. Elle n’était pas tombée. Bien. «J’aurais besoin de vos services pour des funérailles.» Cette phrase qui paraissait anodine, signifiait beaucoup pour Aisha qui s’était entraînée plus d’une fois devant le miroir pour pouvoir placer ses intonations au bon endroit, avoir la bonne prononciation. On pouvait y déceler un certain accent lorsqu’on écoutait bien parce qu’elle n’avait pas réussi à tout gommer, mais elle était assez fière d’elle. Un sourire un peu gêné au coin des lèvres, elle reprit. «Je n’ai pas pour…» Elle chercha ses mots pendant de courtes secondes, comment on disait encore ? «…habitude ?» Oui, ça lui revenait maintenant. «Je n’ai pas pour habitude de faire ça.» Elle faisait référence à tellement de choses. A l’enterrement, à usurper l’identité d’une autre personne, à avoir une conversation avec une autre personne qu’elle-même. Habituée à la solitude, elle n’avait personne avec qui améliorer son italien et ne voulait pas déranger Erio lorsqu’il était là. Alors elle se parlait toute seule et se répondait automatiquement. Ici, l’exercice allait être plus compliqué qu’à l’accoutumé. «Est-ce que je…» Elle ne termina pas sa phrase, lui indiquant ce pendant un dossier entre ses mains où se trouvaient tous les papiers nécessaires à l’organisation. Du moins, c’était ce qu’elle se disait, elle n’en était pas sûre.



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# Sujet: Re: Ellen || Freaky friday ( le Jeu 22 Avr 2021 - 17:13 )
L'après-midi aurait pu être tranquille pour Ellen, mais elle n'aurait apparemment aucun répit dans la journée. Dans des moments comme celui-ci, parfois, elle se demandait pourquoi les gens mourraient ? Question ridicule bien évidemment, des milliers de gens mourraient tous les jours, partout dans le monde, mais lorsque l'on travaillait dans ce domaine, chaque décès avait un impact bien particulier. À tel point que parfois, Ellen se demandait pourquoi autant de monde perdait la vie alors que c'était tout simplement la suite logique des choses. Le cycle de la vie comme on disait, c'était l'une des expressions qu'elle employait pour rassurer un peu la famille, mais elle-même avait parfois du mal avec ce concept. Toujours est-il qu'elle finit par sortir de son bureau pour rejoindre la personne qui venait d'entrer dans la boutique. Il s'agissait d'une jeune femme, d'une allure assez fière et apparemment distinguée de ce qu'elle pouvait voir, mais cela ne compte pas dans la balance, loin de là. Chaque personne qui passe la porte est en deuil, riche ou non, elle reste une personne qui a perdu un proche. Son père aurait sauté sur l'occasion pour vendre les produits les plus chers, mais sa chère fille n'était pas ainsi. S'approchant de la jeune femme, Ellen finit par proposer ses services avec un sourire qu'elle veut bienveillant. Elle ne tient pas rigueur de ses mots à peine murmurés, peut-être était-elle mal à l'aise ou même trop bouleversée, Ellen ne connaissait pas le contexte, mais elle lui laissait le temps nécessaire pour s'exprimer. « Je vois. J'ai envie de vous dire que c'est tant mieux. Ce serait triste que cela devienne une habitude. » Encore une fois, Ellen esquisse un léger sourire. Elle, le faisait tous les jours, c'était encore différent, mais les familles à qui il arrivait des drames, coup sur coup, et cela arrivait, c'était une véritable épreuve. Elle baisse les yeux vers le dossier que tenait la jeune femme devant elle, acquiesçant légèrement. « On va regarder tout cela si vous voulez bien. Dans mon bureau par exemple ? » Elle fait un geste, indiquant une porte à quelques mètres avant de lui faire un signe de tête, l'incitant à la suivre. Elles seraient plus à l'aise là-bas et surtout assises, les malaises peuvent arriver dans des cas comme celui-ci. Ellen ouvre la porte de son bureau, faisant entrer la jeune femme dans la petite pièce avant de lui montrer un sofa d'un bleu clair, sur le côté, un sourire toujours sur les lèvres. « Vous venez pour un membre de votre famille ? Un proche ? » Les questions d'usage, elle ne voulait pas entrer dans le vif du sujet tête baissée, elle laissait généralement les gens exprimer d'eux-mêmes les raisons de leur visite ainsi que les détails. « Est-ce que je peux vous offrir un café ou un thé ? Un verre d'eau ? » Elle prend le bloc-notes posé sur son bureau ainsi qu'un crayon pour noter toute information utile.
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Aisha NjoyaBon pour te remonter le moral
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# Sujet: Re: Ellen || Freaky friday ( le Mar 11 Mai 2021 - 18:41 )
Chaque seconde écoulée paraissaient comme de longues minutes à Aisha qui ne se sentait pas du tout à l’aise. A chaque fois, elle se promettait de ne plus jamais recommencer. Mais lorsqu’elle voyait comment on la traitait lorsqu’elle était elle-même, c’était comme si l’univers entier la poussait à être quelqu’un d’autre. A Aisha, on parlait comme à une moins que rien, et ça c’était dans les meilleurs jours. Parfois on faisait comme si elle n’existait carrément pas, parce qu’elle ne valait même pas qu’on lui tienne la conversation. Elle savait que ce n’était pas vrai. Et savait également qu’elle était une personne pleine de ressources et intéressante – du moins, elle se répétait ce que lui disait sa mère – mais il devenait de plus en plus difficile pour elle d’y croire. Surtout lorsqu’elle constatait cette différence de traitement dès le moment où elle cessait d’être elle-même. Face à cette inconnue, elle ne pouvait s’empêcher de se demander comment est-ce qu’elle aurait été accueillie si elle s’était comme Aisha. Ce n’était cependant pas le moment pour elle se de pencher sur ça. Offrant un petit sourire presque triste à cause de toutes les pensées qui se bousculaient dans sa tête, elle hocha la tête. Par chance, la jeune femme avait compris le sens de sa phrase. « Oui… » Répondit-elle sans vraiment savoir si elle attendait vraiment une réponse de sa part. « Dans le bureau, oui. » A nouveau, elle acquiesça. Elle n’avait pas prévu qu’on l’emmène dans un bureau pour pouvoir discuter plus calmement, mais ça lui allait. Elle laissa l’inconnue ouvrir la marche tandis qu’elle lui emboîta le pas en essayant d’être la plus assurée possible. Elle se concentrait tellement sur ses pas qu’elle n’osait même pas regarder autour d’elle pour observer les lieux, repérer les portes de sorties si elle se faisait prendre. Le bruit de ses propres talons qui claquaient sur le sol l’agaçaient, elle avait presque envie de les retirer pour être plus à l’aise mais n’en fit rien. Au contraire, elle alla s’installer sur le fauteuil qu’on lui présenta et croisa les jambes comme elle avait vu les autres faire si souvent. « Un cousin. » Répondit la jeune femme. Son scénario commençait à se mettre en place petit à petit, et elle allait réciter son texte. « Je suis chargée de m’occuper des funérailles parce que… » Elle avait bien commencé son explication même si on ne lui en demandait aucune, dans un italien un peu brisé, un accent se faisant ressentir après presque chaque mot. Mais elle eut un moment d’hésitation, qu’est-ce qu’elle devait dire encore ? Ah oui. « Parce que j’étais la plus proche de lui. Il aurait aimé que ce soit moi qui m’en occupe, je le sais. » Elle n’en savait rien. Elle ne se rappellerait même pas de son prénom si elle ne l’avait pas écrit quelque part. Mais elle avait entendu ça dans un film et avait voulu s’en resservir. Au passage, elle lui tendit le dossier avec toutes les informations nécessaires. « Je veux bien un verre d’eau, merci. » Au moins elle pourrait jouer avec pour gagner du temps si elle commençait à trop chercher ses réponses. Une technique qu’elle avait développé au cours de ses quelques tentatives. « Comment tout ça… » Elle fit un geste avec sa main pour montrer une globalité. « Comment ça va se passer ? » Elle ne mentait pas lorsqu’elle disait que c’était la première fois qu’elle faisait ça. Et surtout, elle avait vraiment un enterrement à organiser au risque de se faire renvoyer si ce n’était pas pire.



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# Sujet: Re: Ellen || Freaky friday ( le Lun 17 Mai 2021 - 16:14 )
La jeune femme semblait totalement désemparée, du moins c'est que ce que Ellen pensait lorsqu'elle la voyait. Elle réagissait avec un temps de décalage, elle semblait comme perdue, mais après la perte d'un proche, ce n'était que compréhensible. Elle le devinait seulement, parce qu'elle n'avait jamais été frappée directement par le deuil, elle le côtoyait juste de près depuis toute petite, elle se faisait donc une idée bien à elle de ce que pouvait être le deuil, la douleur de la disparition d'un membre proche de la famille. Elle en avait vu suffisamment pour se forger une carapace lorsque les événements étaient trop horribles ou alors pour se modeler des réactions et expressions à avoir pour paraître la plus empathique possible auprès des familles. Elle était sûrement plus humaine que son propre père qui, lui, n'avait vu que l'intérêt financier et pas du tout l'intérêt humain qu'il avait laissé à sa mère. Ellen espérait bien faire, elle savait qu'elle ne pourrait pas amoindrir la douleur, mais si elle pouvait être un pilier, d'une aide quelconque dans une épreuve aussi difficile, alors elle le serait, sans la moindre hésitation. Elle installe donc la jeune femme dans son bureau, dans l'un des fauteuils où elle sera sûrement plus à l'aise que debout de l'autre côté, dans ses talons presque trop grands. La gérante aimerait en savoir plus pour commencer sa réflexion, commencer son travail, mais elle ne voulait pas non plus la brusquer alors elle prend son temps et se fait douce, comme à son habitude. Elle l'écoute sans mot dire avant de hocher la tête silencieusement. « Je vous présente toutes mes condoléances à vous et à votre famille. Vous deviez être très proches avec votre cousin pour que ce soit vous qui fassiez les démarches. » Elle esquisse un sourire sincère, un peu triste aussi, mais vraiment touchée de voir que l'amour familial existait bel et bien et que sa famille était juste trop avare en sentiments. Elle se saisit du dossier que lui tend la jeune femme avant d'aller remplir deux grands verres d'eau fraîche. Elle revient auprès d'elle lui tendant l'un des verres avant de s'asseoir à ses côtés, sur le sofa, ouvrant le dossier devant elle pour voir ce qui s'y disait, mais elle reporte son attention sur la jeune femme qui s'interrogeait sur les démarches ce qui ne la surprend pas plus que cela, on ne se pose jamais ce genre de questions lorsque l'on n'est pas confronté directement à la chose. Elle pose le verre devant elle, sur la petite table qui se trouvait là, avec le dossier, se concentrant sur la jeune femme. « Eh bien, il va déjà falloir que l'on s'occupe de la dépouille, que vous nous disiez où la récupérer. » Elle fait une pause, le temps qu'elle assimile la chose, parfois les familles ne voulaient pas laisser leur père ou leur mère partir et il fallait insister pour lea récupérer.  « Il faut que nous sachions aussi si vous souhaitez faire une cérémonie religieuse ou civile, les honoraires ne seront pas les mêmes, les obligations non plus. » Mais le résultat sera le même. N'étant pas croyante elle-même, Ellen se garde bien de dire une chose pareille, respectant pourtant les croyances de chacun, elle n'avait jamais influencé qui que ce soit quant à la forme de la cérémonie. « Votre cousin avait-il fait part de ses souhaits ? » Encore une fois, Ellen prenait son temps, elle ne voulait pas la bousculer ou commettre un impair qui ferait remonter des souvenirs encore trop frais.
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# Sujet: Re: Ellen || Freaky friday ( le Dim 6 Juin 2021 - 18:54 )
Aisha n’était pas à son aise, mais malheureusement pour elle, elle n’était pas en mesure de faire marche arrière. Que ce soit dans ses mensonges comme dans l’organisation de ces funérailles. Qu’elle assume ou non le rôle qu’elle était en train de jouer, il y avait vraiment quelqu’un au milieu qu’il fallait enterrer. Quelqu’un dont se fichait bien la jeune femme. Elle ne savait pas si elle avait le droit de dire du mal des morts – sa mère lui répétait souvent qu’elle leur devait le respect car ils n’étaient plus de ce monde – mais qu’il soit enterré d’une façon ou d’une autre, ça ne changerait rien à la vie de l’Ethiopienne. Même lorsqu’elle répondait en prétendant être proche du décédé, elle ne ressentait pas grand-chose. Elle n’avait même aucune honte à utiliser une telle histoire pour se glisser dans la peau de quelqu’un d’autre. En même temps, avait-elle un autre choix ? Depuis son arrivée en Europe, c’était comme si on lui avait complètement volé son identité. Scellée dans une boîte qu’on lui interdisait d’ouvrir, Aisha n’existait pas en Italie. Elle n’existait même pas pour les quelques personnes avec qui elle avait pu échanger. Elle n’était que la bonne. La femme à tout faire. Celle qui répondait aux moindres demandes de ses patrons qui la traitaient comme une esclave sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. A chaque micro-agression sur sa couleur de peau, ou chaque attaque frontale, elle ne pouvait pas répondre. Elle n’existait pas. Même lorsqu’on s’en prenait à elle. Elle n’était personne. Soudain quelque chose la frappa. S’il lui arrivait de mourir demain, qui se soucierait d’elle ? Ses parents en Ethiopie avec qui elle n’avait plus aucun contact et qui étaient peut-être morts à l’heure actuelle ? A cette pensée, elle ramena sa main au niveau de son cou pour toucher le collier de fortune que lui avait offert sa mère avant son grand départ, avant de se rappeler qu’elle ne l’avait plus. Comme à chaque fois, ses doigts rencontrèrent le vide et elle serra le poing. Sans même s’en rendre compte, elle laissait ses ongles s’enfonçaient dans la chaire tandis qu’un transfert de douleur s’effectuait. De sa paume à son cœur, elle ressentait la douleur vive de petites griffes acérées qui lui marquaient son organe battant.

Le verre d’eau entre ses mains qu’elle ramena à ses lèvres pour se donner un peu de contenance, elle essayait de chasser ces pensées de sa tête. Au bout de quelques secondes, elle posa des questions qui pouvaient paraître simples mais pas pour Aisha qui n’y connaissait vraiment rien. Elle voulait savoir comment les choses allaient se dérouler, regrettant de plus en plus la situation dans laquelle elle s’enfonçait. « La dépouille… » Répéta la jeune femme plus pour elle-même qui semblait avoir compris le sens de sa phrase. Elle s’était bien préparée pour cet échange, même si le mot dépouille lui semblait étranger. Sûrement un synonyme pour le décédé. Elle hocha doucement la tête pour l’inciter à continuer. « Civile. » Elle avait répondu aussitôt à cette question, aucune trace d’hésitation dans sa voix. Elle savait que ses patrons n’étaient pas croyants, sans même les consulter elle pouvait affirmer qu’une cérémonie civile suffirait. Du moins, elle le pensait. « Hum… » Elle se mit à réfléchir à la question. Non, elle savait qu’il n’avait pas de souhait particulier, pourtant elle prit quand même le temps de réfléchir. « Je ne sais pas trop, à vrai dire… » Dans son italien cassé, elle prit la parole en essayant de mettre de l’ordre dans ses idées. « Il n’a… pas voir ses parents ? » Une certaine émotion se faisait entendre dans sa voix tandis qu’elle détournait le regard. « Dix ans. Loin de ses proches depuis dix années. » Elle ne parlait pas du cousin, mais ça personne le ne savait. « Nous étions proches mais… » Elle fit un signe de la main pour montrer que c’était comme ci comme ça entre eux. « Il est juste.. mort. Si pas moi, personne s’en occuperait. » Une pointe de tristesse dans la voix, elle parlait d’elle-même sans essayer de se faire remarquer. Pourquoi se serait-elle de toute façon ? Cette personne ne la connaissait même pas et ignorait tout de ce tissu de mensonge.



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If you feel insignificant, you better think again. You better wake up cause you're part of something way bigger. Not just a speck in the universe, not just some words in the Bible verse. You are the living word. Bigger than you, bigger than me. Bigger than the picture they framed us to see.   ~ byendlesslove.

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