Adult body, child's mind || TELIA

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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta :: Résidences
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Rosie GiordanoTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Rosie Giordano
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Thème·s abordé·s : Amnésie.
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# Sujet: Adult body, child's mind || TELIA ( le Jeu 18 Mar 2021 - 10:38 )
Ses mains sur mes épaules m’orientent d’un endroit à un autre. « Nous sommes chez nous », me dit-il. Je ne reconnais rien. Les souvenirs de mon dernier logement remontent. De vieilles tapisseries fleuris, des meubles en bois robuste, du carrelage brisé à certains endroits, c’est ce que je me rappelle de la maison de mes grands-parents. Là, je retrouve un espace plutôt chaleureux, mais vingt années ont bien passé. Ce n’est plus le même vieillot. Ce sont plus des touches de rustique. Je fais quelques grimaces en voyant quelques éléments que je n’approuve pas du tout dans cette décoration. Lucia est dans les bras de son père, je la sens me tapoter parfois de sa petite main dans l’espoir que je la prenne, mais je fais toujours mine de ne rien voir, jouant ainsi ma rebelle face à ce visage innocent. Nous arrivons dans la chambre. Orfeo dépose l’enfant sur le lit et se presse de prendre quelques affaires par-ci par-là. Je crois que je suis censée surveiller notre fille, pendant que lui se charge de remplir un sac en s’amusant avec une petite boite qu’il colle contre son oreille. Bravo, Delta a abandonné sa mission première, je prends le relai. Mais si je dois changer une couche, je déserte illico. Je lâcherai les troupes, je n’ai pas signé pour ça. La tête penchée sur son épaule, je m’interroge sur le petit jeu de cet homme qui parle tout seul. Il demande s’il peut me laisser pour une partie de la soirée. Je fronce les sourcils avant de me rappeler qu’il compte nous abandonner quelques heures afin de régler quelques détails suite à ma sortie. Être séparée de lui ne me dérange pas. Cela me soulage presque à vrai dire. J’ai redouté le moment où nous serions que deux et lorsque je vois ce lit parental, je ne peux m’empêcher d’être inquiète pour la suite de la soirée. Il lâche son objet tout fin qu’il glisse dans sa poche et regarde la pièce comme s’il n’y avait rien d’autre que lui. Il remue ses doigts dans le vide comme s’il composait une partition secrète. Son comportement est étrange, mais que devrais-je dire du mien ? Devenir cette fille vide de mémoire après un fichu accident de voile. Je suis reconnaissante de ne pas avoir finie bossue, cela dit.

Orfeo reprend Lucia dans ses bras et file dans la salle de bain. Il me précise qu’il va la changer avant de partir, qu’il n’en a pas pour longtemps. Moi, cela me suffit pour faire ma curieuse et observer la pièce comme si c’était la première fois que j’y mettais les pieds. Je n’hésite pas à ouvrir le placard, même si on me racontait des histoires de monstres qui s’y cachaient dedans. Des vêtements y sont rangés soigneusement. Je glisse mes doigts entre les tissus, et détaille quelques pièces. Certaines sont d’un goût douteux, tout comme les vêtements que je porte actuellement. C’est confortable, mais un jogging et une veste à capuche n’ont rien de très glamour. Il y a des housses qui m’intriguent et comme ma curiosité s’intensifie au fil des jours qui passent, il met difficile de résister à certaines tentations. Je glisse la fermeture éclair de l’une d’elle avec discrétion et je suis frappée par la couleur. Il s’agit d’un bleu ciel surréaliste, sensiblement scintillant. J’ouvre entièrement et en sors une magnifique robe au tissu délicat. Je jette un coup d’œil à la porte de la salle de bain et entends mon fiancé faire des bruits bizarres avec sa bouche. Je suis rassurée lorsque j’entends la petite fille rire aux éclats. M’interrogeant quelques secondes, je décide d’ôter les vêtements que l’on m’a attribués à l’hôpital, puis me glisse dans la robe en prenant soin de ne faire aucun bruit. Lorsque je me vois dans le miroir psyché, je n’en crois pas mes yeux. De grenouille, je passe à princesse. À chacun de mes mouvements, le tissu se meut avec une légèreté telle que je soupçonne le temps de tourner au ralenti. C’est une robe de princesse et je ne serai pas étonnée que cela soit ma marraine la bonne fée qui en soit l’auteure. Mais pendant que je me contemple, Orfeo me tire de mes rêveries. À la mention de mon surnom : Rose, je me retourne. Lucia dans ses bras, ils m’observent en silence quelques instants, puis l’homme qui partage ma vie – à ce qu’il parait – m’informe que c’est la robe d’honneur que j’ai porté pour le mariage de l’une de ses amies. Voilà pourquoi elle dénote avec l’ensemble de ma penderie. Je ne m’habille avec goût que les jours de mariage, apparemment. Il m’invite à me changer pendant qu’il s’occupe de charger la voiture, ainsi que d’y installer Lucia. Cela doit être comme une évidence pour lui, puisqu’il file sans attendre de réponse de ma part. Je jette un regard à mon reflet et affiche une moue boudeuse, tout en jouant, de mes mains, avec le tissu si léger.  

Lorsque je m’installe du côté passager, je fais mine qu’il n’y a rien d’étrange. Après avoir fermé le coffre, Orfeo se place côté conducteur et me regarde d’un air faussement accusateur. Je lève les yeux, évitant son regard. Sous un vieux et long parka que j’ai trouvée au fond du placard, une épaisse couche de tissu gonfle ma silhouette. Seules mes jambes nues ne semblent pas affectées par cette malédiction. Lorsqu’il tourne la clé sur le contact, un sourire gagne ses lèvres. Selon lui, je devrais libérer cette robe pour ne pas la froisser, ce que je fais sans attendre, prenant ses conseils comme une alerte à la bombe. Il est hors de question que j’abîme cette beauté. Ce serait un sacrilège.

Il ne faut pas longtemps pour arriver devant le chiffre pair de la maison de mon amie. Elle s’appelle Telia. Elle a deux enfants et n’a pas de mari. Elle nous a accueilli dans le quartier quelques années plus tôt. Ce ne sont pas des souvenirs, mais des notes que je répète dans ma tête. Des notes, j’en prends des tonnes depuis que j’ai fini par accepter qu’il existe bien vingt années perdues dans un coin de mon cerveau. Orfeo se gare, descend de la voiture et se dirige vers le coffre. Moi, je sors du véhicule, mais je constate vite que ma longue robe de princesse traîne sur le béton. Je la remonte au-dessus de mes chevilles comme je peux, en faisant la grimace. Une femme ouvre la porte de la maison. Elles ont beau se situer dans le même quartier, elle ne ressemble pas à la nôtre, même si elle est tout aussi charmante. Le père prend sa fille dans ses bras. J’aurai peut-être dû le faire, vu qu’il est déjà chargé avec ce sac, mais je sais qu’il comprend, même si cela me dépasse parfois. Il s’engouffre dans l’allée et j’ai l’air d’une petite fille qui va chez sa nounou. Où est mon doudou ? Mon fiancé salue Telia, j’en fais de même, mais plus timidement. Il la remercie et se lance dans quelques explications et conseils sur les démarches à suivre. Lorsqu’il lance un : « sois sage. » Je réponds « oui » innocemment. Ce n’est pas à moi qu’il parle, mais à sa fille, qu’il confie à notre amie. Cela dit, au sourire qu’il a sur les lèvres, je comprends que ça l’a, au moins, amusé. Je préfère le voir ainsi. Il nous quitte rapidement - me déposant un baiser sur le front sans rien attendre en retour - pressé d’en finir avec la paperasse, ou peut-être pressé de se débarrasser de moi. Devant cette femme à la tenue totalement classique, je commence à regretter mon choix vestimentaire. Je me mords la lèvre inférieure, sans trop savoir quoi dire. Et puis je lance : « C’est une jolie maison. » Et je me rappelle que je suis censée l’avoir déjà vu à maintes reprises. Ça va être long.





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Telia StokesTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Telia Stokes
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Longueur : j'écris sans pression, je m'adapte à mes partenaires, je peux faire du 300/400 mots comme plus de 1000 ! J'écris à l'inspiration, et quand j'écris beaucoup je n'attends pas de même en face, chacun écrit comme il le sent !

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# Sujet: Re: Adult body, child's mind || TELIA ( le Sam 3 Avr 2021 - 19:17 )
Ses doigts parcouraient en toute hâte le clavier de son ordinateur, se hâtant de terminer son article pour le journal du lendemain. Dehors, la luminosité naturelle commençait doucement à baisser, signe que le jour décliné, et Telia voulait aller courir avant de dîner. Elle était seule ce soir, elle pouvait donc se permettre de courir et de ne faire qu'à manger après, sans enfant à charge. Mais pour partir se détendre, la musique sur les oreilles, tandis qu'elle se laissait griser par sa vitesse ou encore le vent sur elle, elle devait terminer son article. Et l'exigence qu'elle avait pour elle-même et pour son travail, faisait que cela lui prenait plus de temps que prévu. Mais quand elle fut assez satisfaite de son écrit, l'afro-américaine prit quelques instant pour relire le tout, avant de l'envoyer au service publication d'Il Mattino. Un sourire de satisfaction naquit sur ses lèvres alors qu'elle appuyait sur le bouton envoyé. Et puis, dans les secondes qui suivirent, son ordinateur portable se retrouva fermées, et la Stokes dans sa salle de bain, à se passer sa tenue de sport. Les baskets au pied, elle alla chercher le harnais et la laisse d'Achille, son labrador, nommé par Andréina à partir du légendaire et mythologique Achille, avec qui la mère de famille courait toujours. Une habitude qu'elle avait prise depuis que le chien avait l'âge de faire ses moments sportifs avec elle. Ca le dépensait autant qu'elle.

La musique résonnait dans ses oreilles, le soleil chauffait doucement la peau brune de Telia, et le vent faisait voler en arrière les quelques méches de ses cheveux qu'elle n'avait pas réussi à saisir dans sa queue de cheval faites en deux ou trois mouvements avant qu'elle ne commence sa course. Une course qu'elle fit à petites foulées durant une bonne vingtaine de minutes, avant qu'un coup de téléphone ne l'interrompe. Le prénom d'Orfeo, son ami et voisin était affiché sur l'écran. Sans hésiter, elle décrocha, comme toujours et encore plus depuis le dramatique événement vécu par celui-ci: l'accident de Rosie, sa compagne et mère de sa fille, mais également une des plus proches amies de Telia. Qui aujourd'hui, ne se rappelait plus de rien. Un trou noir, un vide total de plusieurs années. Une situation difficile à vivre pour tout le monde, même pour Telia qui avait l'impression d'avoir perdu une amie. Mais cela ne serait que temporaire après tout, non ? Enfin, elle voulait y croire fortement.
Orfeo lui demandait si la jeune femme pouvait s'occuper de Lucia et Rosie ce soir, pendant qu'il devait régler quelques affaires. Ce que bien entendu la Stokes accepta sans vraiment hésiter, calculant juste la distance actuelle qui la séparait de chez elle, pour être sûre d'être de retour à temps. Mais oui, ça serait le cas. Et elle aurait même le temps de passer sous la douche. Pour cela, la quarantenaire sprinta sur la longueur qui la séparait de son domicile. Elle courut si vite qu'elle arriva chez elle, hors d'haleine. Haleter, elle n'aimait pas ça, mais ce soir, c'était pour la bonne cause.

Achille libéré et gambadant dans le jardin, la Stokes se précipita sous la douche d'où elle sortit quelques minutes plus tard à peine pour se vêtir d'une tenue simple: jean et tee-shirt de coton noir. Puis elle se rendit dans la cuisine pour réfléchir à un plat à cuisiner, quelque chose de simple et notamment facile à manger pour Lucia, sa filleule adorée. Elle opta donc pour de la purée de pommes de terre maison, et du jambon pour la fillette. Pour Rosie et elle, elle avait des morceaux de viande rouge, des steaks, au frigo. Ainsi que du bon vin. Enfin, si cela disait à la Giordano bien évidemment. Telia verrait tout cela en temps venue avec elle, bien qu'elle ne pouvait s'empêcher de se poser des questions, notamment sur la manière dont la soirée allait se dérouler entre les deux jeunes femmes. Mais elle préféra éviter cela, préférant voir le moment venu et vivre l'instant présent comme il viendrait. C'était à ses yeux la meilleure solution. Alors, elle continua de s'occuper dans la cuisine. Les patates épluchées et en cours de cuisson, la brune sortit du jus de fruit du garde manger, celui au frigo sentant fort, l'odeur de la fermentation, si bien que l'afro-américaine jeta sans hésiter la boisson pour la remplacer par une non entamée. Puis, elle quitta la pièce pour le salon, où elle alluma quelques bougies pour donner une certaine harmonie à la pièce. Et alors que la mèche de la dernière bougie, une senteur lotus, s'enflammait, la voiture d'Orfeo se garait dans l'allée de la maison.

Rejoignant la porte d'entrée, Telia l'ouvrit pour attendre ses amis. Son regard se porta d'abord sur Orfeo qui marchait en tête, Lucia dans ses bras, suivit quelques pas derrière par Rosie, qui portait une grande robe de bal. Une tenue qui surprit l'américaine sur le coup, mais elle l'oublia rapidement en voyant Lucia réclamait ses bras comme à son habitude et venir y prendre place. La brune déposa alors un rapide baiser sur le front de la fillette, tout en saluant ses deux amis, écoutant les recommandations d'Orfeo, surtout au sujet de sa fille. Ce qui fit sourire la Stokes, qui se retint de rappeler qu'elle avait déjà eu deux enfants.

- Ne t'en fais pas, ça ira !

Assura-t-elle doucement à son ami, s'amusant par la suite du "oui" innocent que Rosie lâcha quand son fiancé recommanda à Lucia d'être sage. Puis le jeune homme partit, laissant les deux femmes et la petite fille toutes seules, à s'observer. Dans ce jeu de regard, Rosie fut la première à prendre la parole, pour complimenter la maison, faisant sourire doucement la Stokes.

- Merci. Jolie robe !

Elle fit un clin d'oeil à la blonde, avant de se déplacer pour laisser la porte libre d'accès.

- Entre, je t'en prie.

Dit-elle doucement. Et quand ce fut fait, elle prit la direction du salon, où elle déposa au sol Lucia, tirant de sous un meuble, la boîte contenant les quelques jouets que possédait Telia et qu'elle mettait toujours à disposition de sa filleule quand elle venait ici. Puis, elle se redressa pour regarder Rosie, hésitant quelques instants, avant d'oser:

- Comment te sens-tu ?






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# Sujet: Re: Adult body, child's mind || TELIA ( le Sam 24 Avr 2021 - 16:30 )
Lorsque la voiture quitte le bord de la route, un sentiment étrange s’insinue en moi. Une sorte de malaise. Bien que Telia semble gentille, j’ai la sensation d’être un gosse de bas âge que l’on laisse à sa nounou pour la première fois. J’essaie de me comporter en adulte, mais rien de ce que je pourrais dire ne semblera normal. Après un instant à se regarder, sans trop oser rompre le silence, je lance une phrase bateau. Non pas que je ne pense pas ce que je lui dis, mais c’est la phrase typique que l’on balance lorsqu’on ne sait pas quoi raconter. Mais elle semble apprécier la remarque et me complimente sur ma robe. Je suis à deux doigts de rougir. Je me dandine de droite à gauche, retenant de sourire à pleines dents. « Merci ! » je minaude presque, d’une voix à peine affirmée. J’ai finalement bien fait de ne pas écouter Orfeo.

J’entre dans la demeure, je n’ai pas imaginé une seconde que j’ai pu y mettre les pieds à un moment de ma vie oubliée. Pourtant, cela me semble évident lorsque Telia sort une boite remplie de jouets pour Lucia qui lui était apparemment très familier. Je n’ai pas vécu dans un cachot pendant ces vingt dernières années, alors bien entendu que j’ai déjà mis les pieds dans cette maison si chic. Je m’accroche à chaque détail, mes yeux parcourent toute la pièce à la recherche d’un détail qui pourrait raviver mes souvenirs. Mais rien ne se produit. Je sens mes espoirs disparaitre un peu plus chaque jour. Telia m’arrache de mes songes. La question la plus récurrente est posée. Comment y répondre ? J’ai tendance à choisir la sincérité ou le mensonge selon la personne qui me fait face. Orfeo a un mixe des deux. Je n’ai parfois pas la force de lui faire plus de mal qu’il n’en ressent et parfois, j’ai besoin de me confier, de me soulager d’un poids. Il est d’un grand soutien et sans lui, j’aurai regroupé tous mes documents à falsifier pour partir d’ici et me créer une nouvelle vie, une nouvelle identité tel un agent secret.

« Je me sens comme… » Je réfléchis un instant aux mots que je dois choisir. J’en profite pour ôter mon parka que je serre ensuite sous mes bras croisés. « …une intruse. Je ne me sens pas très à l’aise pour être honnête. » Je grimace, avec un petit sourire pour m’apporter de la contenance. « J’ai la sensation de mettre réveillée d’une nuit qui a duré vingt ans. C’est… étrange. » Deuxième grimace pour cacher mon angoisse. Près de nous, une petite fille profite des jouets qu’on lui a mis à disposition. Une étrangère pour moi. Mes jambes vacillent. Je me permets un déplacement pour m’installer sur canapé. Le monde réel me donne le tournis. Toutes ces informations me frappent et s’incrustent dans un cerveau qui n’est pourtant pas vierge. A peine sortie de l’hôpital et déjà prête à y refaire un séjour. Les migraines reviennent, ma tête se plaint de la forcer à se remémorer. Je n’ose insister. Cependant, je tente de rassurer la jolie brune : « Orfeo m’a expliqué que nous étions proche, que tu étais la marraine de Lucia. Que tu avais deux enfants, Mmmh…divorcée, il me semble… » Je tâtonne sans me rendre compte que ce résumé est assez maladroit. Je sursaute, levant le doigt en me rappelant : « Et que tu es journaliste pour un quotidien. » J’ai bien appris ma leçon ? Si j’ai tout faux, j’ai toujours mon cahier de note pour rectifier.




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Dernière édition par Rosie Giordano le Dim 25 Avr 2021 - 17:37, édité 1 fois
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# Sujet: Re: Adult body, child's mind || TELIA ( le Dim 25 Avr 2021 - 12:14 )

Lucia entre ses bras, Telia observa Orfeo quitter son allée et rejoindre la rue, un léger sourire sur les lèvres, avant de ramener ses yeux sur Rosie. Rosie qui semblait être perdue, devenue presque une étrangère pour la Stokes. Cela lui faisait si bizarre... Pourtant, elle évita de se perdre dans ses pensées et réflexions, guidant rapidement son amie dans la maison confortable, où elles seraient bien mieux. Et puis, la mère de famille se devait de faire attention aux pommes de terres qui cuisaient dans la cuisine. Le salon serait bien mieux pour cela que le pas de la porte d'entrée.
Déposant Lucia sur un tapis de la pièce, en compagnie de la caisse de jouets prévue pour elle, avant de se redresser pour faire face à Rosie, debout près de la porte de la pièce. Et bien entendu, Telia ne put s'empêcher de lui poser la question que tout le monde devait poser: comment est-ce qu'elle se sentait ? Une question bête, mais qui venant de l'afro-américaine allait plus loin qu'un simple "ça peut aller" ou "ça ne va pas". Après tout, la Giordano était une de ses plus proches amies depuis des années, elle pouvait tout entendre. Et l'aider au besoin.

Se laissant tomber dans le fauteuil le plus proche, juste à côté de la fillette qui jouait innocemment tout ignorant les deux femmes présentes, Telia riva son regard sur la blonde toujours debout, observant chacun de ses gestes, à la recherche d'elle ne savait quoi exactement. Son estomac se tordit un instant à la réponse de son amie... et en même temps, elle pouvait comprendre, ou plutôt tenter de comprendre ce qu'elle ressentait. Se retrouver dans une vie dont on ne se souvenait de rien, cela devait être comme vivre dans un cauchemar. Un cauchemar éveillé et réel.

- Je me doute...

Murmura dans un premier temps la journaliste en guise de réponse, passant une rapide main dans ses cheveux, avant d'adresser une légère grimace souriante à son amie.

- En tout cas, si tu as la moindre question, n'hésite pas une seule seconde, je tenterai d'y répondre si possible.

Elle a, cette fois, un sourire réconfortant tandis qu'elle regarde Rosie s'installer sur le canapé face à elle. Elle ne souhaitait pas la presser de trop d'informations pour le moment, mais si son amie avait des questions, la brune tenterait d'y répondre du mieux qu'elle pouvait. Mais visiblement, elle connaissait sa leçon concernant la Stokes, agrandissant doucement le sourire de cette dernière au fur et à mesure des faits qu'énonçait la Giordano. Orfeo avait un bon topo visiblement, ce que confirma la journaliste.

- C'est bien ça, tu ne t'es pas trompée. Nous sommes d'excellentes amies, je suis même la marraine de Lucia...

En prononçant cette phrase, le regard de l'afro-américaine alla s'attarder sur la fillette un instant, avant de reprendre.

- J'ai bien deux enfants, deux grands enfants, Andréina et Matteo, qui sont chez leur père ce soir, de qui je suis divorcée depuis plusieurs années en effet. Et je suis bien journaliste, spécialisée dans les faits divers principalement, pour Il Mattino, mais je fais aussi du free-lance. Et je suis aussi une bonne cuisinière, il paraît que c'est un point non-négligeable !

Bon ce dernier point, elle l'ajoutait pour détendre un peu l'atmosphère, faire sourire ou même rire Rosie peut-être.

- Sinon, on passait pas mal de temps ensemble d'ailleurs, on discutait de tout et de rien, de nos soucis comme de nos envies, autour d'un bon verre de vin en général, si tu veux tout savoir. J'ai d'ailleurs prévu une bouteille pour ce soir, si ça te dit et si tu peux.

Elle ne savait pas si c'était une bonne idée finalement, avec la perte de mémoire de la blonde, ou encore les médicaments si elle en prenait. Dans ces cas là, le mélange alcool/médicaments était à éviter, pour ne pas dire interdit.

- Bref, tout ça pour dire que si tu as la moindre question ou même envie, ou que sais-je, il ne faut pas hésiter avec moi. Vraiment.






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# Sujet: Re: Adult body, child's mind || TELIA ( le Mar 18 Mai 2021 - 0:01 )
La jeune femme semble à son aise avec moi. Une aisance que, de mon côté, j’ai peut-être perdue à son égard. Bien que je lui prouve que je sais qui elle est sur le papier, mes sentiments amicaux se sont égarés dans un coin de mon cerveau dont je n’ai plus accès. Dans son fauteuil, elle m’écoute, me répond, semble être tout à fait le genre de personne avec qui l’on aime partager un moment. Je voudrais retrouver ces moments. La seule complicité que j’ai gardée est celle qui me lie à mon frère. Malheureusement, cette évolution est restée bloquée à nos dix ans. Mon topo semble plus ou moins juste et je sens que Telia est heureuse d’avoir ce lien avec Lucia, puisqu’elle appuie sur cette particularité. « Oui, j’imagine qu’il y a une certaine complicité entre nous, si nous t’avons choisi pour ce rôle. » Dis-je en observant l’enfant s’amuser, ne s’intéressant qu’à son petit monde, plutôt qu’à cette discussion de grande personne. Comme j’aimerais être à sa place et en même temps, j’ai si peur de ce qu’elle peut ressentir. Je suis effrayée par le sentiment de rejet qui pourrait la marquer. Mais cette pensée disparaît très vite lorsque je songe à ce que j’endure moi-même. Après tout, elle n’est qu’une enfant parmi d’autres. Non, c’est mon enfant, mais je n’arrive pas à m’y faire. Le regard qui se pose sur Lucia, de la part de la jeune femme, m’interpelle. Elle lui offre plus de tendresse que je ne l’ai jamais fait depuis qu’elle m’a été présentée à l’hôpital. Je tente de chasser cette émotion de culpabilité en l’écoutant confirmer mes informations à son sujet. Pendant ce temps, je sors un petit carnet de ma petite sacoche, et ouvre la page de Telia. Je survole chaque mot et ajoute le nom du journal ou elle travaille. Un élément que je n’avais pas inscrit. Je m’applique, inconsciente de mon impolitesse. Ma langue se pointe sur le coin de ma lèvre, puis ferme mon carnet. Je lève les yeux sur le dernier point : « A ce qu’il parait, je ne suis pas des plus douée dans cette activité. Lorsque j’ai dit à mon fiancé que j’avais hâte de me faire mes propres plats à la maison plutôt que de manger ceux de l’hôpital, il a ricané en me disant que je pourrais être surprise. » Je me rappelle le voyant rire pour la première fois, je crois. Moi, c’était tout l’inverse, j’étais si vexée. Je l’ai boudée une bonne paire de minutes. Apparemment, tout le monde sait que je suis une catastrophe devant les fourneaux, moi la première. Je le clamais haut et fort à ce qu’on dit. Comment pouvais-je m’en vanter ? Face au sourire de la jeune femme, je me sens froide, trop sérieuse. J’ai beaucoup de mal à me détendre. Je me sens en terre inconnue.

Pourtant, elle m’indique que nous avions une relation de confidente, parlant de tous les sujets, comme des amies vieilles comme le monde. Lorsqu’elle apporte le détail de la boisson accompagnant, en général, nos discussions, je me permets de replonger dans mes souvenirs pour savoir si j’ai encore une idée du goût de ce nectar. Je crois en avoir un mauvais souvenir, datant de l’époque où mon frère et moi raclions les fonds de verres des invités de nos grands-parents. Nous n’aimions pas ça, grimaçant à chaque goutte, mais continuant pour faire comme les grands. Cela m’intéresse pourtant : « Ce n’est pas un verre qui va me tuer. Je viens de vaincre une bôme de voilier. Si lui n'a pas été capable de m’achever, ce n’est pas un verre de vin qui va pouvoir le faire. » Je m’autorise enfin de rire un bon coup. La situation m’amuse sur l’instant, mais je dois dire que je n’ai aucune connaissance du terrain dans lequel je m’aventure. Je crois que les médecins ont évoqué l’alcool à un moment. Mais comme j’avais dix ans et que je n’y avais pas le droit, je n’ai pas pensé que j’étais concernée.

Bien qu’hésitante, je prends son invitation comme une perche tendue. J’ouvre de nouveau mon carnet, prête à écrire, à bombarder mes pages de notes : « Justement, comme nous sommes entre nous,... » Je me penche vers elle et commence à murmurer, comme si nous étions espionnées par je ne sais qui et que je souhaitais rester discrète sur mes doutes. « Comment sommes-nous, mon fiancé et moi ? Je veux dire en tant que couple ? » Je lui demande avant de préciser : « J’ai conscience que ça ne sera qu’un point de vue extérieur, basé sur les apparences. Mais j’ai besoin d’avoir cet avis. Il n’est qu’un inconnu pour moi et j’ai l’impression d’être le pion d’une histoire déjà écrite. » Je suis sortie de mon petit coma, il n’y a que quelques semaines, je rentre à peine de l’hôpital et je dois vivre une vie que j’ignore. Il y a de quoi être déstabilisé. Mon compagnon aurait pu mal agir avec moi que je ne le saurai même pas. Je dois faire confiance à tous mes proches, me basant sur leurs propos et des photos qui ne signifient rien. Tout le monde peut afficher un sourire pour l’inscrire dans une éternité, mais derrière cet instant, que se cache-t-il ? Le père de Lucia a l’air si sensible et si protecteur, et pourtant, je ne peux m’empêcher de penser que cela ne peut être qu’une facette. Comment les autres imaginent notre relation ? Est-ce que nous nous sommes déjà disputés devant eux ? A-t-il un jour eu des gestes déplacés ? A-t-il déjà agi bizarrement ? Ai-je déjà émis des soupçons à son égard ? Et si c’était l’inverse ? Si c’était moi qui n’étais pas correcte avec lui ? Mon esprit s’embrouille de nouveau et je m’enfonce dans le sofa, en soufflant le désespoir : « J’ai le sentiment d’être égoïste à chacune de mes pensées, de mes interrogations. » J’observe la petite fille qui continue à vaquer à ses occupations sans se soucier de nous. J’aimerais être une mère pour elle. J’aimerais.




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