Une confession. ♦ Mayra

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- Une confession. ♦ Mayra -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Centro ricreativo / Asilo Nido Napoli
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Déva StaçionToujours frais après un litre de café
Déva Staçion
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ID : bella ciao ♀ emi.
Pronom : elle.
Faceclaim : anna kendrick - whovian (avatar), magma (signature)
Style RP : j'écris au pronom "je". je m'adapte facilement, et toutes situations me va (flashback,hot..).
Thème·s abordé·s : l'abandon, la violence conjugale, les enfants en difficultés.
Je suis absent-e : présence réduite du 6.04 au 24.04
Messages : 103 - Points : 227
Une confession. ♦ Mayra 4kup
Âge : trente deux ans. (11.08)
Métier : directrice et animatrice du Centro Ricreativo, avec spécialisation pour les enfants avec un handicap.
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# Sujet: Une confession. ♦ Mayra ( le Dim 21 Mar 2021 - 13:11 )

Une confession
Mayra & Déva
Un jour ça peut être la joie parfait, mais le second ça peut-être la pire panique que l'on ne puisse avoir.
Une bonne journée bien mouvementée aujourd’hui. Au centre un petit, s'est fait assez mal, même très gravement. On a été obligé d’appeler les pompiers, mais aussi que j’appelle les parents. Ils savent comme est leur enfant, hyperactif, à ne pas nous écouter, mais aussi à vouloir braver notre autorité. Les parents ne nous en veulent pas à nous, mais on été obligé d’en avoir un des deux ici pour accepter le transport du petit, car sans leur autorisation, ce n’est pas possible. Après avoir rassuré tout le monde, les enfants, car ils ont été assez choqués, mais pour d'autres assez excités de voir les pompiers arrivés chez nous. Les gyrophares, les sirènes, mais aussi la tenue a impressionné les enfants en bien comme en mal. Alors quand on a réussi à occuper les enfants et leur faire penser à autre chose, nous, on est encore un peu bouleversé quand même. Une de mes collègues a pris avec elle les quelques enfants dont je devais m’occuper aujourd’hui pour que je puisse remplir la paperasse de ce qui vient de se passer, mais aussi pour que je puisse m’avancer dans tout ce que j’ai mis de côté. Tout ça est un peu pris de tête en ce moment, ce n’est pas mon jour, je pense. Mes mains dans mes cheveux que je viens de détacher, je viens jouer avec l’une de mes mèches sans réellement m’en rendre compte, on m'a toujours dit que quand je fais ça, c’est que je suis concentré et que ça me calme malgré tout. Sauf que je ne vois pas les heures passées bien trop plonger dans mes papiers, c’est au moment où j'entends que l’on frappe à ma porte pour venir me dire au revoir que je viens regarder l’heure. Déjà, ils sont tous partis et ne reste plus que moi. Je rassure cette personne en lui disant que je vais fermer, qu’elle ne s’inquiète pas pour ça. Le moment venu pour moi de partir, avant de rentrer, je passe faire mon petit tour au club de lecture. Après ce soir, je sais de quelle livre l’on va parler et ça ne m’enchante pas trop pour le coup. J’ai pris sur moi, je l’ai lu jusqu’au bout, mais je trouve que l’auteur n’est pas dans le vrai tout ce qu’elle peut raconter sur la violence conjugale ce n’est pas ça. Oui, toutes nos histoires sont totalement différentes, mais pour le coup je ne pense pas que ça soit une bonne chose qu’elle est faite ça, très peu de femme ne se retrouve dedans, très peu de femme ne trouve une porte de secours dedans. Alors que nous sommes tous présents durant ce club, je m’installe tranquillement sur une chaise un peu à l’écart de tout le monde. Je vois aussi que je ne suis pas toute seule à faire ça. Pendant que tout le monde commence à parler du livre, à donner leur opinion, je me revois quelques mois en arrière sous les coups de mon ex-compagnon. Le regard est posé au sol pendant qu’ils sont tous en train de parler de l'œuvre. Mes jambes commencent à bouger toutes seules, je ne suis pas du tout à l’aise, j’ai l’impression que l’on m'a de nouveau enfermé dans un mauvais cauchemar, que je ne peux pas en sortir. Je soupire doucement, puis je me lève d’un coup. J’attrape mon sac pour sortir de la pièce. J’avais qu’une envie de prendre l’air. Sauf que je ne savais pas que j’allais être suivie par ta personne. Au début, je ne sais pas si je dois prendre ça pour de la pitié ou simplement de la compassion. Je ne sais pas du tout. C’est encore trop frais tout ce qui c’est passé mais surtout je ne sais pas trop ce qu'il faut faire. Alors qu’on discute vite fait, je comprends qu’il y a plus que ça. Je te demande si tu veux qu’on aille ailleurs pour que l’on discute. Après que tu aies approuvé. Je t’explique que je travaille pas loin d’où l’on est, le Centro Recreativo était à côté des réunions que l’on a. Une fois que j’ai ouvert la porte je te regarde doucement. « Vas-y entre, on sera mieux ici je pense... » Je me sens encore mal, j’ai encore la boule au ventre de tout ce qui passe, mais je me sens un peu en confiance avec toi. Même si malgré tout, je ne sais pas si je dois vraiment faire confiance. Je sais que ce n'est pas la meilleure des choses, car tu m’as donné l’impression que tu as toi aussi eue ce mal-être, que tu l'as ressenti aussi. C’est aussi pour ça que je préfère que l’on soit ici, au centre que l’on discute si tu as envie. « Je suis désolée, les chaises ne sont pas très grandes. » Je dis un peu nerveuse avec un petit rire tout aussi nerveux. Je viens de prendre mon pouf habituel que je prends pour m’asseoir avec les enfants. Je soupire doucement et je te regarde. C’est un endroit que je préfère ici, je me sens bien et je sais que beaucoup de monde se sent bien ici. L’endroit où les enfants vivent, l’endroit où les enfants jouent, mais aussi, on fait pas mal de dessin. J’espère aussi que ça peut te mettre en confiance à toi aussi, j’espère que tu te sentiras un peu mieux.
(c) princessecapricieuse



Dreaming Light
Suddenly... life has new meaning
Suddenly... feeling is being
Suddenly... I don't have to be afraid
Suddenly... All falls into place
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Mayra VerdiBon pour te remonter le moral
Mayra Verdi
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ID : Maxi, @Cinderella
Pronom : Elle
Faceclaim : Naomi Scott + Doriana <3
Style RP : Flashback : oui.
RPs hot : avant/après, pas pendant.
Longueur : j'écris sans pression, je m'adapte à mes partenaires

Sujets sensibles : relation toxique
Thème·s abordé·s : violence conjugale; fausse couche
Messages : 566 - Points : 643
Une confession. ♦ Mayra 5568f92f69d38b5dc1f2223c07cac0d2a9d15668
Âge : 29 ans
Métier : Libraire et professeur de yoga
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# Sujet: Re: Une confession. ♦ Mayra ( le Dim 25 Avr 2021 - 12:15 )

Une confession
Mayra & Déva
Un jour ça peut être la joie parfait, mais le second ça peut-être la pire panique que l'on ne puisse avoir.
L'envie de fuir, de prendre ses jambes à son cou et de partir loin très loin de cette salle était forte chez Mayra, tandis qu'elle laissait son regard dérivé sur les murs et objets autour d'elle. Elle était incapable de fixer celui-ci sur ses partenaires du club de lecture qui prenait la parole... Même les écouter était dur... Tout cela à cause du livre de la semaine... A la base, le titre n'avait en rien interpeller May' quand il avait été annoncé, et comme à son habitude pour le club lecture, elle s'était lancée dans sa lecture, sans lire le résumé de la quatrième de couverture. Et dès les premières pages, elle s'était sentie mal: ce livre racontait l'histoire d'une femme battue. Soudainement, des tas de souvenirs avaient ressurgi dans l'esprit de l'indienne. De terribles souvenirs qu'elle avait tenté de chasser à nouveau, sans succès. A chaque page, elle se revoyait sous les coups de son ex-compagnon, elle revivait sa fausse couche ou sa tentative de meurtre. De terribles souvenirs... Elle avait d'ailleurs lâcher le bouquin, incapable de finir. Et pourtant, pourtant, elle était venue ce soir au club pour l'échange hebdomadaire, s'installant un peu à l'écart, évitant tout regard et parole.
Quand chacun y va de son avis sur le livre et l'histoire, la brune s'agite doucement sur sa chaise, incapable de rester en place ou d'écouter ça. Des personnes qui n'ont rien vécu de cela et qui ose donner leur avis... Gerbant... Enfin à ses yeux. Alors quand elle voit du coin du regard Deva, une autre membre partir, ou plutôt s'enfuir discrètement, il ne faut pas plus de quelques secondes à Mayra pour qu'elle ne fasse la même chose. Sans un bruit et discrètement, elle se leva de sa chaise et rejoignit l'extérieur.

L'air frais et moins lourd de Naples permet à la Verdi de respirer à nouveau. Un poids c'était comme enlevé de ses épaules maintenant qu'elle était sortie, qu'elle avait franchi la porte. Tant pis pour le livre suivant, elle regarderait sur le blog de l'association, mais là elle ne pouvait plus les écouter ni même y retourner. Encore moins avec des visions de son propre cauchemar. Guérirait-elle un jour de tout ça ? Voilà une question qui la hantait depuis trois ans et qui la hanterait pendant encore des années visiblement...
Sur le parking, les yeux de la libraire tombent sur Deva, partie quelques instants avant elle de la salle, et sans savoir pourquoi, l'indienne alla vers elle. Au vu de la réaction de la brune, May' soupçonnait qu'elle aussi avait vécu quelque chose de similaire. Elle en était même sûre, et en quelques mots, en quelques échanges légers et simples, la Verdi comprend qu'elle n'a pas tort: toutes deux sont unanimes: le livre qu'elles avaient à lire est en deça de la réalité. Car oui, il est en deça de la réalité, de la violence. Une révélation qui fait comprendre l'une à l'autre que chacune a vécu un traumatisme profond. Première fois depuis des années que Mayra sous-entend cela aussi clairement à quelqu'un... D'ordinaire, elle est plus du genre à cacher son passé, par honte, par volonté d'oubli, par manque de foi dans les gens. Pour des raisons diverses et variés.

Au bout de quelques minutes, Deva propose qu'elles aillent s'installer au calme, non loin. Un instant le regard de Mayra se dirige vers sa voiture, hésitante, et finalement, elle accepte. Elle a besoin d'accepter, c'est ainsi qu'elle le ressent. Ainsi, elle se dirige vers le Centro Recreativo, juste à côté, et s'installe dans une pièce. Avec des petites chaises et des dessins d'enfants au mur. Un léger sourire s'esquisse sur les lèvres de la jeune femme quand son regard tombe dessus, tandis que ses épaules se détendent un peu. Elle se détend un peu, comme en confiance, plus à l'aise. Et ça fait du bien.

- Ce n'est pas grave, ça ne me dérange pas.

Commente-t-elle simplement au sujet des chaises, en souriant délicatement à son interlocutrice, qu'elle dévisage par la suite quelques secondes. Par où commencer dans ce marasme ? Se confier est-il une bonne idée ? Elle ne savait pas, elle s'interrogeait trop, son cerveau bouillonnait, alors elle préféra rester simple.

- On est mieux ici que là-bas. L'endroit est apaisant je trouve.

Ses yeux continuent de parcourir les dessins durant quelques instants avant de se refixer sur Deva. Et après un court silence, elle reprit la parole, pour présenter des excuses: elle ne voulait pas que son geste de plus tôt soit pris pour de l'impolitesse, alors que ça n'en était pas.

- Je suis désolée, j'espère que tu ne penses pas que je t'ai suivi... Quand je t'ai vu partir discrètement, et comme j'avais besoin de faire pareil, j'ai suivi le mouvement tout aussi discrètement. L'air était trop lourde dans la salle, quasi irrespirable.
(c) princessecapricieuse



Take me, pull me all around. Break me, I'm yours.
- in this moment
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