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- [Poggioreale] Dante || Helpless -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Autres quartiers
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Daya RaichandBon pour te remonter le moral
Daya Raichand
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Pronom : Elle/she
Faceclaim : Freida Pinto : Ealitya + signa : endless love + gifs : Ealitya
Style RP : Pronoms RP : Elle
Flashback : Oui
RPs hot : avant/après. Pas le pendant.
Longueur : sans pression.

Sujets sensibles : //
Thème·s abordé·s : Violences conjugales, deuil
Je suis absent-e : Test
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Âge : 35 ans
Métier : Professeur de piano au conservatoire de musique de Naples
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# Sujet: [Poggioreale] Dante || Helpless ( le Mer 31 Mar 2021 - 2:10 )
Assise en silence face à cet homme envers lequel elle n’arrivait même pas à ressentir de dégoût, Daya se demandait ce qu’elle faisait là. De toutes les dates du calendrier, elle aurait pu en choisir une autre. Mais non. Aujourd’hui cela faisait déjà deux ans que son fils était mort, et comme une fois toutes les deux semaines elle se retrouvait face à son meurtrier. La jeune femme ne savait même pas ce qu’elle attendait de ses visites ? Est-ce qu’elle attendait qu’il se repentisse enfin sincèrement ? Que la prison le change pour qu’il puisse devenir un homme meilleur ? Non. A cette dernière question elle pouvait y répondre sans hésitation. Elle n’attendait ni qu’il change, ni qu’il devienne un homme meilleur. Avant d’entrer dans l’enceinte de la prison, elle venait tout juste de raccrocher avec sa mère qui lui demandait comment elle tenait le coup. Comme si en de pareilles circonstances elle pouvait aller bien. Lorsqu’elle éluda la question en lui disant qu’elle n’avait pas beaucoup de temps et qu’elle devait éteindre son téléphone pour entrer dans la prison, sa mère eut une réaction qui fit doucement rire la créole. Selon elle, elle savait pourquoi Daya se rendait auprès de lui malgré les atrocités qu’il lui avait fait subir. Selon elle, la Réunionnaise gardait espoir de comprendre la source de cette violence et qu’elle était encore sous son emprise. Subtilement, elle traitait sa fille de naïve. Peut-être bien qu’elle était tout ça. Que sans se l’avouer elle voulait comprendre. En attendant, l’une des raisons qui poussait la métisse à le visiter deux fois par mois, était pour s’assurer qu’il soit toujours là. Privé de sa liberté. Lorsqu’elle s’installait devant lui, elle ne prononçait que très peu de mots parce qu’elle savait que de toute façon, il ne voulait pas entendre ce qu’elle avait à dire. Elle le laissait parler, se doutant que vu le débit de parole auquel elle avait droit, qu’elle devait être l’une des rares à ne pas avoir coupé les ponts avec lui. Et surtout, la seule qui ne cherchait pas à lui répondre. Pendant une heure de son temps qu’elle lui accordait, il pensait avoir le dessus en constant de sa présence malgré toutes ces années de torture. Mais une fois l’heure de visite terminée, lorsqu’il retournait dans sa cellule, elle affichait toujours un mince sourire qu’il n’a jamais remarqué. Celui qui laissait entendre que pendant que lui était coincé dans cette prison, elle, avait la liberté de faire ce qu’elle voulait. Chaque visite servait à s’assurer qu’il soit toujours dans sa prison et à mesure que le temps passait, Daya prenait un malin plaisir à le voir privé de ses droits et presque dépérir dans cet endroit sombre et lugubre.

Ce sentiment, comme à chaque fois, ne dura qu’un instant. Une fois le moment passé, toute la puissance qu’elle avait pu ressentir en sortant de cet endroit s’évanouit aussitôt. A peine avait-elle mis le nez dehors que la tristesse s’agrippa à la jeune femme. Sans ménagement, elle lui mordit au cou pour laisser se propager son poison jusque son coeur éclopé. Deux ans déjà qu’elle n’avait pas pu sauver son fils. Deux ans qui célébrait son égoïsme. C’était parce qu’elle avait donné naissance à cet enfant qui n’avait rien demandé, en connaissant les risques auxquels elle l’exposait qu’aujourd’hui elle l’avait perdu. Le coeur aussi lourd que ses pas qui se levait à peine lorsqu’elle marchait, elle arriva au cimetière en quelques minutes. Encore un endroit qu’elle détestait mais dans lequel elle se rendait une fois par semaine pour nettoyer la tombe de son fils et y déposer des fleurs. Aujourd’hui, elle n’en acheta pas, elle avait amené quelque chose d’autre. En moins de cinq minutes, elle arriva face à la tombe de son fils et comme à chaque fois, elle approcha ses doigts de ses lèvres où elle y déposa un baiser avant de les baisser contre le granit où elle s’attarda quelques secondes. A ce simple geste, des larmes se mirent à couler le long de ses joues mais elle se reprit aussitôt. Elle profita de sa présence pour nettoyer un peu et enlever les quelques feuilles mortes qui traînaient, avant de finalement se recueillir quelques minutes. Des paroles prononcées à voix basse qu’elle était la seule à entendre. Avant de partir, elle déposa une feuille de papier qu’elle prit le soin de plastifié, et qu’elle glissa sous l’un des vases pour que personne ne le vole. Sur cette feuille, des notes de musiques s’étalaient pour composer une mélodie. La mélodie qu’avait composé Daya pour Vincenzo et qu’elle voulait lui offrir en ce jour à la fois triste et spécial. Elle n’a pas pu le protéger en étant vivant, elle comptait sur la musique qui pouvait - elle l’espérait - franchir les frontières de l’au-delà pour prendre soin de son fils avec cette mélodie qui le consolerait. Temporairement. Le temps qu’elle le rejoigne un jour.

La jeune femme ne tarda pas à quitter le cimetière. Et comme à chaque fois, elle ne rentra pas tout de suite chez elle parce que les murs de sa maison ne feraient qu’accentuer sa tristesse. Encore plus aujourd’hui. Son sac sur l’épaule, elle se mis à parcourir les rues sans but à part celui de faire passer le temps. Le regard dans le vide, les bras croisés, elle ne voyait ni ce qui l’entourait, ni les personnes qui s’écartaient de son chemin lorsqu’ils la voyaient venir. A plusieurs reprises, elle se cogna contre des gens, la ramenant un court instant à la réalité. A chaque fois, elle se confondait en excuses avant de reprendre sa marche pour se cogner à nouveau cinq mètres plus loin. «Pardon, excusez-moi.» Prononça encore une fois Daya lorsqu’elle entra en collision contre quelqu’un, faisant au passage tomber le paquet de mouchoirs qu’elle tenait entre les mains. «Je suis désolée, je…» Pendant qu’elle se confondait encore en excuses, elle se pencha pour ramasser ce qu’elle avait fait tomber tandis qu’elle sentait des larmes couler à nouveau. A croire que ce paquet de mouchoir par terre était la chose de trop pour elle aujourd’hui.


Interwined souls ♒︎Que deviendra le monde si nos femmes ont peur ? Il s'effondrera le monde ! Sa voûte sombrera et les étoiles qui constellent, se mêleront à la poussière des routes ! ▬ Toi peur ? Et de quoi ?© endlesslove.

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