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- | Sandcastles • Luciano & Sienna -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
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Sienna MorelliTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Sienna Morelli
https://www.ciao-vecchio.com/t8219-sienna-morelli https://www.ciao-vecchio.com/t8233-sienna-o-38-ans-o-associee-commissaire-priseur
Faceclaim : Bianca Balti • av. nuit de tubéreuse + sign. uc.
Sujets sensibles : L'important est d'en discuter avant.
Thème·s abordé·s : Anorexie mentale, troubles psychologiques, perte d'un enfant/fausse-couche, religion.
Messages : 42 - Points : 116
| Sandcastles • Luciano & Sienna A29013bfb0899555becdc2494ed88878c2ee6f3d
Âge : trente-huit ans, bientôt trente-neuf. la quarantaine approche et les inquiétudes et regrets avec.
Métier : commissaire priseur avant de ne devenir héritière et pdg du vignoble familial.
| Sandcastles • Luciano & Sienna Empty
# Sujet: | Sandcastles • Luciano & Sienna ( le Ven 2 Avr 2021 - 21:39 )
❝ We built sand castles that washed away
I made you cry when I walked away
And your heart is broken 'cause I walked away
Show me your scars and I won't walk away
Luciano & Sienna


Mal au cœur. Mal au cœur. Fatigue accumulée. Elles sont loin les recommandations du médecin. Du repos. Moins de stress. J’avais tenu 3 jours. Pas plus. Parce que ce n’est clairement pas l’ambiance à la maison qui aurait pu me permettre de remonter la pente d’une façon ou d’une autre. Parce que ce n’est pas le froid glacial de cette maison gorgée de soleil qui aurait pu me réchauffer le cœur. Aucun mot ou presque. Quelques regards plus par habitude. C’est bien tout ce qui avait été échangé avec mon tendre époux. Comme si, finalement, en plus de perdre notre enfant, j’avais perdu mon mari. Dans le fond, j’ai presque toujours eu la sensation que cela arriverait. Que, d’une façon ou d’une autre, le sujet des enfants nous séparerait. Parce qu’il en veut, lui. Un, deux, trois et plus encore. Parce qu’il les voulait déjà à peine installés dans notre vie stable de couple marié, installé. Parce qu’il les a voulus, dès que les sacrements du mariage ont été prononcés. Il ne s’en est jamais caché, Luciano. Il n’a jamais eu peur de demander, d’insister. Il a fait pression. Volontairement ou non. Dans le fond, qu’importe. Le résultat est le même aujourd’hui. La perte de l’enfant tant attendu par celui que j’aime semble avoir fait sonner le glas sur notre mariage. Parce que je ne peux être que fautive, aux yeux de Luciano. Quand bien même je lui ai dit qu’il était responsable. Je pense que malgré nos points de vue différents, nous avons aussi tort que raison, l’un et l’autre. Nos torts sont différents, mais la faute est partagée. Dans le fond, ce qui me chagrine le plus, c’est d’être peinée pour cet enfant. C’est d’avoir mal, dans le fond, d’une façon étrange, inexplicable. La douleur vive, comme celle de la perte de Luciano qui se profile. Est-ce que, dans le fond, j’aurais pu être attachée à cet enfant, sans le connaître, sans en être consciente ? Je n’en sais rien.

« Sienna ? » Mon assistante m’interroge et je lève subitement les yeux de mon mac pour rencontrer son image. Elle est fraîche mais dès qu’elle me regarde, elle a cet air concerné. Elle ne sait rien de ce qu’il sait produit. Personne ne sait, ici. Certainement pas. Ils ont juste remarqué mon absence, ma mine défaite et fatiguée au retour. Ils ont remarqué, aussi, que j’avais l’esprit ailleurs. Souvent dans ma bulle, à penser. Parfois les yeux rougis quand la porte s’ouvrait sans que je ne m’y attende. Je n’ai presque rien fait ces derniers jours. Mais je suis loin de chez nous, ça me suffit. « Oui ? »  Je lui demande à mon tour, me demandant de quoi il est question. Elle sait que je ne veux pas être dérangée. Elle sait aussi que pour les jours à venir, c’est elle qui mène la barque. Mon associé lui a fait comprendre, plus ou moins directement. Lui qui passe de façon régulière pour me demander si j’ai besoin de quelque chose, si je ne veux pas rentrer. « Votre mari est là. » Elle reprend la parole et moi, j’ai la sensation de la perdre. Que fait Luciano ici à l’heure du déjeuner ? N’a-t-il pas un client à emmener déjeuner ? N’est-il pas à la recherche d’un bon avocat pour préparer notre divorce entre deux rendez-vous ? Probablement que ces réflexions durent trop, car elle me regarde. « Oui, laissez-le entrer. » Je souffle, regardant mon bureau qui ne trahit absolument pas la détresse dans laquelle je me trouve. Dans le fond, il est aussi impeccable que lorsque j’ai quitté mon bureau, avant le drame. Aussi impeccable que l’était ma vie. Dernière illusion. Je fixe le seuil de la porte, finissant par apercevoir les chaussures de Luciano. Je lève les yeux, sans réellement le faire. Mensonge alors que je referme contre moi les pans de mon cashmere. « Bonjour Luciano. »  







    AMORE •••
    softly whispered lies.
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