Please ensure Javascript is enabled for purposes of website accessibility

Revenir en haut
Aller en bas

Le Deal du moment : -49%
-50% sur la machine à café automatique ...
Voir le deal
449 €

 

- | Sandcastles • Luciano & Sienna -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Sienna MorelliTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Sienna Morelli
https://www.ciao-vecchio.com/t8219-sienna-morelli https://www.ciao-vecchio.com/t8233-sienna-o-38-ans-o-associee-commissaire-priseur
ID : Nuit de Tubéreuse.
Pronom : Elle.
Faceclaim : Bianca Balti • av. nuit de tubéreuse + sign. uc.
Style RP : Pronom : Plutôt du je, plus rarement du il/elle.
FB / FF : Sans aucun soucis.
RP Hot : Tant qu'on en parle avant et qu'on est à l'aise, avant, pendant, après... No prob.
Autre : Je ne me limite pas si cela fait avancer le jeu. Violence, langage... L'important c'est d'en discuter avant.

Sujets sensibles : L'important est d'en discuter avant.
Thème·s abordé·s : Anorexie mentale, troubles psychologiques, perte d'un enfant/fausse-couche, religion.
Messages : 45 - Points : 126
| Sandcastles • Luciano & Sienna A29013bfb0899555becdc2494ed88878c2ee6f3d
Âge : trente-huit ans, bientôt trente-neuf. la quarantaine approche et les inquiétudes et regrets avec.
Métier : commissaire priseur avant de ne devenir héritière et pdg du vignoble familial.
| Sandcastles • Luciano & Sienna Empty
# Sujet: | Sandcastles • Luciano & Sienna ( le Ven 2 Avr 2021 - 21:39 )
❝ We built sand castles that washed away
I made you cry when I walked away
And your heart is broken 'cause I walked away
Show me your scars and I won't walk away
Luciano & Sienna


Mal au cœur. Mal au cœur. Fatigue accumulée. Elles sont loin les recommandations du médecin. Du repos. Moins de stress. J’avais tenu 3 jours. Pas plus. Parce que ce n’est clairement pas l’ambiance à la maison qui aurait pu me permettre de remonter la pente d’une façon ou d’une autre. Parce que ce n’est pas le froid glacial de cette maison gorgée de soleil qui aurait pu me réchauffer le cœur. Aucun mot ou presque. Quelques regards plus par habitude. C’est bien tout ce qui avait été échangé avec mon tendre époux. Comme si, finalement, en plus de perdre notre enfant, j’avais perdu mon mari. Dans le fond, j’ai presque toujours eu la sensation que cela arriverait. Que, d’une façon ou d’une autre, le sujet des enfants nous séparerait. Parce qu’il en veut, lui. Un, deux, trois et plus encore. Parce qu’il les voulait déjà à peine installés dans notre vie stable de couple marié, installé. Parce qu’il les a voulus, dès que les sacrements du mariage ont été prononcés. Il ne s’en est jamais caché, Luciano. Il n’a jamais eu peur de demander, d’insister. Il a fait pression. Volontairement ou non. Dans le fond, qu’importe. Le résultat est le même aujourd’hui. La perte de l’enfant tant attendu par celui que j’aime semble avoir fait sonner le glas sur notre mariage. Parce que je ne peux être que fautive, aux yeux de Luciano. Quand bien même je lui ai dit qu’il était responsable. Je pense que malgré nos points de vue différents, nous avons aussi tort que raison, l’un et l’autre. Nos torts sont différents, mais la faute est partagée. Dans le fond, ce qui me chagrine le plus, c’est d’être peinée pour cet enfant. C’est d’avoir mal, dans le fond, d’une façon étrange, inexplicable. La douleur vive, comme celle de la perte de Luciano qui se profile. Est-ce que, dans le fond, j’aurais pu être attachée à cet enfant, sans le connaître, sans en être consciente ? Je n’en sais rien.

« Sienna ? » Mon assistante m’interroge et je lève subitement les yeux de mon mac pour rencontrer son image. Elle est fraîche mais dès qu’elle me regarde, elle a cet air concerné. Elle ne sait rien de ce qu’il sait produit. Personne ne sait, ici. Certainement pas. Ils ont juste remarqué mon absence, ma mine défaite et fatiguée au retour. Ils ont remarqué, aussi, que j’avais l’esprit ailleurs. Souvent dans ma bulle, à penser. Parfois les yeux rougis quand la porte s’ouvrait sans que je ne m’y attende. Je n’ai presque rien fait ces derniers jours. Mais je suis loin de chez nous, ça me suffit. « Oui ? »  Je lui demande à mon tour, me demandant de quoi il est question. Elle sait que je ne veux pas être dérangée. Elle sait aussi que pour les jours à venir, c’est elle qui mène la barque. Mon associé lui a fait comprendre, plus ou moins directement. Lui qui passe de façon régulière pour me demander si j’ai besoin de quelque chose, si je ne veux pas rentrer. « Votre mari est là. » Elle reprend la parole et moi, j’ai la sensation de la perdre. Que fait Luciano ici à l’heure du déjeuner ? N’a-t-il pas un client à emmener déjeuner ? N’est-il pas à la recherche d’un bon avocat pour préparer notre divorce entre deux rendez-vous ? Probablement que ces réflexions durent trop, car elle me regarde. « Oui, laissez-le entrer. » Je souffle, regardant mon bureau qui ne trahit absolument pas la détresse dans laquelle je me trouve. Dans le fond, il est aussi impeccable que lorsque j’ai quitté mon bureau, avant le drame. Aussi impeccable que l’était ma vie. Dernière illusion. Je fixe le seuil de la porte, finissant par apercevoir les chaussures de Luciano. Je lève les yeux, sans réellement le faire. Mensonge alors que je referme contre moi les pans de mon cashmere. « Bonjour Luciano. »  







    AMORE •••
    softly whispered lies.
Revenir en haut Aller en bas
Luciano MorelliTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Luciano Morelli
https://www.ciao-vecchio.com/t8214-luciano-morelli#273048 https://www.ciao-vecchio.com/t8230-luciano-o-39-ans-o-publiciste#273636
ID : Cocoe
Pronom : Elle
Faceclaim : Cillian Murphy ©tennessee
Style RP : Pronoms RP : J'écris avec la première et troisième personne du singulier, la deuxième est toujours aussi difficile a apprehender :(
Flashback : Si ca a un réel intérêt.
RPs hot : Sans contrainte particulière pour peu que nous soyons d’accord..
Longueur : Variable, mais jamais de pavés

Thème·s abordé·s : Fausse couche
Messages : 276 - Points : 206
| Sandcastles • Luciano & Sienna Nwe9
Âge : Quasiment 40 printemps
Métier : Publicitaire
| Sandcastles • Luciano & Sienna Empty
# Sujet: Re: | Sandcastles • Luciano & Sienna ( le Dim 11 Avr 2021 - 15:29 )
❝ We built sand castles that washed away
I made you cry when I walked away
And your heart is broken 'cause I walked away
Show me your scars and I won't walk away
Luciano & Sienna


Comment était-elle rentrée et surtout avec qui était-elle rentrée, avait-elle contacté son père ou pire encore Massimo le chevalier de l’ombre ? Etait-elle seulement rentrée ou avait-elle préféré se réfugier dans son domaine parfait, petit coin de paradis pour elle s’il en est ? Il ne l’a pas su Luciano ce soir-là en sortant de l’hôpital quand il a réussi à mettre un pied devant l’autre, que plusieurs patients accrochés à une perche l’aient dévisagé, que certains infirmiers se soient inquiétés à son sujet il a roulé de longues heures à l’aveugle en longeant la côte. La beauté du site ne l’a pas vraiment touché, il a subitement bifurqué et est allé là où il ne met jamais les pieds. Un cimetière enclavé…

Même dans la pénombre Luciano a constaté que la tombe de sa mère était en piteuse état, légèrement fissuré, largement érodé plus ou moins similaire au sien à ce moment-là. Pourtant sur la pierre poussiéreuse était déposé un bouquet pas encore fané. En un instant il comprend que c’est Sienna qui fleurie régulièrement la sépulture, qui d’autre pourrait se souvenir de ce qu’elle a été, qui d’autre pourrait le seconder quand il se soustrait à ses responsabilités ? Incapable d’articuler un mot devant le caveau ni de prier un Dieu qui a permis cette ignominie, Luciano esquisse un signe de croix maladroit et s’en va…

En proie à de profonds doutes, incapable de pousser la porte de la maison idéalisée devenue seulement en quelques semaines le théâtre du marasme de leur foyer, si tant est qu’il en forme encore un, si tant est qu’un homme et une femme tous deux sans enfants à aimer puisse ainsi se dénommer, Luciano a choisi l’épaule de son meilleur ami pour pleurer. Il lui a tout balancé ou presque, brisant ainsi l’image parfaite du couple qu’ils sont aux yeux de tous censés former, point commun avec son épouse, il ne lui donne pas 48h pour retourner travailler et faire comme si rien ne s’est passé !


Une semaine après…

Elle était rentrée, Luciano aussi ! Il a essayé à plusieurs reprises de briser la glace épaisse et lourde qui les sépare un peu plus chaque jour, mais à chaque essai d’ouvrir la bouche les mots restent coincés au fond de son gosier, peut-être qu’en fin de compte il n’y a plus rien à ajouter…

Dans son bureau fermé à double tour, seul endroit où Sienna ne passe pas ranger, sont éparpillés de la paperasse à classer. Parmi elle un contrat de vente, Luciano a tenu cette fois parole et a contacté un agent immobilier renommé. Pourtant il est prêt à la brader cette maison témoin de leur malheur, à s’en séparer au plus vite à la céder, même pour une bouchée de pain. Il tient dans les mains ce fameux papier, soupire, le pli et le glisse dans la poche intérieure de sa veste avant de se lever. Les pas sont mesurés. Il n’a manifestement aucune envie de quitter ce bureau où il s’est réfugié !

C’en est un autre qu’il rejoint, pousse une autre porte vitrée, se présente à une assistante guindée. Elle le regarde d’un air suspect comme s’il était l’ennemi public le plus recherché, l’homme à abattre avant même qu’il ne soit jugé. On le fait patienter, alors Luciano fait les cent pas en attendant une autorisation d’entrée puisqu’il lui faut maintenant l’aval d’une secrétaire pour emmener sa femme déjeuner. Ce n’est que d’un simple mouvement de tête qu’elle lui accorde le droit de déranger sa patronne apparemment affairée. Tout est parfaitement ordonné, rien ne dépasse, pas une lettre, pas un dossier seulement sa femme recroquevillée sur son siège en position défensive qui se sert de son cashmere comme bouclier…

- Bonjour Sienna… Il repond sur le même ton glacé, d’ailleurs il est 12h30 et ils ne se sont pas encore salué ! J’aimerais t’emmener manger, tu as un peu de temps à m’accorder ? À nous accorder…





pain
Le devoir d’une éternelle fidélité ne sert qu’à faire des adultères.
(c)crackintime
Revenir en haut Aller en bas
Sienna MorelliTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Sienna Morelli
https://www.ciao-vecchio.com/t8219-sienna-morelli https://www.ciao-vecchio.com/t8233-sienna-o-38-ans-o-associee-commissaire-priseur
ID : Nuit de Tubéreuse.
Pronom : Elle.
Faceclaim : Bianca Balti • av. nuit de tubéreuse + sign. uc.
Style RP : Pronom : Plutôt du je, plus rarement du il/elle.
FB / FF : Sans aucun soucis.
RP Hot : Tant qu'on en parle avant et qu'on est à l'aise, avant, pendant, après... No prob.
Autre : Je ne me limite pas si cela fait avancer le jeu. Violence, langage... L'important c'est d'en discuter avant.

Sujets sensibles : L'important est d'en discuter avant.
Thème·s abordé·s : Anorexie mentale, troubles psychologiques, perte d'un enfant/fausse-couche, religion.
Messages : 45 - Points : 126
| Sandcastles • Luciano & Sienna A29013bfb0899555becdc2494ed88878c2ee6f3d
Âge : trente-huit ans, bientôt trente-neuf. la quarantaine approche et les inquiétudes et regrets avec.
Métier : commissaire priseur avant de ne devenir héritière et pdg du vignoble familial.
| Sandcastles • Luciano & Sienna Empty
# Sujet: Re: | Sandcastles • Luciano & Sienna ( le Lun 19 Avr 2021 - 15:46 )
❝ We built sand castles that washed away
I made you cry when I walked away
And your heart is broken 'cause I walked away
Show me your scars and I won't walk away
Luciano & Sienna


Je ne suis pas surprise du ton. Pourquoi le serais-je ? C’est sur ce ton que nous nous sommes quittés il y a quelques jours. Je suis déjà surprise qu’il soit ici. Dans son attirail habituel. Un joli costume, qui lui va bien et fait ressortir ses yeux profonds. J’ai l’impression pourtant qu’il ne le remplit pas autant que d’habitude. Mais, ça, c’est une autre discussion. Une discussion dans laquelle je refuse d’être embarquée. Pourtant, je me doute bien qu’il n’est pas venu pour parler de la pluie et du beau temps. Je me doute bien, qu’il n’est pas là, le regard froid, seulement pour prendre de mes nouvelles. Peut-être que dans le fond, ça me plairait, qu’il me demande comment je vais. Peut-être que je devrais moi-même lui demander. Pourtant, le bandage sur sa main n’est plus qu’une bande légère. Je présume qu’il n’a même plus mal. Que la douleur est oubliée. La blessure aussi. Et en quoi est-ce juste, dans le fond ? Que moi, je sois encore au plus mal ? Que moi, j’éprouve cette souffrance lancinante qui vient du cœur sans que je sois capable de mettre le doigt dessus, de la calmer.  Pourtant, je n’ai pas de blessure physique. Je n’ai pas de pansement pour montrer au monde entier que j’ai mal quelque part. Que quelque chose ne va pas. Je n’ai rien d’autre que le souvenir compliqué, et ce foutu sentiment. Qui m’empoisonne la vie. Qui me donne l’envie de rester là, à regarder le vide à essayer de comprendre. Qui me fait tout voir en tons de gris. Qui me laisse comme une enveloppe charnelle sans vie, le cerveau qui tourne sans vraiment le faire. Parce qu’il ne sait pas ou plus comment s’y prendre parce que l’organe qu’on appelle le cœur était peut-être plus qu’un simple organe vital.

Autre besoin vital, celui de se nourrir. Ce que semble proposer Luciano. Pourtant, c’est tourné d’une autre façon. Comme un reproche, encore. Du temps à lui accorder. Il est loin le temps où il m’invitait à déjeuner parce qu’il en avait envie. Il est loin le temps où il me faisait manquer une après-midi entière car il avait d’autres idées. Je me demande à quel moment tout ça a dérapé. Quand je lui ai fait comprendre que ma carrière comptait pour moi. Quand il n’a pas aimé ne plus être ma seule priorité. Je n’en sais rien. Et je ne veux pas savoir. Pas aujourd’hui. Pas maintenant. Je suis trop occupée à regarder mon bureau sur lequel rien ne se passe. Je ne sais même pas qui j’espère tromper en étant assise derrière… Les dossiers ne bougent pas. L’ordinateur n’est même pas allumé. Mais je présume que de l’extérieur, j’ai l’air d’être là. Ou, seulement, ils ferment les yeux. D’ailleurs, j’aperçois déjà mon assistante au téléphone derrière Luciano alors que je me lève. Habituellement, rien ne se passe sans que je n’en sois l’instigatrice. Mais là… Debout sur mes talons trop hauts qui, pour une fois, me donnent le vertige, j’ajuste mon gilet. Le temps est frais dehors. « Allons déjeuner. » Un murmure qui s’échappe d’entre mes lèvres. Je n’ai pas la force de me battre. Je m’occupe seulement de récupérer mon sac à main, sans savoir ni même me soucier de si je repasserai au bureau après. Pourtant, je passe en autopilote. Sac sur l’épaule, je quitte le bureau sans réellement attendre de réaction de la part de Luciano. Pas que je le boude, seulement parce que je n’y pense pas. Je me contente de passer devant mon assistante, lui balançant à la volée que nous partons déjeuner. Pas de précisions supplémentaires, et je me doute bien, qu’elle s’en fiche. Moi, j’appuie sur le bouton de l’ascenseur qui s’ouvre puis se referme, nous enferme avec Luciano. « Tu veux aller quelque part en particulier ? » Et qu’il choisisse, pour ce que je compte avaler, de toutes les façons.






    AMORE •••
    softly whispered lies.
Revenir en haut Aller en bas
Luciano MorelliTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Luciano Morelli
https://www.ciao-vecchio.com/t8214-luciano-morelli#273048 https://www.ciao-vecchio.com/t8230-luciano-o-39-ans-o-publiciste#273636
ID : Cocoe
Pronom : Elle
Faceclaim : Cillian Murphy ©tennessee
Style RP : Pronoms RP : J'écris avec la première et troisième personne du singulier, la deuxième est toujours aussi difficile a apprehender :(
Flashback : Si ca a un réel intérêt.
RPs hot : Sans contrainte particulière pour peu que nous soyons d’accord..
Longueur : Variable, mais jamais de pavés

Thème·s abordé·s : Fausse couche
Messages : 276 - Points : 206
| Sandcastles • Luciano & Sienna Nwe9
Âge : Quasiment 40 printemps
Métier : Publicitaire
| Sandcastles • Luciano & Sienna Empty
# Sujet: Re: | Sandcastles • Luciano & Sienna ( le Lun 26 Avr 2021 - 17:20 )
❝ We built sand castles that washed away
I made you cry when I walked away
And your heart is broken 'cause I walked away
Show me your scars and I won't walk away
Luciano & Sienna


Fardée comme un poisson naïf
Dans l’aquarium de nos souffrances 
Vous marchiez et j’étais captif
De nos lointaines apparences.
Michel Houellebecq.

À quoi jouait il Luciano en emboîtant le pas perché de son épouse, quel rôle endossait-il, habillé de son costume parfait qui n’arrive pas totalement à cacher son scepticisme ? Au chef d’entreprise endimanché alors qu’il est le même vêtu d’un jean ou d’un jogging, à moins qu’il n’affiche aux yeux de tous sa réussite. Certes il a un portefeuille bien garni, une jolie berline mais à t’il vraiment réussi à acheter le bonheur qui fuit ? Interprétait-il alors le mari, de celui qui vient enlever sa compagne à l’improviste pour l’emmener manger, l’arracher au travail journalier pour une pause méritée ? En fait peu importe qui il est au moment de s’engouffrer dans cet ascenseur duquel s’échappe une musique insipide, il allait simplement au casse-pipe !

 - Pardon… Il regarde ses chaussures cirées Luciano, s’adosse à la vitre teintée, s’invente mille et un scénario, cherche la meilleure formule pour entamer la conversation qu’il a pourtant provoqué en venant la chercher. La cage métallique descend doucement vers le rez-de-chaussée, lui a l’impression de s’enfoncer dans le méandre d’un enfer programmé mais pourtant inévitable et obligé. Je n’y ai pas vraiment réfléchi… À vrai dire il se fiche éperdument de l’endroit où ils iront, manger n’est qu’un prétexte pour entamer le dialogue d’ailleurs le P.D.G. n’a absolument pas faim pas plus qu’elle sans doute. Tu te souviens de cette pizzeria où nous allions quand nous étions étudiants, je ne me rappelle plus de son nom… Tu crois qu’elle existe toujours ? Et eux, après toutes ces années que reste-t-il de leur mariage à la suite de cette fausse-couche agrémentée d’une véritable tromperie ? 

La porte s’ouvre. Luciano de sa main écorchée attrape celle de sa femme, un geste tant de fois répétées qui n’a pourtant plus la même spontanéité. Si nous marchions un peu pour commencer ? Avec sa blessure invisible, la sienne qui commence à s’effacer ils ressemblent à deux éclopés s’engageant sur un chemin escarpé. Je voulais te remercier Sienna, je suis passé au cimetière après… Comment ne pas raviver la douleur, d’ailleurs avait-elle aussi mal que lui, même si comparer est un crime ! T’avoir quitté… Merci d’y déposer des fleurs sur sa tombe…






pain
Le devoir d’une éternelle fidélité ne sert qu’à faire des adultères.
(c)crackintime
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
| Sandcastles • Luciano & Sienna Empty
# Sujet: Re: | Sandcastles • Luciano & Sienna ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- | Sandcastles • Luciano & Sienna -
CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Rues du centre
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut