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- [Terminé] {FEU DE JOIE} Like a wildfire ft. Cassia -

CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Autour de Naples :: Les Îles :: Ischia
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Silena GiordanoTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Silena Giordano
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Thème·s abordé·s : Abandon, homophobie.
Je suis absent-e : Du 12 juillet au 1er août.
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# Sujet: Re: [Terminé] {FEU DE JOIE} Like a wildfire ft. Cassia ( le Sam 19 Juin 2021 - 21:13 )
Je ne me suis absolument pas occupée de l'organisation de cette soirée. Que ce soit nos billets aller/retour sur le ferry ou encore la réservation de notre chambre, Sara est celle qui a pris chaque détail en main. Je ne savais même pas où nous allions dormir avant de la retrouver sur le quai d'embarquement. La connaissant, le choix d'une simple toile de tente posée sur le sable m'aurait surprise, le camping n'étant pas son fort. Et j'en suis presque déçue, au final. Je me serais bien installée auprès de Cassia, à observer la voûte céleste jusqu'au petit matin. Il est vrai que ce n'est pas l'option la plus agréable pour ceux qui veulent réellement dormir, comme elle le précise si justement, mais qui voudrait fermer l'oeil sous un ciel aussi clair et dégagé ? J'esquisse un sourire, ravie de constater que son amour pour la nature est toujours là, toujours fort, et nous nous dirigeons ensemble vers le stand.

Quelques minutes plus tard, je prends la première bouchée de mon panini. Face à cette véritable démonstration d'impatience, Cassia ne peut s'empêcher d'échapper un rire. Elle se remémore certainement mes sautes d'humeur dès lors que la faim me tenaille, comme si la colère de mon estomac se répandait dans chaque cellule de mon corps jusqu'à ce qu'il ait enfin satisfaction. D'ailleurs, une bonne dizaine d'années plus tôt, j'ai même eu droit à mon t-shirt affublé d'un ours arborant une expression des plus coupables, et tenant une pancarte qui indique, en Anglais : I'm sorry for what I said when I was hungry. Aujourd'hui encore, les jumeaux me taquinent assez régulièrement à ce sujet. S'ils me sentent un peu sur les nerfs, leur première réaction est de me demander si j'ai faim !

Rosie ne le fait plus, me rappelle soudain le coin sombre de mes pensées. Je décide de ne pas le laisser m'envahir, pas cette fois, pas maintenant alors que je viens de retrouver Cassia. Je m'empresse donc de le remballer, loin, et à la place, raconte ce que je suis devenue : mes études d'ingénieure, mon année en France, ma vie passée entre Naples et Capoue. Cassia n'est pas étonnée de mes choix professionnels, au contraire. Lorsque je mentionne vivre dans le quartier de Chiaia, mon cœur fait un bond dans ma poitrine face à sa remarque. Se peut-il qu'elle aussi soit restée dans cette ville tout ce temps sans que nos routes se soient jamais recroisées ? C'est possible. Après tout, Naples est étendue, et je ne connais même pas la plupart de mes propres copropriétaires…

Je sais que j'aurais la réponse très vite : Cassia replace une mèche derrière son oreille avant d'assouvir ma curiosité. Je la sens nerveuse et ce sentiment vient aussitôt s'emparer de moi. Pourquoi paraît-elle si inquiète ? Puis, les mots tombent tels des couperets. Après tout ça. J'apprends qu'elle a arrêté ses études et enchaîné les petits boulots pour pouvoir prendre son indépendance. Se détacher de ses parents. Je n'ai pas à réfléchir longtemps : la raison de cette cassure au sein de sa famille me saute aux yeux. Je n'en vois pas d'autres, pas à cette même période. Je ne crois pas aux coïncidences. « Je suis désolée. » Ce n'est qu'un souffle, à peine un murmure tellement je suis sonnée. Je n'imaginais pas de telles répercussions pour elle. J'étais à mille lieues de ça.

Cassia ne se laisse pas démonter : elle évoque son métier de fleuriste, son bénévolat auprès d'un refuge qu'elle a fini par racheter afin de le sauver d'une fermeture définitive, et de son quartier, Spagnoli, où elle se sent bien. Je m'accroche à son récit comme à une bouée de sauvetage, me rassurant intérieurement : elle en a bavé, mais elle semble aller mieux désormais. Peut-être se sont-ils retrouvés, avec ses parents ? Et qu'en est-il de son frère ? A-t-il été là pour elle ? L'est-il encore ? En tous les cas, je peine à croire que l'on vive à une distance aussi raisonnable l'une de l'autre sans s'être vues, à aucun moment. La vie est si étrange et déroutante, parfois.

Je ne remarque pas que le silence s'installe doucement, trop perdue dans mes pensées, mes questionnements vis-à-vis de Cassia, de son quotidien. Elle le brise en m'avouant qu'elle ne m'a jamais oubliée, qu'il lui arrivait de se demander ce que je faisais de ma vie, si j'étais épanouie et surtout si moi, je l'avais définitivement effacée. Bien sûr, elle s'interroge sur ce que nous serions aujourd'hui, toutes les deux, si les choses s'étaient déroulées autrement. Je ne compte plus le nombre de fois où je me suis moi-même perdue dans cette réalité alternative. Et à une époque, j'aurais donné n'importe quoi pour qu'elle soit vraie. Pour que tout le reste n'ait été qu'un horrible cauchemar. « Je ne t'ai jamais oubliée non plus. » Je me décide à ranger la moitié intacte de mon repas dans son sachet en papier. L'appétit s'est envolé. J'ai l'estomac bien trop noué par notre conversation, et par tout ce qu'elle réveille en moi. « Je me demandais si toi aussi tu avais pu prendre le chemin de ce qui te passionnait, en faire un métier. Je vois que c'est le cas, et ça me rend vraiment heureuse. » Entre les animaux et les fleurs, elle ne pourrait pas être plus proche de la nature.

Je laisse passer une poignée de secondes afin de reprendre contenance, le regard droit devant, perdu dans l'immensité de la mer assombrie par la nuit. J'hésite à poursuivre sur ce sujet, et finalement, je fais le choix de me lancer. « Je m'en suis longtemps voulu. De ne pas avoir su t'écouter, ce jour-là, d'en avoir fait qu'à ma tête malgré ta mise en garde. Je me suis sentie responsable de ce qui est arrivé. » Je soupire face aux souvenirs de cette période difficile. Les conséquences de cette photo ont été nombreuses, et dures à surmonter. Je n'y suis arrivée que grâce au soutien de ma famille. « Puis j'ai réalisé que je me trompais de coupable. Toi et moi, on n'avait rien fait de mal. Pourtant, une part de moi, quelque part, s'en veut encore et s'en voudra toujours, je crois. » Je suis absolument terrifiée par la suite, mais je me force à aller au bout de ma pensée. Il faut que je sache. Et je ne pensais même pas en avoir autant besoin avant de revoir Cassia. « Oui, je me suis beaucoup demandé ce que tu étais devenue au fil des ans, si tout allait bien pour toi. Mais en vérité… » Je tourne la tête, mes yeux cherchant les siens. « La question qui me hantait le plus souvent, et qui me hante encore… c'est de savoir si tu as trouvé la force de me pardonner. »



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# Sujet: Re: [Terminé] {FEU DE JOIE} Like a wildfire ft. Cassia ( le Sam 19 Juin 2021 - 23:15 )
Like a wildfireSilena & Cassia - 15/05/2021


Assises toutes les deux dans le sable, face à la mer. C'est un paysage de rêve pour des retrouvailles aussi merveilleuses. Revoir Silena me rend vraiment heureuse, pourtant les mauvais souvenirs font eux aussi surface. Nous dégustons notre repas de fortune tout en parlant de nos vies actuelles. Sans grande surprise, Silena a parfaitement réussi sa vie. Elle a pu faire les études qu'elle voulait et aujourd'hui, sa vie semble parfaitement comblée et heureuse. Doucement, mais surement, elle réalise son rêve de travailler dans le domaine aérospatial. Une nouvelle qui me réchauffe le coeur, je sais combien ça lui tenait à coeur. J'apprends également d'avantage sur elle, ses études, mais également l'endroit ou elle habite. Tout ce qu'elle a fait depuis que nous avons cessé de nous voir. Mon coeur s'emballe alors qu'elle continue de parler de sa vie, mais je redoute de plus en plus le moment ou moi je devrais lui parler de la mienne. Contrairement à elle, je n'ai pas accompli de grande chose. Ma vie n'est qu'une succession d'échec et un passé douloureux que je traine toujours derrière moi comme un boulet accroché à ma cheville. Ma nervosité ce lis sur mon visage et ma façon d'agir. Posant le reste de mon repas sur la serviette, je l'emballe soigneusement dans son emballage puis me frotte les mains avant de replacer une mèche de cheveux derrière mon oreille.

C'est désormais mon tour de lui parler de moi. J'ignore par ou commencer ni ce que je suis censé lui dire afin de ne pas trop éveiller les douleurs passées. Nous n'avons pas vécu les choses de la même façon, elle avait pu reprendre le court de sa vie, mener à bien ses projets d'études et avancer alors que moi je n'ai fait que stagner, encaisser cette souffrance que je garde soigneusement en moi. C'est sans doute égoïste, mais je lui en veux ! Je suis jalouse qu'elle ait pu continuer sa vie alors que moi j'en ai payé les conséquences. Une simple erreur de parcours alors que je l'avais mise en garde. Un sourire timide sur les lèvres, je lui explique ce que je suis devenue. Mes rapports tendus avec ma famille pour ne pas dire inexistant. Mon choix d'arrêter mes études afin de me plonger dans le monde du travail et pouvoir prendre mon indépendance. En tant que vilain petit canard de ma propre famille, je n'ai pas eu d'autre choix que de me sortir de la galère par mes propres moyens. "Je suis désolée" C'est à peine audible, mais je l'entends tout de même, ce bref soupir. Elle pouvait se sentir coupable ! Je lui en avais longtemps voulu. Mon coeur n'a jamais pu la détester, elle a toujours fait partie de moi, mais je lui en voulais terriblement de m'avoir tourné le dos sans même ce soucier de ce que j'allais devenir sans elle. J'ai vécu cette rupture comme un abandon, Silena a tout simplement baissé les bras et m'a lâchement mise de côté sans même essayer de me revoir.

Je bois une gorgée de mon soda puis reprend le récit de ma propre vie. Mon travail de fleuriste qui m'aide à arrondir mes fins de mois, le refuge dont je suis l'heureuse propriétaire, le quartier ou j'habite. Je lui donne volontairement que les bons côtés de ma vie mettant de côté l'abandon de ma propre famille, les violences dont j'ai été victime, mes soucis d'argent et le reste. Mon frère, qui n'a hésité à me laisser lui aussi. Seule, c'est ainsi que j'ai finis.

Le silence reprend ses droits, mon regard rivé sur la mer, le ciel noirci par la nuit. Tous est si paisible alors que je ressens une certaine nostalgie. Je brise finalement le silence pour lui avouer que je n'ai jamais pu l'oublier. C'est sans doute idiot de lui balancer de telle vérité maintenant mais c'est peut- être ma dernière occasion de lui dire. Je me suis souvent demandée ce que serait notre histoire s'il n'y avait pas eu tous ce scandale. Si notre relation était restée discrète. Serions-nous toujours ensemble aujourd'hui ? Une partie de moi aimait croire que oui, si rien de tous ça ne c'était passé, je songeais parfois à notre histoire d'amour si unique. Je n'ose pas la regarder, mais sa réponse dessine un sourire sur mes lèvres alors que mon coeur ce réchauffe. Elle n'a donc jamais réussi à m'oublier elle non plus. Ça me fait plaisir autant que ça me fait mal. "Alors pourquoi tu n'as jamais essayé de me revoir ?" J'aurais pu moi aussi faire ce premier pas, seulement c'est elle qui a disparu sans même essayer de me revoir. Elle ne s'est jamais demandée pourquoi je ne donnais plus de nouvelles ? Pourquoi n'a t-elle pas essayé de me revoir ? De prendre contact ? "Les choses auraient pu être différentes."

Mes doigts glissent dans le sable fin encore chaud. Au loin, les festivités continuent alors qu'ici c'est un orage qui se prépare. Ou pas ... les mots de la blonde me troublent. Elle s'en voulait, pourtant elle n'a jamais fait quoi que ce soit pour me prouver ses remords. Une lettre, un mot, un signe, n'importe quoi ! Non, elle c'est juste contentée de fuir et moi me retrouver prise au piège. "Je t'avais mise en garde. C'est dingue comme une simple photo peut tous ravager." Un simple baiser. Notre baiser. Le dernier. La gorge nouée, je suis incapable de lui répondre quoi que ce soit. Mon regard fuyant, je l'écoute avec beaucoup d'attention, mais ça me fait mal. Je songeais à elle et elle songeait à moi. Ça me rassure de savoir qu'une partie de moi ne l'a jamais quittée pourtant ça me fait également terriblement mal. Puis-je lui accorder mon pardon ? Tournant la tête vers elle, mon regard croise tout de suite le sien et je m'y perds pendant de brèves secondes alors qu'aucuns son ne sort de ma bouche entre ouverte. "Lena ..." Son nom s'échappe d'entre mes lèvres dans un murmure alors que mes yeux commencent à briller à mon insu. Je détourne les yeux une fois de plus, je me lève pour faire quelques pas dans le sable comme si je cherchais mes mots. "Tu n'imagines pas ce qu'ils m'ont fait ! Ce que j'ai dû endurer à cause de toi !" Ma voix se brise légèrement, mais ce n'est pas tant la colère qui m'anime, c'est plus la détresse, la douleur. Je n'ai jamais craqué devant qui que ce soit seulement elle est la clé de mes malheurs et également celle de mon coeur. Je commence à faire les cent pas sur le sable, déballant ma tristesse. "Ils m'ont forcé à suivre une thérapie, parce que pour eux aimer une femme c'est quelque chose de malsain ! J'ai subi tous un tas de trucs dégueulasse et horrible pour soigner ma pseudo déviance. J'ai cru que j'allais mourir là-bas Lena ! Tous ça parce que tu as refusé de m'écouter lorsque je t'ai mise en garde !" Quelques perles salées retrouvent progressivement leur chemin jusqu'à mes yeux, roulant sur mes joues. "Ils m'ont humilié ! Ils m'ont rejetée et toi ... toi tu n'étais plus là ! Tu m'as abandonnée. Le dire à haute voix fait bien plus de mal que je ne le pensais. Je me tourne légèrement vers elle, toujours debout, les yeux remplis de larmes alors que les souvenirs douloureux reviennent en masse. "Comment puis-je te pardonner après tous ça ?"



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# Sujet: Re: [Terminé] {FEU DE JOIE} Like a wildfire ft. Cassia ( le Ven 25 Juin 2021 - 20:30 )
Combien de fois me suis-je demandé si Cassia allait bien, ces dernières années ? Combien de moments où mon attention s'est tournée vers elle par un simple objet, un lieu quelconque ou une situation qui me ramenait immédiatement à elle, à nous ? Combien de temps passé à tenter de deviner chaque aspect de son existence, espérant qu'elle soit épanouie dans chacun, sans exception ? Je ne compte plus. Je n'ai pas osé le faire. Aussi courte ait été notre histoire, elle est celle qui est restée gravée en moi, qui m'a marquée au fer rouge. Une blessure qui, finalement, n'a jamais appris à cicatriser…

Comment justifier le désert qu'est ma vie romantique, sinon ? Après le lycée, la douleur de la séparation et des conséquences de cette fameuse photo, je me suis jetée à corps perdu dans les études. Plus rien d'autre ne comptait que mes cours, mes examens, ma réussite dans le domaine aérospatial. J'ai fermé la porte à toute aventure qui aurait pu se terminer en potentielle histoire. Refusé chaque avance un peu trop forte à mon goût. Je n'étais pas prête, à cette époque, et il m'arrivait même de songer que je ne m'en remettrai pas.

Aujourd'hui, le poids de cette solitude commence à me peser. Je vois mes proches évoluer. Ils se mettent en couple, s'installent à deux, se marient, agrandissent leur famille. Si je n'ai jusque-là eu aucun désir d'être une maman, j'avoue que je suis lasse de m'endormir dans des draps froids. De n'avoir personne à qui parler de ma journée, personne avec qui partager mon quotidien.
Oui, aujourd'hui, j'ai envie de faire de nouvelles rencontres, d'essayer de trouver celle qui m'est destinée. Je me sens enfin prête à m'ouvrir au monde.

Et c'est aujourd'hui qu'elle ressurgit. Cassia.

J'ai un esprit rationnel. Je ne crois pas aux signes. Je suis une femme de science, qui fonctionne avec des chiffres et une logique imparable. Malgré tout, je ne peux m'empêcher de me sentir désarçonnée, perdue. Il m'a fallu quinze ans et un nombre infini d'efforts pour accepter qu'elle appartienne au passé. Alors pourquoi réapparaît-elle pile à cet instant ? Est-ce dû au hasard ? Ou… est-ce ce que certains appellent le destin ? Hier encore, j'aurais ri de cette notion, et à gorge déployée. Plus maintenant.

Bien sûr, je me montre honnête avec Cassia. Quand elle apprend que de mon côté, je n'ai pas vraiment cessé de penser à elle non plus et à ce qu'elle était devenue, sa réponse ne se fait pas attendre : elle s'interroge sur mon absence. Si j'avais insisté, tenté de la revoir, les choses auraient peut-être pu être différentes. On aurait pu surmonter cette épreuve, main dans la main, se reconstruire ensemble. Je baisse le regard, incapable d'affronter le sien. Je voudrais pouvoir lui exprimer ce que j'ai vécu, ressenti. Mes lèvres s'entrouvrent. Aucun son s'en sort.

Elle me rappelle qu'elle m'avait mise en garde contre la perfidie de certains de nos camarades, consciente que certains pourraient voir notre couple d'un très mauvais œil. Elle a raison. Je ne manque pas de le lui dire, cette fois, et de lui parler de cette culpabilité que je traîne derrière moi comme une valise trop lourde. Je suis si bien lancée que sans m'en rendre véritablement compte, j'ose lui poser la question qui me tourmente depuis longtemps : m'a-t-elle pardonné ?

Je viens à peine de prononcer ces mots que je les regrette déjà. Mon cœur tambourine dans ma poitrine. Je crois qu'il va la déchirer avant de prendre le large. J'ai peur de la réponse, peur d'être incapable de la supporter. Mais surtout, je suis terrifiée à l'idée qu'elle gâche ces retrouvailles inattendues, inespérées. Je me force néanmoins à garder mes yeux sur Cassia. Je sais que l'expression sur son visage parlera tout autant que ce qu'elle dira, voire davantage.

Doucement, elle murmure mon surnom. Celui qu'elle est la seule à me donner. Celui que je n'ai pas entendu une fois d'une autre bouche que la sienne. Au lieu de me faire plaisir, ça me fait mal. Une première larme s'échappe, roulant sur ma joue, alors que Cassia se détourne et se relève. Elle entreprend de faire les cent pas devant moi. Ma gorge se serre, le sang me bat les tempes. A cette seconde précise, je réalise, avant même qu'elle n'ait brisé le silence, qu'elle ne m'a pas pardonné.

Et qu'il est possible qu'elle ne me pardonne jamais.

Plus je l'écoute, plus j'ai l'impression que je vais être malade. Mon cerveau va à cent à l'heure, encaissant son histoire, recevant chaque détail avec la vitesse et la violence d'une balle en pleine poitrine. Ses parents. Je n'imaginais pas qu'ils puissent la voir de cette manière, faire subir ces tortures innommables à leur propre fille. Je n'avais pas compris. Pire, je n'avais rien compris. Je croyais qu'elle voulait garder notre couple secret vis-à-vis de nos camarades, mais en réalité, ce n'était pas eux, le problème. Pas autant que sa propre famille. J'étais si fière d'être avec elle, de l'aimer enfin, de savoir que c'était réciproque… J'avais des œillères. Et elles m'ont tout coûté.

Cassia a vécu une éternité en enfer, un enfer créé par ceux qui sont sensé la protéger, la soutenir dans chacun de ses choix, l'aider à surmonter chaque obstacle. Et moi, je l'ai abandonnée. A nouveau, ses mots sont fondés, parfaitement mérités. Je l'ai laissée à son sort. En effet, comment pourrait-elle oublier une telle trahison de ma part ?

La douleur me transperce. Partout. Elle est physique, psychologique, elle est dans chaque pore, chaque pensée. C'est beaucoup trop d'un coup. De savoir ce que j'ai causé, de connaître la souffrance de Cassia - une souffrance dont je suis la seule fautive. Je n'ai qu'une envie : m'enfuir, aussi vite et aussi loin que possible, hurler mon chagrin, hurler mes remords, et les laisser me consumer au point de ne laisser qu'un tas de cendres.

« Je pensais pas que… Je suis désolée. Je suis tellement désolée. » J'ai conscience que mes excuses n'ont aucune valeur, mais je ne peux les retenir. Il faut pourtant que je trouve la force de parler, de lui donner les explications qu'elle attend, qu'elle mérite. Même si je sais qu'elles n'auront pas davantage de poids que le reste. Car rien ne pourra justifier ce qu'elle a subi à cause de moi. Absolument rien. « Il ne s'est pas passé une minute sans que je n'aie voulu te revoir. Dès que j'amassais assez de courage pour sauter le pas, je voyais la scène dans ma tête. Je te voyais m'accuser, me dire combien tu me détestais, que tu ne voulais plus jamais me voir… Alors, je finissais par me dissuader toute seule. Je l'ai tant jouée, encore et encore, que j'ai fini par me convaincre que c'était la vérité. » J'essuie mes yeux du revers de la main. « J'ai laissé ma peur gagner. J'ai été lâche, Cassia. » Puis je murmure, plus pour moi-même, comme si ce fait indiscutable venait de me frapper. « Je ne suis qu'une lâche. »

Je me lève à mon tour et me place devant elle. Je voudrais la serrer dans mes bras. Je me retiens, sachant qu'après tout ce qu'elle vient de me révéler, c'est sûrement la dernière chose dont elle a envie. La dernière chose qu'elle attend de moi. Je ne suis qu'une épave qui essaie de garder un minimum de contenance. « Si je pouvais changer le passé, je le ferais. Sans hésitation. » Je donnerais même n'importe quoi pour ça. « Mais c'est impossible. Et tout est ma faute. » Je me demande de quelle façon avancer à partir de là. « Si tu as envie qu'on… qu'on en reste là, qu'on reparte chacune de son côté, et qu'on ne cherche pas à se revoir… Je comprendrais, Cass. » Je comprendrais et je respecterais sa décision, mais j'en souffrirais jusqu'à la fin de mes jours.

Finalement, n'est-ce pas tout ce que je mérite ?



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# Sujet: Re: [Terminé] {FEU DE JOIE} Like a wildfire ft. Cassia ( le Sam 26 Juin 2021 - 21:30 )
Like a wildfireSilena & Cassia - 15/05/2021


J'aurais aimé pouvoir en faire autant après cette histoire. Passer l'éponge et pouvoir reprendre ma vie sans avoir besoin de m'inquiéter des conséquences. J'aurais aimé pouvoir continuer ma vie, mes études, afin de réaliser mes rêves. Malheureusement, contrairement à la blonde je n'ai pas eu cette chance. Ce n'est pourtant pas moi qui ai commis l'erreur. Je l'ai mise en garde contre le regard les gens, la façon de penser de certains et les moqueries des autres. Je me sentais forte auprès d'elle, mais pas au point de subir sans cesses les regards désapprobateurs des gens, ma famille. Je suis presque jalouse de la vie qu'elle a pu mener, contrairement à moi. Elle est tellement loin d'imaginer ce que j'ai subi pendant tous ce temps. Une partie de moi ne lui en veut pas véritablement. Que je le veuille ou non, mon coeur lui appartient toujours un peu et même si notre séparation m'a brisé je ne peux la détester. Seulement, je ne me vois pas lui sauter au cou alors qu'elle est en partie responsable de mon malheur. La revoir, c'est sans doute la plus belle chose qui peut m'arriver au monde, une chose inespérée. Mais la souffrance est encore bien trop présente pour que je puisse l'oublier.

Je lui dévoile d'avantage le côté bien plus sombre de l'histoire. Les nombreuses thérapies afin de me faire changer, toutes ses fois ou mes proches m'ont faite tomber plus bas que terre. Pour eux je n'étais qu'une erreur de la nature et aujourd'hui encore je ressens cette douleur. Alors que mon coeur saigne, je la sens sensible à mon malheur. Elle n'était pas au courant avant aujourd'hui, mais ça n'excuse pas tous. C'est bien là tout le problème. Si elle avait pris la peine de venir me retrouver, essayer d'entrer en contact avec moi. Peut-être qu'elle aurait pu me sauver, me sortir de là avant qu'il ne soit trop tard. Je tente de calmer ma peine tant bien que mal. Mes sanglots cessent, mais les larmes sont toujours présentes sous mes yeux même si je prends le temps de les essuyer. Je me sens pathétique. "Ne me dis pas que tu es désolée ... s'il te plait." Je ne veux pas qu'elle soit désolée, il était trop tard pour ça. Le mal était déjà fait et ça ne changeait rien. A la place de me donner une véritable explication, Silena continue de s'excuser. J'ai parfaitement conscience que pour elle aussi, reprendre contact c'est quelque chose de difficile. Elle n'était pas certaine que je sois heureuse de la revoir et pourtant ... "Tu m'imagine pas combien de fois j'ai rêvé de te voir franchir la porte de la maison Léna. Toutes ses fois ou j'ai attendue désespérément que tu reviennes. J'ai espéré pendant si longtemps." Parce que je pensais qu'elle m'aimait assez pour prendre ce risque, pour oser. "Je pensais que tu m'aimais suffisamment pour prendre ce risque." Je la fixe les yeux toujours aussi brillant, elle aussi semble tout aussi sensible à ce moment riche en émotion. Bordel, ça me fait mal de la voir ainsi, les yeux brillants, la voix tremblante alors qu'elle était tous ce qu'il y a de plus beau quelques minutes avant. Les quelques mots qui s'échappent d'entre ses lèvres sont violent. Ils ne sont que souffle, murmure mais dur. "Je ne suis qu'une lâche". Que puis je répondre à de tels propos ? Il est vrai qu'elle avait opté pour la fuite, la facilité plutôt que de me tendre la main. Je me contente de baisser la tête, sans ajouter un mot.

C'est elle qui finit par se redresser pour me faire face. Cet espace qui nous sépare et très réduit, mais Silena conserve malgré tous cette distance. Je n'ose même pas la regarder, mais je suis attentive à la moindres de ses paroles. Je trouve le courage de relever les yeux vers elle, croisant de nouveau ses deux perles si pures qui me fixent avec tant de souffrance. Mon coeur ce déchire entre l'envie de la toucher, la prendre dans mes bras, mais je ne peux le faire. Mon corps reste ainsi bloqué. Ce sont ses propos qui me poussent à réagir. Je viens tous juste de la retrouver, je n'ai pas envie de la perdre de nouveau et ce malgré ce que je ressent. Après un bref instant de réflexion, je secoue lentement la tête puis avance d'un pas pour venir saisir sa main, tremblante, hésitante. Mon attitude est assez contradictoire, il est vrai que je lui en veux mais c'est peut-être notre seule chance de se retrouver ? "Ce n'est pas ce que je veux." Soufflais je doucement alors que la main serre légèrement la sienne. "J'ai espéré te revoir depuis trop longtemps, Léna" Cherchant mes mots, je peine à parler sans avoir ce léger tremblement dans ma voix. "J'ai juste besoin de temps pour ... te pardonner." Ma main liée à la sienne, je déglutis difficilement. "Ont devraient retourner là bas, profiter de la soirée.


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Silena GiordanoTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Silena Giordano
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# Sujet: Re: [Terminé] {FEU DE JOIE} Like a wildfire ft. Cassia ( le Mer 30 Juin 2021 - 20:00 )
Mes excuses ne valent rien, mes mots n'ont aucun poids. Je le sais. J'ai laissé Cassia sans me retourner au moment où elle avait le plus besoin de ma présence et de mon aide. J'étais tellement convaincue qu'elle m'en voulait, qu'elle me détestait au point de ne plus jamais avoir envie de me revoir, que je n'ai même pas cherché à en avoir la preuve. J'avais bien trop peur de constater que j'avais raison.

Aujourd'hui, avec les années de recul, je réalise combien j'ai été stupide et surtout, indéniablement lâche. Car que cela me plaise ou non, la terrible vérité est que je l'ai abandonnée entre les mains de ses tortionnaires. Je pensais qu'elle fuyait nos camarades alors qu'elle se cachait de sa propre famille. La photo volée n'est rien, au final, comparée à ce que ses parents ont osé lui faire subir, eux qui étaient supposés la soutenir, l'aimer et la protéger face à la cruauté du monde. Cassia a longtemps vécu au fond d'un gouffre. Un gouffre dans lequel je l'ai moi-même poussée. Comment pourrait-elle me pardonner après ça ? Comment ai-je pu le lui demander ? Je m'en veux, pour tellement de choses.

Ses paroles me tuent. Chaque syllabe est autant de couteaux plantés à même le cœur, encore et encore, alors qu'elle avoue qu'elle m'avait attendue, à cette époque. Qu'elle espérait me voir contourner l'interdiction et débarquer chez elle. Elle pensait que je l'aimais assez pour prendre ce risque, pour la retrouver, envers et contre tout. Envers et contre tous. Sauf que ce n'était pas une question de l'aimer assez. Justement : je l'aimais trop. Trop pour supporter qu'elle me rejette, me claque la porte au nez en me hurlant de rester loin d'elle, de l'oublier. Il était plus facile de ne pas savoir, de rester dans le flou. Je voudrais pouvoir le lui dire, mais ça ne changerait pas tout le mal que je lui ai fait, directement et indirectement.

Alors, la seule solution qu'il me reste est de lui offrir une porte de sortie : si elle souhaite partir, effacer nos retrouvailles de sa mémoire, je l'accepterais. Je me sens si faible alors que j'attends, une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Si ce n'était que de moi, je voudrais évidemment la revoir et pouvoir la compter de nouveau parmi mes proches. Peu importe ce que l'avenir réserve à notre relation, tant qu'elle reste à mes côtés. Je me fais la promesse que si c'est aussi ce dont elle a envie, si je suis chanceuse à ce point, je passerais le restant de mes jours à essayer de racheter mes erreurs passées. A essayer d'atténuer sa douleur.

Puis, Cassia se rapproche, attrape ma main dans la sienne, et ce qui se trouve autour de nous disparaît. Le crépitement de l'immense feu, les gens qui marchent, dansent, rient ensemble. Les vagues qui viennent s'écraser sur le sable. Il n'y a plus rien, plus personne d'autre qu'elle et moi, reliées par cet unique contact. Ma bonne étoile doit être de sortie, ce soir, et le soulagement se lit sur mes traits humides lorsque Cassia m'annonce qu'elle a espéré recroiser mon chemin pendant trop longtemps pour prendre la décision de couper les ponts là, maintenant. Elle envisage même de me pardonner. Elle a juste besoin de se sentir prête à franchir cette étape. J'acquiesce. Ma gorge est tellement nouée et douloureuse que je suis incapable de répondre quoi que ce soit. J'ai la sensation que je vais fondre en larmes. Il faut que je me reprenne.

Je resserre nos doigts pour lui faire comprendre que je l'ai entendue, et que cette perspective me remplit de joie. Sans doute parce qu'elle me sent si proche du point de rupture, Cassia propose que l'on rejoigne les autres, afin de profiter un tant soit peu de la soirée. Je m'éclaircis la gorge, hoche doucement la tête. « Oui, tu as raison. Allons-y. » Un sourire timide étire mes lèvres, si discret qu'il est à peine perceptible. Une chose est sûre : pour quelqu'un qui ne voulait pas participer à cet événement, désormais, je donnerai n'importe quoi pour qu'il ne connaisse pas de fin.



@Cassia Guarnieri <3


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