Feu de joie | Mebahel & Rafael

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- Feu de joie | Mebahel & Rafael -

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Mebahel BenizioLa myrtille, fruit obscure
Mebahel Benizio
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# Sujet: Feu de joie | Mebahel & Rafael ( le Jeu 10 Juin 2021 - 12:21 )
EVENEMENT : Feu de joieRafael & Mebahel


Coeur émietté par les souvenirs, par les mauvais choix de toute une vie. Chose flétrie qui s’abîme contre les nuits remplies de néants et de ces cauchemars en pagaille. Mebahel a le regard plein de vie, quand tout se meurt en elle, quelque part entre l’âme et les os. Mebahel a le sourire cousu sur des lèvres, plastique fait de mensonges et d’effort. Et pourtant … Pourtant, à cet instant précis et unique où son regard apostrophe celui de Rafael, c’est un nouveau souffle qui gorge ses poumons. C’est un sentiment de légèreté qui s’infiltre dans chaque expiration, relâchant tout le venin, toute cette lourdeur qui pèse sur ses épaules, contre son esprit. Elle se sent mieux en sa présence sans arriver à se l’expliquer, à le comprendre. Si,  souvent, ce sentiment la laisse perplexe, l’agace par instant, aujourd’hui elle n’a pas envie de se torturer les méninges en vain. D’essayer de comprendre ce qu’elle n’arrive pas depuis que ses pieds ont foulé le sol Napolitain. « J’aurais plus dit Mufasa, Simba est un petit jeune » Taquinerie spontanée qui passe la barrière de ses lèvres avant qu’Olsvaldo intervienne du haut de sa folle énergie enfantine. « Oh non ! Mufasa, il meurt ! Et moi je veux pas que Tonton Rafael meurt » Mais merci à la concentration des enfants, l’attention du petit rebondit direct sur la couronne de fleurs qui orne la tête de Rafael désormais, ravi d’être couronné comme lui. « Comment vous êtes trop beaux » Regard qui pétille à les regarder tour à tour et ces instants sont purs délices. Devenu rares depuis que la vérité a éclaté, depuis que Mebahel a du mal à poser son regard sur son fils, lui qui lui rappelle trop son père, trop l’horreur qui s’ourle autour de lui. Un sourire zèbre son visage à entendre le mot marshmallows pendant que le petit, bien plus expansif, saute de joie en s'égosillant. « On adore ça, t’as touché en plein dans le mille » Gourmandise d’un ventre sur patte qui peut tout gober, limite capable de dévorer un paquet à lui tout seul. Mebahel fera une exception pour cet évènement et laissera Osvaldo manger du sucre pendant la soirée. Elle lâche la bride, son père lui manque trop pour qu’elle lui impose des règles trop sévères. Depuis qu’ils sont à Naples, elle essaie de se la jouer plus cool pour lui faire oublier le vide que représente son père. « Vas-y fais voir le mode d’emploi ? » Sans vraiment attendre, la brune la lui prend des mains pour déchiffrer l’énigme. Osvaldo reste entre leurs pattes, jouant avec une branche. « Avec mon papa, on allait souvent camper et on brûlait plein de marshmallows sur le feu, c’était trop chouette. J’ai hâte de pouvoir voir mon papa et repartir camper avec lui et maman » Se planquer derrière le mode d’emploi pour ne pas que le petit voit sa mâchoire qui se contracte, les iris qui virent dans des teintes plus sombres, là où il n’y a plus de comètes ni de constellations. Parfois elle aimerait le secouer, lui hurler que son père n’est qu’un enfoiré, un sale type, une horreur et qu’il devrait arrêter de le quémander, de vouloir de lui mais elle n’en a pas le droit. A la place, elle se contente hocher la tête et s’arme d’un sourire de linceul, façonné de ce courage qui ne l’a jamais abandonné et encore heureux, sans ce dernier, elle serait sûrement déjà six pieds sous terre. « Déplions ce machin, à deux, on finira bien par trouver comment monter cette tente. Tu l’utilises pas souvent ta tente ? » Apprendre à connaître cet homme, cet ami de la famille comme une soif de vérité. Vouloir en savoir plus sans pour autant montrer sa grande curiosité et son besoin de le connaître. Parce que tout cela la dépasse et qu’elle ne comprend pas ces émois. « T’aime camper, Rafael ? » Rafael, faire rouler ces syllabes contre sa langue avec cette sensation de déjà vu. Comme si elle l'avait déjà fait bien avant, un long moment. Comme des années ? Un voile, sensation mirage et pourtant n'avoir rien, rien qu'une brume qui se dissipe aussi vite qu'elle est venue.

@Rafael Da silva
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Rafael Da SilvaLa myrtille, fruit obscure
Rafael Da Silva
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# Sujet: Re: Feu de joie | Mebahel & Rafael ( le Ven 30 Juil 2021 - 1:04 )
EVENEMENT : Feu de joieMebahel & Rafael


L’instant était comme irréaliste, comme à chaque fois qu’elle se tenait là devant lui. Combien de fois en avait-il rêvé au juste depuis ces dernières années ? Combien de scénarios s’était-il imaginé ? Des mots, des phrases, tous ces discours qu’il avait élaboré pour les lui ressortir le jour où il se sentirait prêt, où elle se sentirait prête. Mais Rafael avait compris qu’elle ne l’était pas pour le moment. Quelque chose lui échappait, quelque chose n’allait pas et il allait devoir creuser pour savoir. Mais pour le moment, le professeur préférait profiter de ce qu’il avait, sa présence, et même s’il voulait beaucoup plus, même s’il voulait retrouver cette sœur qu’il avait perdu toutes ces années auparavant, il pouvait bien se contenter de l’avoir là, devant lui. Il l’espérait vraiment. Il se laisse aller, laisse les souvenirs vagabonder, des souvenirs qu’il ne voulait pas ressasser alors il les laisse s’échapper pour ne pas troubler ce moment. Un rire léger s’échappe de ses lèvres, mais pour la forme, Rafael prend un air offusqué en portant la main au niveau de son cœur. « Dis tout de suite que je suis un vieux croulant ! » Un ton légèrement dramatique parce qu’il était comme ça, parce qu’il aimait toujours en faire des caisses. Mais la douceur s’empare des traits de son visage et une petite moue non feinte s’esquisse sur ses lippes alors qu’Osvaldo intervient. « Oh, mais ne t’en fais pas mon grand, je ne vais nulle part. » Ce n’était pas un mensonge, mais ce n’était pas non plus la vérité, son neveu n’avait pas vraiment besoin d’entendre toutes ces choses, pas aujourd’hui en tout cas.

Maintenant, qu’il était couronné, Rafael se redresse fièrement, posté tout près d’Osvaldo et se contente d’un petit sourire et d’un clin d’œil à la remarque de Mebahel. Une remarque sur les gènes plus que parfait de la famille lui brûle les lèvres, mais comme à chaque fois, il se contente de sourire et de ravaler cette amertume, légère, mais présente. Les marshmallows sont une bonne diversion, il s’en congratulerait presque, mais il n’y avait pas vraiment de quoi être fier, il ne savait même pas monter cette foutue tente. On ne peut pas dire que son ego s’en trouvait particulièrement meurtri, mais c’était une tâche qui pouvait être à la portée de n’importe qui, notamment d’un professeur de sciences qui savait bricoler certaines choses. Mais pas des tentes apparemment. Le plan presque arraché des mains, Rafael laisse Mebahel l’examiner alors que son neveu semble avoir trouvé un intérêt dans une branche, mais sa remarque le fait tiquer et par réflexe, il lève les yeux vers sa mère, comme pour trouver un appui, un soutien visuel, mais le plan de la tente est la seule chose qu’il peut voir à cet instant. « Je suis sûr que c’était très bien. » Il avait l’impression que ses propres mots sonnaient faux tout comme le sourire qu’affichait sa sœur qui venait de réapparaître de derrière le morceau de papier. Il la savait forte et déterminée, et même s’ils avaient grandi, loin l’un de l’autre, ce sourire ne pouvait pas le duper.

Un hochement de tête pour appuyer ses dires et Rafael se met déjà à l’œuvre, se penchant pour déplier cette chose dont il n’arrivait même pas à savoir si c’était le haut ou le bas. S’occuper l’esprit avec autre chose que toutes ces interrogations qui tournaient dans sa tête, les mains s’affairent et il se retrouverait presque recouvert par la toile de tente, emmêlé dans le tissu plastifié. « Ça se voit tant que ça hein ? » Évidemment qu’il n’est pas un habitué d’un dépliage de tente et avec sa maladresse, il serait capable de s’étouffer dedans. « C’était mon père qui s’occupait de ça, j’avais beau le regarder faire, j’y ai jamais rien compris. » Son père, Massimo, celui qui l’a recueillit, pas tout à fait un père, mais c’était celui qu’il s’était choisi et c’était tout ce qui comptait à ses yeux. Un léger trouble envahit son esprit lorsqu’il entend son prénom dans sa bouche. Ce n’était pas la première fois, mais l’effet était toujours le même. Elle ne le prononçait pas comme avant, cela sonnait différemment, mais la douleur était toujours la même. « J’aime bien ça malgré le fait que je ne sois pas doué avec tout ça comme tu peux le voir. Mais j’aimais beaucoup ça, quand je partais camper avec mon père, à l’adolescence. J’en garde de bons souvenirs. » Et pas que des bons non plus, mais il préférait se concentrer sur le bon aujourd’hui. « De ce que j’ai compris, vous alliez camper aussi ? L’avantage avec toi, c’est que les animaux des alentours ne devaient pas oser approcher, tu fais autant de bruit qu’un groupe de vingt campeurs. » Une boutade pour cacher un quelconque malaise, mais aussi sa maladresse alors que la tente semblait vouloir l’engloutir alors qu’il n’avait rien fait pour. « Voilà pourquoi je ne campe plus maintenant, du moins pas tout seul. » Un léger instant de panique avant qu’il ne retrouve le chemin de la sortie, les cheveux ébouriffés et un sourire béat sur les lèvres. « J’espère que tu es plus douée que moi, sinon on ne dormira jamais sous cette tente. » Ils pouvaient d’ores et déjà réserver dans l’hôtel le plus proche si jamais ce n’était pas le cas.

@Mebahel Benizio
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# Sujet: Re: Feu de joie | Mebahel & Rafael ( le Dim 12 Sep 2021 - 23:45 )
EVENEMENT : Feu de joieRafael & Mebahel


Du froid jeté sur son être, rien que par ces souvenirs qu’Osvaldo déterre. A l’image de tous ces cadavres qu’elle tente d’enterrer, Mebahel. Creuser la tombe de cette vie qu’elle menait avec Folco, loin de la vérité qui lui entaille le coeur, secoue ses certitudes et l’aie forcée à se mettre à l’abri. Elle et son fils. Son fils surtout. Briser l’image d’une famille qu’ils avaient, un foyer qu’elle était arrivée à construire malgré les coups passés sous silence une fois la porte de leur maison refermée et l’étoffe de la pilote mis sous terre. Mebahel a toujours été cette dualité inexplicable : féroce et indomptable sur les sentiers goudronnés, à tenir tête face à n’importe quel pilote macho et pourtant être si soumise, apeurée face à Folco. Il la tenait entre ses mains, pouvait en faire ce qu’il voulait et il le savait, il en jouait, il en a profité. Mais plus encore, culpabilité ourlant son être et son coeur, elle n’avait rien vu venir, elle l’avait même laissé faire. N’était-elle pas censée être sa propre alliée, celle qui l’a protège ? Elle a échoué sur bien des points, s’est trahie en tombant dans les bras d’un détraqué et a offert une vie de famille bien bancale à son fils, prunelle de ses yeux. Quel avenir pouvait bien s’offrir à eux en fuyant Milan ainsi, séparant un enfant à son père et qui ignore tout des vérités. Qui ignore que son père est un monstre. Elle ne savait plus quoi faire quand son fils réclamait son père, demandait pourquoi papa n’était pas là et quand il les rejoindrait. Sa patience se faisait rognée par les interrogations de son rejeton et elle n’avait plus l’imagination débordante pour s’en dépêtrer. Elle ne savait plus que se visser un sourire de circonstance sur la face pendant que Rafael prend la suite, répond à Osvaldo et son innocence.

Mebahel trouve vite un échappatoire pour caler ses pensées et ses émotions meurtris : la tente qu’il n’arrive pas à monter et qui semble vouloir le bouffer tout cru. « C’est difficile de ne pas s’en rendre compte et je pense que tu n’as pas regarder assez fort ton père » Petite boutade parce que c’est tellement tentant. Mebahel avait cette aisance avec Rafael, la glace s’était rapidement brisée sans qu’elle ne puisse se l’expliquer et rapidement elle s’était autorisée à être taquine avec lui, de le piquer de temps en temps. C’était aussi agréable que déroutant mais elle se disait que y’a des choses qui s’expliquent pas.  « Moi je laissais mon père s’en occuper et je vaguais à mes occupations, trop occupée à terroriser les autres enfants du camping » Ces moments en famille, quand ils allaient camper en Sardaigne pendant les vacances d’été, des souvenirs mémoriaux à terroriser les autres enfants. Elle avait été une enfant si turbulente mais pleine d’énergie, ses parents adoptifs ne savaient plus quoi faire. Quelque part, Mebahel s’était toujours dit que peut-être elle tenait ça de ses parents biologiques ? Et quand tout adopté cherche ses origines, elle, elle n’a jamais réellement chercher ou connu ce besoin de savoir, comme si quelque chose bloquait en elle. « Oui oui je l’ai vu, impossible de le rater » Enfoncer le clou en lui donnant un coup de coude tout en tentant de le sauver de la tente cannibale. « Moi aussi j’aimais beaucoup ça enfant. A l’adolescence, j’y ai vécu mes premières amourettes d’été. Un vrai dom juan si tu m'avais vu, j'avais une file de prétendants » Raconter des souvenirs avec tant de légèreté, oublier un peu les lourdeurs du coeur jusqu’à se faire plomber à nouveau quand la question s’immisce et rappelle ce qu’elle essaye de fuir. Mebahel hoche la tête, lâche sous l’émotion le bout de la tente qu’elle tenait et qui engloutit Rafael. « Oui, on faisait souvent ça les vacances d’été, quand je n’étais pas en compétition. Loin des projecteurs, d’endroits où on pouvait me reconnaître juste moi, Osvaldo et … » buter sur les mots avant de souffler et se corriger. « Moi et ma petite famille » Elle adresse un sourire construit à la force qui peuple son être avant de pouffer de rire. « Vingt campeurs ? Tu me sous-estimes, Rafiki, ca me vexe. J’aurais dit une centaine ? » Jamais dans l’abus, non non. « Eh bah maintenant tu nous as nous pour camper. On te tiendra compagnie avec plaisir … ou bien on te regardera te faire manger par une tente » Proposition sincère car elle aimait passer du temps en sa compagnie et son fils le réclamait aussi. « Rafiki, je suis une femme, c’est obligé que je sois plus douée que toi »  CQFD alors que ses doigts s’empêtrent dans ses cheveux pour le recoiffer et lui redonner de l’allure. « Mais en attendant, on va te rendre présentable, ma réputation en prendrait un coup sinon. Bon voyons voir... Mate le talent » Remplie d’assurance, la brune prend les devants, un œil sur la notice d’installation et la tente. « Tu vas pas faire la maligne longtemps toi » Grincement entre les dents, à parler à une tente. Oui. Oui. Chacun sa façon de se défouler. Mebahel plie, déplie, imbrique, défait, souffle mais finalement arrive à monter la tente par on ne sait quel miracle. « Alors par contre me demande pas de le refaire, je ne saurais même pas comment mais tu peux m'applaudir si tu veux » Osvaldo derrière eux s’extasie et fonce dans la tente sans demander son restant. « Apparemment, elle nous a bien fait chier mais elle rend heureuse au moins quelqu’un » « Maaaaman, mot caca » « Oui pardon, je mettrais 1 euro dans le pot à gros mots à la maison » La brune lève les yeux au ciel et grimace devant Rafael. Les enfants et les gros mots. Et elle, elle avait du mal à perdre sa manie de jurer. Le pot à gros mots était déjà à la moitié. « Fais gaffe Rafael, Osvaldo surveille. Si on dit une grossièreté, c’est un euro pour la boite à gros mot alor si tu veux pas te retrouver dépouillé ... Osvaldo est intraitable »

@Rafael Da silva
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# Sujet: Re: Feu de joie | Mebahel & Rafael ( le Dim 17 Oct 2021 - 1:38 )
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Le camping était généralement un moment de partage, souvent en famille, un peu comme ici. Si on pouvait parler de famille. Techniquement, ça l’était, mais seul Rafael en avait conscience et c’était triste. Il essayait de penser aux souvenirs qu’il avait, alors qu’il adolescent, lorsque Massimo l’emmenait camper, non loin d’ici. Il en gardait certes des bons souvenirs, mais il se souvenait aussi que ces moments avaient été surtout montés de toute pièce par son père d’adoption pour briser la glace. Son arrivée à Naples avait été chaotique et il avait fallu plusieurs mois pour le sortir de sa coquille. Le camping avait aidé, un peu. Cela lui avait permis de s’ouvrir un peu, de quitter l’ambiance de la maison, de le sortir de ce cadre qu’était le placement en famille d’accueil. Peut-être que Rafael avait envie de réitérer aujourd’hui, espérant en tirer quelque chose, il jouait le tout pour le tout, un peu désespéré comme manière de faire, mais au moins, il aurait essayé. « Pour tout dire, j’en avais rien à faire à l’époque. » Du moins au début. Après quelques années, il avait mis la main à la pâte, mais cela remontait suffisamment loin pour qu’il ait oublié comment faire. Son cœur se serre lorsque Mebahel évoque son père, adoptif bien entendu. Une pointe de colère, et même de jalousie le fait mordre l’intérieur de sa joue. Il ne pensait pas que cela serait si dur de l’écouter parler de son enfance, il s’était préparé, mais apparemment pas assez fort. Mais elle avait apparemment eu une enfance épanouie et heureuse et c’est tout ce qu’il avait envie de retenir, mais c’était plus facile à dire qu’à faire. Cette enfance, il aurait dû en faire partie. Rafael aurait dû être présent, aurait du être auprès de sa sœur durant toutes ces années. Pendant tout ce temps, il était resté en retrait, préférant la préserver loin de tout ce chaos, et même si elle était tout ce qui restait de sa famille, la famille en tant que telle avait éclatée il y a bien longtemps maintenant. Faire semblant était donc plus difficile qu’il ne l’avait pensé et le professeur se demande s’il arriverait à tenir un week-end sans faire une gaffe. Et justement, un sourire triste s’étire sur son visage alors que la jeune femme évoque ses amourettes d’adolescence. « Oh je n’en doute pas ! » Il tente un léger rire qui ressemble plus à un étranglement qu’il cache dans une petite toux. Encore une fois, il aurait voulu être là, il aurait voulu montrer les dents devant les fameux prétendants de sa sœur avant de les menacer. Son rôle de grand frère lui avait été volé. En vérité, il ne pouvait s’en prendre qu’à lui-même, tout était de sa faute, s’il n’avait pas agi comme il l’avait fait cette fameuse nuit, jamais il n’aurait été séparé de sa sœur. Ou pas. Il y avait pensé pendant des années, il y pensait encore aujourd’hui et il ne savait toujours pas comment les événements se seraient déroulés s’il n’avait pas agi. Repoussant très loin ce cheminement de pensée qui lui minait toujours le moral, le professeur ne remarque même pas le malaise de Mebahel lorsqu’elle évoque sa famille, mais il ne rebondit pas pour autant sur le sujet, trop préoccupé par la tente qui voulait l’avaler tout cru. « Une centaine, ouais, tu sais, j’aurais dit un millier, mais je préférais revoir la moyenne à la baisse, par respect. » Il faut dire qu’on l’entendait de loin Mebahel et Rafael aimait plutôt ça, il préférait l’entendre plutôt que de garder ce souvenir d’une sœur effacée, cela avait quelque chose de rassurant. Tout comme les doigts qu’il sent furtivement dans ses cheveux et qui le renvoient encore quelques dizaines d’années auparavant. Oui, ce week-end serait compliqué. Inconsciemment, le professeur s’éloigne un peu, comme brûlé par ce contact qu’il voulait à tout prix éviter. « J’attends, j’attends. Tu parles beaucoup, mais en attendant, rien ne se passe. » Les bras croisés, comme pour appuyer ses dires, Rafael la regarde faire, un sourire taquin sur le visage avant que celui-ci ne se décompose légèrement pas en voyant la tente se monter presque toute seule. « J’ai rien suivi de ce que tu as fait, mais respect. C’est simple, je t’appellerai à chaque fois que j’irai camper. » Osvaldo semble heureux et fonce même dans la tête alors que Rafael se laisse tomber au sol, près de celle-ci, même s’il n’avait rien fait, il méritait bien de se reposer un peu. « Aucun risque avec moi, j’ai de la retenue contrairement à toi, dans le pire des cas, je passe en espagnol et le tour est joué. Fais gaffe, tu vas te retrouver avec un emprunt sur le dos à force de jurer. » Le professeur joue un moment avec le sable de la plage, le faisant glisser entre ses doigts avant de reporter son attention sur l’étui qu’il avait emmené en plus de ses affaires, dans lesquelles se trouvait son vieux violon, se disant que ça changerait de la guitare autour du feu de camp, mais le choix de l’instrument était évidemment intéressé, si cela pouvait faire remonter certaines choses à la surface, c’était toujours ça de gagner. « Tu veux qu’on aille chercher à manger tout de suite ou tu veux te poser un peu après cet effort intense ? »
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# Sujet: Re: Feu de joie | Mebahel & Rafael ( le )
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