I want to ride my bicycle | Lorenzo

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CIAO VECCHIO :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Fuorigrotta
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Orfeo MüllerTu te bonifies avec l'âge… ou pas
Orfeo Müller
https://www.ciao-vecchio.com/t8821-orfeo-muller https://www.ciao-vecchio.com/t8930-orfeo-38-ans-bijoutier
ID : djoan, yohan
Pronom : Il
Faceclaim : Sebastian Stan + jenesaispas
Style RP : Pronom personnel : Je ou il - Rp hot : Avant/Après - Flashback : oui - Longueur : Moyenne de 400 mots - Confort : Je suis mal à l'aise avec les rp en tu - Disponibilité : 3/3.
Thème·s abordé·s : homophobie + dépendance aux jeux de hasard + abandon.
Messages : 45 - Points : 26
I want to ride my bicycle | Lorenzo Tumblr_pnuwt4OcVe1sfoklio1_400
Âge : trente huit ans [color=#82dbcd] [28 ans] [/color] - deux décembre mille deux cent quatre-vingt deux. sagittaire - chien
Métier : Bijoutier, joaillier, horloger à son compte. Artiste de la pierre précieuse réputé, créateur de bijoux.
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# Sujet: I want to ride my bicycle | Lorenzo ( le Mar 15 Juin 2021 - 20:55 )
Le regard concentré sur son œuvre, il n’entendait pas les horloges, qui parsemaient le mur, hurler la fin de journée. Le bruit strident de son outil taillant la pierre l’en empêchait, mais son soucis du détail y était également pour beaucoup. Obnubilé par la perfection, Orfeo s’était enfermé dans son monde à lui. Un monde où le temps n’avait plus aucun effet. L’imprévu lui était inaccessible tant qu’il ne l’empêchait pas de continuer son art. C’était, peut-être, une commande importante, mais faisait-il vraiment une différence entre ce qui l’était et ce qui ne l'était pas ? Sa passion allait au-delà de cela. Aucun privilège, si ce ne fut le sien de prendre du plaisir dans ce qu’il pratiquait.
L’un des employés, de la boutique, vint l’avertir de la fermeture. Le patron, plongeait dans le mutisme, le salarié comprit qu’il ne pourrait se faire entendre. Il y était habitué et admirait Müller pour cette faculté d’occulter le monde lorsqu’il était dans le sien. Car dans son atelier, parvenir à attirer son attention lorsqu’il était plongé dans un projet relevait de l’exploit. Il laissait d’ailleurs toutes les technologies parasites à l’extérieur, s’interdisant de rentrer dans la pièce avec des objets capable de l'arracher à ses précision, et ainsi le frustrer avec des notifications inutiles qui, la plupart du temps, n’ont rien d’urgentes. Son smartphone restait donc à la porte, interdit de séjour dans son repère. Il y avait un temps pour tout. Lors de ses réalisations, il préférait intensifier son attention qu’à son travail.
Lorsqu’il souffla sur la pierre qu’il façonnait depuis de longues minutes, il ressentit la satisfaction de l’effort récompensé. Son air concentré quitta son visage, laissant place à un sourire s’installant au coin de ses lèvres. Après quelques secondes de contemplation, il leva les yeux vers l’une des horloges fonctionnelles et réalisa qu’il était temps de quitter sa fonction. Il rangea la pierre, avec délicatesse, dans un tissu doux, s’affaira à mettre de l’ordre sur son plan de travail et régla les derniers détails en boutique. Lorsqu’il ferma le rideau de fer, après avoir enclenché toutes les sécurités nécessaires, presque une heure s’était écoulée depuis qu’il avait quitté le siège de son atelier.  

Sa moto l’attendait à sa sortie, sur cette place, devant la boutique, qu’il se réservait chaque jour de boulot. Au départ, il aimait avoir un œil sur elle, l’intérêt, qu’il y portait, éveillait en lui une certaine paranoïa, mais il appréciait aussi contempler ses courbes, de temps à autres, heureux qu’elle puisse lui appartienne. À présent, il la garait ici plus par routine qu’autre chose. S’il y était toujours aussi attaché, les papillons dans le ventre qu’elle lui avait partagé se sont dissipés.
Chaussant son casque demi-jet en raccord avec sa bécane, Orfeo se plaça sur la selle, enfila ses gants et démarra l’engin. Le moteur raisonna dans cette rue encore animée de Naples, mais peu de monde tournèrent le regard vers le sujet, accoutumé à ce genre de bruit. Enfin, le jeune brun allait pouvoir rentrer pour retrouver l’amour de sa vie, Gaïa. S’il éprouvait l’envie de rentrer chez lui, c’était uniquement pour retrouver sa chienne. Sans elle, il resterait soit à bosser comme un forcené pour oublier son chagrin, soit à dilapider sa fortune sur des tables de poker pour combler sa solitude.
Pourtant, il n’est plus seul dans sa villa. S'est invitée chez lui sa mère biologique, une femme qui semblait dans le besoin et qu’il ne pouvait laisser dans la rue. Orfeo n’avait pas vraiment d’attache avec cette personne, hormis les liens du sang. Il avait eu beaucoup d’espoir lorsqu’il avait su qu’elle avait déménagé dans sa ville, mais tout s’était très vite atténué. Il lui arrivait de penser qu’elle était la cause de sa rupture, l’une d’entre elles en tout cas. Cependant, il ne tardait pas à se rappeler que le problème avait été bien plus profond et sûrement antérieur à son apparition.
Arpentant le cœur de Naples, choisissant de faire un détour par les alentours de Fuorigrotta pour éviter le gros des embouteillages, il s’imagina rentrer chez lui dans la vingtaine de minutes ayant suivi son départ de la boutique. Cela lui semblait plus rapide que de passer par les grandes artères de la ville. C’était ainsi qu’il s’était créé son propre itinéraire, inspiré de ses expériences passées à tenir sur sa jambe en attendant de pouvoir faire quelques mètres avec son deux roues, dans les bouchons. Bien sûr, la vue était magnifique lorsqu’on longeait la mer, mais la perte de temps était grotesque.

Arrivé aux abords du quartier de Chiaia, le motard sentit sa monture s’emballer inutilement. À l’oreille, il comprit que quelque chose clochait, un souci dans le roulement de la mécanique. Sa meilleure idée était de forcer un peu sur l’accélération pour décrasser le moteur. Seulement, la moto ne l’apprécia pas. Tout d’abord, un filament de fumée s’échappa de la partie mécanique. Mais au fur et à mesure des mètres franchis, elle s’épaissit anormalement. Les râles de la bête avertirent Orfeo de sa future agonie. Ce dernier préféra se ranger sur le côté et lui laissait le temps de se remettre. Coupure de contact, quelques secondes de silence dans une rue déserte et il relança la machine. L’engin éternua à plusieurs reprises, mais ne démarra pas. Un instant de réflexion, le pilote se demandait s’il fallait tenter le diable. Il avait assez plongé ses mains dans le cambouis pour reconnaître un caprice d’une grosse panne. S’il tenta par désespoir et sans conviction, se fut dans la crainte de faire pire que mieux qu’il n’insista pas, lâchant un soupir lorsqu’elle décida de ne plus répondre du tout.
Il ôta d’abord son casque qu’il posa en équilibre sur le siège, observa l’endroit où il se trouvait, avant de reprendre son attention sur sa machine. La modernité de cette dernière n’avait pas que du bon. Le modèle était bien trop récent pour qu’il puisse détecter le problème en un simple coup d’œil. Il était loin de ces anciennes motos qu’il s’était amusées à retaper. Celle-ci avait beau être sublime, elle lui compliquait la tâche. Momentanément, il se haïssait d’être tombé sous le charme de la marque Indian, notamment la gamme Scout, dont il ne pouvait s’empêcher d’acquérir les derniers modèles à leur sortie.

Confronté aux alentours peu animés, dans un quartier plus industriel que résidentiel, Orfeo mit peu de temps pour se décider à contacter une personne de son entourage afin de lui venir en aide. Mettant ses gants de côté, il avait saisi son smartphone et, en une fraction de seconde, de désespoir et de peu de réflexion, il appela la première personne lui passa par la tête. Mais la voix de son ex qui raisonnait dans la messagerie lui fit prendre conscience de l’erreur qu’il venait de commettre. Il raccrocha presque instantanément, se mordant les doigts et levant la tête vers le ciel, enragé par sa stupidité. Il retint un cri entre ses dents serrées. Il lui fallut quelques instants pour reprendre ses esprits et entreprendre une nouvelle recherche en parcourant ses contacts un à un.
La liste de ses proches s’était clairement réduite depuis sa rupture. Parfois un choix de sa part, d’autres fois les circonstances de la vie. Depuis des mois, éviter les amis et connaissances de son ex était devenu son activité favorite. Il avait réussi l’exploit de s’y tenir. Tous sauf un ancien aide-soignant ayant bossé dans le même établissement médical que son compagnon de l’époque. Il avait été par trois fois son coach de boxe pour un essai dans cette activité. Si ce sport ne l'avait pas séduit, cela n’avait pas été le cas du beau Lorenzo qu’il s’était promis de recontacter un jour, ou un soir, lorsque ses blessures seraient enfin pansées. Peut-être pourrait-il tenter ?
S’il avait pensé à cette femme qui séjournait chez lui actuellement, il s’était maintenu de peur de lui devoir quelque chose. Pourtant, cela restait un moyen de ne pas déranger le jeune Gallini. Mais Orfeo avait-il envie de ne pas le solliciter ? À ses souvenirs, l’homme habitait dans le quartier voisin et le centre sportif était fermé à l’heure actuelle. Son pouce glissa de sa mère à Lorenzo, une pointe d’hésitation marqua son visage. Et s’il coupait la poire en deux ? S’il envoyait un message au boxeur, lui laissait le temps de répondre en inspectant la mécanique de sa moto et appellait ensuite sa mère dans le cas où sa demande reste non traitée ? C’est ce qu’il décida et s’exécuta, tentant de choisir les bons mots pour son appel à l’aide.
Le message envoyé, il retourna à la mécanique, s’accroupissant devant, tentant de bouger quelques pièces encore chaudes pour s’assurer de leur maintien. Mais il grimaça vite devant cette logique inconnue qu’il n’avait encore jamais explorée. Il était décidé à y remédier après avoir terminé de retaper sa vieille moto, actuellement en chantier dans son garage. Il massa sa pomette en pleine réflexion, tentant de trouver l’utilité de chaque pièce. Il n’eut pas conscience de la grosse marque noir qu’il venait de se tartiner sur le visage.

@Lorenzo Gallini
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