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Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
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Silena GiordanoL'abricot, fruit du bonheur
Silena Giordano
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Thème·s abordé·s : Abandon, homophobie.
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# Sujet: where do we go from here ? (ft. Cassia) ( le Dim 19 Sep 2021 - 10:27 )
where do we go from here ?Silena & Cassia - 15/09/2021


Je me sens en petite forme ce matin. Cela fait une semaine désormais que je suis ici, et bien évidemment, je commence à trouver le temps long. Mes boules de poils me manquent. J'ai toute confiance en mon frère pour s'occuper de Lyra et Orion, mais il a son propre boulot, ses propres responsabilités. Je ne peux pas lui demander d'emménager chez moi juste pour qu'il leur tienne compagnie. Mon travail me manque. Plancher des heures sur des calculs, les soumettre à mes collaborateurs, valider nos avancées ou recommencer si ça ne donne rien. Me rendre utile, en somme. Mais par-dessus tout, ce qui me manque le plus est de bouger. Me démener derrière les fourneaux, descendre à la salle de sport de l'immeuble. Sentir mon corps fatigué après une quelconque activité physique. Aller dormir avec la sensation du devoir accompli.

Coincée dans ma chambre d'hôpital, maintenue en position semi-allongée par un nombre presque indécent de coussins, je n'ai rien d'autre à faire que de lire, regarder des épisodes de séries et ruminer les derniers événements. Ce qui s'est passé, là-bas, dans l'épicerie. Ce qui aurait pu se passer. Ce que j'aurais pu faire de différent afin d'éviter le drame. Je sais que je ne devrais pas me laisser prendre dans de tels filets. Rejouer la scène encore et encore ne sert à rien d'autre que torturer mon esprit, et donner toujours plus d'emprise à ma culpabilité. Mais c'est plus fort que moi. Bien plus fort.

Je laisse mon regard dériver sur les alentours. Ma manière à moi de me remonter le moral. La sempiternelle couleur blanche de la petite pièce n'est presque plus visible grâce à tout ce qui a été posé sur chaque surface disponible. Des ballons, des bouquets de fleurs variés et colorés, une carte à la taille impressionnante renfermant plein de mots, et même une peluche de Persévérance, le rover martien. Autant de marques d'affection de mes proches, de preuves incontestables que je ne suis pas seule face tout ça. Qu'ils pensent à moi, et me soutiennent. Quoi qu'il arrive.

Les bonnes ondes m'envahissent peu à peu. Je réponds à deux SMS laissés en suspens et m'apprête à ouvrir l'application du journal local lorsque des coups discrets sont frappés contre ma porte. Automatiquement, je m'enquiers de l'heure : ce n'est ni mon médecin - il est déjà venu, ni les infirmiers et infirmières du service - mes soins du matin sont faits, et il est encore trop tôt pour le plateau déjeuner. C'est donc une visite surprise. « Oui ! » Je lance, indiquant à celui ou celle se tenant dans le couloir que je suis là, et apte à recevoir.

Mon coeur manque un battement à l'instant où mon regard croise le sien, et dans ma tête, tout s'emballe. Comment a-t-elle su ? Dans quelles circonstances ? Quand ? J'ai tant hésité à lui téléphoner. Et là, tout de suite, je m'en veux de ne pas l'avoir fait. Je me demande ce qu'elle doit penser de mon silence, compte tenu de la gravité de la situation.

Il y a plein de choses que j'ai envie de lui dire. Pourtant, le seul et unique mot qui réussit à franchir mes lèvres dans un simple souffle, c'est son prénom. « Cassia. »




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Cassia GuarnieriL'abricot, fruit du bonheur
Cassia Guarnieri
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# Sujet: Re: where do we go from here ? (ft. Cassia) ( le Dim 19 Sep 2021 - 12:19 )
where do we go from here ?Silena & Cassia - 15/09/2021


Les yeux rivé sur les différentes boites de chocolats exposées sous mes yeux, j'ai l'impression de me retrouver face au plus grand dilemme de ma vie. Chocolat noir ou au lait, avec noisette ou sans ... bref en ce moment même je maudis la personne qui a eu l'idée de faire autant de variété. Ce n'est pas tant cet achat qui me rend nerveuse, c'est surtout la personne que je suis censé aller voir aujourd'hui à l'hôpital. Forcément, comme toutes les personnes qui s'intéressent un minimum aux nouvelles locales, j'ai eu vent de cette prise d'otage. Un moment sans doute horrible pour ceux qui ont vécu le drame en direct. Je n'ai pas suivi toute l'histoire, mais les journalistes parlent énormément. Il y a eu des blessés, dont une femme, blessure par balle. Forcément, mon esprit inquiet et tourmenté ne peut s'empêcher de penser à mes proches. Le genre humain ne peut pas s'empêcher de penser au pire lorsque ce genre ce drame arrive. Bien que je sois en froid avec ma propre famille, je ne souhaite pas pour autant qu'il puisse leur arriver malheur. Mais ce n'est pas tant vers ma famille que ma peur c'est orientée, mais plus vers une femme ... femme qui compte bien plus que je ne veux l'admettre.

Son nom fut mentionné par les journalistes, Giordano. Lorsque je l'ai appris je travaillais tranquillement sur une composition florale. Autant dire que lorsque j'ai compris que c'était elle ... la victime, j'ai vécu un véritable arrêt sur image. Mon coeur c'est comme arrêté et j'ai eu cette impression de suffoquer. Silena c'est faite tirer dessus. Depuis, elle est à l'hôpital et je ne cesse de me demander si je dois aller la voir ou non. Après tous, elle n'a pas jugé bon de me prévenir elle même puisque depuis ce drame je n'ai plus eu de nouvelle d'elle. Je pense qu'elle va bien, du moins j'ai besoin de m'en assurer moi même. Par respect pour sa famille et ses amis plus proches, je n'ai pas sauté sur la première occasion pour lui rendre visite, j'aurais pu l'appeler ou lui envoyer un message de soutien ... mais j'avoue me sentir un peu vexé qu'elle n'ai pas daigné me prévenir. Je sais que notre relation est plutot ... tendue. Nos retrouvailles sont encore récentes et j'ignore comment décrire ce qui nous unis. Mais tout de même ! Elle c'est prise une balle, elle aurait pu mourir mais ... elle n'a rien dit !

Mon choix ce portant finalement sur une boite de chocolat variée, mêlant plusieurs goûts et saveur, je sors enfin de la boutique pour me rendre à l'hôpital. J'aurais pu lui apporter des fleurs ou autre chose de plus original mais je pense qu'il n'y a rien de mieux que le chocolat et puis c'est une valeur sûr. Je me présente à l'accueil, en cherchant bien j'ai réussi à savoir dans quel hôpital elle se trouvait. Une fois son numéro de chambre en tête, je m'engage dans les longs couloirs pour enfin arriver devant la porte. J'ignore comment elle va prendre la visite, je pense même qu'elle ne s'attend vraiment pas à ce que je pointe ici ... et peut-être que je ne devrais pas, mais c'est plus fort que moi. Doucement, je frappe contre la porte et le son de sa voix de l'autre côté de tarde pas. Prenant une petite inspiration j'ouvre doucement la porte pour pointer le bout de mon nez un petit sourire sur les lèvres. - Coucou, je ne te dérange pas j'espère. J'entre à pas feutré dans la chambre tout en refermant la porte derrière moi. Mon petit sac contenant la boite de chocolats dans les mains j'avance doucement vers elle pour lui tendre. - Tiens, je me suis dit qu'un peu de réconfort te ferais du bien. Elle ne semble pas aller trop mal. Ça me soulage de la voir entière et en forme surtout.


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# Sujet: Re: where do we go from here ? (ft. Cassia) ( le Mar 5 Oct 2021 - 11:15 )
Une fraction de seconde, je me demande si je ne suis pas en train de rêver. Mais non : Cassia se tient bien sur le seuil de ma porte, son visage dans l'encadrement, et un petit sourire étirant ses lèvres. Elle sait donc pour ma récente hospitalisation, et quelque chose me dit qu'elle connaît également ses circonstances. Je me sens terriblement coupable de ne pas l'avoir informée moi-même. Qui lui en a parlé ? A-t-elle croisé mon père ou mon frère ? Ce serait une sacrée coïncidence que l'on passe des années dans la même ville sans le savoir, et qu'en l'espace d'une poignée de mois, Cassia se retrouve nez à nez avec deux Giordano. Je pense davantage à une connaissance en commun. J'espère surtout que ça ne vient pas de la presse. C'est la pire des manières pour apprendre qu'un événement grave est arrivé à un proche.

« Bien sûr que non, entre, je t'en prie. » Elle s'exécute, referme la porte derrière elle, et s'avance dans ma direction. Ses pas sont doux, feutrés, mesurés. Un peu comme si elle ne croyait pas à toute cette situation jusqu'à maintenant. Jusqu'à me voir à demi couchée dans ce lit, avec des cernes marqués sous les yeux et la peau si pâle, si blanche que si je passais un casting pour jouer un vampire, j'aurais décroché le rôle avant d'avoir prononcé le moindre mot.

Cassia me tend une boîte colorée que je m'empresse d'ouvrir. Mon regard se met à pétiller en découvrant un assortiment de chocolats au lait, certains aromatisés aux fruits, à la mente ou au caramel. Bien que je ne sois pas difficile, puisque les seuls que je n'aime pas sont les alcoolisés, ceux-là restent définitivement mes favoris. J'ai presque hâte que l'heure du déjeuner arrive. Je prévois déjà d'en dévorer quelques-uns en guise de dessert. « Tu n'aurais pas pu tomber plus juste. » Je souffle. « Merci beaucoup. »

Mon cœur accélère la cadence alors que je reste plongée dans ses iris noisette. Il est désormais temps d'entrer dans le vif du sujet, de faire face à mon erreur, de lui demander son pardon. A nouveau. A l'instar de notre discussion au feu de joie, sur la plage, même si les raisons étaient différentes. « Cassia, je suis désolée de ne pas t'avoir mise au courant. Pour ce que ça vaut, j'ai pensé à t'appeler des dizaines de fois, mais… On vient de se retrouver, et je… Je ne sais pas, j'ai cru… » Que ce serait déplacé ? Qu'elle s'en ficherait ? Les deux ?  Ou autre chose ? Pour être honnête, je n'en ai aucune idée. Je me revois, mon téléphone entre les mains, mon pouce juste au-dessus de l'écran affichant son nom dans mon répertoire, parfois durant plusieurs minutes. Finalement, je n'ai jamais réussi à sauter le pas. Et le pire, c'est que je n'ai aucune explication correcte afin de justifier cette lâcheté.

« Si les rôles avaient été inversés, j'aurais voulu être prévenue. » J'ose admettre, pourtant bien consciente d'en avoir été incapable de mon côté. « Et je crois… Je crois que je n'aurais pas pu m'empêcher de t'en vouloir un petit peu si tu ne l'avais pas fait. Si tu avais agi comme moi. » J'esquisse un sourire contrit. C'est exactement ce qu'elle doit ressentir là, tout de suite. « Je suis vraiment désolée. » Je répète en un murmure, car je n'ai, malheureusement, rien d'autre à lui offrir, si ce n'est ce qu'elle mérite : la pure vérité.

« Je suis contente que tu sois là. » En dépit de la culpabilité que cela engendre, la voir me fait du bien. Beaucoup de bien.




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# Sujet: Re: where do we go from here ? (ft. Cassia) ( le Sam 16 Oct 2021 - 18:30 )
where do we go from here ?Silena & Cassia - 15/09/2021

Ça me blesse de voir qu'elle ne m'a rien dit. Ce n'est pas comme si elle avait eu un petit accident de rien du tout. Elle c'est quand même prise une balle, elle a failli mourir, une balle bordel ! Et elle a choisi de garder le silence plutôt que de me prévenir. Une façon de me faire comprendre que je ne représente pas grand-chose dans sa vie, pour qu'elle oublie ou qu'elle refuse de me dire quoi que ce soit. La presse bon sang ... je l'ai appris dans la presse. Je suis contente qu'elle aille bien, mais tellement en colère, tellement triste qu'elle n'ai rien dit. Je lui tends le sac avec la boite de chocolat, souriante, silencieuse alors que je boue intérieurement. Je ne compte pas me montrer agressive, mais je n'ai pas arrêté de penser au pire depuis que je sais. Pour l'instant, je me contente de la regarder, lui sourire et me montrer courtoise.

Alors qu'elle déballe la boite de chocolat, je ne peux m'empêcher de détailler son visage. Des cernes sous les yeux, le teint plutôt pâle. Rien de bien inquiétant, un séjour à l'hôpital ce n'est pas forcément idéal pour se refaire une santé, ce qui est assez ironique. J'ai toujours eu horreur des hôpitaux, pas forcément pour les mêmes raisons mais ... je ne me sens pas vraiment à l'aise dans ce genre d'endroit, dû à mes souvenirs un peu trop marqué. Posant ma veste sur le fauteuil présent à côté du lit, j'hausse doucement les épaules - Je t'en pris, je me suis dis que c'était plus adéquate que des fleurs. Ses proches ont déjà décorés la chambre avec tous les présents possibles et inimaginables donc ... elle avait déjà eu un bon nombre de visites. Comme si elle pouvait lire en moi, c'est elle qui ose lancer le sujet qui fâche. Mon regard fuit le sien, alors que je sens déjà la colère m'envahir. Des excuses, toujours des excuses ... - Arrête ! Ma main se lève, pour l'arrêter dans son élan. Je n'ai pas envie d'entendre ses excuses. Une fois encore. Oui nous venons de nous retrouver, mais elle a failli mourir ... et rien que cette idée ça me glace le sang. - Tu aurais dû ! M'appeler, me prevenir ! Alors quoi ... parce qu'on vient de se retrouver ça fait de moi quelqu'un de moins important ? Je ne suis pas quelqu'un qui hausse le ton, je suis encore très calme et toujours aussi douce ... mais mon regard brille presque déjà de larmes à mon insu. - Tu pensais quoi Léna ? Demandais-je dans un petit soupir. - Que j'en avais rien à faire ? Que je m'en fichais ? Que ça n'avais pas d'importance pour moi ? Elle me connait pourtant mieux que ça non ? Nous avons un passif compliqué toutes les deux, mais jamais je ne pourrais me foutre d'elle, de son état. En l'espace de toutes ses années je n'ai jamais réussi à l'oublier alors ce n'est pas maintenant que ça va arriver. - T'imagine même pas ce que ça m'a fait de l'apprendre ... de cette façon. Soufflais-je en baissant les yeux, je déglutis difficilement.

Dans une autre situation, elle avoue qu'elle m'en aurait voulu si je n'avais rien dit. Sauf que moi jamais je n'aurais pu la tenir à distance ... pas maintenant qu'elle est de nouveau là. Mais c'est facile pour moi de dire ça, je ne suis pas dans ce lit. - Je t'en veux Léna, je suis en colère contre toi parce que tu n'as rien dit. Tu m'as exclu volontairement alors que ... je pensais qu'ont étaient amies. Mais pourtant le son de ma voix est toujours aussi doux, calme. Mes yeux posé sur elle, je n'ose pas bouger de ma place. Debout à ses côtés, je la fixe et en la voyant sourire, un bref petit sourire ce forme sur mes lèvres. Malgré tous je suis contente qu'elle aille bien. - Et je suis contente que tu ailles bien. Je l'avoue, ça me rassure de la voir entière. - Tu vas sortir bientôt ? Ou, ils comptent te garder encore quelques jours ?


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# Sujet: Re: where do we go from here ? (ft. Cassia) ( le Sam 23 Oct 2021 - 15:00 )
Mes proches savent combien je suis gourmande. Ce n'est plus un secret depuis longtemps. Mais Cassia est la seule d'entre eux à avoir pensé aux petits chocolats qui remontent le moral et reboostent l'énergie. Pourtant, ça aurait été bien plus facile pour elle de venir avec un bouquet de fleurs colorées, compte tenu qu'elle en a un nombre infini à sa disposition. Au lieu de cela, elle a choisi de me faire une attention différente, une attention qui me correspond vraiment. J'en suis d'autant plus touchée. Et la culpabilité qui me noue les entrailles face à ma terrible gestion de la situation en est d'autant plus décuplée. A cet instant, je ne comprends toujours pas pour quelle obscure raison je n'ai pas réussi à passer ce coup de fil, ni quelle barrière tout au fond de mon cerveau m'en a empêchée. Peut-être cette question restera-t-elle toujours sans réponse.

Que me reste-t-il à faire sinon lui présenter mes excuses ? La main levée, Cassia me coupe dans mon élan. Elle ne veut plus entendre que je suis désolée. Elle a raison. Depuis qu'on s'est retrouvées, il me semble que c'est tout ce que je suis capable de lui dire. Je serre les lèvres à nouveau, écoutant ses reproches fondés et entièrement mérités. Je voudrais presque qu'elle me hurle dessus, au lieu de garder un sang-froid imparable. Elle se demande si je la considère comme moins importante à mes yeux parce qu'on vient juste de reprendre contact. « Non, Cass ! Bien sûr que non. » C'est même tout le contraire, est ce que je voudrais ajouter. Mais ces mots restent coincés dans ma gorge.

Quand elle me fait part de l'inverse, que c'est moi qui imaginais qu'elle n'en aurait rien à faire, je garde le silence et baisse la tête. Je ne lui ai jamais menti depuis qu'on se connaît, et ce n'est certainement pas aujourd'hui que ça va commencer. C'est à cet instant précis que je prends conscience de mon incroyable stupidité. Je ne sais pas comment j'ai pu penser qu'elle se désintéresserait de la nouvelle. Elle souffle, avouant qu'elle aurait préféré l'apprendre de moi directement plutôt que de cette façon. « Comment tu l'as su ? » Ma propre voix n'est qu'un léger murmure dans cette atmosphère déjà lourde. Je m'en veux, je me sens si honteuse de lui avoir fait subir une telle inquiétude… De l'avoir blessée, encore.

Cassia est en colère contre moi, parce que mon attitude l'a fait se sentir exclue. Elle nous pensait assez proches pour que je la tienne informée. Elle nous pensait amies. Je l'ai déçue. Je peux le deviner dans la manière dont elle s'exprime, dont elle me regarde, même si, en extérieur, elle continue à faire preuve d'un calme olympien. « Je sais. Je s… » Je me reprends à la dernière seconde. Si je lui demande pardon pour la énième fois, nul doute qu'elle achèvera ce que mon agresseur a commencé. « Ça n'arrivera plus. Je te le promets. » J'esquisse un fin sourire. « Je ne compte pas me faire tirer dessus une deuxième fois, de toute manière. Une me suffit ! » J'ajoute, espérant nous détendre un peu toutes les deux.

Le sérieux reprendre les rênes : je me dois de lui avouer que je suis contente de la voir. Contente qu'elle ait fait le déplacement malgré sa rancœur. C'est la preuve, s'il en faut une, qu'elle tient sincèrement à moi, au point de mettre le négatif de côté quand la gravité des événements le demande. « Si tout va bien, je devrais pouvoir sortir vendredi en fin de journée. » Soit dans deux jours. Encore deux petites journées à tenir, et je retrouverai mon chez-moi, mes animaux, mes habitudes. « J'ai eu beaucoup de chance : la balle n'a rien touché de vital. J'aurais pu faire une hémorragie en attendant les secours mais Diana s'est bien occupée de moi. Elle était coincée à l'épicerie, elle aussi, parmi les autres clients. Elle est pompier. Et elle m'a sauvé la vie. » Sa détermination à me maintenir éveillée, la rapidité de ses réactions et son courage sont les seules raisons pour lesquelles je me trouve ici, dans cette chambre, et non six pieds sous terre. Elle me dirait que c'est son métier, mais peu importe : je lui serai à jamais redevable.



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# Sujet: Re: where do we go from here ? (ft. Cassia) ( le Sam 23 Oct 2021 - 17:10 )
J'aurais pu lui apporter des fleurs, à la boutique il y en a tous un tas et de magnifique. Une belle composition aurait pu faire plaisir, seulement je connais Silena. Si j'apporte une grande importance au végétale ce n'est pas réellement son cas. Je me souviens qu'elle n'a pas franchement la main verte et plutôt que d'offrir un bouquet j'opte plutôt pour attiser sa gourmandise. Mon cadeau semble lui plaire, les chocolats sont une valeur sûr. Bien plus que la conversation qu'on s'apprête à avoir. Comme toujours, depuis nos retrouvailles, elle se lance déjà dans des excuses. La réplique habituelle, seulement je commence à en avoir assez de la voir s'excuser pour tout ce qu'elle fait vis-à-vis de moi. Lorsque ça me concerne, Silena à tendance à ne jamais prendre ce qu'elle juge être la bonne décision et à chaque fois le résultat reste le même.

Ça me blesse, je peux comprendre que je ne fasse pas partie des personnes à prévenir en cas de problèmes. Mais avec ce que nous avons vécu, notre passif, j'ose espérer avoir un minimum d'importance à ses yeux. Suffisamment pour qu'elle me prévienne. Je me berce de douces illusions, en fin de compte ma présence ne semble en rien changer son point de vue sur notre relation. Je suis toujours une sorte d'inconnue de retour dans sa vie. Elle affirme pourtant le contraire, je suis importante, mais pas assez pour être mise au courant. Je ne comprends pas, ça peut se lire sur mon visage. Je préfère détourner le regard sans réellement savoir ce que je suis censé lui dire. - Peut importe, de toute façon le mal est fait. Soufflais-je comme pour lui faire comprendre que ça ne sert à rien de débattre d'avantage sur la question. Elle a prit cette décision et ce qui est fait est fait !

Je crois que ce qui me blesse le plus c'est de l'avoir appris de façon totalement innocente. De façon si anodine alors que c'est tout de même un évènement important. Baissant les yeux vers le sol, j'hausse légèrement les épaules alors qu'elle me demande comment ? Comment j'ai appris la nouvelle. - Les médias parlent beaucoup, ils ont parlé d'un braquage et d'un blessé. Au début, mais les journalistes parlent énormément. - Puis ils ont cité ton nom. Alors, j'ai compris. Et mon coeur avait bien faillit s'arrêter face à une telle révélation.

Je suis calme, pour quelqu'un qui est en colère. Je ne suis pas quelqu'un qui hausse le ton et puis de toute façon ça ne sert à rien de crier. La tentation de s'excuser revient rapidement, mais Léna s'interrompt avant d'en dire trop. - J'espère bien, je me doute que c'est loin d'être agréable. Je l'ignore et je ne compte pas tenter l'expérience. Elle détend légèrement l'atmosphère, un bref sourire ce forme sur mes lèvres alors que j'ose enfin m'approcher de ce lit. - D'accord, c'est une bonne chose. Tu dois avoir hâte de pouvoir enfin rentrer chez toi. Retrouver son petit confort, ses affaires, ses animaux. Je ne tiens pas particulièrement à ce qu'elle me décrive la scène. Je me fais déjà suffisamment ce film dans saleté de caboche pour avoir envie qu'elle me donne plus de détails sanglants. Je suis contente qu'elle aille bien et pour moi c'est le plus important. Visiblement, c'est un otage qui a pu lui venir en aide. Un pompier qui n'a pas hésité à lui sauver la vie malgré la tension qu'il devait y avoir. Ma gorge ce noue alors qu'elle évoque ce sale moment. Sans me rendre compte ma main vient se poser sur la sienne.- Heureusement qu'elle était là alors. Sinon qui sait ce qu'il aurait pu se passer, elle se serait vidée de son sang et son corps serait resté sans vie sur le carrelage d'un foutu magasin. Rien qu'à cette idée, je sens mon coeur se serrer et doucement la main resserre l'emprise sur la sienne. - Tu as quelqu'un pour veiller sur toi quand tu sortiras ? Juste au début, histoire de s'assurer que ça va aller ?




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Thème·s abordé·s : Abandon, homophobie.
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Âge : 32 ans.
Métier : Ingénieure en aérospatial pour le CIRA, elle travaille en ce moment sur le projet Daedalus de l'ESA.
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# Sujet: Re: where do we go from here ? (ft. Cassia) ( le Mar 2 Nov 2021 - 13:44 )
Je suis consciente de l'avoir profondément blessée. Mon attitude lui a fait passer un message, incontestable à ses yeux : nos retrouvailles n'ont aucune importance pour moi. Elle n'a aucune importance pour moi. C'est faux, pourtant, il semble que je sois incapable de lui prouver. Je suis condamnée à la décevoir, à la mettre en colère. Comme lorsque nous étions au lycée. Comme lorsque nous nous sommes revues sur Ischia. Comme maintenant.

Je peux ressentir toute son amertume et plus encore, Cassia ne cherche pas à la dissimuler, à l'enfouir. Sa voix calme mais froide, les traits fermés de son visage, son regard dur : elle m'en veux de l'avoir tenue à l'écart. Beaucoup. Et elle me le montre sans détour. Encore une chose qui, malgré les années, n'a pas changé chez elle : sa franchise sans égale. Au fond, peu importe que la vérité soit douce ou douloureuse. Elle l'exprimera toujours. C'est l'une des nombreuses raisons pour lesquelles notre complicité a été si rapide à s'installer entre nous, à l'époque. C'est aussi l'une des nombreuses raisons pour lesquelles mon coeur s'est mis à battre plus fort avec elle.

Je ferme les paupières une courte seconde quand elle m'explique de quelle manière elle a pu apprendre la nouvelle. Les médias. Je le craignais. Je le redoutais. Elle a entendu mon nom en écoutant la télévision ou la radio. Je l'imagine s'immobiliser, l'estomac noué et la gorge serrée, en se demandant si c'est réel, espérant qu'elle ait mal compris. Car à sa place, c'est exactement ce qui me serait passé par la tête. J'aurais été terrifiée, je songe alors que Cassia, perturbée, se détourne légèrement. Mon instinct me pousse à m'excuser une énième fois. Je m'interromps dans mon élan avant qu'il ne soit trop tard, et tente plutôt d'alléger cette lourde atmosphère qui nous enveloppe l'une et l'autre. Cassia s'emploie à en faire de même. La conversation s'apaise et, peu à peu, la tension nous abandonne.

« Oh oui, t'as pas idée ! » Je m'exclame en levant les yeux au ciel. Je suis autant impatiente de retrouver mon chez-moi qu'un enfant le matin de Noël. Mon cocon me manque. Mes chats me manquent. Et j'aime à penser que je leur manque aussi, ne serait-ce qu'un peu. « Je compte les heures, voire les minutes. Vendredi sera sans aucun doute le plus beau jour de ma vie. »

J'exagère à peine. En dépit de la gentillesse du personnel, ici, le temps passe à une vitesse atrocement lente. Je ne suis pas une passionnée de lecture, et le câble ne propose pas des programmes aussi sympas que Netflix. D'ailleurs, à force de ne plus les regarder, j'avais oublié combien les chaînes nationales étaient si dénuées d'intérêt, à une poignée d'exceptions près. Affligeant.

Je finis par évoquer les circonstances de ma blessure, partageant quelques détails de ce qui est arrivé et en particulier l'héroïsme de Diana. La main de Cassia vient se poser sur la mienne, réconfortante. Je la serre avec un mélange de tendresse et de gratitude, soulagée par sa simple présence. Et d'un autre côté, une part de moi appréhende la place qu'elle est lentement mais sûrement en train de prendre - ou plutôt de reprendre - dans ma vie. C'est plus fort que moi : ça m'effraie. Mes sentiments n'ont pas encore eu la chance de renaître de leurs cendres qu'ils m'inspirent déjà une peur panique.

Face à moi, Cassia s'interroge sur mon jour de sortie, et ceux qui suivront, ce qui a le don de me ramener sur Terre. « Oui, ça va aller. » J'ai de la chance : je suis bien entourée. Nous, la famille Giordano, sommes proches au possible, nous soutenant dans les bons comme dans les mauvais moments. Je sais que mon père et mon frère seront là pour moi à tout instant. Et que si elle le pouvait, ma sœur le serait également. Moira ne me lâchera pas d'une semelle non plus, et concernant la question médicale, Ian suivra mon dossier avec une grande attention. Oui, je suis chanceuse. J'ai les meilleurs proches dont on puisse rêver. « Merci, Cass. »

J'ai tout ce dont j'ai besoin afin de reprendre des forces et aller mieux. Pour autant, je ne peux me résoudre à me passer de Cassia. Maintenant qu'elle est là, je veux qu'elle reste, qu'elle m'accompagne. Je crois que je ne guérirai jamais aussi vite qu'à ses côtés. Mon envie de réapprendre à la connaître, de renouer avec elle, dépasse tous mes autres objectifs. Ne me demandez pas pourquoi : je n'en sais rien. Dès que mes yeux croisent les siens ou que quelque chose me fait penser à elle, je le ressens comme une certitude.

« Si tu as un peu de temps… Je serais contente que tu passes au loft. » J'ajoute, un sourire à la limite de la timidité étirant mes lèvres. « Ça te permettra de revoir Lyra et Orion. Et… tu pourrais peut-être venir déjeuner, la semaine prochaine ? Je sais que je dois faire attention mais tu me connais : rester inactive n'est pas mon truc, et à défaut de pouvoir travailler de chez moi, je risque de me défouler sur les fourneaux… » Cette fois, c'est avec espièglerie que je plonge mon regard dans celui de Cassia. Je ne laisserai pas passer ma chance de lui faire découvrir mes humbles talents culinaires, qu'elle ne connaît pas encore. « Dis-moi, tu as toujours le même plat préféré ? »



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