Emma | Comme on se retrouve...

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- Emma | Comme on se retrouve... -

Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Quartier Spagnoli :: Commissariat de police
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Erio MazzeiLa pomme, fruit libéré
Erio Mazzei
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# Sujet: Emma | Comme on se retrouve... ( le Dim 26 Sep 2021 - 17:54 )
- Mazzei !
Son nom de famille résonne dans le couloir, alors que le concerné s’apprêtait à entrer dans son bureau. Ses prunelles croisent celles de Dario, qui, lui aussi, s’interroge. Entre eux, ça n’a pas toujours été simple, surtout les premiers mois, où il a rejoint la petite équipe. Son collègue n’était pas enchanté de travailler avec le fils d’un célèbre tueur et violeur en série, l’a d’abord jugé, avant de peu à peu s’attacher au gamin. Erio sait qu’à ce jour, son inquiétude est sincère, tout comme leur relation à laquelle il tient fort. Les potes autour de lui sont nombreux, mais rares sont les personnes à faire partie de son cercle amical. Et celleux qui s’autorisent ce « privilège », sans connaître sa position, seraient bien déçus d’apprendre la vérité.
- Qu’est-ce que t’as fait encore ?
Erio hausse les épaules. Aucune bourde n’a pourtant été faite, même pas une dispute qu’il aurait pu provoquer… Alors la raison de cette interpellation lui échappe. Il suit son chef dans son bureau et s’exécute lorsque ce dernier lui demande de fermer la porte.
- Le tueur aux chiffres romains, ça vous parle ?
Tendu à cette allusions, Erio acquiesce d’un signe de tête et tire la chaise vers lui pour s’y installer. Bien sûr qu’il voit de qui il s’agit. Pas besoin d’être de la police pour ça. Ce type sévit à Naples depuis quelques années maintenant et il n’a pu s’empêcher de fourrer son nez dans cette enquête, afin de constater de lui-même les avancées. S’est-il fait griller ? Son numéro d’identification s’est sûrement retrouvé dans l’historique de consultation des dossiers, archives.
- Oui.
- Je ne vous ai pas mis sur l’affaire pour des raisons évidentes. Vous étiez trop concerné. Indirectement, mais trop concerné quand même.
Il s’en souvient, ça l’avait terriblement frustré. Il avait même essayé d’argumenter, mais son chef lui avait rapidement fait comprendre qu’il n’obtiendrait rien.
- Ce sont pour ces mêmes raisons que l’enquête vous revient aujourd’hui.
Son coeur rate un battement.
- Quoi ?
- Ca fait trois ans, ça stagne, on me fait pression et vos collègues n’arrivent à rien. Il me faut des résultats. Peut-être êtes-vous la personne la mieux placée pour ça.
Erio entend. Ca l’angoisse un peu d’enquêter sur l’imitateur de son père, mais ces crimes l’enragent tellement… Il le sent, dans ses tripes, que cette affaire aurait dû lui revenir dès le début.
- Récupérez les dossiers et au boulot.
De nouveau, il hoche la tête et disparaît. Sans perdre de temps, il passe dans la pièce où sont ses collègues. Les deux hommes se tournent vers lui. Un a un air défait, l’autre semble agacé. D’un vague signe de la main, il lui désigne trois grosses boîtes.
- Ca ?
- Ouais ouais.
- Râle pas. Si t’avais mieux fait ton boulot, des femmes seraient encore en vie, lâche Erio, sèchement, en prenant la première boîte.
- Ciro, nan ! Laisse.
Les poings serrés, il ne réplique pas, mais serre les dents, tandis qu’Erio se retire et s’engouffre dans son bureau.
- Viens m’aider s’teu plaît.
- C’est quoi ça ? l’interroge Dario. L’italien pose la boîte et, aidé de son collègue, récupère les deux dernières boîtes. Celles-ci au sol, il explique son entretien avec le chef, informant enfin qu’ils sont aujourd’hui sur l’une des enquêtes les plus préoccupantes. Ce qui stresse son ami qui n’est pas réjouit et il le comprend très bien. Ca ne lui fait pas forcément plaisir non plus ; il aurait aimé que cette affaire n’existe jamais. Mais c’est là et il est convaincu qu’ils peuvent faire avancer les choses. Il y croit, très fort.
- Je vais me chercher un sandwich et je commence. Dis bonsoir à ta femme.
Autrement dit, la soirée tranquille. Dario constate bien le degré d’exigence qu’il se met sur les épaules, mais il ne peut en être autrement. Il ne s’agit pas d’un petit voleur, mais bien d’un homme qui tue. Avant même qu’il n’ait pu lui en toucher deux mots, Erio a déjà mis les voiles.
Dans le hall, la présence d’une femme attire son attention. Il la reconnaît ; c’est lui qui s’était chargé de prendre sa déposition, avant de voir un chiffre romain gravé sur sa peau et transmettre l’information à Ciro à la toux. Mais ce n'est pas que ça. C'est Emma, sa voisine. Emma, une ancienne relation. Emma, avec qui c'est tendu depuis deux ans maintenant, et peut-être plus, au fond. Erio souffle, sachant pertinemment que ce qui va se passer là sera difficile.
- Je m’en occupe, dit-il, en franchissant les quelques mètres qui le sépare d'elle. Arrivé près d'elle, il prend quelques secondes pour l'observer, comprend que quelque chose cloche, mais quoi ?
- Qu’est-ce qui se passe ?


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Dernière édition par Erio Mazzei le Dim 10 Oct 2021 - 20:51, édité 2 fois
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Emma TesfayeLa pomme, fruit libéré
Emma Tesfaye
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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le Sam 9 Oct 2021 - 19:12 )
Aujourd’hui encore Emma n’avait pas su dire non quand on lui avait demandé à la dernière minute de remplacer une collègue absente. Elle aurait dû refuser mais en ce moment la jeune femme ne pouvait pas se permettre de dire non à des sous en plus. Sa petite sœur avait la chance de faire un voyage scolaire qui était hors de leur budget et elle refusait que cette dernière rate cette occasion. Alors elle prenait sur elle et acceptait de rester plus tard pour se faire insulter par des clients qui ne supportaient pas qu’elle leur dise quoi faire. « Mais madame, on va pas venir chez vous pour nettoyer votre réfrigérateur. Si ça fuit c’est que… » On ne la laissait même pas finir sa phrase qu’on la traitait déjà d’incapable. Epuisée par la journée qu’elle venait déjà d’enchaîner, elle posa son casque en se pinçant l’arrête du nez. Elle resterait comme ça pendant deux minutes le temps que la cliente au bout du fil termine son monologue et son florilège d’insultes pour la traiter d’incapable. Après une bataille sans fin, Emma mit fin à l’appel et se prépara à se barrer de cet endroit. Plus vite elle partirait, plus vite elle se porterait mieux.

D’un signe de la main qu’elle lança au loin pour dire au revoir, la jeune femme ne demanda même pas son reste et se dirigea vers la sortie. A sa grande surprise, le soleil s’était déjà couché sur Naples. Les sourcils froncés, elle regarda la montre à son poignet et donna quelques coups sur le cadran comme s’il y avait un problème. Mais non. Lorsqu’elle avait accepté de rester plus tard, elle n’avait pas pensé que le soleil se serait déjà couché lorsqu’elle aurait terminé sa journée. Mais tout irait bien, non ? Elle n’en était pas si sûre. Une boule se logea aussitôt dans son ventre à l’idée de devoir rentrer seule chez elle dans l’obscurité de la nuit déjà bien installée. « Quelque chose ne va pas ? » Une voix dans son dos la fit sursauter alors qu’elle bloquait la seule porte de sortie. Emma secoua la tête avec un mince sourire au coin des lèvres pour éviter qu’on s’inquiète pour elle et d’attirer l’attention. Comme si de rien n’était, elle répéta ses au revoir et s’avança vers l’arrêt de bus mal éclairé. Les quelques voitures qui passaient à côté d’elle arrivaient à la rassurer parce que la lumière des phares lui permettaient de voir ce qu’il y avait autour d’elle, mais dès que l’Ethiopienne sentait qu’un véhicule ralentissait un peu trop à côté d’elle, son cœur se mettait à s’emballer dans sa poitrine et impossible de le calmer. Au bout d’un quart d’heure à attendre, Emma commença non seulement à perdre patience mais aussi à s’inquiéter. Sa mère l’attendait et elle le savait. Même si sa petite sœur pouvait rester seule chez elles le temps qu’elle arrive, depuis son agression il y avait comme un accord silencieux qui avait été passé chez les Tesfaye. Sa mère ne partirait pas travailler jusqu’à ce qu’Emma arrive. Résignée, elle décida de marcher jusqu’à chez elle en se disant qu’elle arriverait toujours plus vite que si elle continuait à attendre le bus.

Les premiers mètres, la jeune femme marcha aussi sereinement qu’elle le pouvait. A l’affut du moindre bruit, Emma avait retenu la leçon et n’avait plus jamais branché ses écouteurs pour être sûre de pouvoir fuir au moindre bruit suspect. Ses clés dans une main qu’elle avait agrippée pour se défendre si besoin, la sensation que quelqu’un la suivait ne la quittait pas. Une ombre passa près d’elle et elle sursauta. Au loin, elle vit un homme qui la regardait et elle aurait juré l’avoir vu dix minutes plus tôt. Est-ce que c’était lui ou quelqu’un d’autre ? Le manque de lumière ne permettait pas à Emma d’être sûre que c’était lui ou une autre personne et de toute façon, elle n’avait pas envie de perdre plus de temps à essayer de répondre à cette question. Elle accéléra le pas et coupa même par un petit parc pour arriver plus vite chez elle, mais à chaque fois pas qu’elle faisait la jeune femme avait la désagréable sensation qu’il était là et n’attendait qu’elle ralentisse le rythme pour finir ce qu’il avait commencé. La gorge serrée, les larmes au bord des yeux, elle serra les dents et commença à courir avant de trébucher et de s’égratigner le genou. Pas le temps pour elle de voir si elle était blessée ailleurs, elle se releva aussitôt et se remis à courir droit devant sans savoir où aller. A cet instant, Emma ignorait même si elle était bien en route vers chez elle, mais son instinct de survit qui était à vif depuis quelques semaines la forçait à ne pas s’arrêter. A bout de souffle, elle arriva devant le commissariat dans lequel elle ne s’était jamais vraiment sentie légitime d’aller. Le souffle irrégulier, les larmes qui s’étaient mises à rouler le long de ses joues, Emma interpella la première personne qui passa à proximité. « S’il vous plait, j’ai besoin d’aide… » Mais avant même qu’elle ne puisse terminer sa phrase, l’inconnu se dégagea de son emprise pour s’éloigner. A tous les coups, iel ne travaillait même pas ici.  

En se retournant, Emma se retrouve confrontée à une des rares personnes à qui elle aurait cru ne plus jamais parler. Erio. Depuis son emménagement dans l’immeuble, si la jeune femme essayait de rendre son séjour le plus désagréable possible, ce soir-là plus rien de tout ça comptait. Les larmes continuaient à couler et elle n’entendait plus que les battements de son propre cœur dans ses tympans. Oublié ce passé qu’iels avaient partagé. Oublié l’impolitesse du lieutenant qui avait disparu du jour au lendemain. Elle avait besoin de se sentir écoutée et qu’on la protège. « Quelqu’un me suit. J’ai… j’ai couru…couru pour l’échapper mais…mais… » Ses mots étaient saccadés ou alors elle les sortait d’une traite en se donnant à peine le temps de respirer. La panique. La peur qu’on la traite de menteuse. Qu’on lui dise qu’elle n’était pas assez importante après ce qui lui était arrivé pour la protéger. La peur de voir encore la mort de près.
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Erio MazzeiLa pomme, fruit libéré
Erio Mazzei
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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le Lun 11 Oct 2021 - 17:24 )
Voir Emma dans cet état lui rappelle la raison pour laquelle il a préféré prendre la fuite. Leur relation, supposée être claire, sans aucune accroche, prenait un chemin qui ne lui plaisait pas. Il s’est toujours menti, mais au plus profond de lui, il sait très bien que son attachement pour la jeune femme était présent, bien réel et qu’en continuant de la côtoyer, ça pourrait prendre une ampleur plus grande. A l’époque, il n’était pas prêt pour ça et aujourd’hui, il craint toujours de s’engager dans une histoire sérieuse, les fuit. Il a bien essayé, mais se trouve être comme Chandler dans la série « Friends » et voit des détails qui lui sautent aux yeux et l’insupportent, comme le bruit des pop corn au cinéma. Erio ne laisse que très peu de chance aux femmes. En plus de la sensation d’être emprisonné, il ne désire pas être vulnérable, est effrayé à l’idée de laisser quelqu’un voir tout ce qu’il souhaite cacher. Des raisons suffisantes pour déménager et changer de numéro.

Aussitôt sa phrase terminée, l’italien interpelle un collègue, la main posée sur son épaule, et lui demande de vérifier près du commissariat, s’il ne remarque pas quelqu’un qui rôde, sans avoir la certitude que ce soit utile ; si l’énergumène la suivait et l’a vue entrer dans les locaux, il a rapidement dû filer. Néanmoins, il préfère redoubler de prudence.
- Tu pourrais le reconnaître ? Tu as vu son visage, ou un signe distinctif ?
Les harceleurs de rue, il y en a des masses, mais si la réponse lui importe autant, c’est parce qu’elle a été victime d’un tueur qu’il recherche et qu’Emma pourrait être en danger. D’ailleurs, un élément lui échappe : comment se fait-il qu’elle sorte, en pleine nuit, sans être accompagnée d’un policier ? Après la découverte du chiffre romain gravé sur sa chair, Erio a transmis l’information à Ciro, ce qui aurait dû donner lieu à une protection immédiate.
- Tu vas me suivre, je vais t’offrir un thé, tu vas prendre le temps de souffler et j’te raccompagne ensuite, dit-il, sans lui laisser l’occasion de refuser, qu’il l’incite déjà à prendre la direction du distributeur, situé dans le couloir.
Le point positif dans cette histoire, c’est qu’il n’a pas besoin de l’interroger sur son adresse. C’est précisément là où il vit. Il s’est d’ailleurs demandé si, le fait que le tueur s’attaque à Emma, est plus qu’une coïncidence. Il a choisi l’immeuble où vit le fils de celui qu’il imite, mais cette réflexion a uniquement été partagée à Dario qui a essayé de le rassurer, en lui disant qu’il s’agissait d’un mauvais coup du hasard. Ca ne l’a pas empêché de culpabiliser et se sentir mal durant des jours entiers. Sa voisine est chiante, lui en fait voir de toutes les couleurs et il est convaincu que les horreurs qu’il retrouve dans sa boîte aux lettres viennent d’elle, mais il n’a jamais voulu l’agression qu’elle a subi. Ce qui rend les choses d’autant plus difficile à avaler, c’est leur passif commun.
- Comment ça se fait que tu t'sois retrouvée seule ? demande-t-il, en sortant sa monnaie, nourrissant le distributeur à boissons. Il pourrait la questionner sur ses goûts, sur ce qu’elle désire prendre, mais se souvient encore très bien de ses habitudes, si bien que son choix se porte automatiquement vers le thé. Pas un thé nature, comme c’est proposé, mais le thé vert, juste en-dessous.
- T'as semé le collègue ?
Et pour quelle raison d’abord ? Les agents mis à sa disposition sont là pour sa sécurité, sa protection. C’est contraignant, il veut bien l’entendre, mais ce n’est pas une raison pour se mettre en danger.


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Emma TesfayeLa pomme, fruit libéré
Emma Tesfaye
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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le Mer 13 Oct 2021 - 23:12 )
Sa phrase elle arrivait à peine à la terminer. Même dans l’enceinte du commissariat, Emma avait la sensation de ne pas être en sécurité. Peut-être parce que avec tous ses sens en alerte, son corps sentait la présence qui l’avait suivi jusqu’à l’intérieur ? Si personne il y avait vraiment. Ou alors, c’était peut-être le regard de tous ces policiers qui la mettaient mal à l’aise. Tandis qu’elle essayait de se contrôler sur Erio, son regard croisa celui de certain.e.s personnes autour d’elleux qui avaient ou bien l’air de vouloir écouter ce qui se disait, ou alors qui se demandait quel était son problème. Et il était pourtant simple. L’Ethiopienne n’était pas en sécurité depuis son agression et tout le monde avait l’air de s’en ficher sauf ses proches. Sa mère surtout qui n’était pas sereine lorsqu’elle sortait. Elle avait même proposé à sa fille de cesser de travailler le temps que sa voiture soit réparée pour qu’elle soit sûre au moins qu’elle puisse rentrer saine et sauve chez elles. Une proposition qu’Emma avait étudié sous tous les angles avant de devoir y renoncer. Elle devait payer les réparations de sa voiture et pour ce faire, elle devait travailler. Et donc se rentre sur son lieu de travail d’une façon ou d’une autre. Tous les jours alors qu’elle se demandait encore comment elle avait pu survivre à cette épreuve, la jeune femme rassurait sa mère dès qu’elle le pouvait. En essayant de fuir le regard de celleux autour d’elle, ses yeux rencontrèrent un réveil qui suffit à la mettre en angoisse. Elle aurait dû être rentrée depuis longtemps. Sa mère l’attendait et s’inquiétait sûrement. Elle n’osait même pas regarder son téléphone qui devait être inondé de messages et de d’appels manqués.

Alors qu’elle continuait à balayer le commissariat des yeux, elle essayait de réfléchir. « Non, je… » Les sourcils froncés, elle avait baissé le regard pour se concentrer sur un point et faire fonctionner sa mémoire. « Je n’ai rien vu… » Quelque peu honteuse de sa réponse, c’était pourtant la vérité. Emma n’avait rien vu. Elle avait juste senti un regard insistant sur elle et avait eu la sensation qu’on calquait des pas sur les siens pour être sûr qu’elle ne s’aperçoive de rien. Un peu comme la fois où elle a été agressée dans son propre appartement. « C’est grave ? » La voix tremblante, elle connaissait déjà la réponse à cette question qu’elle n’avait pas pu s’empêcher de poser. Ce n’était pas avec une impression qu’elle allait attraper qui que ce soit et être protégée. Plus les secondes s’écoulaient et plus elle se confortait dans l’idée que ce n’était peut-être pas une bonne idée pour elle de venir ici. Les joues étaient sèches mais elle continuait à retenir ses larmes et renifla doucement. Elle se sentait tellement ridicule. Dans un soupir, elle eut quand même ce réflexe de passer le revers de sa main sur sa joue même s’il n’avait rien et hocha doucement la tête pour écouter ce que lui disait Erio. Elle n’avait pas vraiment envie de passer plus de temps ici ni en sa compagnie, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas rentrer chez elle dans cet état. Elle ne releva même pas qu’il lui propose du thé en boisson chaude. Peut-être qu’il se souvenait ? Non. C’était juste le hasard. Ca se trouve c’était tout ce qu’il restait au distributeur et le commissariat manquait de sous pour proposer autre chose. « Que je me sois retrouvée seule ? » Un sourcil arqué, elle essaya de comprendre le sens de sa question. « De quoi tu parles ? » Elle le regarda pianoter sur le distributeur et enfoncer ses pièces. Thé vert ? Hum. Louche. Mais elle ne voulait pas s’en formaliser. « Euh… » Elle ne savait pas comment répondre à cette question. « Non. Pas vraiment. J’étais debout devant la porte d’entrée et je gênais la circulation pour que les gens sortent, du coup je me suis décalée pour laisser passer mon collègue quoi. » Elle ne voyait pas de quel collègue il faisait référence. Ni ce qu’iels avaient à voir dans l’histoire. Il avait des yeux à l’intérieur de son entreprise pour lui poser cette question ? Elle devait en avoir le cœur net. « Tu me parles bien de comment ça s’est passé quand je suis sortie du boulot non ? Parce que j’ai semé personne, je me suis juste décalée de la porte d’entrée et je suis allée à l’arrêt de bus. Et comme il arrivait pas j’ai préféré marcher. » Elle haussa les épaules. « Je pensais arriver plus vite chez moi en marchant, mais bon… »
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Erio MazzeiLa pomme, fruit libéré
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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le Dim 17 Oct 2021 - 0:44 )
- Ca va être juste être compliqué pour nous de faire quelque chose.
Ce qui ne veut pas dire qu’ils ne vont rien pouvoir faire, surtout la concernant. Sa voisine a subi une agression violente, n’aurait même pas dû être là. S’il n’y avait pas eu du mouvement dans son appartement, elle ne serait pas là, en train de lui parler de ce type qui l’a suivie dans la rue. Peut-être faudrait-il redoubler de vigilance, pense-t-il, alors qu’il l’interroge justement sur son collègue qui était supposé lui assurer une protection, ce qui n’est pas une réussite. Aussitôt, il se dit qu’elle n’en pouvait peut-être plus d’être constamment suivie de près, ne pas avoir l’intimité dont elle a besoin, et puis, il se questionne sur le professionnalisme du policier. A-t-il réellement fait son travail correctement ? Avait-il les yeux bien fixés sur l’endroit où elle devait sortir ?
Tandis que la boisson chaude se prépare, Erio l’écoute parler de ce qu’elle faisait, les sourcils froncés. Elle se lance dans le récit des minutes précédant le harcèlement de rue. Une incompréhension, peut-être liée au manque de clarté. Le distributeur indique avec un petit bruit que le thé est prêt. L’italien ne la quitte pas des yeux, interloqué, puis se détourne pour récupérer le gobelet qu’il lui tend.
- Emma, l’interpelle-t-il, afin de l’arrêter dans son explication qui n’a rien à voir avec ce qu’il souhaite savoir. Je te parle de mon collègue. Celui qui assure ta protection.
Avant qu’il n’ajoute autre chose, le policier ayant fait le tour du bâtiment s’approche, mais reste en retrait, à quelques mètres derrière l’éthiopienne. Il secoue la tête, lui informant par ce simple signe qu’il n’a trouvé personne autour. En la voyant entrer dans les lieux, son harceleur a dû se faire la malle, ce qui n’est pas rassurant. Si ce type tombe sur une nouvelle proie, il n’hésitera pas à renouveler.
- T’sais, celui qui te colle aux basques depuis ton agression.
D’ailleurs, il aurait aimé qu’elle n’ait pas à prendre le bus seule, mais ça, c’est une autre histoire et ça fait aussi partie de sa liberté de pouvoir vivre normalement, même après le traumatisme vécu.
- Celui qui te suit à la trace, qui reste en bas de l’immeuble.
Il y a quelques mois, l’italien s’est fait la réflexion qu’il n’y avait personne, avant de se dire qu’il était sûrement là, avec une voiture de civil, pour passer inaperçu. Il aurait fait la même demande, afin de ne pas faire fuir un type très recherché. C’est ce qui l’a poussé à ne pas se renseigner auprès de Ciro, en qui il n’a pas confiance, mais pour qui son travail compte tout de même.
- Comment ça se fait qu’il ne soit pas avec toi ? questionne Erio, en lui faisant signe de la main de le suivre. Il prend la direction de l’étage, où se situe son bureau, dans lequel iels seront plus tranquilles pour discuter, sans les oreilles indiscrètes du commissariat. Il ne pensait pas que la prochaine fois qu’il parlerait à son ex-aventure, ce serait dans de telles circonstances, et avec calme, mais à l’instant même, il oublie tout. Leur passif, les objets « perdus » dans sa boîte aux lettres, ou les regards qu’iels se lancent dès lors qu’iels se croisent. Tout ce qui lui importe à la seconde, c’est de la savoir en vie. Pas seulement parce qu’il ne désire plus jamais voir de victimes, mais également parce que c’est Emma. Le contact entre elleux a beau être rude, pour une raison qui lui échappe - ça fait des années, il y a prescription -, lorsqu’iels se côtoyaient, Erio n’oublie pas qu’il tenait à elle.


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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le Sam 23 Oct 2021 - 16:21 )
Le gobelet chaud entre les mains provoque un frisson à la jeune femme. Les vapeurs chaudes qui s’y échappaient lui faisaient du bien. Sans le porter pour autant à ses lèvres, elle l’amena jusqu’à son nez pour qu’elle y hume l’odeur et souffla doucement dessus.

- Quoi ? Elle ne comprenait pas de quoi parlait Erio. Assurer ma protection ? Elle ne savait pas si elle assistait à une mauvaise blague de la part du jeune homme. Ce ne serait pas la première fois qu’elle ne comprendrait pas son humour. La dernière en date avait été un déménagement express du jour au lendemain. A ce jour elle ignorait encore si elle devait rigoler ou pleurer. Le regard plongé dans sa boisson fumante comme pour activer sa mémoire, elle essayait de réfléchir. Il y avait quelqu’un qui lui collait aux basques ? Est-ce qu’on assurait sa protection sans qu’elle ne soit au courant ? Le seul que je vois autour de mon immeuble c’est toi… Elle avait envie de rajouter qu’il serait autour de son immeuble jusqu’à sa prochaine disparation mais elle n’avait pas vraiment la tête à lui lancer des pics. Elle sentait que sa vie était en danger et elle apprécierait qu’on la prenne au sérieux pour une fois. Comment ça se fait que personne n’ait cherché à savoir si elle allait bien d’ailleurs ? Un psychopathe l’avait torturé au sein même de son immeuble et à la vitesse où tout le monde avait repris le rythme normal de sa petite vie, on aurait cru qu’il ne s’était rien passé.

- Euh bah… Elle cherchait encore comment comprendre ce qu’il lui disait. Est-ce que c’était sa petite course jusqu’au poste qui lui avait fait perdre sa faculté à comprendre des paroles pourtant simple ? Parce qu’elle ne savait vraiment pas de quoi il était question. En lui emboîtant le pas, elle  monta avec lui à l’étage en boitant légèrement à cause de sa chute. Son genou commençait à la brûler, sans même l’avoir vu elle était persuadée se l’être écorché.

Une fois dans le bureau elle n’attendit même pas qu’on l’invite à s’asseoir et s’installa. Elle posa son gobelet sur le bureau et remonta doucement sa robe pour y voir son genou en sang. Elle s’était salement fait mal, ce qui la fit grimacer.

- Je vois pas de quoi tu parles quand tu me parles d’un collègue. Sauf si t’as pris l’habitude de parler de toi à la troisième personne, t’es littéralement le seul policier que j’ai vu depuis…enfin, tu sais depuis quand. Elle n’avait pas besoin de le dire à voix haute. Erio et elle savaient très bien de quoi il était question. Pourquoi tu dis qu’un collègue assure ma protection ? C’est ce que vous vous dites entre vous pour vous donner bonne conscience ? Que vous me protégez ? Elle lâcha un rire jaune tant la situation était ridicule. Elle détestait d’ailleurs devoir l’admettre, mais la présence d’Erio comme voisin de palier était la seule vraie protection qu’elle avait à ce jour. T’aurais un truc pour désinfecter ?
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Erio MazzeiLa pomme, fruit libéré
Erio Mazzei
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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le Jeu 28 Oct 2021 - 0:23 )
Pour seule réponse, Erio lâche un soupir, puis secoue vivement la tête qu’il détourne vers les boîtes posées au sol. Celles liées à l’affaire en cours et qui la concernent elle. Il peine à comprendre leur échange. Soit sa voisine se fiche de lui, ce qui, au vu des tensions entre elleux, serait possible… Sauf dans de pareilles circonstances. Soit elle est trop sous le choc pour saisir. Ou alors, dans le dernier des cas, elle dit vrai. Cette option lui semble tellement insensée ; il y a quelques mois, lorsqu’il a transmis l’information à Cito, l’italien avait fait attention à ce que son collègue la reçoive bien. L’accusé-réception du mail lui était d’ailleurs bien parvenu, preuve de sa lecture.
- Non, c’est pas ce que je-
Coupé dans sa lancée, son attention se pose sur son genou en sang. D’un signe de tête, il acquiesce et ouvre le placard dans lequel il fouille, à la recherche de la boîte à pharmacie qui se trouve sous son nez, mais focalisé sur la conversation, il ne la voit pas tout de suite.
- De quoi tu parles ? demande-t-il, en plantant ses yeux dans les siens, durant de courtes secondes, avant de s’attarder de nouveau dans l’armoire où il aperçoit enfin l’objet désiré qu’il retire de son emplacement. Il sort le nécessaire, puis applique de l’eau de sa bouteille sur un mouchoir afin de nettoyer sa plaie.
- T’es supposée être sous protection, c’est tout ce que j’peux te dire. Y’a pas de bonne conscience.
Et il n’est pas du genre à protéger ses collègues, surtout alors qu’il s’agit d’une enquête très importante. Le moindre faux pas peut être grave. Erio s’accroupit, tapote doucement avec le mouchoir sur sa blessure, puis la désinfecte avec une compresse qu’il fixe avec du scotch médical.
- T’as vraiment personne ?
Ca l’enrage, plus que ça ne l’étonne. Erio tire une boîte vers lui qu’il soulève jusqu’au bureau, puis cherche à l’intérieur le dossier d’Emma, en vain, alors il s’attaque à la deuxième boîte. Celle-ci ne contient aucune trace de sa voisine. Rien. Et dans la dernière, il n’y a aucune trace non plus. Un rire nerveux sort, tandis que ses phalanges deviennent blanches, à force de se crisper sur le meuble. Que peut-il lui dire maintenant ? Qu’il y a eu un problème ? Que sa situation n’a pas du tout été prise en compte ? Là, tout de suite, il aimerait juste mettre le poing dans la gueule de Ciro.
- On va arranger ça, dit-il, en essayant de faire bonne figure, même si intérieurement, c’est une catastrophe. Ses émotions se bousculent et c’est la colère qui prend le dessus sur la rancœur. J’suis désolé. Ca aurait jamais dû s’passer. Ce soir.
Et le stress des autres soirs également. Celui de rentrer seule, d’avoir la sensation de ne pas être en sécurité et c’est le cas. Elle ne l’est pas. Son agresseur aurait pu revenir pour finir le travail. Erio ne souhaite pas s’imaginer le pire, mais c’est plus fort que lui, ça s’installe, dans son esprit.
- Dès demain dans la journée, quelqu’un sera sur le pas de ta porte. Il te suivra dans ton quotidien. Il y aura un roulement entre deux-trois personnes. Je t’accompagnerai demain matin, dit-il, en éteignant son ordinateur.
L’italien note sur un post-it le prénom de sa voisine, pour se rappeler qu’il faut sortir les éléments de son agression en priorité, puis enfile sa veste.
- Ca va ? T’as besoin d’un peu de temps ou on peut y aller ?


Don't make it bad, take sad song and make it better. Remember to let her into your heart, then you can start to make it better. And anytime you feel the pain, refrain. Don't carry the world upon your shoulders, by making his world a little colder.


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Emma TesfayeLa pomme, fruit libéré
Emma Tesfaye
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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le Mar 30 Nov 2021 - 20:19 )
De quoi elle, elle parlait ? De quoi lui parlait plutôt ! Est-ce que les heures passées à la machine à café lui avaient finalement grillé les neurones ? Elle avait l’impression de ne pas se faire comprendre, pourtant elle utilisait des mots de la vie quotidienne. Elle employait même la même langue que lui. Alors pourquoi avait-elle la sensation qu’iels parlaient de deux choses totalement différentes ? Pendant qu’il s’afférait à lui chercher de quoi se soigner, Emma continuait dans ses explications pour tenter pour la énième fois de se faire comprendre non sans lâcher du regard son genou en sang. Ce n’était pas bien méchant, elle aurait juste un bobo et d’ici quelques jours ça formerait une croûte. Mais elle n’aimait pas avoir mal et la vue du sang l’énervait parce que ça voulait dire qu’elle était blessée et qu’elle avait possiblement mal.

- Ma protection je les assure avec ça, elle forma un poing de la main droite et le brandit. Et ça, elle recommença avec le poing gauche. Et rien d’autre. Elle n’était pas peu fière de ses poings qui certes, ne lui avaient jamais vraiment servis, mais au moins ils étaient toujours là. Contrairement à cet agent supposé la suivre qu’elle n’avait jamais vu ni croisé.

En voyant Erio s’accroupir, Emma se raidit aussitôt. Elle allait avoir mal. Ni une, ni deux, en le sentant tapoter elle ne pu réprimer une grimace qui déforma son visage. Erio avait beau s’y prendre avec douceur, cela ne rendait pas l’expérience plus agréable. Et elle le faisait savoir en ponctuant par des « hiiii » de temps en temps en battant des mains comme pour se faire du vent au niveau du genou. Technique qui ne servait à rien mais qu’elle adoptait tout de même.

- Personne. Elle soupira cette réponse. Il n’était pas le premier à lui avoir posé la question. Sa mère n’avait cessé de le faire depuis qu’elle avait failli mourir dans leur propre appartement et la réponse restait la même. Non, elle n’avait personne. Au bout de plusieurs jours, Emma avait fini par inventer une protection fictive pour rassurer le cœur de sa mère et depuis, plus rien. Est-ce qu’elle la croyait vraiment ? Ou connaissait-elle tellement sa fille qu’elle avait compris qu’elle lui mentait et avait décidé de laisser tomber ? Dans tous les cas, elle était fatiguée de devoir se répéter. De voir le regard ahuri des gens qui la questionnaient et ce besoin presque vital pour elle de trouver des excuses à la police pour ne pas qu’on s’inquiète pour elle.

Lorsqu’il eut fini d’appliquer le désinfectant et de mettre le pansement sur son bobo, Emma étendit la jambe comme pour voir l’ampleur des dégâts en grimaçant. Elle se mit ensuite debout pour voir si elle était encore en capacité de marcher. Elle fit du surplace et même si ça tirait un peu, ça avait l’air d’aller.
- De quoi ? Elle fut interpellée par la phrase du lieutenant de police. Est-ce que Erio venait de dire qu’il était désolé ? Elle n’avait jamais entendu ce mot sortir de sa bouche, une première ce soir pour Emma. Ah. Oui. Ca. Elle poussa un soupir ne sachant pas quoi répondre de plus. Comme pour éviter son regard, elle se concentra sur le pansement à son genou. C’est pas ta faute, enfin, je crois… Elle haussa les épaules.

- Hum… Pensive, elle essayait de savoir si c’était une bonne chose ou pas. Tu sais, t’es pas obligé de faire ça. Enfin, j’ai fait sans toutes ces semaines, je pense que ça va… De toute évidence ça n’allait pas. Vu l’inquiétude qu’elle avait fait preuve ce soir en pensant qu’on la suivait, son manque de sérénité à chaque fois qu’elle sortait de chez elle ou qu’elle se retrouvait même seule entre les quatre murs de son appartement… Même l’inquiétude de sa mère qui noyait son téléphone d’appels et de messages lorsqu’elle n’était pas en sa présence indiquait bien que non, ça n’allait pas. Mais la police… à ce jour elle ne savait pas si elle pouvait vraiment leur faire confiance. Et ça, même si cette même police n’est autre qu’Erio en qui elle avait eu confiance au moins une fois dans le passé.

- C’est bon j’arrive à marcher, on peut y aller. Elle récupéra ses affaires et était prête à ouvrir la marche. T’habites où en ce moment toi ? Une question bête, mais elle savait ce qu'elle faisait. Aux dernières nouvelles tu restes pas trop en place, des fois tu disparais même. Comme ça, elle fit claquer ses doigts sans même un regard vers le jeune homme, qui le méritait.
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# Sujet: Re: Emma | Comme on se retrouve... ( le )
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