Teobaldo || Invisible ink

Revenir en haut
Aller en bas

Le Deal du moment :
Fauteuil gaming CGM à 99€ ...
Voir le deal
99.99 €

 

- Teobaldo || Invisible ink -

Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Peonia Città :: Lac Fiore d'acqua
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Tosca MalhotraLa myrtille, fruit obscure
Tosca Malhotra
https://www.ciao-vecchio.com/t9071-tosca-malhotra https://www.ciao-vecchio.com/t9118-tosca-o-43-ans-o-fromagere-a-son-compte#298270
ID : Cilaos
Pronom : Elle
Faceclaim : Aishwarya Rai ; doriana + signature ; sandrine
Style RP : Pronoms RP : Elle
Flashback : Oui
RPs hot : avant/après. Pas le pendant.
Longueur :sans pression.

Sujets sensibles : //
Thème·s abordé·s : Fausse couche, coma, amnésie
Messages : 75 Teobaldo || Invisible ink  D1238f2a0bfeeed1a53dd54f6b54da898204fa11
Âge : 43 ans
Métier : Fromagère
Teobaldo || Invisible ink  Empty
# Sujet: Teobaldo || Invisible ink ( le Lun 11 Oct 2021 - 20:16 )
Au loin, l’Indienne arrivait à entendre l’eau s’écouler. Le cœur aussi lourd que ses pas, elle continua à avancer et accéléra même la cadence pour se retrouver le plus vite possible au bord de l’eau. Plus qu’une envie, un besoin pour Tosca de se retrouver au milieu de cette verdure qui avait l’impression de la connaître. A l’instar d’elle qui bataillait encore avec sa mémoire pour gratter quelques bribes de souvenirs ici et là. Elle ne comprenait pas pourquoi est-ce qu’elle ne se souvenait de rien malgré les mois écoulés. Est-ce qu’elle avait un problème ? Est-ce que l’accident l’avait plus endommagé ? Et qu’en était-il du vide constant qu’elle se trainait depuis son réveil ? Est-ce qu’elle trouverait enfin un sens à ses questions ? A mesure que s’avançait la jeune femme et que le vent lui caressait le visage, elle avait l’impression d’entendre murmurer des rires d’enfants et des voix qu’elle avait du mal à identifier. Comme si les feuilles qui se mouvaient au gré du vent se mettaient à souffler sur son passage les quelques souvenirs qu’abritait cet endroit. Elle prenait son temps, elle écoutait. Elle s’arrêtait souvent et levait le nez au ciel pour écouter ces voix qui lui semblaient tellement lointaines qu’elles finissaient par disparaître au moindre geste, même le plus insignifiant. Parviendrait-elle enfin à comprendre ces murmures et à déceler ce secret si bien gardé ? Elle n’en était pas si sûre.

Au bout de longues minutes de marches et plusieurs pauses, Tosca arriva enfin à apercevoir le bord de l’eau qui s’étendait à perte de vue. Un mince sourire étira ses lèvres comme si elle retrouvait un vieil ami qu’elle avait délaissé depuis beaucoup trop longtemps. Son cœur, bien secoué par l’exercice physique qu’elle venait d’accomplir, se gonfla dans sa poitrine avant de se briser sous une tristesse profonde qui venait de l’envahir. Son sourire disparu et des larmes roulèrent le long des joues de l’Indienne dont le vide venait encore un peu plus de se creuser. Comment était-ce possible ? Elle n’avait rien fait. Elle venait tout juste d’arriver. Pourtant, la tristesse qu’elle ressentait était vieille de plusieurs années. D’un pas lent et mal assuré, elle s’avança pour se rapprocher de l’étang alors que dans toutes les fibres de son corps se jouait le spectacle d’une vie qui lui échappait totalement. Elle ne voyait rien. Même lorsqu’elle fermait les yeux, elle n’avait pas le film de ses souvenirs qui défilaient sous ses paupières. Mais chaque pas était pour elle une souffrance comme si elle s’enfonçait un peu plus dans ce chagrin qui pesait déjà lourd sur ses épaules.

Perdue dans ses pensées, Tosca ne s’était même pas aperçue qu’elle n’était pas seule. Au loin, une silhouette se dessinait. Elle était accroupie en train de s’afférer à faire quelque chose. Alors qu’elle aurait dû profiter du fait qu’elle ne soit pas vue pour s’éloigner, l’Indienne s’avança dans le plus grand des calmes pour voir ce que fabriquait l’individu qui aurait pu être dangereux. Au diable la sécurité, la prudence, elle voulait juste voir ce que faisait cet homme. En même temps qu’elle marchait, elle sécha ses larmes. Les sourcils froncés, une fois arrivée à sa hauteur la jeune femme plissa des yeux pour essayer de voir mais elle ne comprenait pas ce qu’elle regardait. « Vous faites quoi ? » S’enquit-elle, peut-être un peu trop curieuse.


Make my love like a river I said thinking it would be, covering the in-between and joining you to me. See I knew that you would wander and I thought you could be free, I guess I thought that this is what you wanted. But I won't love like this again because it wears the heart too thin.
Revenir en haut Aller en bas
Teobaldo Del ToroLa myrtille, fruit obscure
Teobaldo Del Toro
ID : Hitirere
Pronom : elle/iel
Faceclaim : Joaquin Phoenix | dramaclubsandwich
Style RP : Rp hot : ok selon feelings et contexte -- FB : ok -- Longueur : whatever. Dévoreuse de feels que je suis, j'aime les dramas et les liens compliqués alors hésites pas. Je joue de tout.
Thème·s abordé·s : pédophilie - meurtre - viol - prison - religion - pensées suicidaires
Messages : 74 Teobaldo || Invisible ink  9c69a4abc5d462d9288bf60e45228b21
Âge : 47 ans
Métier : Ancien prêtre excommunié pour le meurtre commis. Ex-taulard qui se trouve seconde chance dans le boulot offert par Demetrio : commis de cuisine sous les ordres d'une cheffe sans pitié.
Teobaldo || Invisible ink  Empty
# Sujet: Re: Teobaldo || Invisible ink ( le Mer 13 Oct 2021 - 10:21 )
Déambulant dans les artères de la cité, marchant d’un pas léger, doucement. Un pied devant l’autre, presque sur la pointe. Se faire spectre dans ces rues qu’il a connu enfant, ado et aujourd’hui adulte brisé. Il en raserait presque les murs, redoute de croiser quelqu’un qui le reconnaîtrait. Teobaldo n’est plus l’enfant qui se faisait rabrouer, persécuter pour les crimes de son père mais en garde l’échine voûtée, le regard méfiant et affûté au moindre geste brusque à son encontre. S’il n’est plus cet enfant, il reste néanmoins un adulte qui sort de prison, un adulte dont le père a laissé un héritage purulent et nauséabond sur ses épaules. Plus que cela, l’ancien prêtre à lui-même creuser sa tombe sociale par ses mains maculées de vermeil, par le crime que lui aussi a commis. Ses pas le mènent à la tombe de sa Nonna où l’homme se recueille dans le plus grand de silence. Un silence fait d’amertume, de regret et de honte. Il sait combien sa Nonna avait besoin qu’il redore le blason de leur famille, qu’elle voulait qu’il rattrape la bassesse de son père. Son coeur n’avait pas supporter l’arrestation, son emprisonnement et aussi le quarantenaire se sentait responsable de sa mort. Il avait poussé sa grand-mère dans la tombe et ne se le pardonnait pas. « Del Toro » L’accablement qui plombe l’air alors que Teobaldo se retourne lentement, reconnaissant cette voix. Voix qui l’a terrorisé toute son adolescence, l’a insulté tout le long de sa vie. « Putain c’est vraiment toi » Face à face déroutant, que l’homme aurait aimé éviter. Face à lui, Alvaro, frère d’Angélica, l’innocente victime de son père. L’ancien prêtre recule de quelque pas, cherchant déjà à fuir la confrontation qu’il voit venir dans les yeux d’Alvaro gorgés de colère. Peut-être qu’il n’aurait pas dû venir ici, peut-être qu’il aurait dû attendre la nuit comme d’habitude mais il avait eu envie de revoir la cité dans ses robes du jour, de voir les teintes du soleil sur les arbres, de voir le ciel jouer sur la surface de l’étang où il y a gravé tant de souvenirs. Fait de regret, Teobaldo ne branche même pas, ne réagit pas quand Alvaro fonce sur lui, assène le premier coup comme pour le punir de se montrer ici. Comme pour le punir d’être encore en vie. Acceptant cette sentence, il laisse passer le premier coup, le second coup aussi mais le troisième il l’arrête, cherchant à se libérer de la fureur d’Alvaro. « Tu n’aurais jamais dû revenir » « Je suis désolé » « Tu n’es pas la bienvenu ici, fils de violeur » Les yeux dérivent au sol, gorgés de honte. « … Et assassin de surcroit, tu es bien le digne fils de ton père. Tu suis ses traces, tu es lui » Les phrases qui brisent son être, donnent l’impulsion pour repousser Alvaro qui le surplombe et tombe à la renverse. Il prend la fuite, Teobaldo. Court à en perdre haleine sans se retourner, fuyant les mots d’Alvaro. Fuyant les destins que tout le village lui a déposé sur les épaules. Fuyant son propre père et les malédictions qui ne cessent de le suivre. Celles qui lui hurlent qu'il est comme son père. Qu'il est son père.

L’ancien prêtre reprend son souffle, s’appuyant sur une branche. Se rend compte où ces pas l’ont mené. Au bord de cet étang et finalement même sans réfléchir, son corps savait ce dont il avait besoin pour s’apaiser. Son âme l’avait murmuré à son corps, à sa chair quand son coeur en désordre murmures les deux syllabes en tout battement. Tos.Ca. Tombant à genoux près des racines d’un arbre. Arbre qu’il connaît par coeur pour y avoir beaucoup traîner ces derniers temps. Pour y avoir greffer tant de souvenirs comme en atteste son écorce où demeurent des gravures d’un ancien temps. Celui des moments remplis de bonheur et d’insouciance. Celle de cette amitié qui a su vaincre le temps mais pas les mémoires. Son doigt glisse sur l’écorce fissuré,  sur deux T qui se croisent comme un sigle qui a toujours été le leur quand Batman a une chauve-souris dans le ciel de Gotham City. Lire Tosca lui manquait, l’avoir dans sa vie aussi mais il ne pouvait pas débarquer dans la sienne, sa famille avait été claire : rien que les proches. L’ex-taulard semblait ne plus en faire partie, avait été juste évincé et il ne pouvait faire autrement que tenter d’accepter la situation l’âme en peine. Ses doigts creusent dans la terre, dans cette cachette secrète que Tosca et lui connaissaient par coeur pour les messages et trésors qu’iels s’échangeaient par ce biais quand iels ne pouvaient être ensemble. Tout lui rappelait Tosca ici. Jusqu’au bruit du vent s’engouffrant dans les feuillages. Jusqu’au clapotis de l’eau contre le rivage. Et si les souvenirs reprenant vie dans son coeur, dans sa tête avait l’effet d’un réconfort que personne ne pouvait lui offrir, être ici sans Tosca était une épreuve. Triste et douloureuse. Amertume douce. Les doigts plongent dans la terre, cherchent la surface de ce coffre en bois sculpté où il a scellé toutes les lettres en forme d’origamis qu’elle lui écrites. Palpitant fébrile et déjà hâtif de retrouver Tosca, même à travers ses écrits, à travers ses mots. La retrouver pour ne plus avoir cette sensation de l’avoir perdue. Alors que Teobaldo allait atteindre son but, une voix s’élève derrière lui et le fait sursauter, lâchant un petit cri strident avant qu’il se laisse tomber sur le côté, une main sur le torse comme pour retenir son coeur d’en sortir par un bond. Puis comme si l’âme avait reconnu cette voix qu’elle ne pourrait jamais oublier, Teobaldo se fige, reste silencieux, le regard braqué sur la terre remuée. Tosca. C’était elle. Pas besoin de lever les yeux vers elle pour se le confirmer, il le savait. Il le savait dans toute sa chair, dans toute son âme, dans tout son coeur. « De ne pas faire une crise cardiaque » Qu’il laisse sortir de sa bouche en essayant de se redonner une contenance mais avec les mains pleines de terre, il ne fait que se salir et tracer des sillons sur son visages marqué déjà par les poings d’Alvaro. « Je cherche des trésors, paraît qu’il y en a plein par ici » Une vérité dans un mensonge, Teobaldo se relève et déroule lentement son regard sur Tosca avant de plonger dans le sien. Un instant, se retrouver le souffle coupé. L’émotion monte en lui, la joie de la revoir, la culpabilité d’avoir été un mauvais ami, d’avoir donner le mauvais conseil. Peut-être que s’il l’avait soutenu dans sa décision de divorcer, cet accident n’aurait jamais eu lieu et Tosca serait encore Tosca à ce jour. Il retient avec force les brumes qui lui montent aux yeux et si son bras se levait vers elle comme dicté par plus fort que lui, l’homme le ramène à lui, puisant la force il ne sait où. « Tosca ... » Un souffle. Une prière. Une supplication. Une lamentation. Tout cela à la fois. Et si sa tendre amie, son amour de toujours lui fait face, il sait, n’oublie pas qu’il n’existe plus dans sa mémoire. Qu’il n’est plus rien et cette seule pensée le jette à terre, le plonge dans une tristesse douloureuse. « Tu... » Les habitudes qui ont du mal à se défaire. « Vous avez pleuré » Parce qu’il connaît son regard par coeur, parce qu’il sait y lire les marées et les écumes. Tosca a toujours beau avoir mille et une astuces pour gommer les chagrins de son visage, Teobaldo avait toujours su les voir, les sentir, les entendre. Parce qu’elle était tout. Parce que son bonheur c’est ce qui comptait, au détriment du sien. « Ca va ? » De l'inquiétude plein les iris, déjà prêt à tout pour faire partir les nuages qui assombrissent le ciel de Tosca. Sa tosca.
Revenir en haut Aller en bas
Tosca MalhotraLa myrtille, fruit obscure
Tosca Malhotra
https://www.ciao-vecchio.com/t9071-tosca-malhotra https://www.ciao-vecchio.com/t9118-tosca-o-43-ans-o-fromagere-a-son-compte#298270
ID : Cilaos
Pronom : Elle
Faceclaim : Aishwarya Rai ; doriana + signature ; sandrine
Style RP : Pronoms RP : Elle
Flashback : Oui
RPs hot : avant/après. Pas le pendant.
Longueur :sans pression.

Sujets sensibles : //
Thème·s abordé·s : Fausse couche, coma, amnésie
Messages : 75 Teobaldo || Invisible ink  D1238f2a0bfeeed1a53dd54f6b54da898204fa11
Âge : 43 ans
Métier : Fromagère
Teobaldo || Invisible ink  Empty
# Sujet: Re: Teobaldo || Invisible ink ( le Jeu 14 Oct 2021 - 13:13 )
Le cri de l’inconnu l’obligea à se reculer d’un pas pour le laisser l’espace nécessaire pour… recentrer ? Elle ne savait pas vraiment ce qu’il était en train de faire mais ses mains pleines de terre indiquaient à l’Indienne qu’il était en train de jouer dans la terre. Elle ne réagit pas à sa phrase,  pendant de longues secondes son regard fut attirée parce qu’il essayait de dissimuler. Enfin, elle n’était pas certaine que ce soit le cas, mais s’il pouvait se pousser juste un petit peu pour qu’elle puisse voir ce serait sympa. « Ah. » Seule réaction de Tosca qui continuait à regarder le ciel. « Et vous étiez en train d’en déterrer un ? » Elle pointa du doigt le trou qu’elle voyait de là où elle se tenait. Curieuse, elle se pencha légèrement sur le côté pour voir s’il avait tapé dans le mille mais elle perdait son temps et se redressa.

Pour la première fois depuis qu’elle était arrivée à l’étang, elle leva enfin les yeux sur l’Italien. Au moment où ses grands yeux bleus rencontrèrent les siens, son cœur rata un battement comme s’il essayait de lui faire passer un message. Un frisson à la base de la nuque l’obligea à serrer ses bras autour d’elle tandis qu’un chagrin immense l’envahit. Qui était cet homme debout en face d’elle ? Et pourquoi son corps réagissait avec autant de violence alors que sa mémoire faisait la sourde oreille ? Une vie de s’avancer pour le regarder de près poussa la jeune femme à faire un pas dans sa direction avant de s’interrompre lorsqu’elle cru l’entendre souffler son prénom. Elle se figea aussitôt sur place alors qu’un éclair l’aveugla. Des flashs qui n’avaient aucun sens défilaient dans sa tête mais sans jamais lui donner les infos dont elle avait besoin. Cette voix qui venait de prononcer son prénom du bout de ses lèvres venait de faire vibrer toutes les fibres de son corps et d’écorcher son cœur déjà recouvert de cicatrices. Pourtant elle avait déjà entendu son prénom dans la bouche de sa famille. Ses parents, son mari, ses ami.e.s, mais jamais il n’avait eu un tel effet sur elle. Plus elle observait le jeune homme et plus elle se serrait elle-même dans ses bras comme pour se donner l’étreinte qu’elle aurait mérité à ce moment-là mais qu’on refusait de lui donner. Sa gorge s’était serrée et elle sentait les larmes arriver alors qu’il n’y avait eu que quelques mots échangés. Un vent léger s’éleva au bord de l’étang, faisant s’envoler les cheveux de l’Indienne dans tous les sens. Sans aucune gêne, ses yeux glissèrent sur les traits de cet homme qu’elle aurait juré connaître. Et ce qu’elle n’était pas en mesure de voir était remplacé par les sensations que ressentait son corps. Pour ce corps qu’elle occupait, un voyage vers le passé venait de figer le temps l’espace d’une petite brise. Tosca avait à nouveau 14 ans et devant elle se tenait son meilleur ami qui venait de se faire frapper par les jeunes du village et elle allait devoir panser ses blessures. A force de l’observer, la Tosca du présent avait l’impression que les traits de l’inconnu rajeunissaient sous ses yeux. Une fois la brise de passée, tout disparu en un battement de cils. Venait-elle de rêver ce qui s’était passé ? Etait-ce le fruit de son imagination qui voulait absolument trouver un lien entre elle et cet homme ?

Son affirmation arriva de façon inattendue pour Tosca qui avait entendu l’hésitation entre le tu et le vous. Un mince sourire étira ses lèvres avant d’hocher la tête. Elle qui se cachait pour pleurer en général, ne voyait pas l’intérêt de mentir ici. Pas à lui. A court de mots, elle hocha les épaules. Elle ne voulait pas répondre à cette question qui ne serait que mensonges. Elle allait bien et ne voulait pas se plaindre, mais il était clair qu’elle n’était plus elle depuis quelques mois et que ça compliquait son état d’esprit et ses humeurs. D’un pas lent et assuré, elle réduit la distance entre elle et l’inconnu pour n’être plus qu’à un souffle de lui. Les sourcils froncés à mesure qu’elle se rapprochait, elle pouvait mieux voir les marques sur son visage. Il s’était fait frapper. Ca, elle ne l'avait pas imaginé. « Qui t’a fait ça ? » Elle avait abandonné le vouvoiement car son coeur la guidait même dans ses paroles à avoir ici. Comme un rappel à l'ordre ponctuel de qui elle avait en face d'elle. Sa main alla chercher le visage de cet inconnu qu’elle connaissait pourtant et attrapa son menton pour qu’il ne bouge pas. Son autre main alla survoler les blessures qu’elle essayait de ne pas toucher pour éviter une infection. « Pourquoi tu ne t’es pas défendu ? » Ces mots étaient sortis de façon automatique. Surprise par le son de sa propre voix, elle se recula pour mettre de la distance entre eux. Confuse, honteuse, triste. Elle ne savait pas pourquoi elle avait posé cette question. « Je suis désolée… Je n’aurais pas dû… » Une larme roula le long de sa joue tandis qu’elle maintint son regard baissé qui regardait le bout de ses chaussures. « Je suis vraiment désolée. » Continua-t-elle à se confondre en excuses.


Make my love like a river I said thinking it would be, covering the in-between and joining you to me. See I knew that you would wander and I thought you could be free, I guess I thought that this is what you wanted. But I won't love like this again because it wears the heart too thin.
Revenir en haut Aller en bas
Teobaldo Del ToroLa myrtille, fruit obscure
Teobaldo Del Toro
ID : Hitirere
Pronom : elle/iel
Faceclaim : Joaquin Phoenix | dramaclubsandwich
Style RP : Rp hot : ok selon feelings et contexte -- FB : ok -- Longueur : whatever. Dévoreuse de feels que je suis, j'aime les dramas et les liens compliqués alors hésites pas. Je joue de tout.
Thème·s abordé·s : pédophilie - meurtre - viol - prison - religion - pensées suicidaires
Messages : 74 Teobaldo || Invisible ink  9c69a4abc5d462d9288bf60e45228b21
Âge : 47 ans
Métier : Ancien prêtre excommunié pour le meurtre commis. Ex-taulard qui se trouve seconde chance dans le boulot offert par Demetrio : commis de cuisine sous les ordres d'une cheffe sans pitié.
Teobaldo || Invisible ink  Empty
# Sujet: Re: Teobaldo || Invisible ink ( le Dim 9 Jan 2022 - 11:03 )
Le coeur déraille et bat à la chamade tout en ratant des battements. Dans les roulements du coeur, s’étire les murmures condamnés qui se meurent à ses lèvres. Tant de Tosca qu’il voudrait dérouler sur sa langue, laisser s’envoler dans sa voix jusqu’à elle. Des milliers d’oiseaux voyageurs en origami qui viendraient s’envoler autour d’elle. Lui rappeler ce qu’iels étaient, ce qu’iels ont été. Lui rappeler les sourires qu’iels ont pu s’échanger et s’offrir aussi. La ramener par la force de leur amitié dans ce temps qui n’était qu’à elleux. Quand iels étaient plus jeunes peut être, moins rendu.e.s féroces par le temps et les épreuves. Oh comme il aimerait remonter le temps, Teobaldo. Se conjuguer à son pas, à sa vie. Peut être ne jamais partir. Peut être ne jamais être parti au séminaire. Mais alors que seraient-iels devenu.e.s ? La réponse l’effraye et le laisse plongé dans le silence. Sa position n’est pas glorieuse, au sol, dans la terre à camoufler le trou qu’il venait de creuser de lui-même de son corps. D’un geste de la main, dans son dos, l’ancien prêtre tente de remplir le trou pour en cacher le coin du coffre qu’il venait tout juste d’atteindre. Un sourire entre la tristesse et la joie orne son visage, la nostalgie en gonfle ses traits. « Effectivement, j’étais entrain d’en déterrer un » Mais ne pas en dire plus. Ne pas pouvoir. Les instructions données par les parents de l’indienne ont été plus que claires mais ciel qu’il aimerait ouvrir ce coffre avec lui. Refaire ensemble le voyage temporel de leurs écrits. Certains ont été tristes, d’autres plus légers. « Tout va bien ? » Son regard où se mêle mille et une constellations d’inquiétude, de soucis pour elle. Son regard à elle semble avoir changé, pris une autre teinte, une autre aura et pendant un cours instant, Teobaldo a l’impression qu’elle le voit, lui. Lui entièrement. Dans son essence. Dans son âme. Dans son coeur. Son corps quitte le sol lentement de peur de rompre le charme et se redresse, la laissant faire un pas vers lui comme un animal qui tente d’apprivoiser un autre. Ses iris glissent sur son visage, il en sent la caresse, la brûlure et il aimerait que cela dure encore et encore. Comme un gelé qui retrouve enfin le soleil après un hiver beaucoup trop rude et long.

Son visage a beau porté une larme qui trahit sa tristesse, Tosca reste un soleil. L’astre le plus brillant et le plus chaud de sa vie. A ses forces trouvées il ne sait où de se retenir de la prendre dans ses bras, de chasser les nuages opaques qu’il croit lire dans ses pupilles, dont il croit deviner le poids sur ses épaules. S’il tentait de se retenir, là, à la voir s’approcher, franchir des frontières, c’est de fuir dont il se retient. Teobaldo retient son souffle de la sentir, si proche, jusqu’à sentir l’odeur de son shampoing, de son parfum. C’est différent et à la fois comme dans ses souvenirs. Le tutoiement monte à ses oreilles puis glisse jusqu’à son coeur, creuse et creuse dans la dalle en toute carapace pour se loger tout contre le ventricule qui palpite. Qui crépite même sous le menton qui se fait saisir pour lui intimer de ne pas bouger d’un iota. Et pendant cet infirme instant, l’homme a l’impression de retrouver son amie, celle qui l’inspectait après chaque bagarre pour l’engueuler de ne jamais répondre, jamais rendre la monnaie de sa pièce. Celle qui soignait ses plaies et les tristesses qui s’ourlaient autour d’elles. Puis la question s’élève dans les airs, ce ton, ces mots qui le basculent des années plus tôt, les faisant rajeunir d’une envolée de syllabes. A l’exactitude, la retrouver comme si de rien n’était pendant quelque micro secondes et déjà l’émotion happe le brun, embrumant son regard. Un fin rire remplie de nostalgie et de spleen indescriptible s’échappe de ses lèvres, il était ravi de l’avoir retrouvée, même juste pendant quelque secondes. Plein d’espoir de se dire qu’elle s’est peut être souvenu de ça ? De ce trait de caractère, de ces souvenirs de bagarre qu’elle détestait déjà jadis et déteste encore aujourd’hui. « Ca va, ça va ! Ne t’excuse pas … Tosca » Son prénom résonne d’une façon bien particulière dans sa voix caverneuse, voulant lui rendre toutes ses grâces. « Ne sois pas désolée, s’il te plaît, je t’en conjure » Il fait quelque pas vers elle, lève les mains comme pour la rassurer, l’empêcher de fuir davantage loin de lui. « Tu n’as rien fait de mal, d’accord ? » Du dos de la main, il pousse tendrement et doucement son menton pour qu’elle lui fasse complètement face. « Je suis très content que tu m’aies posé cette question … Merci, Tosca » Parce qu’elle vivait si fort dans son coeur, dans ses souvenirs et la voir prendre vie dans cette réalité, n’avait pas de prix. Même si elle avait tout oublié de lui, d’elleux, son coeur continuait de briller pour elle et son âme d’être reliée à la sienne. Aujourd’hui et jusqu’à son dernier souffle. Parce que c’est Tosca. Parce que c’est lui. Parce que c’est ainsi.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
Teobaldo || Invisible ink  Empty
# Sujet: Re: Teobaldo || Invisible ink ( le )
Revenir en haut Aller en bas
 
- Teobaldo || Invisible ink -
Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Peonia Città :: Lac Fiore d'acqua
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut