Gail | Moment fraternel

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- Gail | Moment fraternel -

Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Peonia Città :: Résidences :: Via Lucciola d'oro
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Tobia PerciatiLa cerise, fruit de la réussite
Tobia Perciati
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Style RP : Pronoms RP : j'écris en Il. Flashback : non. RPs hot : avant/après. Pas le pendant. Longueur : sans pression. Autre : je ne lis pas le "Tu" qui m'est trop intrusif et je n'aime pas qu'on c/c mes dialogues dans les RP. Je n'écris plus avec les hommes que je ne connais pas.
Thème·s abordé·s : dépression, deuil, maladie, mort, suicide.
Messages : 58 Âge : quarante-deux ans.
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# Sujet: Gail | Moment fraternel ( le Dim 14 Nov - 21:34 )
Aujourd’hui devait être son jour de repos, où il aurait dû rester tranquillement affalé sur son canapé, devant la télévision. La période veut que les chaînes ont décidé de diffuser des téléfilms de Noël et même si c’est de plus en plus tôt, l’initiative régale les grands fans de fêtes de fin d’année. Lui compris, en général… Les scénarios sont souvent éclatés au sol, et il le reconnaît très bien. Le romantisme de certaines scènes, l’hétérosexualité sur tous les écrans, le mettent souvent mal à l’aise, mais il ne pourrait s’en passer, espérant secrètement voir plus de représentation de la communauté LGBTQIA+ dont il fait silencieusement partie, sans tous les clichés habituels, afin de se sentir considéré.

Cette année est néanmoins particulière, est faite d’appréhension. Plus les jours passent, et plus ça le rapproche de cette date fatidique où tout était supposé être convivial, chaleureux, joyeux. Ce jour où il a présenté pour la première fois à ses parents, un homme. Bien qu’il ait été présenté tel un ami, ils savaient très bien que Celio représentait quelqu’un d’important à ses yeux. Ses relations comptent et il lui faut un certain temps pour penser à ramener quelqu’un dans la famille, parce qu’à partir de là, ça devient quasi définitif. Bien sûr qu’il y a une porte de secours, que s’iels ont peur, iels peuvent la franchir pour ne plus jamais revenir, mais dans le cœur de Tobia, ça veut tout dire. C’est un acte symbolique, puissant. Maia avec qui il ne forme plus un couple traditionnel en est d’ailleurs la preuve ; elle est toujours la bienvenue, peu importe quand. Qu’importe les événements, ses parents la considéreront à vie comme leur belle-fille et il en est ravi. Et il sait qu’avec le temps, ça aurait pris le même chemin avec Celio… Mais les choses se sont déroulées différemment et il s’en veut pour ça, se tient responsable.

Tenant dans sa main un nouveau manuscrit, Tobia lit les pages d’un nouvel auteur. Son ouvrage lui a été recommandé, vendu comme un chef d’œuvre et au fil des lignes, il cherche encore ce qui a poussé le salarié à penser ainsi. Peut-être est-ce parce qu’il n’est pas encore tout à fait réceptif, trop dans ses pensées, et dans ce lait qu’il surveille et dans lequel il noie quelques morceaux de chocolat. Gail ne va pas tarder, et il s’interdit de l’accueillir sans une boisson chaude, maison, non industrialisée. Avec son fouet, il remue doucement le mélange durant une minute et retire la casserole du feu, pile au moment où la sonnerie résonne dans les lieux. L’anglais ne perd pas une seconde pour aller lui ouvrir, avec un sourire qui s’élargit en l’apercevant. Il est bien content de le voir et n’aurait pas manqué ce rendez-vous, pour rien au monde. Déjà qu’avec son travail et le sien, c’est difficile de se trouver un créneau.
- Entre, dit-il, en laissant la porte grande ouverte. Tu connais, fais comme chez toi, change la musique, ce que tu veux.
Quand ce n’est pas Adele qui l’accompagne, c’est Sia, ou Dido qui séjourne parfois dans le salon. Des artistes qu’il apprécie, qui ne transpirent pas la joie, mais qu’il aime bien et qui est en phase avec son humeur de ces dernières semaines. L’homme pose son livre sur une étagère et remplis deux gros bols qu’il apporte sur un plateau, avec des biscuits.
- Pas une seule minute de retard. T’as pas trop eu de soucis pour venir ? Tu es passé voir les parents avant ? demande-t-il, en sachant très bien que ça leur aurait fait plaisir.


There ain't no gold in this river, that I've been washin' my hands in forever. I know there is hope in these waters, but I can't bring myself to swim, when I am drowning in this silence.
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Gail BellamyLa figue, fruit de l'amour
Gail Bellamy
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# Sujet: Re: Gail | Moment fraternel ( le Ven 26 Nov - 10:37 )
Le réveil a été particulièrement dur pour Gail ce matin-là qui, habituellement, se levait toujours aux aurores pour profiter des premières lueurs de la matinée. Mais pas aujourd'hui. Il avait décidé de flemmarder tranquillement dans son lit, qui, pourtant, n'était pas si confortable qu'avant, du moins, c'était l'impression qu'il avait. Après s'être demandé un long moment ce qui pouvait être la raison de cette gêne, allant presque à imaginer un petit farceur piégeant son lit, le garde du corps finit par trouver la réponse tout seul. Il n'avait juste plus l'habitude de dormir ici et le changement de literie commençait à lui donner de légères douleurs dans le bas du dos. Quand est-ce que le sort allait arrêter de s'acharner sur lui ? Même loin, même indirectement, les Bazzaro voulaient sa peau. Tout en baillant, Gail se lève et prend la direction de la douche histoire de délasser ce dos légèrement douloureux. La matinée est déjà bien entamée lorsqu'il se pose enfin, cherchant quelque chose d'intéressant à faire. Les jours de repos, généralement, Gail en prenait peu, il profitait rarement et son esprit était très souvent ailleurs, aujourd'hui n'en faisait pas exception. Mais heureusement pour son esprit volatile, il comptait sur les différences du jour pour rester concentré et profiter pleinement de ses quelques heures de liberté.

« Gail chéri, je compte sur toi pour donner ce pull à ton frère ! On ne déroge pas à la tradition du pull de Noël ! Regarde comme celui de ton père est beau ! » Gail lance un regard à son père, Alan, affublé du pull qu'il avait dû enfiler sous peine de représailles. À en croire son regard blasé, le sexagénaire avait envie d'en finir, pourtant, il avait l'habitude des petites manies de Margaret et c'est d'ailleurs pour cela qu'il l'aimait tant, iels étaient un mystère à elleux toustes seul.e.s. « Papa, tu as l'air… tellement heureux de porter ce pull. » Ces pulls de Noël étaient toujours sujets à moqueries entre Alan et ses fils, et ce, chaque année. C'était à celui qui avait le pull le plus moche, et cette année, le doyen des Bellamy était bien parti pour gagner. Gail réprimait un fou rire qui grandissait en lui alors que son père soupirait de dépit. « Et tu n'as pas encore vu le tien. » Le garde du corps n'aimait pas le sourire qu'Alan affichait désormais et il savait qu'il était désormais l'heure de les quitter avant que le pire n'arrive, fuyant déjà vers la porte d'entrée de la maison de ses parents. « Et repose-toi Gail chéri, tu as une sale tête ! » Comme à peu près à chaque fois qu'il les voyait. « Oui maman... » Gail les quitte alors, soupirant de soulagement. Les fêtes de fin d'année approchaient et elles étaient sacrées dans la famille et cela rendait toujours Margaret Bellamy nerveuse, mais aussi euphorique. Très euphorique. Mais pour rien au monde, il ne voulait louper les festivités.

Dernier arrêt chez Tobia qu'il avait prévenu un peu plus tôt et qui serait le terminus de cette journée. Fait rare à souligner, ils étaient tous les deux en congé. Gail savait que son petit frère était débordé avec ce nouveau poste et lui, était le plus souvent bloqué à Naples chez les Bazzaro. Arriver à se voir était donc assez difficile depuis quelques mois, mais lorsqu'ils arrivaient à trouver un moment, les deux frères en profitent grandement. Il n'a pas le temps d'attendre trop longtemps devant la porte d'entrée lorsque cette dernière s'ouvre sur Tobia qui le fait entrer. Gail a ses habitudes ici, alors il se débarrasse de sa veste d'hiver qu'il dépose sur le dossier d'une chaise, se réappropriant la chaleur, les odeurs de la maison, tout cela était familier pour lui, familier et apaisant. « Toujours ponctuel, tu le sais bien. » C'était une qualité qu'ils avaient tous les deux et chacun savait que l'autre avait horreur du retard. Gail rejoint son cadet, le sac donné par leur mère en main, déjà alléché par l'odeur du chocolat. « Aucun souci pour venir, j'ai tout fait à pied, je suis resté sur Peonia aujourd'hui. » C'était l'avantage d'habituer dans ce village après tout. « Justement, je viens de là-bas, j'ai réussi à m'échapper à temps. Tu te doutes bien que maman est déjà à fond dans les préparatifs de Noël, et justement, j'ai été chargé de te donner ton pull. » Avec un sourire en coin et avec l'espoir que le pull de Tobia soit encore plus laid que le sien, Gail lui tend le sac où se trouvait le vêtement emballé de papier kraft. Premier cadeau de Noël, comme chaque année.
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Tobia PerciatiLa cerise, fruit de la réussite
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# Sujet: Re: Gail | Moment fraternel ( le Lun 6 Déc - 22:26 )
Les préparatifs des fêtes de fin d’année et les Bellamy, c’est une grande histoire d’amour. Tous les ans, iels mettent le paquet, que ce soit dans les décorations intérieures ou extérieures, ou dans la nourriture, les petits biscuits en forme de bonhomme, le pain d’épice. Sans oublier les pulls qui, chaque Noël, font l’objet d’un vote. C’est à qui aura le plus moche et il adore ça… Les traditions sont très importantes pour lui. Seulement, cette année, c’est différent, si bien que lorsque son frère lui informe être messager d’un colis, ses muscles se crispent, ses doigts se resserrent sur la cuillère avec laquelle il tourne doucement le chocolat chaud, afin que ce dernier ne colle pas à la casserole. Cette période, qui était si joyeuse auparavant, si festive, lui rappelle à présent ce moment sordide où il est entré chez Celio. Parfois, il suffit qu’il ferme les yeux pour revoir son corps sans vie, froid, pendu. La culpabilité est bien ancrée en lui, intense et lui retourne l’estomac. Et il y a un sentiment de tristesse… Il est convaincu que s’il ne lui avait pas soufflé toutes ces horreurs, il serait encore là, avec lui et peut-être bien qu’il aurait eu le cran de dévoiler à sa famille ce qu’il ressentait à son égard, de leur avouer, enfin, son attirance pour les hommes. Au final, son coming out n’a plus été d’actualité.
- Oh, dit-il, en tournant la tête vers le sac tendu. Tobia hésite un instant, puis éteint le feu, retire la casserole de l’emplacement chaud et verse la boisson à l’odeur chocolatée dans deux grosses tasses, tandis que dans sa tête, des tonnes d’excuses tournent en boucle. Même s’il pense se cacher derrière elles, il sait pertinemment qu’il choisira la carte de l’honnêteté.
- Eh bien… commence l’anglais, peu à l’aise, en ramenant les tasses dans le salon, les déposant sur la table. Il n’y a pas une bonne façon d’avouer à son frère qu’il ne participera pas aux festivités cette année. Connaissant ses parents, surtout sa mère, il devra avoir les nerfs accrochés pour décliner pareille invitation et au fond de lui, Tobia ignore s’il aura l’énergie nécessaire pour faire ça, mais il essaie, n’ayant pas le cœur à s’amuser auprès des siens.
- Je ne compte pas assister aux fêtes. Ni de Noël, ni du jour de l’An.
La bombe est lâchée et son cœur rate un battement, avant de repartir vivement. Le brun n’ose pas relever les yeux vers son frère, sachant que la nouvelle est similaire à une catastrophe. Chez les Bellamy, décembre est un mois trop important, durant lequel iels se réunissent. Lorsqu’iels sauront qu’en cours de route, iels perdent un membre de la famille pour ces deux événements, ce sera compliqué.
- Avant que tu t’en inquiètes, j’ai l’intention d’en informer les parents moi-même, dans la semaine…
Pour éviter qu’iels prennent trop de provision, ou de les faire espérer, et en même temps, cette décision est difficile à annoncer, alors il n’est même pas certain de leur dire ça dans les jours à venir.
- Ou la semaine d’après.
Sentent-iels que leur fils inventent des excuses pour les voir le mois possible ? Il se cache derrière son travail, ses nouvelles responsabilités qui tombent dans une période chargée pour tou·te·s et ça l’arrange. Il ne serait pas d’une très bonne compagnie, risque de ressasser ses mauvais souvenirs, ressortir des cafards qu’il cache sous le tapis et l’idée même de devoir feindre la joie, et le bonheur d’être ensemble l’épuise déjà.


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# Sujet: Re: Gail | Moment fraternel ( le )
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