Helia | Fièvre papale

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Gail BellamyLa figue, fruit de l'amour
Gail Bellamy
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ID : Proserpine, Aurélie
Pronom : elle/iel
Faceclaim : Christian Bale © bone_echo
Thème·s abordé·s : PTSD
Helia | Fièvre papale Bm7llLus_o
Âge : 46 ans (21/04/1976)
Métier : Garde du corps indépendant. Travaille pour Celio Bazzaro, il suit sa fille comme son ombre, sûrement la plus belle erreur de sa vie.
Messages : 616 Style RP : Pronoms RP: j'écris en il
RPs hot : Selon le feeling
Longueur : Selon l'inspiration, pas de pression

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# Sujet: Helia | Fièvre papale ( le Jeu 30 Déc 2021 - 0:39 )
Des pétales de rose partout. Il en pleuvait, littéralement. Un spectacle qui aurait pu être féerique, voire magique, mais Gail avait envie de crier à la trahison. Des mois de travail, des mois de dur labeur où il avait sué sang et eau, tout cela réduit à néant. Il contemple ce spectacle de désolation, impuissant alors que ces "choses" continuaient leur saccage. Il avait beau crier à pleins poumons, aucun mot, aucun son ne sortait de sa bouche, il lui était impossible de se faire entendre le laissant seul spectateur de ce désastre. Que pouvait-il faire pour les arrêter ? Les chasser à coup de fourche ? Gail les regarde, cherchant quoi faire, poussant un grognement à chaque parterre de fleurs détruit avant de se rappeler qu’il n’avait pas de parterre de fleurs. Ce qui semblaient être des gnomes se tournent alors vers lui et leur visage ne lui sont pas inconnus. La surprise mêlée à l’incompréhension lui fait pousser un cri qui marque la fin de cet horrible cauchemar. « Foutez-moi le camp, sales gnomes !! » Le souffle court, le front recouvert de sueur, le garde du corps se redresse dans son lit, vivement stoppé par une douleur à la tête. Il lui faut un long moment pour se rappeler où il est ou même comment il avait atterri ici, dans ce lit. Son lit apparemment. Gail reprend ses esprits et entrouvre ses paupières, aveuglé par la lumière du jour que les rideaux n’occultaient pas. Pris d’un léger malaise de s’être relevé trop vite, il se rallonge tout aussi vite dans un geignement d’inconfort, sur le côté, dos à la fenêtre. Les yeux se referment un instant, persuadé que la gêne partirait d’elle-même une fois les paupières closes. Mais rien n’y fait. L’anglais ouvre de nouveau les yeux, prudemment et examine ce qui l’entoure. Les murs, le peu de décoration qui s’y trouve, il ne reconnaît pas grand-chose, pas sur le moment. Son esprit est encore embrumé par ce terrible cauchemar et surtout par la fièvre. Il lui faut une bonne dizaine de minutes pour émerger tout à fait, comprenant peu à peu qu’il avait attrapé quelque chose et il profite de ces quelques instants de lucidité pour prévenir Helia qu’il aurait dû retrouver quelques instants plus tôt et qui devait s’inquiéter. Rectification, qui devait se réjouir de son retard même s’il occupait une chambre au même étage. Après une succession de messages catastrophiques dont il oublie totalement l’existence aussitôt le téléphone reposé près de son oreiller, Gail se laisse retomber sur ce dernier, déjà exténué par un tel effort.

Sans le voir venir, le garde du corps sombre de nouveau dans un rêve ou un cauchemar, cela dépend des personnes qui s’y trouvent. Encore ce jardin saccagé par des gnomes horripilant qui ne lui laissaient jamais de répit. Jamais. Il avait beau essayer de s’en débarrasser, ils trouvaient toujours un moyen pour le retrouver et lui faire endurer les pires supplices. Les danses à n’en plus finir, les cris, les rires, du bruit, trop de bruit. La seule chose à laquelle il se rattachait, à laquelle il semblait avoir un intérêt était les boucles de l’un d’eux. Elles volaient dans le vent et s’échappaient à chaque fois qu’il essayait de s’en approcher. Alors Gail essayait encore et encore, mais plus il essayait et plus il s’en éloignait. La fatigue se mue en désespoir, il avait envie de laisser tomber, de se dire que s’il n’y arrivait pas, alors peut-être que c’était écrit, peut-être que si ces boucles étaient hors de portée, c’est qu’il y avait une raison. Il lutte, encore et encore, mais en vain. Et de nouveau, tout devient noir. Puis cette sensation d’étouffer, une soif que rien ne pourrait étancher et le voilà de nouveau éveillé, encore tout groggy par ce délire. Il n’avait rien dans cette pièce qui pourrait l’aider, ni eau, ni même comprimé qui pourraient le soulager. Il pourrait demander de l’aide bien sûr, son téléphone était à portée de main, mais sa fierté n’avait pas disparu. Ses forces, en l’occurrence, si. Se lever de son lit est sûrement la chose la plus dure qu’il ait eu à faire ses dernières années, pourtant la vague de fraîcheur qui s’abat sur sa peau nue lui fait beaucoup de bien. Il était prêt à s’allonger, là, à même le sol pour sentir cette fraîcheur sur son corps, mais il avait une autre mission et de taille. Enfiler un bas de pyjama s’avère être la deuxième chose la plus dure qu’il ait eu à faire. Ne se formalisant pas du haut, pas au point où il en était, Gail trouve le chemin de la porte de sa chambre qu’il ouvre sans trop de fracas, s’appuyant contre le chambranle, incapable de faire un pas de plus. Les oreilles bourdonnantes, la vue qui se brouille, le garde du corps s’accroche tant bien que mal à l’encadrement de la porte, mais trébuche dans le couloir dans l’espoir maintenant de trouver quelqu’un.

@Helia Bazzaro Helia | Fièvre papale 3858275945 Helia | Fièvre papale 3858275945
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