NEIL | la chasse des ombres

Revenir en haut
Aller en bas

Le Deal du moment :
Le Tome 41 de Berserk sort dans une semaine : faut-il ...
Voir le deal

 

- NEIL | la chasse des ombres -

Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Villa Communale
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Mebahel BenizioLa myrtille, fruit obscure
Mebahel Benizio
https://www.ciao-vecchio.com/t8862-mebahel-benizio https://www.ciao-vecchio.com/t8884-mebahel-o-38-ans-o-pilote-pro-de-rallye-en-pause
ID : Hitirere
Pronom : elle
Faceclaim : Diane Guerrero | tearsflight
Sujets sensibles : Je n'ai pas de sujet sensible, suis ouvert.e à jouer de tout du moment qu'on en parle, qu'on sait où on va et qu'on instaure un espace safe.
Thème·s abordé·s : violence ; relation abusive ; agression ; sexisme
NEIL | la chasse des ombres Giphy
Âge : 38 ans
Métier : Ancienne pilote professionnelle de rallye automobile, elle cherche des petits boulots ci et là.
Messages : 177 Style RP : Rp hot : ok selon feelings et contexte -- FB : ok -- Longueur : whatever. Dévoreuse de feels que je suis, j'aime les dramas et les liens compliqués alors hésites pas. Je joue de tout.
NEIL | la chasse des ombres Empty
# Sujet: NEIL | la chasse des ombres ( le Mer 12 Jan 2022 - 6:11 )
Nerfs cotonneux jusqu’à cette sensation grouillant, entortillant dans les entrailles. Lourdeur qui remue et remue. Fait des nœuds qui lui ôtent tout appétit. Intuition ou juste angoisse anxiogène comme elle en ressent depuis des mois, depuis qu’elle a fui Milan ? Vivre avec cette sensation d’avoir des épée Damoclès qui menacent à tout instant de s’effondrer sur elle. De s’enfoncer dans sa chair. Ses lames auraient la silhouette que d’une seule personne, que d’un seul homme. Folco. Cauchemar ankylosant ses sens, et même à des kilomètres de lui, n’arrive pas à se sentir en sécurité. N’arrive pas à relâcher la tension. Jusqu’où devra-t-elle fuir pour se sentir moins en danger ? Et pourtant si son âme, son corps lui crie de partir plus loin. Une force la retient ici, sur le sol italien. Osvaldo qui pleure encore son père quelque nuit et dont elle ne sait plus parfois comment consoler, culpabilisant de lui offrir une vie de famille amputée. Partir plus loin serait la sauver mais serait encore plus briser le lien d’Ozzy avec son père. Et l’enfant a besoin de lui, aussi horrible cela est pour elle de l’accepter, de le reconnaître. Mebahel voudrait qu’il n’aie besoin que de lui, qu’il ne puisse se construire que grâce à elle mais elle est aujourd’hui bien trop fragile pour avoir la force de porter deux rôles. Plus que ça, sans arriver à se l’expliquer, la brune n’arrive pas à s’éloigner de Rafael, ressent l’ami de famille comme une telle nécessité par instant. Sentiment qui parfois l’exaspère tant elle ne le comprend pas, ne se l’explique pas mais la vérité est là ; elle se sent mieux quand il est là, quand il les entoure. Et presque elle se sentirait en sécurité. Et presque, plus rien ne saura lui arriver. C’est bête hein ?

« Mamaaaaan ! Regarde ! » Osvaldo pédale aussi vite qu’il peut sur sa bicyclette, tout fier encore de pédaler sur deux roues et d’avoir laisser ses deux roues de bébé comme il les appelait. « Bravo ! T’éloigne pas trop ! » Les mains en entonnoir pour faire porter sa voix plus loin mais Osvaldo file et la presse à cadencer le pas pour ne pas le perdre de vue. Parfois, elle voudrait lui laisser aucune liberté, l’enfermer dans l’appartement avec elle et ne plus en sortir mais son enfant a besoin de se dépenser, de liberté, de vivre. Sortir est une angoisse constante, surtout depuis qu’elle a l’impression d’avoir aperçu Neil et ne sait plus si ses sens sont aiguisés ou si elle devient paranoïa. Mebahel n’est plus sûre de rien, même pas d’elle-même. Piquée par une impression d’être observée comme depuis quelque semaines, la jeune femme tourne la tête de toute part avant de s’arrêter sur une silhouette qu’il lui paraît presque familière mais ne se laisse pas le temps de vérifier son impression. Elle s’embarque dans une marche beaucoup plus rapide pour rattraper son fils. « Attends-moi, Osvaldo, bon sang ! » Le rattraper par l’épaule pour l’empêcher d’aller plus vite et surtout de s’éloigner. « Allons par ici plutôt. Il y a de jolis parterre de fleurs » L’entraîner à l’opposé de cette silhouette qu’elle semble avoir vu, qu’il lui rappelle celle de Neil mais aucune certitude. Comment Neil aurait pu la retrouver ? Elle avait tout pour camoufler ses traces. Et à la fois, ça ne l’étonnerait pas que son ex-fiancé aie mis son plus fidèle ami sur sa piste. N’en faisant qu’à sa tête, Osvaldo décide de faire demi-tour autour d’un parterre d’arbuste avant d’obtempérer et obéir à sa pauvre mère. « Osvaldo, je t’ai di…. » Pas le temps de finir sa phrase que le môme s’arrête net sur son vélo avant d’en descendre et de le jeter au sol comme une vulgaire chaussette sale. Qu’a-t-il vu ? Et déjà le ventre de Mebahel se serre, l’envie de vomir pas loin. « Tonton Kikiiiiiiiiiii ! » Le cri strident roule sur sa voix enfantine avant qu’il court vers la silhouette qu’elle avait bien cru voir. Son coeur s’effondre, la peur prend le pas et la panique la pousse à courir à la suite de son fils. « Tonton kikiiii ! Je t’ai vu ! Tu joues à cache à cache ? » Osvaldo est fou de joie, saute déjà entre les jambes de son parrain, levant les bras pour qu’il le porte. La chilienne arrive enfin à leur niveau et ne peut cacher la nervosité de son visage. « Maman, t’as vu ? C’est tonton kiki » Une main se posant sur l’épaule de son fils, tente de le ramener à elle mais l’enfant n’est pas de cet avis, veut l’attention de Neil qui lui fait face et maintenant elle le reconnaît pleinement. « Oui je vois ça … je me demande bien ce qu’il fiche ici » Tenter de camoufler les grondements de l’animosité dans sa voix, de la garder moins tremblante pour ne rien dévoiler de sa torpeur et de l’angoisse qui monte en elle. A-t-il déjà appeler Folco ? Est-il même avec lui quelque part ? Mebahel se met à regarder tout autour d’eux, de peur de voir Folco arriver. Osvaldo en profite pour échapper à sa poigne et réclamer un câlin à son parrain. « Tu es venu avec quelqu’un ? » La question dont elle fait tout pour cacher les tressauts de sa voix, ses doigts se tortillent entre eux. N’est pas sereine, craint pour sa vie, là, de suite.

@Neil Callaghan
Revenir en haut Aller en bas
Neil CallaghanLa myrtille, fruit obscure
Neil Callaghan
https://www.ciao-vecchio.com/t9327-neil-callaghan https://www.ciao-vecchio.com/t9348-neil-o-40-ans-o-detective-prive
ID : Proserpine, Aurélie
Pronom : elle/iel
Faceclaim : Joel Kinnaman ©bone_echo
Thème·s abordé·s : abandon, suicide
NEIL | la chasse des ombres Tumblr_nbtw1oCvI71rjn473o2_500
Âge : 40 ans (28/10/1981)
Métier : Gagne sa vie comme poucave, fouine professionnelle ou détective privé au choix.
Messages : 59 Style RP :
Pronoms RP: j'écris en il
RPs hot : Selon le feeling
Longueur : Selon l'inspiration, pas de pression

NEIL | la chasse des ombres Empty
# Sujet: Re: NEIL | la chasse des ombres ( le Dim 16 Jan 2022 - 1:05 )
Parfois, Neil se sentait de trop, comme maintenant. Casquette vissée sur ses yeux dans l’optique de se rendre invisible dans la foule parsemée, le détective déambule tranquillement dans l’une des nombreuses rues de Naples, gardant dans son champ de vision ce qu’il était venu chercher, il y a près de deux mois de cela. Il avait passé plusieurs semaines à chercher à tâtons dans cette ville trois fois plus peuplée que Milan. Il avait bien failli baisser les bras avant de la croiser au détour d’une rue. La voir accompagnée ne l'avait pas surpris plus que cela, mais il avait ressenti ce malaise qu’il n’avait pas pu expliquer. Il s’infiltrait dans sa relation avec Folco et il n’aimait pas tellement cette idée. Il ne savait pas tellement ce qui se passait entre elleux et il n’était pas vraiment sûr de le vouloir. Il avait été tenté d’appeler le policier pour lui révéler sa précieuse cachette pour qu’il vienne voir de lui-même, mais le regard de Mebahel avait tout changé. Alors qu’il l’observait, à plusieurs dizaines de mètres, à l’abri de sa vision suspicieuse, sa façon d'observer les alentours l’avait marqué. Ce n’était pas une femme fautive qu’il avait devant les yeux, mais une femme terrifiée et sur ses gardes. Il avait bien failli se faire remarquer ce jour-là. Mebahel regardait constamment derrière elle et Neil avait eu l’impression qu’elle se sentait suivie. Est-ce qu’elle se doutait de sa présence ou alors celle d’une autre personne ? Le regard de Folco, avant qu’il ne quitte Milan, l’avait également marqué. Il y avait vu une certaine dureté, cette chose qui lui avait fait peur. En voyant la jeune femme, il avait eu l’impression de voir quelque chose de similaire, quelque chose qui expliquerait pourquoi le policier l’avait envoyé ici ou alors était-ce l’inverse, était-ce à cause de Folco que Mebahel avait fui ? Le détective était perdu. Ses questionnements se confrontaient à sa loyauté qu’il pensait pourtant sans faille. Neil a juste le temps de tourner la tête, évitant d’être reconnu par Mebahel, plusieurs mètres plus loin qui entrait dans le parc avec Osvaldo, marchant près de son vélo.

Assis sur l’un des bancs du parc, Neil pianote sur son téléphone, profitant d’avoir la tête penchée en avant pour observer le petit garçon, au loin, qui pédalait sur sa petite bicyclette. Il avait tellement grandi depuis la dernière fois qu'il l'avait, et le voir sur son petit vélo, sans ses petites roulettes, le rendait tellement fier. Il était tenté de rester juste là, à le regarder, mais il ne pouvait pas se le permettre. Il était en ce moment à la recherche de l’identité de l’homme qui était souvent auprès de Mebahel. Iels semblaient proches, sans plus, mais cette relation avait tendance à le déranger. Est-ce qu’il devait en parler à Folco ? Mais surtout, qui était ce type ? Neil avait besoin d’en savoir plus, il lui fallait plus d’éléments avant de prendre une quelconque décision. D’ailleurs, Folco n’était toujours pas au courant de sa découverte. Pour lui, Neil était toujours à la recherche de Mebahel, quelque part dans le sud de l’Italie, prenant soin de n’utiliser que du cash pour ses achats afin de brouiller les pistes. Le détective avait beau être loyal, cette histoire lui paraissait trop curieuse pour faire un pas de travers et peut-être y avait-il aussi conflit d'intérêt ? Du coin de l’œil, il voit son filleul se rapprocher dangereusement du banc où il était assis, alors, baissant un peu plus la tête, Neil se lève tranquillement pour s’éloigner, leur tournant le dos par la même occasion, il était l’heure pour lui de s’éclipser. Contournant le parterre derrière lequel iels avaient disparu, il se presse en direction de la sortie avant d’entendre un cri qui le fait s’immobiliser. Le détective regarde autour de lui, voulant être bien sûr d’avoir entendu, mais déjà, Osvaldo, délesté de sa bicyclette, arrivait vers lui en courant. Il a juste le temps de faire un pas sur le côté, pour se camoufler derrière la première chose venue, à savoir un arbre, qu'il était trop tard, son filleul s’accrochait déjà à ses jambes. Il laisse échapper un sourire malgré tout, malgré sa lamentable découverte, il était sincèrement heureux de le voir et particulièrement impressionné. Se camoufler et se cacher étaient devenus son métier et voilà qu’un gamin de presque quatre ans le reconnaît sans trop de difficultés. Soit Neil avait du souci à se faire, soit il avait fait exprès de négliger certains détails de sa filature. Quoiqu’il en soit, le résultat était le même, il était maintenant à découvert, pris en flagrant délit, mais surtout face à Mebahel, le même air soucieux et terrifié sur le visage, essayant de rattraper son fils qui n’en faisait qu’à sa tête depuis qu’il l’avait trouvé. « Salut mon grand, allez grimpe. » dit-il finalement avant de se pencher, répondant à ses bras avides, le prenant dans ses bras un instant avant de l’installer sur ses épaules comme il avait l’habitude de le faire, avant. Alors qu’une main ne quitte pas l’un des genoux de son filleul, le maintenant en place, il lève l’autre en signe de reddition. « Je ne suis pas ici pour créer de problèmes. » À  vrai dire, son plan tombait à l’eau, si plan il y avait car il n'avait pas du tout prévu de se faire démasquer. A en voir sa hargne et l’angoisse qui émanait d’elle, il était bien conscient que le policier était le sujet de ses craintes. « Je suis venu seul. Et je suis seul à Naples. » Il l’observe attentivement, attendant de voir l’effet de ses mots sur la jeune femme, est-ce que cela allait la rassurer ? « Personne ne sait que vous êtes ici tous les deux, tu peux me croire. » Seulement est-ce qu’elle allait le croire, est-ce qu’elle lui faisait suffisamment confiance ? Rien n’était moins sûr. « Comment vous allez tous les deux ? » Tout ce qu’il voulait, c’était l’apaiser et en apprendre un peu plus sur sa présence ici.
Revenir en haut Aller en bas
 
- NEIL | la chasse des ombres -
Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Chiaia :: Villa Communale
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut