La peur au ventre. // Elisa

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Cesare MorettiLa myrtille, fruit obscure
Cesare Moretti
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Pronom : Elle
Faceclaim : Domhnall Gleeson @Hidden-Falls & @geniuspanda the great
Sujets sensibles : Validisme, Zoophilie ainsi que la violence animale en générale et la psychophobie.
Thème·s abordé·s : Trisomie 21 ; handicape ; dépression.
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Âge : 36 ans.
Métier : Coach sportif pour personne à mobilité réduite.
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Flashback : Oui.
RPs violent : Oui.
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Longueur : J'écris sans pression, comme ça me vient et je sais m'adapter au besoin.

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# Sujet: La peur au ventre. // Elisa ( le Sam 15 Jan 2022 - 12:48 )
Novembre 2021

Cesare s’entraînait intensément pour être prêt. Il avait d’abord fait pendant deux mois du renforcement musculaire avant de caresser à nouveau le pommeau de l’épée. Des sensations qui ne l’avaient jamais quitté au fond. Il se donnait à 100% dans ce nouveau projet, même s’il avait mal, même s’il y avait souvent des larmes de frustrations quand il tentait désespérément de bouger ses jambes lors des séances de rééducation. Le pronostic ne devenait pas meilleur avec les semaines, même s’il était plus mobile et retrouvait son corps musclé : ses guiboles refusaient de lui obéir. Heureusement, au milieu de toutes ces frustrations, Demetrio et Elisa étaient les piliers qui lui permettaient de rester accrocher au rêve Olympien. Les JO de Paris avançaient à grands pas, même s’il restait deux ans : Cesare avait peur de ne pas être prêt, de se ridiculiser. Pourtant, les choses devenaient officielles puisque son entraîneur avait effectué les démarches nécessaires pour qu’il soit enregistré comme athlètes. Il n’y avait plus de marche arrière possible.

Ses entraînements, bien que planifier des semaines à l’avance, lui permettaient de garder ses soirées libres. Ainsi, il pouvait déposer et aller chercher Elisa à la sortie de son travail ou l’accompagner le plus possible dès qu’elle sortait. Ce n’était pas pour la suivre, pour la flicer, mais bien pour la protéger. Avec le psychopathe qui courrait dans les rues de Naples : Cesare était terrifié à l’idée de perdre sa petite-amie. Ils avaient passé assez de temps loin de l’autre. Ce n’était pas pour que le destin lui arrache cette femme maintenant. Dans les jours où le doute l’enveloppait et s’emparait de lui, l’escrimeur se morfondait sur le fait que de toute façon : que pourrait-il faire si jamais Elisa se faisait kidnapper sous ses yeux ? Avec son fauteuil, il n’irait pas loin et ne pourrait pas maîtriser l’assaillant. Dans ses bons jours, il se répétait que sa présence arrêterait peut-être un drame. Une idée utopique, mais qui trouvait sa place dans son esprit. Elisa lui avait redonné un peu d’espoir sur l’avenir et l’effet boule de neige faisait que maintenant il se prenait à espérer, à croire.

De retour chez lui, il sortit de la douche après s’être rasé les cheveux. Depuis quelques jours, son cuir chevelu le grattait et c’est son entraîneur qui lui mit la puce à l’oreille en disant qu’un de ses collègues avait des poux. Pas de bol pour Cesare, il avait emprunté un jour le casque de protection d’un autre et avait récolté ces bêtes par la même occasion. Il avait dû tout raser pour le coup et il redoutait déjà de devoir dire à Elisa qu’elle devrait également faire attention et vérifier qu’elle n’en avait pas. On ne reprendra pas le sportif à oublier son matériel d’escrime chez lui ! Sécher et rhabiller, il regarda avec anxiété son téléphone : Elisa ne l’avait pas appelé de la journée ou envoyer un sms malgré les siens. Cesare, inquiet, prit les clés de sa voiture et une fois son fauteuil installé derrière le volant prit la direction du musée. À peine rentré qu’il eut un mauvais pressentiment. Il alla dans la gallérie sur Pompéi, pas de traces d’Elisa. Il continua de faire tous les couloirs avant de demander à un employé s’ils avaient vu sa Bella. Rien. Personne ne semblait savoir où elle était. C’est donc encore plus inquiet qui sortit, tentant pour la énième fois de la joindre et lui laisser un message désespérer. Désemparé, il envoya un message à Demetrio également pour savoir s’il savait où elle était. Cesare l’aurait bien appelé, mais il ne voulait pas le déranger s’il était dans une réunion importante.

Après des heures à chercher dans tous les endroits où Elisa pouvait être, allant même dans ceux qui étaient improbables, Cesare frappa son front contre le volant avant d’entendre son téléphone. L’attrapant avec empressement, ce dernier glissa de ses mains. Il jura plusieurs fois, entendit son bassin craquer alors qu’il étirait son corps hors du fauteuil pour attraper son cellulaire tombé au sol, mais réussis à l’avoir.

“Elisa ?!” Son cœur se serra avant qu’un long ne soupire brise la tension dans son corps. Elle était en vie. Sa voix déraillée cependant n’était pas de bons augures. Comprenant rapidement la situation, il avala sa salive : “J’arrive.” Il démarra en trombe et alla à l’hôpital pour la retrouver. Il détestait cet endroit. Il y était resté tellement longtemps que les couloirs lui étaient familiers. Après avoir envoyé un SMS à Demetrio pour dire qu'il avait retrouvé Elisa, il rentra dans ce qu’il avait appelé “l’enfer sur terre”, il chercha nerveusement Elisa jusqu’à la trouver dans la salle d’attente. Roulant le plus rapidement possible, il la prit doucement dans ses bras : “Je suis là… Je suis là.” Embrassant mille fois ses cheveux, bien trop heureux de l’avoir contre lui, il ferma ses yeux : “J’ai eu peur.” Avoua-t-il. “Qu’est-ce qui s’est passé ? Il va s’en sortir ?”







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Elisa WilsonL'abricot, fruit du bonheur
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# Sujet: Re: La peur au ventre. // Elisa ( le Mer 9 Fév 2022 - 18:43 )

La peur au ventre

Cesare & Elisa
Novembre 2021

La journée avait bien commencé pour Elisa, qui était arrivée à l'université, sourire sur les lèvres, avant de donner une conférence à des étudiants qui s'étaient montrés intéressés, et qui avaient longuement posé des questions auxquelles elle avait pris soin de répondre. Puis, elle avait découvert un mail d'une connaissance américaine qui lui proposé de participer pendant quelques semaines à son chantier de fouille au Mexique en avril prochain. Une proposition alléchante pour Elisa qui n'avait plus mis les pieds sur un chantier archéologique depuis bientôt deux ans, soit bien trop longtemps pour la passionnée qu'elle est. Alors elle allait réfléchir très sérieusement à cette proposition, et en discuter avec Cesare. Néanmoins, elle fit rapidement quelques recherches au sujet du site à fouiller, histoire de se faire une idée de ce qui allait attendre les archéologues là-bas. L'amérique pré-colombienne ce n'était pas son domaine de référence à la Wilson, mais depuis qu'une enseignante-chercheuse l'avait embarqué pour une saison de fouilles au Honduras quand elle n'était encore qu'étudiante, elle était souvent retournée en Amérique latine à l'invitation de collègues. Un réseau qui s'était créé au fil des années, et dont elle n'était pas peu fière à vrai dire.

Après une matinée à l'université et un déjeuner en compagnie de collègues, la brune prit la direction du musée archéologique où elle travaillait également, et où une montagne de missions l'attendaient. Elle s'occupait de la troisième sur sa liste quand son téléphone vibra dans la poche arrière de son jean. L'infirmière de son père. Un nom qui la fit grimacer un instant, s'attendant à entendre que son père faisait encore un caprice, pour changer. Mais dès qu'elle décrocha, elle comprit que ce n'était pas ça, et que la situation était bien plus grave qu'elle ne l'imaginait. Rien qu'à la voix de la femme qu'elle connaissait depuis des années maintenant.
Dans un silence des plus angoissant, Elisa l'écouta sans rien dire, annoncer sa mauvaise nouvelle, tandis qu'elle sentait les larmes lui monter aux yeux. Puis, quand l'infirmière eut fini, elle annonça qu'elle arrivait, laissant en plan tout ce qu'elle était en train de faire dans les sous-sol du musée, ne prenant pas la peine de ranger quoi que ce soit, ni de prévenir qui que ce soit. Sa seule obsession était de rejoindre son père et de comprendre. Les lettres "AVC" avaient suffi pour mettre tous ses sens en alerte, et la mettre dans un état d'angoisse, qui la poursuivit jusqu'à ce qu'elle rejoigne la maison de son père. Elle se demanda d'ailleurs comment elle avait pu arriver entière, alors qu'elle garait n'importe comment sa voiture sur le trottoir devant la maison de son père, préférant gagner du temps qu'à aller la garer à son immeuble, deux rues plus loin.

A son arrivée, les pompiers sortaient de la maison Wilson avec le vieil homme sur le brancard, si bien qu'elle se rua jusqu'à eux, pour avoir des informations, entendant que l'état de son père était critique et qu'il était transféré en urgences à l'hôpital. Et sans plus attendre, elle grimpa à l'arrière du camion à la proposition des pompiers, avant qu'ils ne prennent la direction de l'hôpital, où les choses s'enchaînèrent et devinrent flou pour la jeune femme. Les infirmières des urgences l'éloignèrent de son père, l'ordonnant d'aller s'installer dans la salle d'attente, mais comme elle ne bougeait pas, fixant la porte battante derrière laquelle son père avait disparu, elle y fut guidée par une gentille infirmière qui tenta de la rassurer. En vain. Rien ne pourrait la rassurer, car elle avait bien entendu les pompiers parler d'état critique au médecin des urgences, suite à un AVC. Et déjà son cerveau imaginait le pire à ses yeux. Trop de choses tournaient dans son cerveau. Bien trop.
Il fallut un petit moment à la jeune femme pour réussir à reprendre ses esprits, quand l'infirmière qui l'avait guidé jusqu'à la salle d'attente finit par revenir un peu plus tard pour lui apporter une boisson chaude, afin de lui remonter un peu le moral. L'attention était touchante, et Elisa réussit à lui murmurer un merci, avant de poser ses yeux sur le gobelet en carton fumant. Et puis soudainement, elle se rappela qu'elle n'avait pas prévenu Cesare. Qu'elle n'avait pas communiqué avec lui de toute la journée d'ailleurs. Il devait être dans tous ses états. Ce que lui confirma quelques instants plus tard, une fois son téléphone sorti de son sac le nombre d'appels et de SMS. Mais oubliant cela, elle appela le roux, qui décrocha rapidement.

- Cesare ? Mon père a fait une attaque, je suis à l'hôpital.

Sa voix était erraillée tant elle avait pleuré, mais elle n'eut rien à dire de plus, car Cesare avait compris l'urgence de la situation, et déjà il se mettait en route. Elle eut à peine le temps de murmurer un "merci" qu'il avait déjà raccroché, relaissant la brune seule face à son attente et ses pensées. Combien de temps est-ce que cette attente qui n'en finissait plus allait durer encore ? Une question qu'elle se répétait sans cesse, recroqueviller sur elle-même sur sa chaise d'attent, quand Cesare arriva à sa hauteur. Et voilà qu'elle se retrouva en un instant entre ses bras. Un geste réconfortant et doux qui fit repartir ses larmes de plus belle, alors qu'elle se laissait aller contre lui.

- Je suis désolée.

Lui murmura-t-elle, se rendant compte à quel point son silence en cette période dangereuse avec un tueur en série en liberté avait dû être angoissante pour l'homme qu'elle aimait. Elle prit quelques secondes pour sécher ses larmes avant de répondre aux questions concernant son père.

- L'infirmière l'a trouvé alors qu'il faisait un AVC selon elle.

Elle se redressa tout en parlant, passant ses mains sur son visage pour finir d'essuyer son visage humide.

- Il est dans un état critique. C'est tout ce que je sais. Je n'ai pas eu d'infos depuis qu'on est arrivé...





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# Sujet: Re: La peur au ventre. // Elisa ( le Lun 14 Fév 2022 - 20:10 )
Pour les beaux yeux d’Elisa, il remettait un pied dans cet enfer. Cet endroit où il avait passé de longs mois, où il avait agonisé et fait son deuil. Cesare avait terminé en fauteuil roulant. Cela aurait pu être pire, il aurait pu mourir, mais encore aujourd’hui, il se répétait qu’à choisir, il aurait préféré passer l’arme à gauche. Tant pis pour Demetrio, tant pis pour Elisa. Il leur aurait dit adieu avec un pincement au cœur, mais cela aurait été le mieux pour lui. Évidemment, il n’avait jamais fait part de cela aux concernés. Cela ne regardait personne. Juste lui et lui-même. Il était en vie et continuait de respirer aujourd’hui : c’est qu’une part de lui voulait encore se battre. Connaissant le chemin des urgences, il n’eut pas besoin qu’on lui montre le chemin. Elisa était là. Recroquevillée sur elle-même. Élançant son fauteuil, il glissa à toute allure vers elle pour ouvrir ses bras et la serrer doucement contre elle.

“Ce n’est pas grave.” Elle était en sécurité. Rien ne lui était arrivé. Malheureusement, ce n’était pas le cas pour son père qui était dans un état critique aux dernières nouvelles. Embrassant doucement ses cheveux, il ferma ses yeux et respira longuement. “Si elle l’a trouvé, c’est bon signe, tu sais ? Plus ils agissent vite, mieux c’est.” Il voulait être positif. Si Elisa ne pouvait pas l’être, à juste titre, il le serait pour elle. Tant qu’ils n’avaient pas annoncé le pronostic vital, Cesare serait celui qui garde la tête hors de l’eau : laissant tout le loisir à sa compagne de couler. Il la tiendrait fermement contre lui. Le sportif la laissa se redresser et effaça les larmes de son visage. Il s’approcha et l’embrassa doucement : “Je vais aller me renseigner hein ?” Il l’embrassa plusieurs fois et s’éloigna pour aller demander des nouvelles du père Wilson.

Cesare retourna auprès d’Elisa une dizaine de minutes plus tard, il se réinstalla devant elle et hocha négativement sa tête : “Il n’y a pas d’autres nouvelles.” Il souffla longuement : désolé, que sa petite-amie doit vivre cela. Et puis… Il aimait son père. Entre eux il y avait cette entente si particulière. Ils se comprenaient, ils pouvaient se confier sur les difficultés d’être en fauteuil. Certes, plusieurs fois, le vieux bougre avait maudit son entraîneur, mais les bienfaits des exercices au quotidien étaient la preuve que cela était nécessaire. Cesare se hissa près d’Elisa. Il plia son fauteuil pour faire de la place et le mit à côté d’eux. Cherchant dans sa poche, il sortit une barre de chocolat et la tendit à Elisa : “Tiens, tente d’avaler ça : ça va te faire du bien.” Elle était pâle, elle devait reprendre des forces : le plus dur restait encore à venir. Et Cesare resterait à ses côtés. Il n'irait nul part.







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# Sujet: Re: La peur au ventre. // Elisa ( le Mer 16 Fév 2022 - 19:51 )

La peur au ventre

Cesare & Elisa
Les bras de Cesare était d'un réconfort sans nom pour Elisa, après tout ce temps qu'elle venait de passer dans l'angoisse de l'attente, les larmes coulant de ses yeux. Elle s'imaginait tout, et surtout le pire en cet instant. "Ce n'est pas grave." Le roux se voulait rassurant, mais elle savait qu'il s'était inquiété pour elle, le nombre de messages et d'appels qu'elle avait découvert sur son téléphone avant de l'appeler en était la preuve. Mais tout contre lui, elle laissa cela passer, et resta contre lui, arrêtant son flot de larmes. Ou tentant de l'arrêter, car ce n'était pas évident. Elle en profita pour annoncer ce qu'il s'était passé, mais les paroles réconfortantes qu'eut Cesare quelques secondes plus tard, n'eut pas l'effet escompter. La boule dans l'estomac de la brune sembla se faire plus lourde.

- Je l'espère tellement...

Murmura-t-elle doucement, avant de se redresser sur elle-même et de sécher son visage, avant d'observer un court instant le Moretti. Le savoir auprès d'elle lui faisait un bien fou. Alors qu'elle l'entendit dire qu'il allait aller demander des nouvelles, son coeur se serra: elle n'avait pas envie de le voir la quitter déjà, et en même temps, s'il pouvait avoir des nouvelles qui la rassurerait, elle ne pourrait dire non. Embrassant Cesare quelques secondes, elle le regarda par la suite s'éloigner, l'observant sans le quitter des yeux, jusqu'à ce qu'il revienne une dizaine de minutes plus tard.
La tête du roux lui dit instantanément qu'il n'avait pas réussi à avoir d'informations. Ce qu'il lui confirma quand il arriva à sa hauteur, amenant la brune à simplement hausser les épaules, et à retenir les larmes qui pointaient à nouveau le bout de leur nez dans ses pupilles. Elle battit quelques instants des paupières pour les refouler et reprendre la parole.

- On va continuer d'attendre alors.

Même si elle avait tenté de prendre un ton neutre, on sentait l'émotion dans sa voix.

- Merci en tout cas.

Ajouta-t-elle quelques secondes plus tard en lui adressant un petit sourire, très léger qu'elle réussit à esquisser par elle ne savait quel miracle. Puis, sans rien ajouter, elle le regarda à travers ses yeux parfois voilés par les larmes, se hisser à ses côtés. Et quand il fut en place, sa main la plus proche vint trouver celle de son petit-ami pour s'accrocher l'une à l'autre tendrement, avant qu'elle ne regarde la barre chocolatée qui lui tendait. Elle mit quelques secondes à s'en saisir. L'attention la touchait, mais elle avait l'estomac bien trop nouée pour avaler quoique ce soit en cet instants. Alors elle contempla la barre dans sa main. Puis, enfin, elle reprit la parole.

- Merci, mais je ne crois pas être capable d'avaler quoi que ce soit pour le moment...

Ses mots ne furent qu'un murmure, alors qu'elle jetait un regard navré au Moretti. Puis, elle alla spontanément se réfugier dans ses bras, profitant qu'ils soient assis l'un à côté de l'autre pour se réfugier contre lui, et fermer les yeux, la barre toujours entre ses doigts libres.

- Je vais déjà me reposer un peu.

Dit-elle simplement, restant dans la position dans laquelle elle s'était installée. Et Elisa était toujours contre Cesare, les yeux fermés, mais pas endormie, quand un médecin débarqua dans la salle d'attente, pour venir la voir. Et rien qu'à sa tête, ça se voyait qu'il avait une mauvaise nouvelle à annoncer.





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Dernière édition par Elisa Wilson le Lun 18 Avr 2022 - 14:22, édité 1 fois
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# Sujet: Re: La peur au ventre. // Elisa ( le Ven 18 Fév 2022 - 14:26 )
Il se savait impuissant. À part être là pour elle, la serrer contre lui et tenter de la rassurer : Cesare ne pourrait pas redonner la santé à cet homme qui était en train de se battre à quelques mètres d’eux. Alors, il l’enserra pour tenter de lui apporter un peu de réconfort, pour lui dire silencieusement qu’il était là. Elisa ne serait pas seule. Ils allaient la soutenir, comme ils l’avaient fait il y a des années de cela. Le sportif allait tenir informer Demetrio, s’assurer qu’il soit également là pour elle. Alors, non, ce n’était pas grave qu’elle ne l’ait pas tenu informé. Il ne lui en voulait pas, il comprenait : Elisa avait autre chose en tête et c’était tellement normal. Embrassant ses cheveux, il était hors de question qu’elle porte la culpabilité dans son cœur en plus du deuil.

“C’est un battant, on le sait tous. Je te parie qu’il doit être en train de grommeler dans son sommeil.” Cesare voulait rester positif même si dans son cœur un mauvais pressentiment s’installait. Peu de personnes survivaient à un arrêt cardiaque et le père Wilson n’était pas connu pour être le plus raisonnable des hommes. “Tu n’as pas à me remercier, je serais toujours là.” Parce que c’était comme ça qu’ils survivaient. Parce que le deuil avait dicté leur vie, mais ils avaient toujours surmonté ces épreuves ensemble.

Installé à ses côtés, il lui tendit une barre de chocolat pour la tenter et la pousser à manger quelque chose. Elisa n’avait rien dû avaler et il était important qu’elle continue de garder ses forces. Le plus dur restait encore à venir. Quand elle refusa, Cesare n’insista pas avant de rouvrir ses bras pour la serrer contre lui. Pour toute réponse, il embrassa ses cheveux et veilla sur elle. En voyant le médecin, il comprit que la suite allait être difficile. Le sportif se redressa et rouvrit son fauteuil pour se glisser devant alors qu’il s’approchait.

Quelques secondes. C’est ce qu’il fallut pour que le verdict tombe et comme craint : il n’était pas bon. “Nous avons fait notre possible.” Commença-t-il désolé. “Mais nous n’avons pas pu réanimer son cœur.” Monsieur Wilson n’était plus. Il avait poussé son dernier soupir. Avalant sa salive, il serra la main d’Elisa : la regardant pour voir sa réaction et agir en conséquence. “Vous voulez le voir Signorina ?” Une requête normale. Cesare la laissa décider. Il serait là, quoi qu'il arrive.
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# Sujet: Re: La peur au ventre. // Elisa ( le Jeu 21 Avr 2022 - 18:55 )

La peur au ventre

Cesare & Elisa
Attendre. Il n'y avait rien d'autre à faire qu'attendre, Elisa le savait. Mais ça ne l'empêchait de tout imaginer dans son esprit. Au moins, la présence de Cesare atténuait tout cela et était d'un grand réconfort pour l'archéologue. Elle s'en voulait même de lui avoir fait peur en ne répondant pas pendant des heures à son portable, mais elle avait été happée par la situation, le stress, l'horreur.
En tout cas, si elle n'arrivait pas à vraiment positiver, attendant qu'un médecin arrive pour lui annoncer la situation, Cesare lui, arrivait à positiver. Il réussit même à la faire doucement sourire durant un instant en donnant l'image de son père en train de grommeler dans son sommeil. Tellement fidèle à son père cette image. Et honnêtement, au fond d'elle, elle espérait que ce soit le cas, qu'il soit ainsi, en train de grommeler pendant que les médecins l'opéraient. Une image bien trop positive certainement.

- Un battant oui, mais un battant fatigué quand même.

Il fallait qu'elle soit réaliste. Ces derniers temps son père était fatigué, plus qu'avant, alors mêlé à ce qu'il venait de lui arriver, elle avait du mal à se dire que tout irait bien. Alors que c'était pourtant tout ce qu'elle désirait au fond d'elle.
Incapable d'avaler quoique ce soit, la brune refusa gentiment la barre de chocolat que son compagnon lui tendit, pour se laisser aller contre lui, et profiter de ses bras qu'elle aime tant pour se reposer. Fermer juste les yeux, sans s'endormir. Laisser ses pensées dérivaient vers tout plutôt que son père. Ce qu'elle réussit à faire, pour son plus grand soulagement.

Elle était toujours contre l'homme de sa vie, quand un médecin s'approcha d'elle. C'est en sentant celui-ci se redresser qu'elle rouvrit les yeux, pour affronter le regard du médecin. Et alors, elle comprit à la tête qu'il arborait. Il n'avait pas de bonnes nouvelles. Pas du tout. Ses yeux plongés dans ceux du docteur, les larmes y montant, elle attendit les quelques secondes qu'il fallut à l'homme en blouse blanche pour prendre la parole. Et annoncer ce que redoutait l'archéologue.
Instantanément, une première larme roula sur la joue de la Wilson, suivit rapidement par de nombreuses autres. Des larmes silencieuses. Pas de cris, pas de supplication. Elle affronta la nouvelle comme la violente giffle qu'elle était, serrant la main de Cesare qui était venue se glisser dans la sienne sans qu'elle ne le regarde. Elle continua d'observer le médecin quelques secondes, comme si elle regardait dans le vide, avant de réussir à lui répondre.

- Non. Je... pas... maintenant.

Non, pour le moment elle ne voulait pas le voir. Pas encore. Et les larmes redoublèrent un peu plus, si cela était possible.

- Je suis désolée, j'ai besoin d'un peu de temps.

Et là, elle regarde Cesare pour serrer ses deux. A ce moment-là, elle s'accroche à lui comme à une bouée de sauvetage. Car c'est ce qu'il est, tant elle a l'impression de se noyer par la nouvelle qu'elle vient d'entendre, incapable de tout assimiler encore.







@Cesare Moretti




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Cesare MorettiLa myrtille, fruit obscure
Cesare Moretti
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ID : Ingrid // Sharky
Pronom : Elle
Faceclaim : Domhnall Gleeson @Hidden-Falls & @geniuspanda the great
Sujets sensibles : Validisme, Zoophilie ainsi que la violence animale en générale et la psychophobie.
Thème·s abordé·s : Trisomie 21 ; handicape ; dépression.
La peur au ventre. // Elisa 9384fdc2c8209c6a9f6ecb8a4c89fc76
Âge : 36 ans.
Métier : Coach sportif pour personne à mobilité réduite.
Messages : 950 Style RP : Pronoms RP : Il
Flashback : Oui.
RPs violent : Oui.
RPs hot : Avant, pendant, après, pas de soucis. Les rps de ce genre ne me dérange pas.
Longueur : J'écris sans pression, comme ça me vient et je sais m'adapter au besoin.

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# Sujet: Re: La peur au ventre. // Elisa ( le Mer 18 Mai 2022 - 21:16 )
L’impuissance d’attendre que le destin lance les dés. Cesare n’aimait pas les hôpitaux, il détestait encore plus l’idée d’être là pour attendre le verdict final sur la vie d’un homme qu’il avait côtoyé, apprécié. Serrant Elisa contre lui, il faisait son possible pour donner tout son amour, sa force à la femme que son cœur avait choisit. Que pouvait-il faire de plus à part croire de tout son cœur que le père Wilson allait survivre à ce terrible accident ? Rien. Il n’y avait rien à faire. Était-il condamné à ne jamais pouvoir réellement contrôler sa vie et ce qui se passe dans cette dernière ? Sue répondre à Elisa sur la fatigue du guerrier qu’était son père ? Rien. Cesare se contenta de sourire timidement avant d’embrasser sa tempe dans un geste tendre. Les entraînements avec lui n’avaient probablement rien donné… Avait-il aidé à faire reculer l’inévitable ? Comme l’escrimeur voulait y croire. Rangeant la barre de chocolat, il repassa ses bras autour d’elle pour la garder près de lui. Un peu plus à chaque expiration, pour ne laisser aucun espace entre eux.

En voyant l’homme en blouse s’approcher, Cesare devina sans grande difficulté que les pronostics n’étaient pas bons. Il laissa Elisa s’éloigner de lui tout en gardant un œil sur elle pour guetter ses moindres faits et gestes. Serrant la main de sa bien-aimée, un long soupir traversa ses lèvres face à la question du docteur. Il se faisait violence pour ne pas lui hurler dessus et lui demander comment il osait. Contrairement à lui, ce n’était pas quotidiennement qu’ils côtoient la mort. Le médecin n’insistait pas, il s’excusa à nouveau et les laissa seuls. Avançant de quelques centimètres son fauteuil, il passa ses bras autour de la taille d’Elisa à défaut de pouvoir l’enlacer de toute sa hauteur. Son visage contre son ventre, il ferma ses yeux :

“Je suis désolé, Mi Amore…” Il l’était. De tout son cœur. “Prends le temps dont tu as besoin.” Il ne laisserait plus le docteur l’interrompre de la sorte. Connaissant les procédures, il comptait bien aider Elisa à remplir tous les papiers. “Tu veux rentrer…?” Demanda-t-il doucement.







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