La peur au ventre. // Elisa

Revenir en haut
Aller en bas

Le Deal du moment : -41%
-181€ sur le volant de course LOGITECH G29 ...
Voir le deal
259 €

 

- La peur au ventre. // Elisa -

Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Cesare MorettiLa myrtille, fruit obscure
Cesare Moretti
https://www.ciao-vecchio.com/t7382-qu-est-ce-qu-on-va-faire-de-t https://www.ciao-vecchio.com/t7507-cesare-36-ans-coach-sportif-c-est-complique
ID : Ingrid // Sharky
Pronom : Elle
Faceclaim : Domhnall Gleeson @RQ & @geniuspanda the great
Style RP : Pronoms RP : Il / Cesare
Flashback : Oui.
RPs violent : Oui.
RPs hot : Avant, pendant, après, pas de soucis. Les rps de ce genre ne me dérange pas.
Longueur : J'écris sans pression, comme ça me vient et je sais m'adapter au besoin.

Sujets sensibles : Validisme, Zoophilie ainsi que la violence animale en générale et la psychophobie.
Thème·s abordé·s : Trisomie 21 ; handicape ; dépression.
Messages : 933 La peur au ventre. // Elisa 9384fdc2c8209c6a9f6ecb8a4c89fc76
Âge : 36 ans.
Métier : Coach sportif pour personne à mobilité réduite.
La peur au ventre. // Elisa Empty
# Sujet: La peur au ventre. // Elisa ( le Sam 15 Jan - 11:48 )
Novembre 2021

Cesare s’entraînait intensément pour être prêt. Il avait d’abord fait pendant deux mois du renforcement musculaire avant de caresser à nouveau le pommeau de l’épée. Des sensations qui ne l’avaient jamais quitté au fond. Il se donnait à 100% dans ce nouveau projet, même s’il avait mal, même s’il y avait souvent des larmes de frustrations quand il tentait désespérément de bouger ses jambes lors des séances de rééducation. Le pronostic ne devenait pas meilleur avec les semaines, même s’il était plus mobile et retrouvait son corps musclé : ses guiboles refusaient de lui obéir. Heureusement, au milieu de toutes ces frustrations, Demetrio et Elisa étaient les piliers qui lui permettaient de rester accrocher au rêve Olympien. Les JO de Paris avançaient à grands pas, même s’il restait deux ans : Cesare avait peur de ne pas être prêt, de se ridiculiser. Pourtant, les choses devenaient officielles puisque son entraîneur avait effectué les démarches nécessaires pour qu’il soit enregistré comme athlètes. Il n’y avait plus de marche arrière possible.

Ses entraînements, bien que planifier des semaines à l’avance, lui permettaient de garder ses soirées libres. Ainsi, il pouvait déposer et aller chercher Elisa à la sortie de son travail ou l’accompagner le plus possible dès qu’elle sortait. Ce n’était pas pour la suivre, pour la flicer, mais bien pour la protéger. Avec le psychopathe qui courrait dans les rues de Naples : Cesare était terrifié à l’idée de perdre sa petite-amie. Ils avaient passé assez de temps loin de l’autre. Ce n’était pas pour que le destin lui arrache cette femme maintenant. Dans les jours où le doute l’enveloppait et s’emparait de lui, l’escrimeur se morfondait sur le fait que de toute façon : que pourrait-il faire si jamais Elisa se faisait kidnapper sous ses yeux ? Avec son fauteuil, il n’irait pas loin et ne pourrait pas maîtriser l’assaillant. Dans ses bons jours, il se répétait que sa présence arrêterait peut-être un drame. Une idée utopique, mais qui trouvait sa place dans son esprit. Elisa lui avait redonné un peu d’espoir sur l’avenir et l’effet boule de neige faisait que maintenant il se prenait à espérer, à croire.

De retour chez lui, il sortit de la douche après s’être rasé les cheveux. Depuis quelques jours, son cuir chevelu le grattait et c’est son entraîneur qui lui mit la puce à l’oreille en disant qu’un de ses collègues avait des poux. Pas de bol pour Cesare, il avait emprunté un jour le casque de protection d’un autre et avait récolté ces bêtes par la même occasion. Il avait dû tout raser pour le coup et il redoutait déjà de devoir dire à Elisa qu’elle devrait également faire attention et vérifier qu’elle n’en avait pas. On ne reprendra pas le sportif à oublier son matériel d’escrime chez lui ! Sécher et rhabiller, il regarda avec anxiété son téléphone : Elisa ne l’avait pas appelé de la journée ou envoyer un sms malgré les siens. Cesare, inquiet, prit les clés de sa voiture et une fois son fauteuil installé derrière le volant prit la direction du musée. À peine rentré qu’il eut un mauvais pressentiment. Il alla dans la gallérie sur Pompéi, pas de traces d’Elisa. Il continua de faire tous les couloirs avant de demander à un employé s’ils avaient vu sa Bella. Rien. Personne ne semblait savoir où elle était. C’est donc encore plus inquiet qui sortit, tentant pour la énième fois de la joindre et lui laisser un message désespérer. Désemparé, il envoya un message à Demetrio également pour savoir s’il savait où elle était. Cesare l’aurait bien appelé, mais il ne voulait pas le déranger s’il était dans une réunion importante.

Après des heures à chercher dans tous les endroits où Elisa pouvait être, allant même dans ceux qui étaient improbables, Cesare frappa son front contre le volant avant d’entendre son téléphone. L’attrapant avec empressement, ce dernier glissa de ses mains. Il jura plusieurs fois, entendit son bassin craquer alors qu’il étirait son corps hors du fauteuil pour attraper son cellulaire tombé au sol, mais réussis à l’avoir.

“Elisa ?!” Son cœur se serra avant qu’un long ne soupire brise la tension dans son corps. Elle était en vie. Sa voix déraillée cependant n’était pas de bons augures. Comprenant rapidement la situation, il avala sa salive : “J’arrive.” Il démarra en trombe et alla à l’hôpital pour la retrouver. Il détestait cet endroit. Il y était resté tellement longtemps que les couloirs lui étaient familiers. Après avoir envoyé un SMS à Demetrio pour dire qu'il avait retrouvé Elisa, il rentra dans ce qu’il avait appelé “l’enfer sur terre”, il chercha nerveusement Elisa jusqu’à la trouver dans la salle d’attente. Roulant le plus rapidement possible, il la prit doucement dans ses bras : “Je suis là… Je suis là.” Embrassant mille fois ses cheveux, bien trop heureux de l’avoir contre lui, il ferma ses yeux : “J’ai eu peur.” Avoua-t-il. “Qu’est-ce qui s’est passé ? Il va s’en sortir ?”







this
time


Revenir en haut Aller en bas
 
- La peur au ventre. // Elisa -
Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Hôpital de Maria di Loreto Nuovo
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut