Quelqu'un m'a dit. // Ilya

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- Quelqu'un m'a dit. // Ilya -

Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Le Coeur de Naples :: Résidences :: 22. Via Del Sole
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Ae-Sin NygårdL'abricot, fruit du bonheur
Ae-Sin Nygård
https://www.ciao-vecchio.com/t9375-ae-sin-nygard#301827
ID : Sharky // Ingrid
Pronom : Elle
Faceclaim : Park Bo-young ©Proserpine
Sujets sensibles : Validisme, Zoophilie ainsi que la violence animale en générale et la psychophobie.
Thème·s abordé·s : Secte, abandon suite à un deuil.
Messages : 14 Quelqu'un m'a dit. // Ilya Dfa9b3e9a42d9ca6e5bade75cd4e587a
Âge : 32 ans
Métier : Vétérinaire
Style RP : Pronoms RP : Il
Flashback : Oui.
RPs violent : Oui.
RPs hot : Avant, pendant, après, pas de soucis. Les rps de ce genre ne me dérange pas.
Longueur : J'écris sans pression, comme ça me vient et je sais m'adapter au besoin.

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# Sujet: Quelqu'un m'a dit. // Ilya ( le Jeu 3 Fév 2022 - 20:11 )
Ae-Sin avait veillé toute la nuit à la clinique vétérinaire, elle n’était pas de garde, mais tant pis. Un chat avait subit une lourde opération dans la journée, faite par ses soins et elle voulait lui tenir compagnie. Ce dernier était un chien de refuge, personne ne viendrait le chercher à part des volontaires et il était impensable pour Ae-Sin de le laisser sans amour et dans une présence toute la nuit après avoir subi autant. Alors elle avait pris son sac de couchage et l’avait surveillé toute la nuit. En réalité, cette boule de poils lui rappelait Raspoutine et Socrate, ses chats qu’elle avait en Norvège et qu’elle a laissé dans l’immense maison familiale. Ils y étaient bien mieux que dans son petit appartement en plein cœur de Naples. En le regardant dormir pendant de longues heures, elle s’était demandée si elle n’allait pas l’adopter. Pourquoi pas après tout ? Elle saurait prendre soin de lui, apporter un suivit qui plus. La pauvre minette, brûlée à plusieurs endroits par ses anciens maîtres, avait réellement besoin d’amour et Ae-Sin en avait à donner. Ce n’est pas comme si elle avait quelqu’un dans sa vie de toute façon. Elle vivait pour son travail, comme avant elle vivait pour ses études et avant ça passait ses journées dans un livre. La demie-mesure, elle ne connaissait pas.

À Senja, quand elle vivait avec Ilya et que les deux chats montraient constamment leur territoire : Ae-Sin s’était pris à imaginer que cela serait le reste de sa vie. Elle resterait autour des sectes, sans y rentrer, supportant dans le silence sa famille et restant neutre pour le grand public. La vie lui avait prouvé qu’elle avait été naïve, pour ne pas dire idiote, à croire que tout serait normal si un jour Ilya partait par exemple. En vérité, elle n’avait jamais accepté ce pressentiment au fond de ses entrailles qu’un jour lui aussi la laisserait. Du jour au lendemain. Ce qu’il avait fait. Était-ce pour ça qu’elle aimait prendre soin des animaux abandonnés ? Que si elle le pouvait, elle les adopterait tous ? Soufflant longuement, elle passa sa main dans le pelage tigrée du félin qui faisait un mauvais rêve. La minette se réveilla en sursaut, semblait confuse. Alors le vétérinaire lui sourit :

“Tu es en sécurité, repose-toi hm ? Il est encore tôt, le soleil n’est pas levé.” Elle laissa le chat se redresser, tituber avant de se laisser tomber dans les bras d’Ae-Sin avant de se rendormir. De quoi faire fondre le docteur qui ferma ses yeux et tenta de dormir en gardant cette chaleur contre elle.

Le lendemain, elle laissa le petit chat au bon soin de ses collègues et appela le refuge pour faire savoir qu’elle allait adopter la minette. Avoir un chat lui manquait trop, l’occasion faisait le larron. Toute heureuse, elle était allée chercher de quoi pouvoir récupérer le chat tigré gris - renommée Nefertiti - le plus rapidement possible. Les bras bien chargés d’une caisse, de litière, de nourriture et tout ce qui va avec : Ae-Sin s’était bataillée tout du long avec les portes. Quand la porte de l’ascenseur s’ouvrit, elle vit une silhouette qu’elle connaissait.

“Ilya…?” Non, cela ne pouvait pas être lui. Elle hocha vivement sa tête de droite à gauche et avança d’un pas faussement confiant. Plus elle se rapprochait, plus son cœur s’arrêtait et ses épaules s’affaissèrent. Avalant sa salive, Ae-Sin réalisa que c’était bien lui. Elle était sous le choc. Elle ne s’attendait pas à le voir. “Bonjour Ilya.” Il se tenait devant la porte, elle posa tout ce qu’elle portait : “Tu veux rentrer et prendre une tasse de thé ?” Pour cela, il devrait se pousser, mais il ne semblait pas décider et elle était toujours aussi intimidée par lui : hors de question qu’elle lui demande de se pousser. Le peu de confiance qu’elle avait retrouvé en vivant avec lui s’était évaporé au fils des mois sans sa compagnie.


Seule.
Le bonheur n’est réel que lorsqu’il est partagé. ▬ Into the wild + @bat'phanie.
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Ilya KarenineLa myrtille, fruit obscure
Ilya Karenine
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ID : Charlie
Pronom : Elle
Faceclaim : Hale Appleman || Lydie
Sujets sensibles : None
Thème·s abordé·s : Deuil. Suicide. Maladies mentales.
Messages : 8 Quelqu'un m'a dit. // Ilya Meditate-meditating
Métier : Maître de cérémonie à la maison funéraire.
Style RP : Je || Rp hot: why not au feeling mais jamais dans les détails, parce que je ne sais pas écrire ce genre de scènes, tout simplement || flashback: pourquoi pas || longueur aléatoire, j'apprécie une relance même petite qu'elle soit orale ou gestuelle
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# Sujet: Re: Quelqu'un m'a dit. // Ilya ( le Jeu 3 Fév 2022 - 22:37 )
Ae-Sin, je t'ai jetée dans les bras de ton angoisse de l'abandon, embrassant ma peine quand je suis en présence de la dame Solitude. Les mois ont été longs, pénibles mais je t'ai écrit. Je n'ai rien envoyé, de peur que l'on retrace mes courriers, mais je t'ai écrit pour te dire que j'étais arrivé loin de chez moi, loin de chez toi, ou même loin d'un chez-nous qui n'aurait peut-être jamais vu le jour. J'ai imaginé Oskar sur le bateau, à lancer une dernière oeillade vers Senja, et j'ai imaginé Dorreh lancer ce même regard, j'ai imaginé les humains qui fuyaient sans se retourner, sans regretter de nous quitter, de me quitter. Et ce fut mon tour de commettre l'irréparable. Notre ambassadrice est morte, mon amie qui avait pris sa place est morte, ce ne fut qu'une succession d'obsèques qui m'égratignaient et mettaient à mal ma foi. Pourtant, tu sais combien ma foi est forte et mon amour envers Hel est sincère. Pardonne-moi de t'avoir abandonnée, ma prière est plus forte encore que quand je t'offrais sur un plateau d'argile mes excuses pour t'avoir... hurlé dessus, menacée ? Quelle importance, dorénavant ?

Ae-Sin, je t'ai jetée dans les bras de ton angoisse de l'abandon, embrassant ma peine quand je suis en présence de la dame Solitude. Tu ressemblais à un rêve éveillé lorsque je t'ai aperçu, un oiseau en train de s'envoler dans les rayons du soleil. Ancrée dans le réel par le bruissement de tes battements d'ailes et tes petits doigts qui s'agitent dans un salut trop timide, trop retenu, trop toi. Je t'avais dit que je ne te laisserais pas, je ne t'ai pas laissée. Ce voyage sur le bateau a failli me faire mourir de tristesse, j'ai eu la sensation qu'on m'arrachait le cœur. Penses-tu que l'on peut mourir de tristesse ? J'ai trahi tout ce en quoi je croyais, toustes celleux qui m'avaient ouvert leurs bras quand la folie et l'incompréhension me guettaient, j'ai laissé les autels à Hel vide de mes prières et de mes offrandes. J'ai laissé ton appartement vide de ma présence, quand le son de ma voix voulait te créer l'illusion d'un ciel jonché d'étoiles.

Ae-Sin, je t'ai jetée dans les bras de ton angoisse de l'abandon, embrassant ma peine quand je suis en présence de la dame Solitude. J'ai mal agi, j'ai mérité d'être puni et je l'ai été. Et pourtant, quand je vois les païens, parfois, ils me lèvent encore le cœur. J'essaie de ne plus appeler Hel par son nom. Qu'elle puisse s'appeler Dieu ou Allah, quelle importance tant que sa main bienveillance ferme les yeux de ceux qui nous ont quittés ? J'ai passé mon sac en bandoulière, qu'est-ce qu'il fait chaud ici. J'affectionne les soirs d'hiver, quand les pinceaux s'activent au-dessus de nos yeux d'aveugles et que les lèvres commencent à bleuir. Ce moment où la nuit n'a pas encore osé écraser le jour du poing de la fin. Chaque jour achevé jamais ne reviendra. Chaque vie achevée jamais ne reviendra. Il ne tient qu'à nous de partit de l'autre côté. Je t'ai écrit, Ae-Sin, et je t'ai cherchée. L'épaule pressée contre le bois de ta porte, sans savoir ce qui se trouve de l'autre côté, sans avoir pu passer le bout de mes doigts sur le plan de travail ou contre un cadre quelconque. C'est ainsi que je devais t'attendre.

Ae-Sin, je t'ai jetée dans les bras de ton angoisse de l'abandon, embrassant ma peine quand je suis en présence de la dame Solitude. Mon regard parcourt le couloir, s'use sur les visages naïfs, curieux, ne se confrontant qu'à mon indifférence. C'est le moment du réveil, quand la conscience oscille encore entre un rêve à demi-effacé et l'arrivée des réalités. Lorsque ton regard s'incruste dans le mien, c'est cet instant qui se profile. Le battement de tes ailes de petit oiseau qui disparaît entre les rayons du soleil. J'ouvre la bouche, inspire doucement sans savoir quels mots seront les bons. Ils se précipitent vers toi, après avoir coulé sur le papier. Sens tous ces mots à quai t'assaillir.

▬ Bonjour Ilya... Tu veux rentrer et prendre une tasse de thé ?

Ae-Sin, je t'ai jetée dans les bras de ton angoisse de l'abandon, embrassant ma peine quand je suis en présence de la dame Solitude. Désormais, au moins pour une seconde, je veux que ce soient mes bras qui t'emprisonnent. Que tu sois encore ma victime juste une seconde. Je tends le bras dans ta direction, le bout de mes doigts cherchant les tiens. Mes lèvres sont sèches. Quand ta main effleure la mienne, je t'attire à moi et naturellement, mes bras passent autour de toi, où ils auraient dû rester. On ne retournera pas sur les jours passés à trépas, on ne retournera pas sur les lettres passés du secrétaire au matelas, et nous ne retournerons pas sur nos pas. Je profite de l'accolade sans me soucier que tu la craignes, ou qu'elle ne t'effraie. Je ne suis plus une menace pour toi depuis des années. Depuis que tu as levé les yeux sur moi derrière le Cirque. Je m'écarte de toi et capture ton visage entre mes mains. Le métal froid de mes chevalières contre ta peau sensiblement rougie.
▬ Bonjour, Ae-Sin Park, te chuchote-je simplement, un sourire sincère venu habiter mes lèvres. Mon pouce passe sur ta bouche et mon front échoue contre le sien. Ae-Sin... ma voix se tord au fond de ma gorge avant qu'un rire nerveux ne s'échappe. Ae-Sin... Laisse-moi tes lèvres dans un baiser du bout des lèvres, juste pour me persuader que tu es vraiment là. Tu ressemblais à un rêve éveillé lorsque je t'ai aperçu, un oiseau en train de s'envoler dans les rayons du soleil. Maintenant, tu es posée sur le bout de mes lèvres. Enfin.
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Ae-Sin NygårdL'abricot, fruit du bonheur
Ae-Sin Nygård
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Flashback : Oui.
RPs violent : Oui.
RPs hot : Avant, pendant, après, pas de soucis. Les rps de ce genre ne me dérange pas.
Longueur : J'écris sans pression, comme ça me vient et je sais m'adapter au besoin.

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# Sujet: Re: Quelqu'un m'a dit. // Ilya ( le Ven 4 Fév 2022 - 14:53 )
Ae-Sin retenait son souffle. Il était là. Devant elle. Ils n'étaient pas avec des amis. Mais seuls. En tête-à-tête comme ces soirées d'hiver avec un thé vert. Comme cette époque-là lui manquait... Et en même temps elle avait pris du recul. Ae-Sin ne s'apitoyait pas sur le passé. Elle regardait le présent, très peu le future malgré tout. Sa vie au quotidien était vide sans l'homme devant elle. Alors, elle le laissa s’approcher. L’enlacer. Se rappelant alors au combien il était grand et elle petite. La taille parfaite, selon elle, pour se blottir contre lui et savourer l’étreinte. Pourtant, quelque chose la retenait. Elle ne pouvait pas lâcher pleinement prise. S’éloignant légèrement, elle le laissa entourer son visage de ses mains : incapable de bouger de toute façon. Il savait comment la perturber. Son front contre le sien, elle ferma ses yeux pour se laisser aller et profiter de l'instant. Ae-Sin savait qu’elle ne devrait pas. Elle devait être forte et ériger des barrières comme lui ordonnait son instinct. Pourtant. Et pourtant elle ne fit rien. Avalant sa salive, Ilya l’embrassa et au lieu de fuir : elle répondit au baiser qu'il lui donna par pure envie. Parce qu'il lui avait manqué. Parce qu'elle l'aimait même si une part d'elle le craignait toujours. Mettant fin à cet échange, elle fit un petit pas en arrière et se racla la gorge dans l’espoir que ses joues redeviennent normales. Peine perdue, clairement.

“Je… Hm… Tu…” Perturbée, évidemment qu’elle l’était. La dernière fois qu’ils s’étaient embrassés comme ça était après une opération qui s’était mal passé. Pourquoi avait-il soupiré enfin ? Avait-il pensé à elle ? Ae-Sin ne le pensait absolument pas. Pourquoi il s’attarderait sur elle ? Il pouvait avoir qu’il voulait. Ilya ne s’attarderait pas avec une personne comme elle. Il lui avait prouvé le contraire durant les quelques mois qu’ils ont passé à vivre ensemble dans le studio, mais il était quand même parti sans rien dire. La traitant comme les autres le faisaient déjà. Ae-Sin était invisible. Si elle disparaissait : peu de personnes noteraient cette absence. Sa famille peut-être ? Mais est-ce qu’Ilya le réaliserait ?

Reprenant ses esprits, elle sortit ses clés de son sac et ouvrit l’appartement. “Entre, entre je t’en prie.” Pas besoin de rajouter qu’il pouvait faire comme chez lui. Il n’attendrait pas sa permission. Et puis ils seraient mieux à l’intérieur pour parler. Elle attrapa la litière et tous les accessoires pour le chat et laissa Ilya fermer la porte derrière lui. Son appartement était plus grand que celui à Senja, mais il était tout aussi confortable et à part les meubles : la décoration était la même. Posant le tout sur la table de la cuisine, elle mit la bouilloire en route avant de revenir auprès d’Ilya. Ne voulant pas croire qu’il était là. Devant elle. Chez elle. “Tu as l’air d’aller bien…” Dit-elle en souriant : “Comme tu te sens ? Tu as toujours des soucis ?” Après tout… C’était comme ça que leur relation si étrange et bancale avait commencé. Car il avait eu besoin d’elle.


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# Sujet: Re: Quelqu'un m'a dit. // Ilya ( le )
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