Mea culpa. // Loris

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Hippolyte LissandroL'abricot, fruit du bonheur
Hippolyte Lissandro
https://www.ciao-vecchio.com/t8796-hippolyte-lissandro https://www.ciao-vecchio.com/t8829-hippolyte-lissandro-35-ans-enseignant-chercheur
ID : Sharky // Ingrid
Pronom : Elle
Faceclaim : Sam Claflin © greenhouselab & @Cinderella
Sujets sensibles : Validisme, Zoophilie ainsi que la violence animale en générale et la psychophobie.
Thème·s abordé·s : Abandon, strip tease, dépression, victime de maltraitance étant enfant, cancer.
Messages : 1058 Mea culpa. // Loris 0954b6cc99befd5ac495307e871076a904f3c4eb
Âge : 35 ans
Métier : Enseignant-chercheur à l'université de Naples en Psychologie, sa spécialité est l'étude des criminelles ainsi que le rapport entre l'Homme et la violence
Style RP :
Pronoms RP : Il
Flashback : Oui.
RPs violent : Oui.
RPs hot : Avant, pendant, après, pas de soucis. Les rps de ce genre ne me dérange pas.
Longueur : J'écris sans pression, comme ça me vient et je sais m'adapter au besoin.

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# Sujet: Mea culpa. // Loris ( le Sam 12 Mar 2022 - 13:29 )
21 Février 2022

La culpabilité. Sentiment qui n’avait pas ravagé son âme et son cœur depuis des années. L’âpre vérité d’avoir échoué, encore, lui revenait en pleine face et réveillant en lui une dépression qui n’était de toute façon jamais loin. Le sentiment latent d’avoir échoué. À nouveau. Lui le bon à rien. Il avait laissé son ami souffrir seul. Les efforts, il en avait fait. Cela n’avait clairement pas été assez. Il n’était pas assez. Pour personne. Pas même pour son frère de cœur. Ne pas répondre. Se forcer à ne pas clamer son innocence. Prouver à Loris qu’il n’était pas quelqu’un qui l’avait lâché. Hippolyte se fit violence pour verrouiller son portable et le poser sur la table du salon avant de s’éloigner. Ne pas répondre. Ne pas envenimer la chose. Ne pas ramener à lui un ressentit légitime pour Loris. Comprendre. Il le devait. Se laissant tomber sur le canapé, il croisa ses mains sur son ventre et en avalant sa salive pour ravaler des sanglots naissants fit son possible pour analyser. Pour voir ses échecs. Pour apprendre à ces derniers. Pour ne plus jamais se sentir aussi… Bon à rien.

23 Février 2022

Hippolyte connaissait les habitudes de Loris, ou tout du moins, les connaissait. Depuis le drame qui lui était arrivé, il avait peut-être changé sans lui dire. Tant pis. Le professeur prenait le risque quand même de recevoir les foudres de son frère de cœur. Si cela lui permettait de guérir, de mieux se sentir : il endurerait. Il se sentait déjà mal, il pouvait encore encaisser. Comme toujours. Brave petit soldat dévoué à ceux qui l’aime. Il déposa dans la boîte aux lettres de Loris une enveloppe. Toute simple. Avec un mot écrit à la main. “Désolé.” Et avec à l’intérieur des bonbons. La nouvelle version de ceux qu’il avait volés un jour pour Loris, pour lui remonter le moral après une énième journée difficile au monde des orphelins.

26 Février 2022

Il se représenta à nouveau à l’immeuble. Avec une nouvelle enveloppe contenant d’autres surprises. Des dessins qu’il avait gardé. Des gribouillis fait à quatre mains, les leurs. Preuve qu’il avait tout conservée. Précieux écrins qui lui rappelaient au quotidien qu’il n’était pas seul. Qu’il avait une famille choisie prête à tout pour lui. Un pour tous, tous pour un. Une phrase mythique, qui même si elle n’était pas forcément vraie d’un point de vue historique s’appliquait à merveille pour eux. “Tu te souviens ?” Un mot glissé avec les desseins. Pour ne pas s’éterniser. Loris comprendrait. Ou non.

02 Mars 2022

Une lettre de plus glissée dans la boîte aux lettres. Comme les autres, pas de blabla inutile, de grands éloges sentimentaux. Juste quelques mots : “On sera toujours là.” Et dedans, des photos prises à la va-vite de vacances improvisées ; de camping fait au dernier moment. Des photos où ils rient tous. Où ils sont soudés. Pâle souvenir d’une vie antérieure qui semble si lointaine depuis que Loris avait coupé les ponts avec tout le monde. Hippolyte faisait bonne figure pour les autres, mais il en était dévasté. Proscris dans sa douleur, incapable de penser à autre chose : il avait demandé un congé maladie ne pouvant plus assurer ses cours. Le temps s’était arrêté, sa vie était en suspens depuis que Loris lui avait envoyé ce message.

05 Mars 2022

Nouvelle visite, nouveau cadeau du passé. Un DVD. Celui de Shrek qui était rayé tant ils l’avaient regardé. Un film pour enfants, et alors ? Ils n’avaient jamais eu une enfance normale. Alors, les orphelins la vivaient encore aujourd’hui : à la barbe de ceux qui ne croyaient pas en eux. Hippolyte l’avait sorti de la boîte à trésors. Il avait conversé tellement de choses à travers les années qu’il pouvait bien se séparer de ces preuves de fraternités, d’amour : preuves tangibles qu’il n’avait rien oubliées et ne le ferait jamais. Il avait été là pour toute sa fratrie et le serait jusqu’à son dernier souffle. Cela incluait Loris évidemment. Il avait sa place et Hippolyte, à défaut de trouver les mots, voulait lui prouver. Tant bien que mal. Espérant que cela serait assez… Il savait que non. Car il n’était pas connu pour satisfaire son entourage comme il se devait.

08 Mars 2022

Un paquet envoyé cette fois. Une tasse old school de la marque de leurs céréales favorite. Quatre mots, écrits cette fois-ci à l’ordinateur : “Je t’aime.” Hippolyte n’avait jamais eu peur de les dire aux orphelins. Jamais. Une petite attention. Une de plus. Une qu’il avait voulu offrir pour l’anniversaire de Loris, mais qu’il avait décidé d’avancer pour sauver leur relation. Hors de question de le laisser s’éloigner. Même si Hippolyte devrait ramer pendant des années, il le ferait.

10 Mars 2022

Citation :
Loris,

Je prends enfin le courage d’écrire une lettre. Une, en bonne et due forme. Je suis désolé de cette attente. Je voulais trouver les bons mots, je n’ai jamais dit des paroles en l’air : hors de question que cela soit le cas avec cette lettre.

Mes excuses, je te les présente. J’aurai dû faire plus, être encore plus là pour toi. Je n’ai pas sû te montrer l’importance que tu avais au moment où le besoin était le plus grand. Je n’ai pas assuré. J’en suis désolé. Ton ressentit est légitime. Tu es plus qu’en droit de te sentir délaissé. Crois-moi quand je t’assure que cela n’a pas été fait sciemment. J’aurai dû te demander de quoi tu avais besoin plutôt que de deviner. Cela aurait évité bien des souffrances pour toi. Je n’ai pas su être un ami, un frère, à la hauteur.

Je ne m’attends pas à ce que tu pardonnes, à ce que tu acceptes ces vestiges de notre passé. Je ne m’attends pas à ce que tu reçoives, ou même lise cette lettre à dire vrai, mais tant pis. Je continuerais de t’en envoyer. Parce qu’une famille, s’est faite pour ça. Pour soutenir, entretenir quelque chose même quand il n’y a plus que quelques braises.

Je n’abandonnerai pas. Je ne t’abandonnerai pas. Je serais là. Toujours.

Tu ne pourras rien faire pour changer ça.

Je t’aime, pour toujours.

L’Hippopotame.

Pliant soigneusement le papier à lettre, il glissa cette dernière dans une enveloppe qu’il scella d’un coup de langue avant de se lever et d’enfiler sa veste pour aller en personne la glisser dans la boîte aux lettres de son ami. Pas de tampons de la poste. Rien. Hippolyte marcha jusqu’à l’immeuble de son ami. Il connaissait le code pour rentrer, c’est comme ça qu’il avait pu depuis l’envoi du sms communiqué avec Loris. À sens unique, certes, mais mieux que rien. Alors qu’il glissa l’enveloppe dans la boîte, restant immobile jusqu’à entendre le bruit sourd de l’objet qui tombe : un long soupir traversa ses lèvres. Il se tourna pour partir et tomba nez à nez avec Loris. Perdu dans sa torpeur, dans son mal-être, il était sourd à tout. Sursautant, il avala sa salive. Le silence resta de plomb sans qu’Hippolyte ne trouve la force de le rompre. Il se racla la gorge.

“Je… Hey…” Que dire ? Quoi faire ? “Je… J’ai juste posté un truc.” Il le verrait de toute façon. Massant sa nuque, il avait peur de faire à nouveau un faux pas qui mettrait définitivement un terme à leur relation. Il était terrorisé. De faire une mauvaise chose. De perdre pour toujours l’homme qui se tenait devant lui. “Désolé, Loris.” Il formula verbalement ce que les attentions, les lettres avaient fait pour lui les dernières semaines. “Je suis désolé, Loris. Sincèrement. Je n'ai pas assuré.”




Il y a une différence entre connaître le chemin et arpenter le chemin.
- Matrix, Morpheus.
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