Giulio || C'est rien, c'est la rue

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- Giulio || C'est rien, c'est la rue -

Ciao Vecchio :: Naples, Italie :: Bord de la Tyrrhénienne :: Santa Lucia :: Résidences :: 4. Via Nazario Sauro
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Esha VarmaLa myrtille, fruit obscure
Esha Varma
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# Sujet: Giulio || C'est rien, c'est la rue ( le Mar 12 Avr 2022 - 21:28 )
Cachée derrière la porte de la cage d’escalier, Esha regardait au loin ce qui était en train de se passer, sans intention d’intervenir. Les larmes aux yeux, elle voyait son petit studio se vider des rares biens qu’elle avait. Ils ne valaient pas grand chose mais ça lui appartenait. Dans sa poitrine, son cœur battait à tout rompre. C’était une situation qu’elle aurait pu anticiper si elle n’avait pas autant de mal à demander de l’aide. Que ce soit autour d’elle avec les quelques proches qui connaissaient sa situation, ou si elle allait au bout de ses démarches administratives qui la décourageaient à chaque fois qu’elle s’y mettait. Les relances pour loyer impayé, elle les avait reçu. Elle avait pris le parti de ne pas aller chercher les courriers recommandés qu’on lui avait adressé et même de ne pas répondre lorsqu’elle voyait le nom de sa propriétaire s’afficher sur son téléphone. De toute façon qu’est-ce qu’elle pouvait lui répondre si elle avait daigné répondre ? Elle n’avait de toute façon pas l’argent pour régler son loyer et des mois s’étaient écoulés comme ça. Parce que le peu d’argent qu’elle gagne, elle le concentre sur sa mère qui en avait plus besoin qu’elle. Du moins, c’était la logique d’Esha. Elle le savait qu’elle avait une grande part de responsabilité dans cette éviction. Tous les soirs elle s’endormait avec la boule au ventre en se demandant si ce soir serait la dernière où elle aurait un toit au-dessus de sa tête. Ce jour avait fini par arriver.

Toujours cachée, elle colla son dos au mur alors que des voix étouffés continuaient à lui parvenir. Au bout de longues minutes, elle passa enfin la tête pour voir que le couloir était vide. Il n’y avait plus personne et les objets qui jonchaient auparavant le sol n’étaient plus là non plus. D’un pas lent, elle alla jusqu’à la porte et introduit sa clé qu’elle avait toujours en sa possession. Elle ne rentrait pas. Iels avaient pris soins de changer la serrure pour être sûre qu’elle ne puisse pas accéder au logement. Le cœur lourd, elle ravala les larmes qui menaçaient de couler et sortit du bâtiment. Son sac sur l’épaule, ce qu’elle avait sur elle étaient littéralement les dernières choses qui lui restaient. En s’avançant un peu plus loin sur le trottoir, un vêtement attira son attention. Tout était là, dans un sac poubelle et prêt à être ramassé par les éboueurs. Elle s’accroupit pour regarder ce qu’elle pouvait récupérer et ce qu’elle allait malheureusement devoir laissée. Esha ne se préoccupait de rien d’autre que ce qu’elle était en train de faire. Que ce soit les regards curieux sur son passage ou même les interrogations qu’elle arrivait à entendre. En même temps qu’elle faisait le tri, des larmes avaient finis par rouler le long de sa joue. Qu’est-ce qu’elle allait faire maintenant ? Elle aurait pu retourner à la voiture avec sa mère, mais elle détestait cet endroit et tout ce qu’il représentait. Elle ne comprenait même pas pourquoi sa mère était toujours aussi attaché à ce tas de ferraille qui ne roulait même plus. De plus, elle ne savait pas comment elle allait pouvoir justifier son retour. Pour quelques jours, pourquoi pas. Elle avait l’habitude de tout couper pour passer quelques jours dans le véhicule pour profiter de sa mère qui refusait de le quitter. Mais au bout d’un moment, sa mère finirait par voir que les jours allaient se rallonger sans qu’elle ne la quitte.

Prise d’une soudaine honte, Esha devait absolument s’éloigner de cet endroit. Elle ne savait pas où elle comptait se rendre mais sans y donner plus d’attention, la jeune femme commença à déambuler dans les rues de Naples. Elle marcha pendant un long moment avec la sensation de ne plus rien sentir. Que ce soit la douleur que lui provoquait son cœur qui continuait à battre à tout rompre dans sa poitrine. Son épaule qui commençait à lui faire mal à cause du poids du sac poubelle qu’elle avait emporté avec elle. Ni même ses pieds qui n’en pouvaient plus de marcher autant.

Sans qu’elle ne s’en rende compte, elle arriva devant un bâtiment qu’elle connaissait bien. Du revers de la main, elle essuya les larmes qui continuaient à rouler et repris sa marche jusqu’à la porte qui l’intéressait. Giulio. Même si d’un côté Esha espérait qu’il soit là pour la soulager, sa fierté et la honte qu’elle se traînait l’obligeait à espérait qu’il ne la voit dans un état aussi pathétique. Dans les couloirs elle ne croisa personne - et c’était tant mieux  - et une fois devant l’appartement de son ami, elle donna quelques coups secs. Ce geste fut accompagné de quelques larmes qu’elle essayait d’essuyer au mieux, mais à mesure que les secondes s’écoulaient alors qu’elle attendait derrière la porte, ses larmes se multiplièrent. Et si à force de ne pas demander de l’aide, alors qu’elle en avait vraiment besoin aujourd’hui, elle se retrouvait seule ?


Mariti subsidiis nobilitas virginis cum et patris et filia liberis pauperis Valerius amicorum filia erubesceret adultae diuturnum causa amicorum cum alitur Reguli Reguli nobilitas patris liberis Scipionis cum Valerius cum Publicola diuturnum mariti uxor aerario alitur humatur liberis ille adultae.
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Giulio CiezzoLa cerise, fruit de la réussite
Giulio Ciezzo
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# Sujet: Re: Giulio || C'est rien, c'est la rue ( le Sam 23 Avr 2022 - 0:22 )


I'm a phœnix in the water, A fish that's learnt to fly. I'm wishing, wishing further for the excitement to arrive. It's just I'd rather be causing the chaos, than laying at the sharp end of this knife.
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Esha VarmaLa myrtille, fruit obscure
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# Sujet: Re: Giulio || C'est rien, c'est la rue ( le Hier à 22:17 )
Derrière la porte, Esha arrivait à entendre du mouvement. Du moins elle en avait l’impression, entre ses reniflements et les bruits de couloirs qu’elle arrivait à percevoir, elle ne saurait dire ce qui est vrai ou pas. Pendant ces longues secondes d’attente, la jeune femme sentait son estomac se tordre sous le poids de la honte. Elle savait que Giulio ne lui tournerait jamais le dos, qu’il était l’une des personnes sur lesquelles elle pourrait toujours compter. Pourtant l’Indienne avait peur d’abuser de sa patience et de sa gentillesse. La honte était un sentiment qu’elle connaissait bien mais aujourd’hui elle venait de franchir un nouveau pallier. L’impression de reculer alors qu’elle avait essayé d’avancer. Dans sa tête, elle se repassait les dernières minutes qui s’étaient écoulées avant qu’elle n’arrive devant chez son ami. Elle se demandait aussi comment elle allait annoncer la nouvelle à sa mère. Est-ce qu’elle devait le faire, même ? Elle n’était pas certaine que cette dernière soit en mesure de comprendre tout ce qu’elle lui expliquerait. Ces derniers temps, les échanges avec sa mère étaient très limités parce qu’elle était tellement fatiguée qu’elle n’arrivait pas à tenir une conversation plus de cinq minutes. Et ça, c’était lorsqu’elle écoutait ce que lui disait sa fille.

Lorsque le porte s’ouvrit sur son ami, ses yeux croisèrent son regard avant de s’échouer au sol, incapable de le soutenir. Elle se laissa faire lorsqu’il lui saisit le poignée, incapable de le stopper dans son geste même si elle l’aurait voulu. Tout se passa très vite pour Esha. Le bruit sourd que fit son sac en rencontrant le parquet, fit écho au sanglot qu’elle lâcha en se laissant aller dans les bras du jeune homme. La chaleur de cette étreinte arrivait à réchauffer son cœur tout en le brisant, car ce geste la ramenait  la réalité. Qu’elle avait besoin d’aide. Qu’elle n’avait personne vers qui d’autre se tourner. Qu’elle n’était qu’un poids sur les épaules de ses proches. La main de la jeune femme s’était agrippée au col de Giulio, comme si elle avait peur de le laisser filer entre ses doigts. Elle ne se demandait même pas si elle était en train de trop serrer, s’il lui faisait mal… Elle avait juste besoin de se sentir accrochée à quelque chose pour ne pas sombrer.

- …, elle avait essayé de prononcer quelque chose, mais ce fut juste un soupir qui franchit la barrière des lèvres de l’Indienne. Tout ce qu’elle avait pensé avant d’arriver là, la façon d’articuler ce qui venait de lui arriver, son appel à l’aide…tout était calé au fond de sa gorge par une grosse boule qui l’empêchait de prononcer la moindre syllabe. Doucement, elle lâcha une main du col de son ami et renifla doucement. Elle passa une main sur son nez avant d’entourer la taille du PDG. On peut rester comme ça. Parce que ce qui allait suivre serait plus facile pour elle de le dire si elle ne sentait pas son regard sur elle. Quelque part, elle se doutait que le jeune homme avait compris la raison de sa visite, mais pendant les minutes qui allaient suivre, elle allait essayer de se justifier de cette situation. Promettre que ce n’était que temporaire et que ce serait l’unique fois où ça arriverait. Comme la fois précédente. Et celle d’avant. Tu aurais une petite place pour moi, chez toi ? Juste le temps de… Elle ne savait même pas comment terminer cette phrase. Le temps qu’elle retombe sur ses pattes ? A chaque fois, c’était la même histoire. Si tu ne peux pas, je comprendrai, je n’ai pas envie de te déranger… Elle se défit doucement de l’étreinte et plongea son regard larmoyant dans celui de son ami. Tu en as déjà fait tellement pour moi que… Elle haussa les épaules en esquissant un mince sourire triste et désolé, qui traduisait sa reconnaissance et sa honte.


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# Sujet: Re: Giulio || C'est rien, c'est la rue ( le )
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