S.O.S écrit avec de l'air | Eren

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Delilah ErsanLa cerise, fruit de la réussite
Delilah Ersan
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ID : Proserpine, Aurélie
Pronom : elle/iel
Faceclaim : Pinar Deniz © Hidden Falls + Doriana
Thème·s abordé·s : enbyphobie, sexisme, harcèlement moral
Messages : 64 S.O.S écrit avec de l'air | Eren Fba9eb4ab175eeb7db304cf1452a30391bf48358
Âge : 31 ans (28/08/1990)
Métier : Assistant.e de direction chez ECL (Ercoli Cosmétique Laboratoire)
Style RP :
Pronoms RP: j'écris en iel
RPs hot : Selon le feeling
Longueur : Selon l'inspiration, pas de pression

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# Sujet: S.O.S écrit avec de l'air | Eren ( le Mar 10 Mai 2022 - 14:55 )
S.O.S écrit avec de l'airEren & Delilah
Les minutes s'égrènent tandis que l'alarme du téléphone sonne une fois, deux fois, puis trois. Delilah trouve le courage de sortir son bras de sous la couette pour repousser le lever fatidique depuis plusieurs minutes maintenant, pourtant, iel ne trouve pas le courage de sauter du lit. Pourtant, en voyant l'heure, iel finit par se bouger, percutant que son patron l'attendait un peu plus tôt ce matin pour préparer la réunion hebdomadaire avec tous les responsables de service. La flemme laisse place au stress, mais Lila ne se précipite pas pour autant, iel va être en retard quoiqu'il arrive. Comme tous les matins, la boule au ventre s'installe, la gorge se noue et comme tous les matins, Delilah se demande si iel ne devrait pas se faire porter pâle. C'était si facile, il lui suffisait d'appeler l'une de ses collègues pour l'informer de son absence et iel pourrait rester au lit pour la journée. Pourtant, iel n'en fait rien. Déjà, l'agenda de la journée défile dans son esprit, iel le connaît par cœur. Alors que Lila prenait une douche rapide, iel se remémore chaque rendez-vous à venir, appréhendant déjà les comptes-rendus qu'iel aurait à recopier. C'est donc sans entrain que l'assistant.e sort de chez iel et prend la direction de l'arrêt de bus le plus proche. Un regard à sa montre lui informe qu'iel ne serait jamais à l'heure et qu'iel allait même manquer le début de la réunion. L'angoisse lui tord maintenant les tripes à l'idée de l'interrompre par son arrivée, imaginant déjà les regards sur iel, celui réprobateur de son patron notamment, mais aussi, le jugement des autres. Delilah attend à son arrêt de bus cinq minutes avant de recevoir une notification lae prévenant que la ligne subissait un ralentissement conséquent. L'angoisse ne lae quitte donc pas, se renforçant même face à ce nouvel aléa. Lila se met à marcher, suivant les arrêts de bus, se disant qu'iel prendrait le prochain qu'iel verrait, espérant qu'il n'y en aurait pas afin de ne pas avoir aller à cette réunion. Autant la manquer entièrement plutôt que de subir cette honte. Finalement, un bus passe et c'est la mort dans l'âme que Lila grimpe dedans.

Les portes de l'ascenseur s'ouvrent sur un couloir vide. Le silence pensant ne rassure pas pour autant Delilah qui se précipite dans son bureau, attenant à celui de son patron, Monsieur Ercoli. Iel s'empare rapidement d'un bloc-notes, d'un stylo, se débarrasse de sa veste et ouvre la porte qui sépare les deux bureaux. Sans surprise, il est vide, mais les documents de la réunion sont toujours là où iel les avait posés la veille au soir. Comme à son habitude, l'assistante.e préparait chacune de ces réunions avec soin, réunissant chaque document qui serait nécessaire à son bon déroulement, les classant en fonction de l'ordre du jour, ajoutant même quelques annotations. Les documents n'avaient pas bougé et malgré le stress et l'angoisse qui ne lae quittent pas, Lila sent l'amertume lui piquer le nez. Ercoli fils était loin d'être le patron qu'était Ercoli père, à son grand regret. Iel était toujours en train de lui prémâcher le travail pour ensuite se faire rabaisser, et ce depuis sa prise de poste. Delilah n'avait jamais rien osé dire, se sentant chanceux.se d'avoir ce poste, reconnaissant.e aussi. Une fois les documents récupérés, l'assistant.e regagne le couloir, restant un moment devant la porte de la salle où se déroulait la dite réunion. Le cœur au bord des lèvres, Lila se sent nauséeux.se à l'idée d'entrer. La réunion se terminait dans une vingtaine de minutes, son arrivée allait être remarquée, une chose dont iel avait horreur. Rassemblant tout son courage, les larmes lui montant déjà aux yeux, iel donne deux coups timides sur la porte avant de se faufiler à l'intérieur. La première chose qui lae frappe, ce sont les têtes qui se tournent vers iel. Elles ne sont pas nombreuses, une demi-douzaine à tout casser, mais la pièce lui paraît immédiatement immense. La perspective de la salle semble changer avec l'angoisse qu'iel ressent, la rendant aussi profonde qu'un océan sans fond. Delilah se sent minuscule, pourtant iel avance en direction de son patron, déposant les documents devant lui sans un mot. « Mademoiselle Ersan, merci de nous faire l'honneur de votre présence, on ne vous attendait plus. » Les joues de Lila s'enflamment immédiatement, ce qu'iel avait appréhendé, arrive. Andrea Ercoli aurait pu ne rien dire et passer sous silence son arrivée qu'il avait fallu qu'il commente. « Je suis navré.e pour le retard. » Que pouvait-iel dire d'autre, à part qu'iel était désolé.e ? Rien. « A un quart d'heure de la fin, vous battez des records. Autant ne pas venir du tout, vu le peu d'intérêt que vous avez pour votre travail. » Lila se sent honteux.se, son visage brûle tant le sang ne le quitte plus. Iel entend à peine les quelques rictus des collaborateur.rice.s autour de la table qu'iel ne regarde même pas, les yeux rivés sur le sol. La gorge serrée, Delilah se retient comme iel peut de pleurer, la fierté prenant le relais dans ce moment rare de honte. « Excusez-moi. » L'assistant.e prend congé, peinant à prononcer ces deux mots tant sa gorge se noue et lui fait mal. Calmement, iel quitte la salle de réunion, prenant la direction de la terrasse accessible via la salle de repos du même étage. Là, dans un recoin non visible de l'intérieur, Lila se laisse tomber sur une chaise et fond en larmes. Se sachant seul.e, iel ne retient pas les sanglots qui lae secouent un moment, mais tout en silence. La vue qui s'offrait à iel était pourtant magnifique : une mer bleue et calme, sereine, tout pour apaiser un esprit troublé. Mais Delilah ne voit pas, ne voit rien à part les paumes de ses mains dans lesquelles iel se réfugie pour pleurer de tout son saoul. Énormément d'émotions l'assaillent de toute part et c'est trop pour l'assistant.e qui lâche enfin prise. La honte laisse place à l'angoisse, grande gagnante ces derniers temps. Cette angoisse de revenir à son bureau et de passer la journée près d'Andrea qui allait très certainement lui faire payer son retard à coup de remarques, se fichant bien de l'impact que cela avait sur iel. L'envie de démissionner lui vient à l'esprit, comme à chaque fois que l'homme la rabaisse. Cela serait si simple de partir, mais pour trouver quoi ? Chaque poste avait son lot d'inconvénients et il fallait s'y faire. Delilah devait s'y faire. Et à cette pensée, ses pleurs redoublent.
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Eren PilavciLa cerise, fruit de la réussite
Eren Pilavci
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ID : Sandrine
Pronom : Elle
Faceclaim : Serkan Çayoğlu
Thème·s abordé·s : homophobie, violences physiques
Messages : 34 S.O.S écrit avec de l'air | Eren C17c405d0f79f94d72bd6548feaf4f0b646e6b43
Âge : trente-sept printemps.
Métier : directeur dans l'entreprise ECL (Ercoli Cosmétiques Laboratoires). Il dirige le service Recherches et développement, ainsi que les laboratoires en formulation.
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# Sujet: Re: S.O.S écrit avec de l'air | Eren ( le Hier à 23:34 )
Les réunions hebdomadaires, celles qu’il n’attend pas, qui provoque sa fatigue, dû à du blabla incessant, à des points parfois inutiles, qui pourraient être abordés par mail en quelques lignes, plutôt qu’en présentiel. Et c’est pire que tout depuis que Andrea a repris les rênes, y mettant son grain de sable, demandant des changements, imposant sa gestion, afin de montrer à tout le monde que le grand patron n’est plus le même. Une manière de s’imposer, d’instaurer son autorité. À tel point qu’il ne peut, à ce jour, plus fuir ces temps d’échange devenus obligatoires. Il l’a compris le premier mois où Andrea a pris ses fonctions. Ce dernier lui a demandé, ordonné même, de revenir sur son jour de congé afin d’y assister. Si autrefois, il lui arrivait, à de rares occasions, de se contenter du compte-rendu final, il n’y tient plus aujourd’hui. Déjà, pour ne pas constamment être en opposition avec la direction, et dépenser de l’énergie pour des choses futiles, mais c’est surtout pour ne pas le laisser parler en son nom et prendre des décisions à sa place, sur ses services, ce qu’il n’hésiterait pas à faire, non sans échapper à la fameuse remarque « tu n’avais qu’à être présent ».
Seulement, c’est long. Et avant la réunion qui s’éternise, Eren n’a pu prendre son café, la machine étant tombée en panne. Il était à deux doigts de faire les étages pour quémander une cafetière de secours, quand un cadre lui a fait savoir qu’il était l’heure. Et c’est ce dernier, situé à sa gauche, qui lui donne un coup de coude lorsqu’il le voit piquer du nez.
- Le manque de caféine, murmure-t-il, amusé, alors qu’Eren acquiesce, soufflant en réponse que le distributeur de boissons est dysfonctionnel. La première chose qu’il fera lorsqu’il sortira d’ici, c’est contacter le service dépannage pour qu’on vienne le réparer. Il dépense des masses de pièces dans cet engin, fait leur fortune à lui tout seul, alors ce serait dommage de ne pas solutionner le problème rapidement. Et puis, il est dans le besoin. C’est un couche tard, qui a pourtant essayé de dormir avant minuit, mais il lui est impossible de fermer les yeux. De plus, s’endormir trop tôt lui donne l’impression de ne pas profiter de sa soirée, d’être constamment dans la routine « boulot, métro, dodo ». Il adore son travail, n’en changerait pour rien au monde, mais il lui est important de garder un certain équilibre entre sa vie professionnelle et privée.
Croisant les bras, bougeant un peu dans sa chaise, Eren tente de rester éveillé, puis il se redresse en saisissant son stylo et en gribouillant des petites abeilles sur son bloc de notes, afin de s’occuper les mains.
À quinze minutes de la fin, alors qu’il sent sa peine prendre fin, la porte s’ouvre sur Delilah Ersan. Tous les regards se dirigent vers iel qui déposent des documents attendus en début de réunion. Andrea s’était agacé de ne pas avoir son dossier, n’avait pas hésité à critiquer les compétences de son assistant·e, trouvant à redire dessus et, mal à l’aise, il l’avait stoppé en abordant l’ordre du jour qu’il avait sous les yeux, afin de passer très vite à autre chose, mais le grand patron ne semble pas en avoir terminé avec iel et saute sur sa présence pour l’humilier, lae rabaisser devant des cadres. Certains ont des petits sourires qui se dessinent sur le visage, quand lui ne voit rien d’amusant. Il échange un regard appuyé avec son voisin qui lève les yeux au ciel, puis repose son attention sur Delilah dont les joues ont viré rouge pivoine. Avec ceux qu’il ne peut voir en peinture, dont lui, il est exécrable, mais ce n’est rien comparé avec iel qui le supporte au quotidien. Lorsqu’iel quitte la pièce, Andrea ne se gêne pas pour arborer un une moue dépitée en secouant la tête.
- Le petit personnel, ce n’est plus que c’était.
Ce qui déclenche des rires, mais c’est trop pour Eren qui ne peut se contenir plus longtemps. D’ailleurs, il regrette de ne pas avoir ouvert sa bouche plus tôt.
- Était-ce nécessaire ?
Première remarque qui donne naissance à un lourd silence.
- Si vous traitiez votre assistant·e avec un peu plus de considération, peut-être qu’iel verrait plus d’intérêt à son travail.
Sa franchise et sa manière de monter au front n’est pas au goût de tou·te·s et il en a conscience, mais de telles attitudes l’insupportent. La mâchoire d’Andrea se crispe, ses doigts se resserrent sur le document posé sur la table et, sentant une tension s’installer, son collègue voisin prend la parole pour la conclusion de la réunion. Il sait que, encore une fois, il vient de s’attirer les foudres de son patron, mais ce n’est pas comme si ça changeait quelque chose. Ça fait des mois qu’il lui met des bâtons dans les roues, à commencer par repousser le dépôt de candidature pour le futur départ de son assistant qui va bientôt quitter l’entreprise pour une autre. Eren n’a pas l’impression de lui avoir fait quelque chose, pourtant, le courant ne passe pas. Andrea ne l’apprécie pas et la réciproque est vraie, mais il essaie de rester professionnel jusqu’au bout, supportant également les réflexions désobligeantes, les attitudes et le jugement face à sa politique, ses valeurs qui ne sont pas un secret.
La réunion touchant à sa fin, l’homme se lève, accompagné de son voisin qui quitte le bureau en lui disant qu’il n’aurait pas dû le provoquer de la sorte, que, après tout, Delilah était très en retard et l’a handicapé. Avant même qu’il n’ait eu le temps de réagir, il pose une main sur son épaule et s’éloigne. Las, il rejoint la salle de détente, avec pour objectif de récupérer le numéro de téléphone collé contre la machine. Alors qu’il commence à composer les chiffres, des bruits l’interpellent. Des pleurs. Remettant son appel à plus tard, le directeur pousse la porte de la terrasse qu’il referme quelques secondes après avoir aperçu Delilah. Sa détresse le touche, lui retourne le cœur. Il tire une chaise et l’approche de la sienne, puis s’assoit dessus.
- Son attitude était inappropriée. Il n’avait pas à vous parler de la sorte. Ni devant nous, ni en privé.
Rien ne justifie le ton emprunté, ni ses propos. Mais il sait pertinemment que dans les faits, c’est autre chose.
- Que s’est-il passé ce matin ? Rien de grave ?
C’est la première chose qui lui serait venu à l’esprit. L’interroger sur les raisons de son retard, s’en inquiéter, parce qu’il n’est pas certain que ce soit dans ses habitudes. En observant l’heure, constatant que l’heure est à la pause, il ajoute :
- D’ici quelques minutes, la terrasse ne sera plus vide. Je vous propose de continuer la discussion dans mon bureau. Ce ne sera pas aussi charmant qu’ici, mais… Vous serez déjà plus au calme.
Et isolé·e de la vue de tou·te·s qui pourraient s’interroger, se poser des questions sur son état.
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