Ciara | L'histoire d'un pendentif

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- Ciara | L'histoire d'un pendentif -

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Caitlin LoweLa cerise, fruit de la réussite
Caitlin Lowe
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ID : Sandrine
Pronom : Elle
Faceclaim : Meghan Markle
Thème·s abordé·s : automutilation, diffusion de photographies, harcèlement, lesbophobie internalisée, violences sexuelles
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Âge : quarante ans.
Messages : 65 Style RP : Pronoms RP : j'écris en Il. Flashback : non. RPs hot : avant/après. Pas le pendant. Longueur : sans pression. Autre : je ne lis pas le "Tu" qui m'est trop intrusif et je n'aime pas qu'on c/c mes dialogues dans les RP. Je n'écris plus avec les hommes que je ne connais pas.
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# Sujet: Ciara | L'histoire d'un pendentif ( le Dim 29 Mai 2022 - 21:57 )
Les joues gonflées, Caitlin s’arrête face au bâtiment qui accueille la salle de danse. Pourquoi est-elle là déjà ? La question lui effleure l’esprit, avant de se remémorer l’échange avec sa collègue. Cette dernière était tellement dans le pétrin, la panique, à l’issue d’un appel téléphonique avec l’hôpital, lui annonçant une mauvaise nouvelle, qu’elle n’a pas su faire autrement que de proposer gentiment son aide lorsqu’il a été question de chercher sa fille. Sur le moment, ça lui semblait être judicieux. De la sorte, elle lui retirait un poids sur les épaules. Après tout, il ne s’agissait que de récupérer l’enfant et la ramener chez la voisine de sa collègue. Une course, rien d’important, mais ce serait mentir que de dire qu’elle s’en réjouit. C’est une femme qui n’est pas très douée avec les gens. Son contact avec les adultes est déjà compliqué, alors avec les enfants, avec qui elle ne peut pas avoir de réelles conversations, c’est dur. Ce n’est pas pour rien qu’elle ne s’est jamais vu mère. Autrefois, si, pour rentrer dans les cases, dans la norme imposée par la société, mais jamais par désir. Et aujourd’hui, la question ne se pose même plus. C’est trop de temps dépensé pour une deuxième personne. Une éducation à faire, des moments en moins pour soi. Elle aime trop la vie qu’elle mène pour penser à laver le linge, à acheter des fournitures, des vêtements, à une âme qui grandit et avec qui elle risque fortement d’être maladroite. Pour qu’on lui dise plus tard qu’on ne l’aime pas ? Qu’on la déteste ? Son cœur ne le supporterait pas. Et par-dessus tout, ce qui serait insurmontable, c’est l’inquiétude. Constamment se faire du souci, se demander ce qu’iel fait, où iel est, avec qui iel traîne. Ne pas pouvoir maîtriser. Insoutenable. De loin, elle préfère laisser ça à des gens qui le désirent vraiment.
C’est après avoir soufflé un coup qu’elle entre dans le lieu, se stoppant à quelques mètres pour laisser passer les enfants qui courent autour d’elle. Définitivement, Caitlin n’aurait jamais eu la patience pour ça. Elle se fraye un chemin dans la salle de danse, et s’appuie contre le mur, en visualisant la fille de sa collègue, qu’elle a déjà vu à plusieurs reprises. Cette dernière termine tout juste un exercice et se tourne vers elle pour lui faire un signe de la main auquel elle répond, puis pose son attention sur un garçon qui fouille dans un sac, en jetant des regards derrière lui, comme s’il s’assurait que personne ne le regardait. Lorsqu’il saisit un pendentif, et laisse tout en plan, se pressant vers la sortie, Caitlin comprend que ça n’a rien de normal. Elle le saisit par le poignet, l’observe avec un air qui la caractérise bien : froid, distant, ferme.
- Donne-moi ce que tu as volé.
Même à cet âge-là, elle les déteste. Ce garçon va devenir un petit con. Impressionné, ou apeuré, elle ne sait pas trop comment déchiffrer, l’enfant tente d’abord de se libérer, en lui soufflant que c’est à lui, puis finit par lui rendre l’objet volé, suppliant Caitlin de ne rien dire.
- Va-t-en, dit-elle, en secouant la tête, alors qu’elle s’approche du sac, s’apprêtant à remettre l’accessoire dedans, lorsque son regard aperçoit le prénom gravé dessus. Son corps se tend aussitôt, se fige et dans sa maladresse, elle fait tomber le bijou qu’elle récupère aussi vite. Son cœur bat vite, tandis qu’elle replonge ses yeux dans la gravure, convaincue qu’il s’agit d’une erreur et que ce n’est pas ce qu’elle croit, mais elle se confronte de nouveau à la réalité. Le rouge aux joues, Caitlin sent la chaleur et la panique la consumer, tandis que ses prunelles partent à la recherche de sa propriétaire. Il faut qu’elle se reprenne, se dit-elle. Il suffit juste qu’elle replace le pendentif dans le sac, qu’elle prenne la main de l’enfant de sa collègue pour ensuite partir. Et c’est ce qu’elle comptait vraiment faire, si la silhouette de la jeune femme ne s’était pas présentée face à son sac. Un instant, Caitlin hésite, puis après avoir fermé les yeux de longues secondes, s’approche de l’étrangère, pas si étrangère que ça ?
- Est-ce à toi ? demande-t-elle, en lui tendant le pendentif, appréhendant la réponse.
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Ciara PiatelliLa myrtille, fruit obscure
Ciara Piatelli
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Sujets sensibles : Inceste et à priori rien d'autre mais discutons au préalable si nous devons aborder un sujet sensible dans un sujet pour être sûr que tout le monde est à l'aise.
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Âge : 20 ans
Métier : Prof de danse pour les enfants à la salle de danse Contini, à mi-temps .
Messages : 32 Style RP : Première personne + présent. J'écris entre 500 mots et 1000+. Je m'adapte à mes partenaires. Je ne suis pas fan des flash back et préfère écrire des sujets dans le présent pour faire évoluer mon perso. Ça reste possible malgré tout. Je n'ai pas de souci avec les rps hot détaillés ou pas. C'est vraiment suivant votre aise à vous de ce côté-là.
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# Sujet: Re: Ciara | L'histoire d'un pendentif ( le Lun 30 Mai 2022 - 18:32 )
Je ne peux nier avoir été stressée à mes débuts à ce poste. Même si j’aime la danse, transmettre sa passion est une tâche plus compliquée que la pratiquer. Surtout quand le public est composé d’enfants. Ces êtres insouciants et innocents ont de nombreuses qualités mais celle nommée attention leur fait souvent défaut. Il n’est pas évident de les faire se concentrer. Une concentration requise pour danser. En tous cas, à mon sens. Ils m’ont fait relativiser. Ils m’ont rappelés la base de tout loisir : l’amusement. Alors certes, l’harmonie de leurs mouvements n’est pas parfaite ; leurs gestes ne sont pas d’une précision chirurgicale ; mais leurs rires et sourires valent plus que la rigueur. Chaque cours donné me rend heureuse. Je me nourris de leur enthousiasme. Il m’aide a chassé mon cafard dû à la stagnation de ma quête. Ils me montrent également l’importance de vivre le moment présent au lieu d’être frustrée dans les fantômes du passé. Ils me forcent à trouver un équilibre entre les deux mondes. Et je les en remercie de tout mon cœur. Je ne suis pas totalement laxiste pour autant. D’expérience, je sais qu’une mauvaise posture peut entrainer une blessure. Dona est coutumière du fait. Pleine d’énergie, la fillette de huit ans a tendance à confondre vitesse et précipitation. Et si la canaliser n’est pas chose aisée, ô grand jamais je n’irai la blâmer. Comment pourrais-je blâmer la lumière illuminant son visage ? La fin du cours a beau avoir sonné depuis trois minutes, je suis encore à ses côtés à lui prodiguer des conseils. Tant pis pour la personne venue la chercher. J’ose espérer qu’elle ne fait pas partie de ces gens pressés par la vie. J’en serai triste pour elle si c’était le cas. La vie est certes courte néanmoins elle se savoure. Je ne désire pas la faire trop patienter non plus. Surtout que je connais Dona. Pile électrique ascendant bavarde, elle a vite fait de me retenir un quart d’heure. Sa mère vient d’ailleurs régulièrement couper court à nos échanges, souhaitant me libérer de son pot de colle humain. Aujourd’hui, aucune intervention ne sera nécessaire. Je me dirige vers mon sac laissé dans un coin de la pièce. Non sans avoir la blondinette dans mon ombre bien sûr. D’habitude, je le dépose au vestiaire de la salle. Une fuite d’eau dans les douches rend les lieux indisponibles pour la semaine. Presque à hauteur de mes affaires, je suis interpellée par la métisse en charge de récupérer Dona. Mon regard se pose sur l’objet tendu. Mon cœur se pince dans la seconde. Mon pendentif. Mon précieux pendentif. L’unique pièce matérielle qui me relie à ma mère biologique. Un objet qui ne me quitte jamais. Un objet soigneusement rangé lors de mes cours pour ne pas risquer de le casser. « Oui. » Un simple mot en guise de réponse. J’attrape le bijou par la suite. Le serre entre mes doigts plusieurs secondes. Je finis par le replacer autour de mon cou. Je fais glisser le pendentif à l’intérieur de mon débardeur afin de le protéger des convoitises extérieures et de ressentir ses ondes directement sur ma peau. Je reporte mon attention sur l’adulte. Comment cet objet a pu atterrir entre ses mains ? Elle n’a pas essayé de me voler pour sûr. Sinon, elle ne me l’aurait pas rendu et je me serai aperçu de sa disparation avant d'essayer de le remettre. Je n’ai pas besoin de le savoir. L’important est de le savoir en sécurité. « Merci. » Une nouvelle fois, je ne me montre pas loquace. Le large sourire offert vaut plus que de futiles paroles. J’aurai tant souffert de perdre ce lien avec mes origines bien que sa valeur pécuniaire soit anecdotique. Sa valeur sentimentale est inestimable. L’incident clos, je n’ai pas de raison de poursuivre cette discussion. J’ai envie de rentrer chez Darcy et de filer sous la douche. Cependant, mes prunelles ne réussissent à se détacher de cette femme. Je fixe particulièrement son nez, trouvant qu’il ressemble étrangement au mien dans sa forme. Je me fais sûrement des idées. Les nez se ressemblent presque tous. La fatigue me fait perdre de ma lucidité. « T’as vu Caitlin, elle s’appelle Ciara comme maman ! » La fillette entre dans la danse de notre conversation. Découvrant cette information, je comprends mieux l’affection particulière qu’elle me porte. Un léger rire franchit la barrière de mes lèvres. Et si mes mirettes se tournent un instant sur l’enfant, elles reviennent très vite se poser sur le visage de la dénommée Caitlin.
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Caitlin LoweLa cerise, fruit de la réussite
Caitlin Lowe
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Âge : quarante ans.
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# Sujet: Re: Ciara | L'histoire d'un pendentif ( le Dim 26 Juin 2022 - 17:12 )
Derrière lui, ce bijou traîne une histoire à laquelle elle ne pensait pas être confrontée de nouveau. Toutes ses démarches passées allaient dans ce sens. Caitlin s’était assurée de ne laisser aucune trace de son identité. Auprès du service adoption, mais également de l’hôpital, considérant qu’il n’était pas utile que des années après, on vienne sonner à sa porte avec le désir d’obtenir des informations. Tout ce qui comptait, c’était ce pendentif, douce preuve de son affection ressentie pour ce bébé qu’elle a porté durant neuf mois et qu’elle a soigneusement confié à une famille qui lui avait laissé une bonne impression, ce qui n’était pas le cas des quatre précédentes dont l’espoir dans leurs yeux s’est éteint lorsqu’elle a décliné leur dossier. Il lui fallait des gens corrects, qui sauraient lui donner un cocon rassurant, en lui transmettant de bonnes valeurs. Tout ce qu’elle était incapable de faire. Caitlin était jeune, avait dix-neuf ans seulement, et son envie de liberté, d’indépendance prenait le pas. Certain·e·s verront ça comme un acte égoïste. Elle dirait plutôt qu’elle a choisi de ne pas se limiter au rôle imposé par la société, tout en prenant ses responsabilités et en ne l’abandonnant pas aux premières personnes qui s’étaient présentées à elle. Ça n’a pas été simple. Les premiers mois après son adoption, elle y a pensé tous les jours, en a beaucoup pleuré aussi, était mélangée entre la peine, le soulagement, la culpabilité d’être apaisée, légère et l’inquiétude d’avoir choisi les bons parents. Puis, au fil des années, ces émotions se sont peu à peu estompées. Caitlin n’a jamais regretté son acte qui représentait la meilleure option qui s’offrait à elle.
Les doigts de la jeune fille se resserrent autour du pendentif, en même temps que son cœur qui a mille et une questions. À en voir sa réaction, il lui appartient et elle semble y tenir aussi fort qu’elle lorsqu’elle est ressortie de cette boutique avec lui. Sans pouvoir s’en empêcher, ne trouvant pas la force de se détourner, Caitlin s’attarde sur ses traits, sur sa silhouette, trouve des ressemblances. Un faible sourire, très léger, se dessine sur le coin de ses lèvres. Ciara a l’air de bien se porter, mais tout ceci n’est qu’apparence. Que se passe-t-il réellement dans sa vie ? A-t-elle eu la vie qu’elle méritait ? Qu’elle espérait pour elle ? Est-ce que ses parents adoptifs l’ont aimé ? Et sa vie de maintenant est-elle à la hauteur de ses désirs ? Ce sont des interrogations qui tournent, qu’elle aimerait poser, mais ne se sentant pas légitime de le faire, Caitlin n’en fait rien. Qui serait-elle pour faire ça ?
D’un signe de tête, elle acquiesce, tandis que son rythme cardiaque bat de nouveau très fort. Dona vient de lui donner une énième confirmation des films qui tournent dans sa tête et elle ignore comment appréhender la nouvelle.
- Il a l’air de beaucoup compter, dit-elle, en faisant mention du pendentif, tandis que sa main saisit celle de la fillette. Le plus simple serait de partir, la laisser ici, ne plus jamais revenir afin de prendre zéro risque, mais ses pieds restent cloués au sol. Son corps est figé, ses yeux plantés dans ceux de Ciara.
- Vous souhaitez prendre un verre ?
Pourquoi propose-t-elle ça au juste ? Caitlin n’en sait rien elle-même, c’est sorti comme ça, de manière si spontanée, ou impulsive, qu’elle n’a pas su contrôler.
- Ça ferait plaisir à Dona. Vous pourrez me raconter ses progrès, ajoute-t-elle, pour se rattraper, tandis que l’enfant sautille et vient se coller contre Ciara, la suppliant d’accepter.
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# Sujet: Re: Ciara | L'histoire d'un pendentif ( le )
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